Les inscriptions grecques et latines du Colosse de Memnon

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F3 2 INSTITUT

FRANCAIS

D'ARCHÉOLOGIE

LES

ORIENTALE,

BIBLIOTHÈQUE D'ÉTUDE, T. XXXI

INSCRIPTIONS

GRECQUES

ET

LATINES

COLOSSE DE MEMNON PAR

ANDRÉ ET ÉTIENNE

BERNAND

Ouvrage publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique

INSTITUT

FRANCAIS

D'ARCHÉOLOGIE MCMLX

ORIENTALE

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LES INSCRIPTIONS GRECOUES ET LATINES DU

COLOSSE

DE MEMNON

LA

MONTAGNE

DE

THĒBES

INSTITUT

FRANCAIS

D'ARCHÉOLOGIE

ORIENTALE,

BIBLIOTHEQUE

D'ÉTUDE,

T. XXXI

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LES

INSCRIPTIONS

GRECQUES

COLOSSE ANDRE

ET

LATINES

DE MEMNON ET ETIENNE

BERNAND

Ouvrage publič avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifigue

INSTITUT

FRANCAIS

D’ARCHEOLOGIE MCMLX

Tous droits de reproduction

réservés

ORIENTALE

Theology Library

Bid HO,

Claremont, CA

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A la mémoire de FERNAND

CHAPOUTHIER

Kal cot dhúrytos pčv éxei Tómo[s), ey de Mrav Dos hunny navr|oddnyv color Pihjoroiv Zou, (Athènes. Inédit.)

PREGA GE: La révision des inscriptions grecques et latines gravées sur le Colosse de Memnon, à Thebes, a fait l'objet de deux voyages en Haute Égypte, l'un du 31-1-54 au 6-2-54, qui a permis de prendre des copies des inscriptions du pied droit et d'établir un plan d'étude, l'autre du 28-4-54 au 15-5-54, durant lequel chaque inscription a été copiée,

estampée (1) et photographiée. On a procédé, au Caire, à la photographie de tous les estampages et à l'établissement des diagrammes d'ensemble. Ces derniers ont été

établis par réduction des inscriptions, d'aprés le développement et les mesures

des

estampages, ramenés à l'échelle, sur papier millimétré ?). Ils permettent de situer les inscriptions les unes par rapport aux autres et de les localiser rapidement sur le Colosse. | Notre dessein n'a pas été de refaire le travail de Letronne, dont l'éloge n'est plus à faire, mais de le compléter. Il importait, prés de cent ans aprés le mémoire de Letronne et aprés tant de commentateurs, de donner une édition aussi compléte que possible des inscriptions qui se voient sur la pierre. M. A. Bataille, Professeur à la Sorbonne,

et spécialiste des Memnonia,

nous

a trés

libéralement permis de nous occuper de ces textes. La compréhension et la bienveillance de M. J. Sainte Fare Garnot, Directeur de l'Institut francais d'Archéologie orientale, qui s'intéresse à tous les aspects de l'Égypte et qui nous a constamment aidés, a mis à

notre disposition tous les moyens nécessaires à la réalisation, matériellement difficile, de cette entreprise. Nous tenons à lui en exprimer nos remerciements. Nous devons à l'amitié

de M. O. Guéraud,

Secrétaire

revoir, au Caire, notre manuscrit, camarades

J. Yoyotte

de l'IFAO,

qui s'est imposé

le travail de

bien des corrections et bien des suggestions. Nos

et S. Sauneron,

Pensionnaires

de l'IFAO,

nous

ont rendu le

service, sur quelques points d'égyptologie, de nous éclairer de leurs conseils. Sur d'autres, notre travail a bénéficié de l'érudition bienveillante de M. J. Bayet, Membre de l'Institut,

Directeur de l’École française de Rome,

et des renseignements amicaux

de MM. P.-A. Février et P. Veyne. M. Dupont-Sommer, Professeur à la Sorbonne, et MM. Malinine et A. Caquot, Directeurs d'études à l'École des Hautes Études, ont bien voulu s'intéresser à un graffite d'une écriture particuliérement difficile. O. Masson a revu le commentaire des épigrammes en dialecte éolien. A tous nous adressons nos (1) Les estampages sont la propriété de FIFAO. Sur le procédé, l'utilité, l’histoire de l'estampage, cf. J. et L. Robert, Bull. épigr., 1953, 7; 1954, 4. Sur la photo des estampages, id., Bull., 1953, 40.

(2) L'échelle indiquée pl. LXX-LXXIII est celle des croquis dont les planches sont des réductions à des échelles variables.

X

INSCRIPTIONS

remerciements.

Envers

H.-G.

DU

Pflaum,

COLOSSE

Directeur

DE MEMNON

de recherches

au

Centre

national

de la Recherche scientifique, nous sommes particuliérement reconnaissants. Lui seul sait, pour avoir passé des journées sur nos épreuves ou en notre compagnie, ce que nous devons à sa connaissance des institutions romaines et de l'épigraphie latine. Nos estampages lui ont permis d'améliorer souvent nos lectures, et il nous a fait

bénéficier, avant la parution de ce volume, d'un véritable compte rendu critique, qui nous a amenés à modifier heureusement l'établissement de certains textes, des éléments

du commentaire et la présentation chronologique de l'ensemble des inscriptions. Il nous a été de la plus grande utilité d'avoir pu prendre connaissance, sans attendre la publication, d'une partie de l'étude due à ce savant.

sur Les carriéres procuratoriennes

équestres

Nous ne saurions trop souligner, enfin, l'étendue de notre dette envers M. L. Robert, notre maitre, qui, dés 1952, nous avait souligné l'intérét de ce travail. Entreprise sur ses conseils, cette édition a sans cesse bénéficié de ses directives.

C'est dire la recon-

naissance que nous lui devons. L'économie générale de l'ouvrage, la présentation des inscriptions, de nombreux rapprochements et bien des corrections, jusque dans notre manuscrit, doivent tout au bienveillant intérét qui nous a généreusement guidés dans les difficultés et encouragés dans des circonstances pénibles, à notre retour en France, en novembre 1956. Nous avons mis tous nos efforts à étre dignes en ce travail de la confiance qui nous a été ainsi témoignée, pensant qu'il n'y avait pas de meilleure facon d'exprimer à notre maítre, dansla mesure de nos moyens, notre trés profonde gratitude. Qu'il nous soit permis, en terminant, de remercier les autorités égyptiennes de toute l'aide que nous avons rencontrée dans une étude destinée à mieux faire connaitre un certain visage de Egypte; notamment M. Moustapha Amer, ancien Directeur général des Antiquités égyptiennes, et son premier successeur M. Abbas Bayoumi, ainsi que M. Labib Habachi, Inspecteur des Antiquités en Haute Égypte. En nous accordant une généreuse hospitalité à Gournah, M. Hassan Fathy, Professeur à l'École des Beaux-Arts du Caire, a contribué pour une large part au succés de notre mission.

L'impression de ce volume a été assurée gráce au concours financier de l'Institut francais d'Archéologie orientale et du Centre national de la Recherche scientifique. L'Imprimerie Nationale s'est acquittée d'une táche délicate en se chargeant de la composition de l'ouvrage. Nous avons à coeur de remercier tous ceux qui ont participé à ce travail,

notamment

M.

Lajuncomme,

Directeur

de l'Imprimerie

de l’Institut

francais d'Archéologie orientale, dont les conseils et le dévouement nous ont été d'un grand secours.

Paris, 15 octobre 1957.

SIGNES CRITIQUES ET PRINCIPES DE L’EDITION Les signes critiques et les principes adoptés dans cette édition se conforment aux prescriptions maintes fois rappelées par J. et L. Robert, notamment dans La Carie, t. 2 (1954), 9-14.

Dans les transcriptions, les signes suivants sont utilisés : [] .

crochets droits : lettres disparues. A l'intérieur des crochets se trouve soit la restitution proposée, soit des points correspondant au nombre des lettres manquantes, soit un ou des tirets, au cas où l'on ignore l'étendue de la lacune. Exemple : [Méuv]ow.

Ç > parenthèses à angles aigus : lettres gravées à tort par le lapicide et qu'il faut supprimer. *

Exemple : ¢0d0(do)daxtudos "Has.

()

-

parenthèses. Le signe a une triple signification : — résolution d'abréviation. Exemple : praef(ectus) Aeg(ypti). — addition d'une lettre ou de lettres omises par le lapicide ou le copiste. Exemple : Marti(i)s; sur la pierre MARTIS. — correction des éditeurs au texte fourni par la pierre ou la copie. Exemple : Sa()pevas lā où la pierre porte AANMENAI, trait d'union : indique, à la fin de la ligne, que le mot grec est réparti sur deux lignes.

Un point sous une lettre indique qu'elle n'est pas conservée entiérement ou qu'elle est douteuse dans son ensemble. Les photographies et les explications données dans l'apparat critique permettent d'apprécier ce qui reste de la lettre ainsi notée. L'iota est adscrit s'il est gravé sur la pierre, il est souscrit s'il n'a pas été gravé. L'accentuation est conforme aux règles de l'époque classique (1), sauf dans les textes en dialecte éolien. En ce qui concerne les restitutions, on a préféré, dans certains cas, laisser en majuscules les lettres

qui n'ont pu faire l'objet d'une restitution suffisamment sūre. On s'est efforcé, plutót que de restituer exempli gratia, de résister à cette «horreur du vide» maintes fois dénoncée par L. Robert 2). C'est

le cas, notamment, des épigrammes $. Le lemme de chaque inscription indique les éditions depuis le mémoire de Letronne. Pour éviter des surcharges inutiles, on n'a pas cité les travaux antérieurs à Letronne, fondés sur des copies trop hátives ou trop fautives. Un systéme d'abréviations a été adopté pour éviter la fastidieuse répétition des références 4. Il est indiqué avec les éditions. Un soin particulier a été mis à présenter, par le simple

(1) Voir L. et J. Robert, La Carie, t. 2 (1954), p. 12. Il n'est peut-étre pas inutile de souligner que les signes critiques employés en épigraphie différent sensiblement de ceux utilisés par les papyrologues; voir

A. Bataille, Les Papyrus (1955), 15-16. (2) Notamment Hell., I (1940), 149-150; III (1946), 12; VII (1949), 180; Bull. épigr., 1949, 51. (3 Sur le danger des restitutions

dans les épigrammes,

voir L. Robert, Hell., IV (1948), 7; Hell., VII

(1949), 180. J. et L. Robert, Bull. épigr., 1949, 50; 1958, 19. (4) Les recueils de textes papyrologiques

sont désignés par les sigles traditionnels

logues; voir la liste commode établie par A. Bataille, ibid., chap. 111, 23-44.

utilisés par les papyro-

XII

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

jeu des parenthéses, la valeur des éditions. Ainsi, les éditions qui reposent sur un examen direct de ia pierre, ou sur des copies et des estampages originaux, sont citées sans parenthéses; quand l'éditeur n'est pas l'auteur de la copie, n'a pas vu la pierre ou l'estampage, on a indiqué de qui est la copie ou l'estampage. Au contraire, les éditions qui dépendent d'une autre, c'est-à-dire qui ne reposent point sur l'examen d'un document original (pierre, estampage ou copie) ont été indiquées entre parenthéses. Chaque lemme est ainsi « génétique >, selon le vœu souvent formulé par L. Robert ‫اگ‬‎ Dans les apparats critiques figurent tous les changements apportés depuis l'édition de Letronne (?). On s'est efforcé de montrer le mécanisme des corrections, ou des erreurs, en animant quelque peu l'apparat critique et en lui donnant la forme d'une discussion où s'affrontent les différents correcteurs (9). Des lecons de méthode se dégagent ainsi, ce qui justifie la longueur de certains apparats critiques. Quand il s'agit de Letronne, par exemple, une erreur est instructive. Elle tient d'ordinaire à l'état des documents dont il disposait. Les commentaires visent, avant tout, à justifier les restitutions proposées. Ils ne prétendent pas étre exhaustifs et se bornent parfois à renvoyer à des remarques déjà faites mais toujours valables. La date de chaque inscription a été indiquée aprés chaque transcription. Quand elle n'est pas explicitement fournie par l'inscription elle-même, on a précisé si l'on date d’après la forme des lettres (^), la place de l'inscription ou d'autres critéres. On a préféré ne point donner de date quand les indices ne sont pas suffisamment sūrs. Des caractères différents distinguent et isolent les diverses parties du texte (description des pierres, lemme, traduction, apparat critique ou commentaire) (5).

(1) Cf. Louis Robert

et Jeanne

Robert,

La Carie, t. 2, p. 13 et avant

: Ant.

class., 4 (1936), 462; Bull.

épigr., 1944, 170; 1948, 118; 1949, 1; 1950, 63; 1953, 257, p. 200; 1954, 34, 71, 160; 1956, 5; Rev. Philol. (1958), 19; en dernier lieu, Bull. épigr., 1958, 18 et Gnomon, 31 (1959) ,1-30, à propos de W. Peek, Griechische Vers-Inschriften, 1, 1955.

(2) Sur la constitution de l'apparat critique, L. Robert, Ant. class., 4 (1936), 462.3; L'Épigraphie grecque au College de France, 8-9; Coll. Froehner (1936), 86; REG, 1945, p. xit; Bull. t. 2, p. 14 et n. 3; Rev. Philol. (1958), 21-22. (3) Les noms sont cités en abrégé, puisqu'ils figurent dans le lemme.

(4) Sur les dangers de la datation par l'écriture, L. Robert, Hell., II, 16. (5) L. et J. Robert, La Carie, t. 2, p. 14, sur l'utilité de ce procédé.

épigr., 1946-7, 239; La Carie,

LES EDITIONS

DU

La nécessité de publier de nouveau

COLOSSE

DE MEMNON

les inscriptions gravées sur le Colosse de

Memnon, à Thébes, a été soulignée nettement par L. Robert, dans le compte rendu qu'il consacra (1) à la thèse de M. André Bataille (2). «Les groupes d’inscriptions les plus importantes, écrit L. Robert, sont les inscriptions du Colosse de Memnon et les graffites des Syringes». A. Bataille étudie, p. 153-168, la statue chantante de Memnon; le mémoire

de Letronne forme encore aujourd'hui le fondement essentiel de ce qu'il y a à dire sur ce sujet. A. Bataille, p. 152, émet le vœu : «Il serait souhaitable que Pon publiát une édition nouvelle des textes gravés sur le Colosse, aprés révision sur la pierre et à la lumiére de ce que la papyrologie nous a appris sur l'Égypte gréco-romaine». De méme, Cl. Préaux 9) écrivait : «M. Bataille signale la nécessité de revoir les textes du Colosse, entreprise qui sera fort difficile matériellement». H faut croire, effectivement, que l'entreprise était rebutante, car aucune recension exhaustive du Colosse n'a jamais été faite. Jusqu'à l'expédition d'Égypte incluse, les inscriptions n'ont été relevées que de facon sporadique et sommaire, par des voyageurs généralement inexpérimentés (4); dans le second quart du xix? siècle, au contraire, c'est

le fondateur de l'épigraphie grecque, Letronne, qui a étudié le Colosse, de la facon la plus compléte et la plus süre, mais il n'a jamais vu la pierre et a travaillé d'aprés des copies et des estampages faits par autrui; dans le troisième quart du x1x® siècle, de grands recueils ont groupé les inscriptions grecques, comme le Corpus de Franz, ou les inscriptions latines, comme le Corpus de Mommsen, cependant que Lepsius donnait, d'aprés la pierre, les fac-similés de nombreuses inscriptions, tant grecques que latines; à la fin du xix? siècle, les textes en vers seulement furent publiés à nouveau, mais sans révision de la pierre; au début du xx® siécle, trois choix d'inscriptions reprirent, cà et lā,

(1) Revue des Études grecques, t. 66 (janvier-juin 1953), Bulletin épigraphique, 239. (2) Les Memnonia,

Recherches

de papyrologie

et d'épigraphie

grecques

sur

la necropole de la Thebes

d’Egypte aux époques hellénistique et romaine, 328 p. in-8°, Le Caire 1952. (3) Chr. d'Ég., 28 (1953), p. 76. 4) L'opinion de G. Flaubert, en 1850, est caractéristique de la facon dont les voyageurs observaient les inscriptions : «Les

colosses de Memnon

sont trés gros; quant à faire de l'effet, non. Quelle différence avec le

Sphinx! Les inscriptions grecques se lisent trés bien, il n'a pas été difficile de les relever. Des pierres qui ont occupé tant de monde, que tant d'hommes sont venus voir, font plaisir à contempler. Combien de regards de bourgeois se sont levés là-dessus! Chacun a dit son petit mot et s'en est allé» (Voyage en Orient, éd. Dumesnil, (Euv. compl., Voyages, t. 2, p. 140).

2

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

quelques inscriptions, mais sans faire de recollection systématique; il faut attendre le second quart du xx? siècle, enfin, pour voir des études partielles fondées sur de nouveaux comme

estampages,

comme

celle de J. M. Edmonds,

celle de W. Peek; les compilations,

ou sur une révision de la pierre,

comme le Sammelbuch ou le SEG, se sont

bornées à propager les corrections — et surtout les erreurs -— des éditions précédentes. A propos de chaque inscription, un lemme indique ici les éditeurs qui ont publié l'inscription considérée. Pour ne point alourdir inutilement les lemmes, les éditeurs ou commentateurs antérieurs aux travaux de Letronne n'ont pas été signalés : aussi bien, leurs noms sont indiqués soit par Letronne, soit par Mommsen, et l'apport de chacun d'eux est résumé par Letronne, Statue vocale, p. 1-10 et 113-117; Recueil, t. 2, p. 317-

319, ainsi que par Mommsen, CIL III, p. 9. En présentant les éditions dans un ordre à la fois chronologique et logique, on peut les classer de la sorte : I. LEs ÉDITIONS ANTÉRIEURES AUX TRAVAUX DE LETRONNE

:

1741. F. L. Norden, Drawings of some ruins and colossal statues of Thebes in Egypt, with an account of the same in a letter to the Royal Society. Londres (= Nor.) !!). Cette publication est reprise dans : Voyage d'Ēgypte et de Nubie, in-fol., t. I, 2, Hafniae, 1755.

1743.

R. Pococke, 4 description of the East and some

other countries, in-fol., vol. I,

Observations on Egypt, p. 101-104, avec deux planches, n° 38 et 39. Londres (Roc)!

1809. W. R. Hamilton, Remarks

on several parts of Turkey, Part I, Aegyptiaca

(= Ham.).

1809. J. B. P. Jollois et R. E. Devilliers, Description de VĒgypte, lre éd. (Imprimerie Nationale), Antiquites. Descriptions, t. 1, ch. 1x, section II, p. 77-120 «Descrip-

tions des Colosses de la plaine de Thébes et des ruines qui les entourent», et «Recherches sur les monuments dont ils faisaient partie»; inscriptions gravées sur la statue de Memnon,

p. 106-115; textes des auteurs cités, relatifs

àMemnon,

p. 116-120; = 2° éd. (chez Panckoucke), t. 2 (1821), ch. 1x, section II, p. 153-236; (

Nous indiquons chaque fois, entre parenthèses, les abréviaticns adoptées pour alléger la rédaction.

LES ĒDITIONS

inscriptions gravčes sur le Colosse, $ 7, p. 213-228;

3

textes

des auteurs cités,

p. 229-236 (cf. H. Munier, Tables de la Description de l'Égypte, Le Caire, 1943). Les auteurs relévent 33 inscriptions grecques et latines. Planches, Antiquités, t. 2 (1821), in-fol., pl. 19 à 22 (Description de l'Égypte, 2° éd., t. X (1826), explication des planches, p. 129-134); t. 5 (1822), pl. 55, nos 3145 (15 inscriptions grecques et latines copiées pendant l'expédition francaise par

Girard et Jomard). Toutes ces éditions sont trés lacunaires et les copies sont souvent

trés défectueuses : par

exemple, Norden ne copie que 10 inscriptions latines et une inscription grecque; l'expédition

d'Egypte ne compte que 72 inscriptions sur la statue. L'avantage de l'édition de Pococke, dont les copies sont informes, est de donner, trés grossierement il est vrai, la place respective des inscriptions sur le Colosse. II. Les

EDITIONS DE J. A. LETRONNE

:

Elles rendent pratiquement inutiles la consultation des éditeurs antérieurs (). Le travail de Letronne sur le Colosse de Memnon s'est développé comme suit :

1831. Journal des Savants, juin 1831, p. 359-377. Paris. Publie douze inscriptions (trois en prose; les autres en vers), qu'il extrait du mémoire suivant.

1832.

Transactions of the Royal Society of literature, vol. 2, p. 1-75 et 33-37. Londres. Letronne publie et commente ici les inscriptions memnoniennes que Salt ?) avait fait copier de 1823 à 1824; aux copies précédentes, les dessins de Salt apportent force précisions et surtout

permettent de publier vingt-cinq inscriptions encore inédites.

1833.

Mémoires de l'Institut Royal de France, Académie des Inscriptions et Belles Lettres, in-4°, t. 10 (1833), p. 249-359 : La statue vocale de Memnon, considérée dans ses rapports avec l'Égypte et la, Grēce. Paris. Letronne fait ici l'historique de la statue chantante, précise la nature et la date du phénoméne sonore.

1833. La statue vocale de Memnon, considérée dans ses rapports avec Egypte et la

Grēce, in-8°, p. 1-274, avec trois planches de dessins. Paris (= Letr, Stat.). (1) Sur le caractère, la vie, l’œuvre de J. A. Letronne, voir H. Leclercq, Dict. Arch. chrétienne, t. 8 (1929), col. 2654-2683, s. v. Letronne; sur la personnalité, l’œuvre et la méthode de J. A. Letronne,

cf. L. Robert,

L’Epigraphie grecque au College de France, 1egon inaugurale, 25 avril 1939, 7-15, notamment p. 14 : «Ses découvertes, Letronne les exposait dans des pages d'une composition ferme et souple. Qu'on lise, par exemple, son mémoire, long de plus de deux cents pages, sur La statue vocale de Memnon considérée dans ses rap-

ports avec l'Égypte et la Grèce, mémoire qui fut remanié trois fois ». (2) Sur H. Salt, son ceuvre et sa personnalité, cf. A. Granville, Bull. Soc. Arch. Alex., et W. R. Dawson, Who was who in Egyptology (1951), 141-142.

16 (1918), 119-126 L;

4

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

Letronne rassemble en ce volume les deux publications précédentes, c'est-à-dire l'étude historique et l'étude épigraphique, en les remaniant. Cette monographie est republiée dans les Œuvres choisies de Letronne, in-8°, Ir série, Égypte ancienne, t. 2, p. 1-236 et 558-560, par E. Fagnan, Paris, 1881 (= Œuvres).

1848. Recueil des inscriptions grecques et latines de l'Égypte, in-4°, t. 2, p. 316-419; inscriptions p. 328-418, n°5 325-413, avec un Atlas, pl. 31-36. Paris (= Rec.). De nouveau,

Letronne transcrit,

traduit

et commente

les inscriptions du Colosse,

en corri-

geant les copies de Salt et des voyageurs précédents, gráce aux estampages exécutés par Nestor l'Hóte. Il peut situer sur le Colosse, généralement sans erreur, presque toutes les inscriptions qu'il étudie : 52 inscriptions grecques, 38 inscriptions latines. Dans 1’Atlas, les fac-similés sont dessinés au 1/6°.

III. LES RECUEILS GROUPANT LES INSCRIPTIONS DU COLOSSE

:

Si le premier n'est qu'une compilation négligeable, en revanche les trois autres ont fait progresser la lecture des inscriptions du Colosse.

1849. J. K. Bailie, Fasciculus inscriptionum Graecarum, fasc. 2 (1946), fasc. 3 (1849). Londres et Dublin (— Bai.). Ce travail est jugé trés sévérement, et à juste titre, par Mommsen, CIL, III, p. 9. Cette publication, faite de seconde main, n'apporte rien de sür aux éditions qu'elle prétend améliorer.

L'auteur procède par interpolations (1). 1853.

J. Franz, Corpus

inscriptionum

Graecarum,

in-fol., vol. III (1853), pars 29,

nos 4719-4761 et addenda p. 1200-1206. Berlin (= Fr., CIG, add.). L'auteur se fonde principalement sur Letronne, Stat. voc., mais il cite les copistes qui ont précédé ce dernier et les commentateurs qui l'ont suivi. Dans les addenda, il cite le Recueil de Letronne et quelques autres travaux, notamment les interpolations de Bailie. Il n'a pas eu à sa

disposition les planches de Lepsius (?).

1848-1859.

R. Lepsius, Denkmäler

aus Ägypten

und Äthiopien, in-fol., Band

12,

Abtheilung 6, Blatt 76, Nr. Gr. 62-64 u. Lat. 1-2; Blatt 77, Nr. Gr. 65-67 u. Lat. 3; Blatt 78, Nr. Gr. 78-92 u. Lat. 4-5; Blatt 79, Nr. Gr. 93-106; Blatt 80, Nr. Gr. 107-

118; Blatt 101, Nr. Gr. 592-593 u. Lat. 7-44. Berlin (— Lep., Denkm.). Id., ibid., Text. III, Leipzig, 1900, in-4°, p. 140-146. (1) Procédé dénoncé, chez Bailie, par L. Robert, Rev. Philol., 1939, 150, n. 5; 1958, 20, n. 2.

(9 Sur la critique nécessaire dans l'utilisation du Corpus de Boeckh et de Franz, L. Robert, Hell., VIII (1950), appendice, 82.

LES ĒDITIONS

5

Bons fac-similés faits d'aprés la pierre et à l'échelle. L'ouvrage fait connaitre huit inscriptions grecques ignorées de Letronne ®). Les relevés de Lepsius font souvent progresser la lecture des textes (2),

1873. Th. Mommsen, Corpus inscriptionum Latinarum, in-fol., vol. III, pars 1 (1873), nos 30-66. Berlin (= Mom., CIL); pars II, additamenta, p. 968. L auteur >

s'efforce

de corriger °

les éditions ۶

‫ع‬3‎

précédentes, Pe

notamment

celles

de Letronne, en

vérifiant les lectures sur les estampages mémes de Lepsius : 37 inscriptions latines, une inscription grecque.

IV.

1878.

LES RECUEILS GROUPANT LES ÉPIGRAMMES DU COLOSSE

G. Kabel, Epigrammata

Graeca

ex lapidibus

:

conlecta, in-89, nos 987-1014.

Berlin (= Kai., Epigr.). Corrige, de facon souvent trop hardie, vingt-huit épigrammes reprises du CIG 9). H n'utilise pas les fac-similés ni les estampages de Lepsius.

1880.

O. Puchstein, Epigrammata Graeca in Aegypto reperta, in-12, p. 13-47, nos 2. 24. Strasbourg (Puch., Epigr. Aeg.). Revoit et corrige le texte des épigrammes du Colosse déjà publiées, en se reportant estampages mémes de Lepsius; il améliore souvent l'édition de Kaibel.

1884.

aux

H. Collitz, Sammlung der griechischen Dialekt-Inschriften, in-89, t. I (1884), 320323. Góttingen (— Col., Samm. griech. Dial.). Utilise Puchstein pour republier les épigrammes de Balbilla.

1890.

E. Cougny, Epigrammatum Anthologia Palatina, in-89, vol. 3, App. (1890), chap. 1 : Epigrammata dedicatoria, n% 164, 175, 177-191. Paris (= Cou., Anth. Pal.). Traduit en latin un texte souvent fort mal établi par les éditeurs précédents.

1893.

O. Hoffmann,

Die griechischen

Dialekte,

t. 2 (1893), in-8%,

p. 124

et suiv.,

nos 174-177. Göttingen (= Hof., Griech. Dial.). Republie les épigrammes de Balbilla, aprés révision des estampages de Lepsius.

1895.

F. Buecheler, Carmina latina epigraphica, in-12, t. I (1895), n”$227 et 272; t. 2

(1897), n° 880. Leipzig (= Bue., Carmina). Se fonde sur l'édition de Mommsen, q qu'il essaie d'améliorer. (1) Le texte qui figure Bl. 76, Nr. Gr. 61 (Sammelbuch, I, 4023) n'est pas gravé sur le Colosse, mais sur un petit temple d'Isis, en bordure du désert (cf. P. Jouguet, Studies presented to F. L. L. Griffith, 241-244 : Inscription de Deir-Chelouit; P. Roussel, Bull. épigr., REG, 47 (1934), p. 255). (2) «Les copies de cet égyptologue méritent toute confiance», L. Robert, Études épigraph. (1938), 252. (3) Voir les remarques de L. Robert, Hell., IV (1948), 7, n. 1 et VII (1949), 180.

6

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

1916. J. Geffcken, Griechische Epigramme, Griech. Epigr.).

DE MEMNON

in-89, 357 et 3358. Heidelberg (= Gef.,

Utilise les éditions antérieures pour republier notamment les épigrammes de Balbilla.

1923. E. Schwyzer, Dialectorum Graecarum exempla epigraphica potiora, 649. Leipzig (= Sch., Ex. epigr.). Reproduit seulement la premiére épigramme de Balbilla (28). V. LES CHOIX D'INSCRIPTIONS DU COLOSSE 1905.

W.

Dittenberger,

Orientis

Graeci

inscriptiones

selectae,

: in-89,

vol.

2 (1905),

n9$ 662, 680, 681, 682, 683, 684, 685, 687. Leipzig (— Dit., OGI). Choisit, dans le CIG de Franz, huit textes en prose qu'il améliore et commente.

1906.

H. Dessau, Inscriptiones latinae selectae, in-8°, vol. 2, pars 2 (1906), n° 8759 a-

8759 g. Berlin (= Des., ILS). Reproduit, sans changement, 7 inscriptions latines en prose, dējā publičes par Mommsen

dans

le CIL.

1911.

R. Cagnat,

Inscriptiones

Graecae

ad

res Romanas

pertinentes,

in-89,

vol. I,

nos 1186-1204. Paris (= Cag., IGR). Reproduit de seconde main 12 textes en prose et 7 en vers. VI. LES EDITIONS AVEC REVISION SUR LA PIERRE

:

Un seul éditeur a revu la pierre, aprés Lepsius, au xIx° siécle; les autres révisions de la pierre datent du second quart du xx® siécle.

1871.

C. Wescher, Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 1971, p. 275-284 : Inscriptions palimpsestes grecques et latines du Colosse de Memnon. Paris (= Wes., CRAT). Déchiffre sur la pierre deux inscriptions latines gravées 4 la méme place que des épigrammes grecques : effort de lecture trés perspicace, en des endroits quasi désespérés.

1925. J. M. Edmonds, Classical Review, 39 (1925), p. 107-110 (= Edm., Clas. Rev.). D’apres des estampages faits par C. C. Edgar, essaye de préciser les 4 inscriptions de Balbilla. Les lectures proposées n’emportent pas la conviction.

1934. W. Peek, Mitteilungen des Deutschen Instituts fiir Agyptische Altertumskunde

LES ÉDITIONS

7

in Kairo, in-89, Band 5 (1934), p. 95-109 et Taf. 12 à 18 : Zu den Gedichten auf dem Memnonskoloss von Theben. Vienne (= Mitt. Deutsch. Inst. Kairo). Revoit sur la pierre 14 &pigrammes grecgues gu'il transcrit, commente et parfois traduit; la lecture se veut trés perspicace,

mais les restitutions ne sont pas très convaincantes (). Sept

planches photographiques de qualité. VII.

LES COMPILATIONS

:

Les efforts précédents ont parfois été signalés, principalement par le Sammelbuch ou par le SEG, dans le second quart du xx® siede.

1915.

F. Preisigke, Sammelbuch

Griechischer Urkunden

aus Ägypten, in-8°, Band

I

(1915), n°5 4022-4026. Strasbourg (= Prei., Sammelb.). Reprend quatre inscriptions en prose publiées par Lepsius, mais non par Letronne (Franz). Or les deux premières, n°5 4022 et 4023, n'ont pas été retrouvées sur le Colosse, bien que Lepsius, Denkmdler,

12, Bl. 76, Nr. 60 et 61 leur assigne, à tort, cette place. Il reprend aussi une

inscription en vers corrigée par Puchstein, Epigr. Gr. 31-32, n° 7.

1951. Supplementum epigraphicum Graecum, vol. 8 (1937), nos 715-728. Leyde (= SEG). Sont repris ici les textes revus par W. Peek et déjà repris par le Sammelbuch, ainsi que lépi- ` gramme rétablie par A. Wilhelm, Mélanges Maspero, 2 (Mémoires de VIFAO, t. 67) (19341937), p. 276-278.

1938.

F. Bilabel, Sammelbuch, etc., Band 5, Heft 2 (1938), 1% 8210-8223. Heidelberg

(= Bil., Sammelb.). Reproduit, sans critique, les 14 épigrammes publiées par W. Peek.

1950.

E. Kiessling, Sammelbuch, etc., Band 5, Heft 3 (1950), n°5 8336-8364. Wiesbaden

(= Kies., Sammelb.). Reproduit, avec bien du retard, parfois d’apres Franz, 29 textes dējā republies, les uns par Dittenberger ou par Cagnat, les autres par Kaibel ou par Puchstein (2.

VIII. LES ÉTUDES SUR LE COLOSSE DE MEMNON äi: A l'étude fondamentale de Letronne il y a lieu d'ajouter : 1908. L. Borchardt, p. 32-4.

Die Aufstellung der Memnonskolosse,

(1) Pour se faire une juste idée de la «methode

de W. Peek,

Zeit. Ägypt. Spr., 45,

voir le long compte rendu que fait

L. Robert, dans Gnomon, 31 (1959), 1-30, des Griechische Vers-Inschriften, 1 (1955) de ce philologue.

(2) Sur les dangers de cette compilation, J. et L. Robert, Bull., 1952, 2; 178; 1953, 225; L. Robert, Hell., í X (1955), 246, n. 5; Actes du II congrès d’epigraphie, 18. 8) Sur les Colosses dressés en avant des temples égyptiens, G. Jéquier, Eléments d'architecture (1924), 368370 et fig. 244; sur le temple funéraire d'Aménophis III, que prēcēdaient les Colosses de Memnon, cf. Porter-

8

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE

MEMNON

1917. A. Wiedemann, Die Memnonskolosse, Bonn. Jahrbüch., 124 (1917), 53-72. Conference qui utilise peu les inscriptions et qui prēsente de fagon globale, d’apres Lepsius et Letronne principalement, la question des statues et de la legende de Memnon.

1933 et 1934. A. Varille, Ann. Serv. Ant. Eg., 33 (1933), p. 85-94. : L'inscription dorsale du Colosse méridional de Memnon. Id., ibid., t. 34 (1934), p. 9-16 : Notes

complementaires sur l’inscription dorsale du Colosse meridional de Memnon. Sur l'Aménophium, Id., Le temple du scribe royal Amenhotep, fils de Hapou. Le Caire (1936). i : Publie et commente un texte hiéroglyphique.

1952. A. Bataille, Les Memnonia, Recherches de papyrologie et d'épigraphie grecques sur la nécropole de la Thebes d’Egypte aux époques hellénistique et romaine,

in-89, p. 1-328, IFAO. Le Caire (= Bat., Memn.). L'auteur reprend les conclusions du mémoire de Letronne, sans avoir pu procéder à une révision complete de la pierre. 11 «examine le «cas» du Colosse, dans le cadre des Memnonia »,

en fonction de la tradition littéraire et des textes gravés sur la statue. Ainsi, il n'existe point d'édition exhaustive des inscriptions du Colosse, ni de

publication fondée sur une lecture directe et compléte de la pierre, avec copie, estampage et photographie de chaque texte; il n'existe pas d'édition, avec apparat critique et commentaire, tenant compte des derniers travaux épigraphiques ou papyrologiques sur l'Égypte grēco-romaine, ni de traduction intégrale de ces inscriptions.

Moss, Topogr. bibliogr., 11 (1929), 160-161; J. Vandier, Man. Arch. Eg., II, (1955), 688. A propos des dernières découvertes égyptologiques autour des Colosses de Memnon, bref compte rendu dans Chron. d’Egypte, 1957, 248.

ĒTUDE

TOPOGRAPHIOUE

Sur un total de 107 inscriptions grecgues et latines, la plupart (96) sont gravčes sur les jambes et les pieds du Colosse. La jambe gauche en porte davantage que la jambe

droite : 27 au lieu de 21; de mēme, les inscriptions sont plus nombreuses sur le pied gauche (29) que sur le pied droit (19). A droite et A gauche, elles sont plus denses sur le pied que sur la jambe, mais elles sont de dimensions plus grandes, en général, sur la jambe que sur le pied. Un petit nombre d’inscriptions ne figurent ni sur les jambes, ni sur les pieds : deux d'entre elles sont gravées sur le socle, l'une du cóté sud, l'autre du cóté est (51, 62). Trois sont visibles entre les jambes du Colosse, sur son vétement : une sur l'épaisseur du pagne, à la hauteur des genoux (52); une autre (9) sous le pagne, sur le signe héqua, un peu plus bas que les genoux; une troisi&me, plus bas, sur l'ornement en forme de queue, qui pend du vétement (63). Derriére le talon droit, à peu de distance l'une de l'autre, se voient deux inscriptions (79, 80); deux autres (105, 106), derriere

le talon gauche. Enfin, le bas de la jambe droite de la figure féminine qui est à la gauche du Colosse porte une épigramme (36) tandis qu'à l'extérieur dela jambe gauche, on apercoit les restes d'une inscription en mauvais état (707). Le plus souvent, il s'agit de fragments mutilés, d'époque relativement tardive. 11 est manifeste que les pèlerins ont hésité, dans la majorité des cas, à graver les inscriptions hors du champ offert par

les jambes et les pieds. Sur les membres, les inscriptions sont disséminées depuis l'extrémité du pied jusqu'à une hauteur d'environ cinq métres sur la jambe, sans que la disposition topographique

permette de préciser la chronologie 4), À droite, les inscriptions les plus anciennes, antérieures au régne d'Hadrien, figurent tantót sur le pied (3, 4, 10), tantót à faible hauteur sur la jambe (2, 13), tantót au milieu (15) ou en haut de la jambe (7, 8). Les inscriptions du régne d'Hadrien sont les plus nombreuses et s'étendent du pied (49) jusqu'au genou (76). Les inscriptions les plus récentes ne sont qu'à une hauteur d'environ deux ou trois métres (56, 59, 60, 61).

Inversement, à gauche, l'inscription la plus récente (57) est relativement haute (environ 3 m. 50). Les inscriptions antérieures au régne d'Hadrien sont rarement en (1) Cf. Letronne, Stat., 9; Rec., 321.

10

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

haut de la jambe (6), mais plutôt au bas (5) ou sur le pied (11, 12). Comme à droite, les inscriptions du régne d'Hadrien sont dispersées sur toute la jambe, depuis le haut (40, 48) jusqu'à la cassure antérieure du pied (31, 33), mais sont particulierement

denses à faible hauteur (28, 29, 30, 34, 35, etc.). H est évident qu'aucun ordre

rigoureux n'a présidé à la gravure des inscriptions. Comme le remarquait déjà Letronne, les premiers pélerins ont gravé leur nom op ils voulaient, les autres dans l'espace qui leur restait. La disposition des inscriptions semble, néanmoins, correspondre à certains principes.

H est clair, d'abord, que les pélerins ont voulu que leurs inscriptions soient visibles, méme de loin, et surtout du socle. A quelques exceptions prés, la grandeur des lettres est inversement proportionnelle à la hauteur de l'inscription sur la jambe, et les textes sont bien en vue sur la partie antérieure de la jambe.

Les inscriptions semblent aussi se grouper souvent dans l'espace de la méme facon que dans le temps. Sans doute, des inscriptions de différentes époques sont gravées à

un méme niveau sur la jambe (par exemple 2, 20, 59); mais — sans qu'il soit possible de fixer la date d'aprés la place de l'inscription — on constate que les inscriptions d'une méme époque ont tendance à occuper des places voisines : au moins trois inscrip-

tions antérieures à Hadrien, datées avec certitude, figurent sur le dessus du pied droit (3, 4, 10). H semble en être de méme du pied gauche, où, à coup sûr, les inscriptions relatives au voyage de l'Empereur sont à peu de distance les unes des autres (28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35). Le méme inscriptions antérieures

phénoméne

à Hadrien se succédent,

se remarque

sur les jambes : trois

du haut en bas, sur la jambe

droite

(7, 8, 15), ainsi que tout un ensemble d'inscriptions du régne d'Hadrien, antérieures

au voyage de l'Empereur (16, 18, 23, 25 par exemple). A gauche, les inscriptions postérieures au régne d'Hadrien paraissent se grouper (53-55, 57, 58; de méme,

à

droite, 56 et 59). La jambe droite parait avoir été couverte d'inscriptions plus tót que la jambe gauche, ce qui expliquerait pourquoi Hadrien et sa suite ont choisi la jambe gauche pour y graver leurs inscriptions.

La facilité semble, en effet, guider les pēlerins dansle choix de la plupart des emplacements

: les deux pieds portent le même

nombre

d’inscriptions (48) que les deux

jambes (48). Un bon nombre d'inscriptions, parmi les plus anciennes, sont gravées sur les pieds ou sur les parties des jambes les plus accessibles. C'est le cas, notamment, des inscriptions relatives au voyage d’Hadrien, alors qu'à cette époque la jambe gauche

offrait plus haut des espaces disponibles. Mais il est étonnant que ce ne soit pas la régle, et qu'un certain nombre de voyageurs aient en quelque sorte cherché la difficulté en gravant leurs inscriptions le plus haut

PLACE

DES INSCRIPTIONS

11

possible (cf. 6, 7, 8). Sans doute faut-il faire la part de la fantaisie dans ce désir d'écrire son nom le plus haut possible, ou, plus souvent, du souci d'épargner au texte,

grâce à la hauteur, des dégradations plus probables sur les parties basses. H se peut aussi qu'à cette époque, comme

aujourd'hui, le milieu et le haut des jambes aient été

en meilleur état que le bas. Il est, certes, difficile de se représenter l'état de la statue à

l'époque où les pèlerins venaient y graver leurs proscynèmes, et avant la restauration

de Septime Sévére. Mais des indices autorisent à penser qu'elle n'était guére moins dégradée que maintenant ). Ainsi le pied gauche présentait la méme mutilation, et les deux entailles qui l'entament existaient déjà en novembre 130 p. C. (cf. 31, 33). L'extérieur des jambes est relativement bien préservé, mais le cóté intérieur a éclaté, sur la plus grande partie, et l'on peut douter qu'il ait jamais offert un champ propice pour y graver des inscriptions. Les parois du tróne sur lequel est assis le Colosse étaient occupées par des hiéroglyphes et des scenes figurées (cf. cóté nord-est), ou bien étaient trop ruinées (notamment le côté sud-ouest), ou trop peu lisses (côté ouest) pour permettre d'y graver des inscriptions. Le socle aurait offert un meilleur champ; il était, à l'époque, plus découvert qu'aujourd'hui, op il faut effectuer un petit dégagement pour apercevoir l'inscription de Marius Gemellus. Seuls, deux pélerins, à une époque tardive, se sont risqués à y graver des inscriptions. C'était un endroit vulnérable, susceptible d'étre dégradé par l'inondation, et qui, d'ailleurs, a été en grande partie recouvert par l'exhaussement du sol de la vallée de Thèbes 2). On s'explique, dès lors, que les pèlerins aient choisi de préférence les jambes et les pieds pour y graver des inscriptions. Ce sont les emplacements les plus lisses et les plus accessibles, en raison de la plate-forme constituée par le socle, et l'on peut atteindre le milieu dela jambe, en montant sur le dessus du pied, dont la partie supérieure est à plus d'un mètre du socle 9). Une hypothése, enfin, que tend à vérifier la topographie, pourrait aider à rendre compte de la disposition des inscriptions : le Colosse est orienté Sud-Est-Nord-Ouest,

face au Nil, de telle facon que la partie antérieure, et d'abord les jambes, sont frappées par le soleil levant. On peut se demander si les pélerins, dans leur désir de célébrer «le fils de l'Aurore», n'ont pas voulu, le plus souvent, orienter leurs inscriptions vers le lever du soleil. Les surfaces les mieux éclairées par le soleil levant sont, en effet,

celles

qui portent le plus d’inscriptions

figurent toutes

à la partie antérieure.

: sur la jambe

Il n'y en

droite, les inscriptions

a pas sur le cóté

extérieur

(1) Sur la dégradation de l'Amenophium, cf. A. Bataille, Chron. Ég., 26 (1951), p. 329 et les notes (2) Cf. Description de l’Egypte, II, 172. (3) Cf. Letronne, Rec., 321.

qui

12

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

n'est pas frappé, à l'aurore, par les rayons du soleil.

De même,

sur le pied droit,

les inscriptions se groupent sur le dessus incliné du pied. Il n'y en a qu'un trés petit nombre sur le cóté extérieur du pied, cependant trés accessible, mais qui n'est éclairé qu'à une heure tardive, en raison de son exposition à l'Ouest. En revanche,

le cóté extérieur du pied gauche, exposé à l'Est, porte un grand nombre d'inscriptions. H en est de méme du côté extérieur de la jambe gauche, où se groupent beaucoup d'inscriptions. H est difficile d'apprécier de façon précise le rapport qui a pu exister entre l'exposition au soleil et la place d'une inscription donnée. Mais il est sür que la place de l'inscription importait aux signataires du Colosse et n'était pas laissée au hasard. Des pélerins inscrivent plusieurs fois leur nom à des places différentes. Il n'est pas aisé d'interpréter la raison de ces signatures multiples. Beaucoup paraissent motivées par des visites successives : ainsi celle de Péon de Side (11, 12), de Balbilla (28-32), de Trebulla (92-94). Certains ont pu vouloir multiplier les remerciements à Memnon

pour l'avoir entendu plusieurs fois le méme jour, tels L. Funisulanus Charisius (18 et 19) et Julius Fidus Aquila (41 et 42). D'autres désirent peut-étre célébrer particuliérement le Colosse, à l'occasion d'une seule audition, en gravant plusieurs inscriptions Q. Marcius Hermogenes grave des vers grecs (39) en plus d'une banale inscription en prose (38). La vanité littéraire a pu aussi amener certains poétes à prouver leur virtuosité dans des poémes qui renchérissent l'un sur l'autre. Ces raisons qui restent hypothétiques, faute de connaitre la chronologie exacte des inscriptions, ne s'excluent pas l'une l'autre; mais elles ne suffisent pas à expliquer toutes les signatures multiples. Claudius Maximus, il est vrai, a pu faire deux visites successives au Colosse, en laissant

chaque fois le souvenir de son passage (44, 45). Mais de ces deux signatures si voisines l'une est nettement mieux orientée que l'autre par rapport au soleil levant. Marius Gemellus, en tout cas, qui a signé trois fois sur le Colosse (51, 52, 53) jugeait son inscription en mauvaise place sur cette partie du socle que n'éclaire pas le soleil levant, puisqu'il a tenté, malgré la difficulté de l'entreprise, de la faire graver à plus de six métres du sol, sur l'épaisseur du pagne, tournée du cóté de l'Orient. H est frappant de voir l'épigrammatiste insister sur les rapports qui unissent Memnon et Orient (51, v. 7), et sur la filiation du Colosse et de l'Aurore (ibid., v. 1-2). Le théme revient maintes fois dans les épigrammes memnoniennes. Dans la plupart des inscriptions le chant de Memnon

est mis en relation, de fagon trés précise, avec

l'heure. L'obstination que mettent les pèlerins à faire mention de l'heure indique suffisamment qu'ils y attachaient la plus grande importance. L'hypothése «solaire» ne résout pas tous les problémes topographiques posés par les inscriptions du Colosse.

PLACE

DES INSCRIPTIONS

13

Mais il faut avouer gu'elle les ēclaire, qu’elle s’accorde aux donnčes de la tradition memnonienne, au contenu des textes gravés sur la statue, et à l'existence de cultes solaires particulièrement répandus en Égypte ©). Hadrien, notamment, culte de Memnon,

honora

tout

particulièrement

Zevs "HAsos.

qui organisa le

Plusieurs

inscriptions

grecques, gravées sur des temples, en apportent la meilleure preuve : en 118 p. C. la

dédicace du temple de Gebel Fatereeh (2) et celle du Gebel Dokhan 9), en 126 celle du Sarapieion de Louxor !*) portent la mention : Au Hāiw ueydàw Zapamidı. L'architrave du temple

de Péluse, du régne

d'Hadrien,

porte

aussi une

dédicace

à Zeus

: Au

Kacíw: 9). Ainsi, le pèlerinage d’Hadrien auprès du Colosse a été précédé de la dédicace d'au moins trois temples solaires.

0) Dès l’origine, un lien «fonctionnel» intime existait en effet entre le Colosse et le soleil levant. Le quartzite du Gébel-Ahmar dont il est fait parait avoir été parfois tenu pour une substance créée par le rayonnement divin : parlant d'un immense bloc de cette pierre dont on allait précisément faire un colosse, un texte

héliopolitain précise que «S. M. elle-méme l'avait créé de ses rayons» (Ann. Serv. Ant. Eg., 38 [1938], 219). Et, surtout, les hautes effigies royales dressées face à l'Est, devant les temples royaux du Nouvel Empire, jouaient sans doute un róle comparable à celui que les statues d'orants ou de stéléphores remplissaient dans les tombes privées : saluer l'astre naissant et en recevoir l'énergie. Sur le socle d'un colosse qui se dressait jadis au temple méme d'Aménophis III, on peut lire la priére suivante : «O Ré-Horakhti, puisses-tu briller

sur le roi Aménophis » (Ann. Serv. Ant. Eg., 36 [1936], 206) [J. Yoyotte]. (2) Publié, d'aprés 1a pierre, vue le 29 mai 1823, par J. G. Wilkinson,

Journ. Roy. Geogr. Soc., 2 (1832),

54, avec transcr. en minusc., sans indication des lignes, dans son long article « On the Eastern desert of Upper Egypt», ibid, 28-60, avec une carte (reproduit, d'aprés la copie de Wilk., par A. J. Letronne, Rec., I (1842), 149-199, n? 16, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., long comment. sur les carriéres du Mons

Claudianus); d’où J. Franz, CIG, n° 4713 f, transcr. en majusc. et en minusc., comment. (D’après les précédents, W. Dittenberger, 067, n? 678, transcr. IGR, n? 1255; E. Kiessling, Sammelb., 8234).

en

minusc.

et remarques;

d’où R. Cagnat et P. Jouguet,

(3) Publié, d'aprés la pierre, copiée le 6 mai 1823, par J. G. Wilkinson, Morning Chronicle, 23 octobre 1824, puis Journ. Roy. Geogr. Soc., 2 (1832), 43; transcr. en minusc., sans indication des lignes. Copié aussi par Brocchi, en mai 1823, et publié dans Giornali delle Osservazioni, 2 (1841), 197. (Reproduit, d'aprés la copie de Wilk., par A. J. Letronne, Rec., I (1842), p. 147-149 et 153-199, n? 17; transcr.

en majusc. et en minusc.

trad., long comment.; d’où J. Franz, CIG, n° 4713, avec transcr. en majusc. et en minusc.). Fac-simile. d'aprés la pierre, vue en mars 1845, R. Lepsius, Denkm., Bl. 100, Nr. 586. Copié en 1848 par Hekekayan Bey, Journ. Asiat. Soc. of Bengal, 17 (1848), 585. Vu par J. Couyat, dans l'hiver 1907-1908, et signalé par lui Bull. Caire, 7 (1910), p. 27. (D'aprés Franz, Cagnat-Jouguet, /GR, n? 1256; cité par Lesquier, Armče romaine,

(1918), p. 440; d'aprés les précédents, E. Kiessling, Sammelb., 8320). Republié, d'aprés la pierre, avec transcr. en minusc.,

photographie

médiocre,

plan

du Gebel

Dokhan,

par

D. Meredith,

Chron.

d’Eg., 28 (1953),

. 127-128. i (4) Publie, d’apres la pierre, mais sans transcr., par J. Leclant, Orientalia, 20 (1951), avec trad. p. 456 et bonne photographie, pl. 46, fig. 3. Transcr. en minusc., d'aprés cette photographie, par P. M. Fraser, Journ. Eg. Arch., 40 (1954), 125-126, n? 10 (discussion, à propos du préfet Titus Flavius Titianus, de J. Schwartz,

Chron. d'Eg., 27 (1952), 254-256). (5) Publié, d'aprés la pierre, par J. Clédat, Ann. Serv. Ant. Eg., 13 (1913), 83, avec description du site et du monument,

mauvaise photo de l'architrave, pl. XI (d'oü F. Preisigke, Sammelb., 5689).

Ds

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LES

EPIGRAMMES"

Sur 107 inscriptions gravčes sur le Colosse, 61 sont rēdigčes en grec, 45 en latin, l à la fois en grec et en latin (13). Dans cet ensemble 39 sont des textes en vers (2). On

trouve 35 épigrammes grecques 9), 4 épigrammes latines. Pour qui veut suivre le développement, à travers le temps, des thémes poétiques de ces épigrammes, trois difficultés majeures viennent rendre la táche ardue. D'abord, le fait que beaucoup de ces textes ne sont pas datés. La datation d'aprés la place du texte sur le Colosse, ou d'aprés la forme des lettres, est déjà fort sujette

à caution. La datation d'aprés le contenu méme des počmes est encore moins süre. On peut, certes, en partant des poémes datés, essayer de déceler des groupes présentant,

aux

yeux

de la critique

interne,

des

traits

communs;

néanmoins

de tels

critéres demeurent hypothétiques, car, s'il y a 23 textes datés, 16 ne le sont pas. On a tenté d'insérer ces poèmes sans date dans des séries où ils ne détonnent point, mais une certitude absolue n'est guére possible en une telle tentative. En second lieu, cette poésie de commande laissait peu de place à la fantaisie personnelle. Les auteurs de ces épigrammes, poétes amateurs ou poétes officiels, exprimaient le plus souvent un fond commun de croyances traditionnelles, sur lesquelles ils ne cherchaient guére à renchérir. Leur souci était bien plutót de montrer qu'ils n'avaient pas oublié les lecons d'Homére. Aussi la mémoire, souvent, entrave chez eux l'effort d'imagination : ils récitent plus qu'ils n'inventent. Enfin la briéveté méme du genre épigrammatique ne laissait pas à ces poétes le loisir de donner libre cours à leur inspiration. Quelques-uns, notamment les poétesses, se sont montrés plus prolixes, mais la plupart se sont conformés aux lois du genre : l'épigramme n'a été pour eux que l'enluminure d'une signature, qu'une pointe de lettré. On peut néanmoins, dans ce genre stéréotypé et assez mineur, s'efforcer de suivre

dans le temps le cheminement des idées religieuses et morales à travers le traitement des thémes poétiques. (1) Sur le contenu des textes en prose, voir A. Bataille, Memn., chap. 1v, $ 1, 153-168. (2) La nature des textes est précisée dans le classement chronologique des inscriptions, p. 215-6. (3) Le caractére métrique de 84, 103 et 104 demeure seulement probable.

16

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

1. LES EPIGRAMMES ANTÉRIEURES AU RÈGNE D HADRIEN.

Le premier groupe d'épigrammes qui se présente est celui des počmes gravés antērieurement au régne d'Hadrien. Dans ce groupe, oü l'on serait tenté de placer 10 épigrammes (9 grecques et 1 latine), 3 poémes seulement sont datés de facon

relativement süre : l'un porte la date correspondant au 14 mars 92 p. C. (13); les deux autres, grecs également, doivent remonter à la préfecture de M. Mettius Rufus, c'està-dire 8991 p. C. (11 et 12). H ne serait pas étonnant que Péon de Side, qui a signé en 11 et 12 soit aussi l'auteur de 13, oü le nom du poéte n'est pas indiqué. En tout cas, ces trois poémes présentent des similitudes certaines : — tous les trois ont été écrits à l’occasion de la visite du préfet d’Egypte : 11 et 12 lors de la visite de M. Mettius Rufus; 13 lors de celle de T. Petronius Secundus;

— tous les trois sont l’œuvre d'un poète officiel, écrivant en grec en l'honneur d'un haut fonctionnaire romain; — tous les trois se réduisent à un

distique, le vers 3 de 11 ne contenant

que les

signatures : c'est la forme la plus bréve du genre épigrammatique; — tous les trois expriment le méme étonnement d'un pélerin constatant qu'une pierre brisée puisse émettre un son. Ces pélerins ne s'interrogent pas sur les raisons de cette destruction de la statue. L'un l'attribue à des dévastateurs, sans autre précision (11); l’autre ne cherche

pas à interroger la tradition (12); l'autre, enfin, se borne à

constater que la statue n'est plus intacte (13). Ainsi, devant cette pierre brisée, le poéte s'étonne simplement d'entendre un chant. Ce qu'il tient à souligner, c'est qu'il n'est pas victime d'une illusion : il est bien le témoin d'un phénoméne étrange. En un mot, ces poémes frappent par leur caractére laconique et objectif : le préfet d'Égypte a voulu voir de ses yeux, entendre de ses oreilles un phénoméne naturel défiant le bon sens. L'épigramme enregistre une expérience, sans étre encore une priére véritable : elle n'est, au fond, qu'un proscynéme. A ces trois épigrammes datées viendraient s'ajouter 7 épigrammes non datées (6 grecques et 1 latine, dont la date est conjecturée), que la place, la gravure, le contenu permettent de situer avec quelque vraisemblance à la méme époque. ll s'agit de l'inscription 14; de l'ensemble formé par les inscriptions 92, 93, 94, 98; des deux

fragments 103 et 104. Sauf pour 14, oü la mention de la préfecture

de Bērčnice

empéche de situer l'inscription au second siécle, c'est surtout la place ou l'écriture de ces poémes qui inciterait à les situer avant le régne d'Hadrien. Or il ne semble pas que la critique interne décéle en eux des caractéres les opposant aux trois épigrammes datées d'avant le régne d'Hadrien, bien au contraire.

LES EPIGRAMMES

17

Certes les signataires ne sont plus seulement des préfets d'Égypte. Ce sont : un commandant d'aile, en méme temps commandant de Bérénice (14); une poétesse

parlant en son propre nom (92, 93, 94); trois inconnus (98, 103, 104). Sauf l'épigramme latine (14), gravée assez haut sur la cheville droite, tous les autres počmes, en grec,

sont concentrés sur le pied gauche et non loin du socle, hormis 92. L'étude topographique montre qu'il n'est pas rare que des inscriptions de méme époque soient voisines, sans qu'il y ait là, du reste, une loi absolue. Il ne serait pas étonnant que, dans cette

joute poétique dont le Colosse est l'objet et le témoin, les auteurs aient cherché, en juxtaposant les poémes, à provoquer plus facilement les comparaisons.

Un seul de ces poétes a gravé son nom, et par trois fois, alors que Péon de Sidé n'a signé que deux fois : c'est la poétesse Caecilia Trebulla. Elle est venue sans doute dans un groupe, mais elle a préféré n'immortaliser que son nom. Maniant une langue

moins savante et moins compliquée que son émule Balbilla, elle n'écrit pas en distiques élégiaques. Petronianus revendiquera l'honneur d'écrire en ce métre (72), qu'il a peutétre inauguré sur le Colosse. Au demeurant, les počmes de Trebulla, et ceux qui seraient datés de cette époque,

obéissent à cette loi de briéveté et d'objectivité qu'on a décelée dans les trois distiques précédemment examinés. La poétesse écrit successivement un distique (92), un poéme de cinq vers (93), un poéme de sept vers (94), ce dernier étant le plus long des textes en vers situés à cette époque; l'épigramme latine (/4) n'a que trois vers; les deux fragments (103 et 104) devaient étre des distiques. L'heure n'est pas encore venue oü l'on gravera sur le Colosse des poémes de 9, 10, 13, 18 vers.

C'est qu'on ne sent pas, dans ces épigrammes, une vraie ferveur religieuse. Memnon reste plus une chose qu'un dieu pourvu d'une histoire, d'une personnalité, d'un pouvoir. Qu'une pierre, non douée de vie, puisse parler, voilà ce qui étonne le poéte de 14, qui répéte en latin ce qu'avaient dit les trois premiers épigrammatistes du Colosse. De méme Trebulla, en venant écrire son nom sur cette statue étrange, s'étonne (93) qu'une pierre soit pourvue de sensibilité. L'originalité de Trebulla est de considérer l'épigramme à la fois comme un proscynēme (92) et comme une inscription dédicatoire (93 et 94). Elle n'en reste pas au stade

de la constatation d'un phénoméne extraordinaire : elle essaye d'enrichir par le mythe ce que l'expérience ne lui explique pas. Mais la tradition faisant de la statue un dieu n'est pas encore un thème défini : le Colosse est-il fils de l'Aurore ۶ Est-il un roi d'Orient dont l'effigie fut brisée par Cambyse ? Deux épigrammes (103 et 104) admettent

la premiére hypothése; une autre (94) suit la seconde, faisant écho à l'inscription grecque en prose (99) qui souligne le caractére égyptien, et non pas grec, du Colosse. 42

18

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

Si la nature divine de Memnon n’est pas encore prēcise, du moins sa personnalite se constitue-t-elle : il sait se montrer amical (93) ou plaintif (94). Ce n’est plus seulement

un bloc de pierre op l'on vient graver son nom

: c'est un étre que l'on sait

vivant, que l'on sent divin. Vienne l'impulsion donnée par Hadrien au pélerinage en l'honneur du Colosse, et les épigrammes ne seront plus seulemént

laconiques, mais des dédicaces témoignant religieux plus profond.

des proscynémes

d'un culte véritable et d'un sentiment

2. LES ÉPIGRAMMES DU RĒGNE D'HADRIEN, ANTÉRIEURES AU VOYAGE IMPÉRIAL. Le groupe des épigrammes datant du régne d'Hadrien et antérieures au voyage qu'il effectua en 130 p. C. comprendrait, si la datation est exacte, 7 poémes étagés sur trois ans seulement,

des années 121 à 123 : 19, 37, 72-73, 21-23. Les počmes

effective-

ment datés sont au nombre de deux : 19, 23. La méme main a gravé 66 et l'inscription

en prose 18, datée du 5 septembre 122. Les trois inscriptions 37, 72, 73 sont de la méme main : la place permet d’affirmer que 37 est antérieure à l'inscription en prose 38, datée du 7 mars 134 p. C.; la mention du Musée (37, v. 5) invite peut-étre à un rapprochement avec l'inscription en prose 20, datée de 122-123 p. C.; le fait que

Petronianus souligne qu'il écrit en vers élégiaques (72, v. 1) — mētre banal sur le Colosse aprés les počmes de Balbilla, mais nouveau avant; une certaine parenté de l'inspiration des poómes de Funisulanus et de Petronianus (19 et 72), bref, tous ces

indices — qui ne sont pas des preuves — aménent à considérer, de facon conjecturale, ces trois poómes comme à peu prés contemporains de 19. Enfin 27 et 22 paraissent de la méme main, et 22 remonte peut-étre à 122-123, quand Pardalas était idiologue (?).

Ces épigrammes constituent un ensemble en bien des points différent de la poésie épigrammatique antérieure au régne d'Hadrien : Tout d'abord, les individus commémorés par l'épigramme ne sont pas toujours, de hauts personnages. Ce sont des fonctionnaires, certes, mais d'importance inégale :

Funisulanus Charisius, stratége d'Hermonthis et de Latopolis (19) ;Balbinianus, archidicaste (73); Catulus, épistratége de la Thébaide (21); Pardalas, idiologue (?) (22); Celer, stratége de nome (23); les autres sont de simples particuliers, comme Dionysia (66), ou des poétes amateurs comme Arius (37) et Petronianus (72). On a bien l'impression que le pélerinage auprés du Colosse n'est plus réservé au préfet d'Égypte ou aux militaires,

comme

avant

le régne

d'Hadrien,

mais

qu'il est

devenu

une

habitude

mondaine de tous les fonctionnaires quelque peu importants, et un sujet recommandé officiellement aux poètes.

Ceux-ci ne se bornent plus à un distique, comme Péon de Sidé ou même Trebulla.

LES EPIGRAMMES

19

De longs po&mes — relativement à ce genre condensé de l'épigramme — apparaissent dés lors : Funisulanus écrit 13 vers, Arius 4 vers, Petronianus 10 vers, Celer 8 vers. Les poétes se contentant d'un vers, comme Dionysia et Balbinianus, ou d'un distique, comme Catulus, ou de trois vers, comme Pardalas, ne forment plus la majorité. L'épi-

gramme tend au poéme un peu long, et elle cherche sa forme : l'hexamétre commence à céder le pas au vers élégiaque, mieux adapté au sujet.

Surtout, ces épigrammes

semblent témoigner d'un culte maintenant

organisé et

officiel. Ainsi Funisulanus (19, v. 6) fait une offrande, une libation et une priére; Arius (37, v. 3) témoigne qu'on vient désormais en foule entendre le prodige; Petronianus (72, v. 2 et 4) dédie son poéme au dieu dans l'espoir d'en obtenir l'assurance d'une longue vie. Malheur à celui qui, comme Celer (23), passerait prés du dieu sans lui rendre hommage : le silence de Memnon serait de bien mauvais augure, et il faut s'arréter auprés de la statue miraculeuse, comme a soin de faire le stratége à son retour. La statue n'est donc plus un simple bloc mutilé : c'est vraiment une divinité qui a prestige et puissance, aussi célébre, dit Funisulanus, que le navire Argo ou le chéne

de Dodone. Que ce soit le fils de l'Aurore, comme le croit Funisulanus (19, v. 4-5) et comme le pense Petronianus

(72, v. 7-8), ou qu'il soit tout autre dieu, comme

se le

demande Arius (37, v. 2), il s'agit d'un étre divin : Catulus le dit (21, v. 1) et Celer le comprend bien (23, v. 8). Le Colosse n'est plus seulement à plaindre : il est à craindre. On se flatte de l'avoir entendu plusieurs fois; on espére l'entendre à l'avenir; on lui dédie počmes et livres; on guette ses signes d'amitié, on redoute au contraire son silence malveillant. Indubitablement, ces épigrammes témoignent que le culte de Memnon s'est organisé,

qu'il est patronné par les autorités, pratiqué par une foule de fidéles de plus en plus nombreuse, répandu par les lettrés. Le Colosse égyptien mutilé est désormais assimilé, aux yeux des visiteurs, à un dieu grec révéré. Et cette transformation remonte au début du régne de l'empereur philhelléne, Hadrien. Au coeur de la Thébaide, à l'endroit le plus prestigieux par ses ruines et par ses souvenirs, à la halte obligée sur la route de Nubie, un centre de pélerinage est désormais constitué autour d'une divinité grecque et, des

pensionnaires du Musée aux fonctionnaires locaux, tous les agents de l'Empereur tiennent à venir saluer la divinité nouvelle. Le voyage de l'Empereur lui-même, en 130 p. C., est ainsi préparé par un renouveau religieux dont ces épigrammes paraissent la marque. 3. LES ÉPIGRAMMES REMONTANT AU VOYAGE D'HADRIEN.

La consécration du dieu est véritablement réalisée par le pélerinage d'Hadrien et de sa suite, en novembre 130. A ce voyage illustre remontent quatre épigrammes datées, 2A

20

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

dues A la počtesse Julia Balbilla : 28, 29, 30, 31. Un autre počme (70) faisant allusion au silence de Memnon dont a parlé Balbilla, pourrait, sous toutes réserves, étre rattaché à la visite impériale. Enfin, le počme 36, pourrait remonter lui aussi à cet

événement, mais sans qu'on puisse avoir de certitude. Ces six počmes sont comparables par leur forme et par leur contenu.

Tous sont relativement longs : 8 vers (30), 18 vers (29), 12 vers (28), 7 vers (31), 6 vers (70), 8 vers (36). Sauf ce dernier počme, ils sont écrits en distiques élégiaques, vers peu employés dans les inscriptions antérieures. Enfin, ils portent plus que jamais la marque d'une poésie savante cherchant, par les formes dialectales ou archaiques, à donner à la pensée un tour compliqué, et soucieuse surtout de multiplier les expressions homériques. C'est l'effort de composition, plus que celui d'expression, qui peut conférer quelque valeur littéraire à ces textes; le dernier, du reste, introduit les rappels homériques avec une grande habileté et une délicatesse pleine d'émotion (36). Quant aux autres počmes, ils ne sont pas dépourvus, malgré leur tour emphatique

et souvent amphigourique, d'une sorte d'humour assez étonnant. C'est que Balbilla et ses émules interprétent les manifestations de Memnon comme des sortes de mouvements d'humeur d'un étre qui n'est pas sans imprévu. La personnalité de Memnon s'est humanisée; la pierre informe de jadis, divinisée et honorée surtout depuis Hadrien, a maintenant caractére et sentiments. Devant l'Empereur, Memnon semble perdre en majesté et gagner en familiarité : la présence de l'Empereur semble ramener le dieu à des proportions humaines, ce qui, par contrecoup fait d'Hadrien un égal, voire méme un supérieur, de la divinité. Voilà Memnon devenu

sensible à la beauté féminine (30, v. 3), et la poétesse rappelle, non sans malice, que le Colosse a retenu longtemps l'aimable Impératrice (30, v. 6); il n'est pas insensible non plus à «la pieuse Balbilla», puisqu'il chante spécialement pour elle (31). H n'est pas

inaccessible à la crainte, car, s'il chante pour Hadrien, c'est qu'il a peur de l'Empereur (30, v. 7) : Pon peut trouver que, pour un dieu, il multiplie bien les saluts à un mor-

tel, quand il chante par trois fois pour saluer Villustre visiteur (28, v. 8). Le dieu est devenu courtisan, et plus tard Falernus (61) pourra lui préter ironiquement la faconde

du rhéteur et la subtilité du sophiste. Peut-étre le caractére humain de Memnon s'est-il ainsi accentué parce que sa nature

divine est restée toujours imprécise. Est-il grec ? Est-il égyptien ? Balbilla (29, v. 1-4 et 31, v. 2) n'ose décider s'il est fils de PAurore et de Tithon ou bien Aménoth, roi égyptien. Elle appelle (28, v. 1) «Memnon TĒgyptien» mais, tout de suite aprés, elle fait appel au mythe grec de Titan. Falernus (61, v. 3) verra plus tard en lui le fils de

l'Aurore pleuré par sa mére; l'auteur de 36 également. Mais celui de 70 ne précise pas

LES EPIGRAMMES

24

qui est Memnon. On sent que la religion officielle ne s’est pas souciče de donner ä Memnon une nature ni une nationalité bien précise. Mais ne suffisait-il pas que le Colosse soit le centre d'un pélerinage à la gloire de l'Empereur et de ses fonctionnaires, qui recevaient l'hommage

de la statue chantante ?

Un dieu trop nettement défini, outre qu'il aurait pu porter ombrage aux habitants du pays, risquait d'étre moins mystérieux, partant moins poétique. L'essentiel n'était-il pas de confronter, en terre étrangére, l'image du malheur, représenté par la statue mutilée et plaintive, et celle du triomphe,

incarné

par ceux

qui venaient

l'écouter?

L'arriére fond poétique — la cruauté de Cambyse, la victoire puis la mort du fils de Pélée, les pleurs de l'Aurore — ne pouvait que ramener les pélerins, flattés d'étre salués, au cœur d'une province reculée, par un signe venu d’En-Haut, au juste senti-

ment que tout effort, méme victorieux, reste menacé, périssable, pénible. En réveillant chez le visiteur la fierté qu'il pouvait tirer de ses fonctions, en lui donnant le sentiment

de collaborer à une ceuvre collective et grandiose, approuvée par la divinité, Memnon, en méme temps, avec sa puissance et ses malheurs, ses salutations et ses silences, se trouvait aussi donner une legon de modération, empreinte de cette sagesse grecque antique dont Hadrien était pénétré. On peut regretter, seulement, que des talents aussi maniérés que celui de Balbilla aient été tentés de réduire un aussi haut dessein à des fins d'apologie personnelle et à des satisfactions de métier. 4. LES ÉPIGRAMMES DU RĒGNE D'HADRIEN, POSTÉRIEURES AU VOYAGE DE L’EMPEREUR.

Aprés 130, l'épigramme revient à une forme plus condensée. Trois épigrammes seulement, toutes trois datées de facon süre et remontant à 134, illustrent cette période : 39, des environs du 7 mars; 41 (en latin), du 22 mai; 42, sans doute de la même date ").

Les signataires de ces épigrammes

sont deux hauts fonctionnaires

: Q. Marcius

Hermogenes (39), préfet de la flotte d'Alexandrie, et Julius Fidus Aquila (41 et 42), épistratége de la Thebaide. Le préfet d'Égypte M. Petronius Mamertinus est venu aussi cette année, ce qui prouve que l'hommage rendu à Memnon était toujours en honneur. Seulement, ces fonctionnaires, soit que l'inspiration leur fit défaut, soit qu'ils n’eussent

pu se faire suivre,

à des inscriptions trés bréves

comme

l'Empereur,

et assez plates

de poètes officiels, se sont

: 2 vers

bornés

(39 et 42), 3 vers (41). lls

(1) L'épigramme 37, pour laquelle un terminus ante quem est fourni par 38 (7 mars 134), gravé par-dessus, parait appartenir au groupe précédent.

22

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

mentionnent seulement leur nom, l'apparition et Memnon est toujours considérée comme un signe plus lieu à des développements poétiques. H faut Colosse se raréfiait, notamment aux endroits de la

DE MEMNON

l'heure du phénoméne. La voix de de bon augure, mais elle ne donne dire que la place disponible sur le jambe ou du pied facilement acces-

sibles et bien exposés; d'autre part, ce genre de poésie de commiande

ne pouvait se

renouveler à l'infini, et la figure de Memnon, fils de l'Aurore (41, 2) et protecteur des fonctionnaires impériaux (42) était déjà pourvue des traits essentiels. 5. LES ÉPIGRAMMES POSTÉRIEURES AU RĒGNE D'HADRIEN.

Ce groupe comprend 7 épigrammes, 5 grecques et 2 latines. Trois seulement (51, 52, 53) sont datées de 150, avec certitude. Les deux distiques latins (54 et 55) remontent peut-étre à 156. Enfin 61 est postérieure à 205 et 62 parait tardive. Ainsi un intervalle de seize années sépare les épigrammes de 134 et celles de 150; mais l'abondance des textes en vers, par rapport aux textes de prose, est remarquable : sur 11 textes, datés ou datables approximativement, postérieurs à Hadrien, plus de la moitié est en vers. Quatre signataires seulement sont responsables de ces épigrammes : le centurion

Marius Gemellus, qui écrit un long počme de 10 vers (51; une partie de ce poéme est répétée en 52), et un petit počme de 4 vers (53); le sophiste-poéte Falernus, qui écrit trois distiques (61); le poéte Statilius Maximus, auteur de deux distiques en latin (54, 55); le poéte et procurateur Asclépiodote qui écrit un poéme grec de six vers (62). On se met à graver les počmes un peu longs soit sur le socle (51, 62), soit ailleurs que sur les jambes ou les pieds (101 est gravé sur le talon), car il ne reste guére de place disponible ailleurs. Les počmes de Marius Gemellus, les seuls qui soient datés sans incertitude, n'appor-

tent rien de nouveau ni sur la personnalité de Memnon,

ni sur l'interprétation du

phénoméne sonore, ni sur la conception de l'épigramme : l'ambiguité de Memnon, à la fois fils de l'Aurore (51, v. 1-2), ancien roi d'Orient (id., v. 7), exilé maltraité (53, 2),

n'est pas dissipée. Le chant de Memnon

est toujours considéré comme une marque de

faveur divine (51, v. 1-3; 53, v. 3). L'épigramme est à la fois une réponse au chant divin (51, v. 9) et une prière au dieu (53, v. 3). Ainsi le culte de Memnon a persisté sans changement, et l'épigramme continue à avoir d'abord une signification religieuse. Du point de vue de la forme, le vers élégiaque, cher à Petronianus,

abandonné au profit de l'hexamétre : c'est

à Balbilla et à ses émules,

est

à Homére, plus que jamais, que l'épigram-

matiste demande le secret des beaux vers. Le pastiche d'Homére est particuliérement sensible, malgré les vers élégiaques, en

LES EPIGRAMMES

23

62. La Muse qui doit étre chére au dieux, comme le dit Statilius Maximus (54, v. 1), est

surtout celle d'Homére. C'est au point que la virtuosité du pastiche nuit à la sincérité religieuse du poème. Le Colosse ne serait-il plus, à cette époque, que l’objet d'une joute poétique, un simple moyen de faire répéter le nom du poéte aux visiteurs futurs ? Statilius Maximus, en tout cas, ne dissimule pas son dessein, et, dans les autres počmes,

on croit percevoir l'écho d'une sagesse s'embarrassant de moins en moins du mythe religieux. Il semble que les signataires aient avant tout souci de tirer de leur expérience

auprēs de la statue une lecon morale à l'échelle humaine : Marius Gemellus ne rappelle le passé prestigieux du roi d'Orient que pour s'étonner de le voir exilé et maltraité; de méme Julius, dont le počme (101) n'est pas daté, se refuse à chercher la nature ou le róle du dieu chanteur, et il s'en tient prosaiquement à ce qu'il entend; Asclépiodote, en évoquant le souvenir d'Achille, souligne que la gloire militaire passe et s'éteint; Falernus évoque le pouvoir du langage et celui du silence. Une espéce de sagesse, faite

de réalisme,

d'un

certain

scepticisme,

d'un

relativisme

en ce

qui concerne

la

réussite humaine, tend à s'exprimer. Memnon apparait beaucoup moins comme un dieu que comme un frére en humanité. L'admiration et la compassion se mélent pour fixer à

l'ambition humaine les justes limites de ses espoirs et de ses pouvoirs.

En conclusion, on constate que —

dans la mesure oü la chronologie, difficile à fixer,

permet de suivre l'évolution de l'inspiration de ces épigrammes — les poémes gravés sur le Colosse de Memnon tiennent, selon les époques, davantage du proscynéme, ou de la

dédicace, ou de l'inscription honorifique, ou du morceau de bravoure, aucun de ces caractéres n'excluant du reste les autres. Si les visiteurs ont gravé tant de vers sur la statue, c'était à la fois pour perpétuer leur nom ou celui d'étres chers; pour rendre hommage à une divinité dont ils voulaient se concilier la faveur; pour témoigner par leur écrit que leurs fonctions dans la province leur donnait le droit de figurer sur la liste des fidéles serviteurs de l'Empire; pour montrer, en pays barbare, que l'hellénisme dont ils se

réclamaient n'avait perdu ni le souvenir des leçons homériques ni les moyens de faire revivre une culture raffinée et savante; pour obéir à l'Empereur, ami des lettres et de la

sagesse grecques. Les tempéraments propres des poétes, à travers cette poésie de commande et d'imitation, pouvaient difficilement s'exprimer. Mais ce qui anime cette poésie et fait passer un souffle commun

dans tous ces textes, c'est la volonté d’Hadrien de faire tourner à la

gloire de Rome et à l'honneur de la culture grecque le phénoméne miraculeux. La statue chantante lui a permis d'affermir la foi civique de tous ceux qui travaillaient avec

24

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

lui à asseoir la puissance de l'Empire romain et la p pérennité de la culture hellēne, et

qui, aux accents de Memnon, Aujourd'hui encore,

comprenaient que leur ceuvre était bénie des dieux.

quand le soleil levant fait sortir de l'ombre ces P poémes

gravés il

a dix-huit siécles, on peut dire que la statue de Memnon chante toujours l'hymne instauré par l'Empereur en l'honneur de la puissance romaine et de l'art gréc. Gráce à Hadrien, la

pierre mutilée est devenue, au soleil de Thébes, , le livre d'or de la p province hellénisée et romanisée.

LES

SIGNATAIRES

À examiner les fonctions de ceux qui ont signé sur le Colosse, on sé rend compte que la statue n'a pas toujours joui de la méme clientéle. A certaines époques, avant et aprés le régne d'Hadrien, le Colosse regoit surtout les signatures de militaires, ce qui semble indiquer que son abord n'était pas alors interdit — tout au moins aux officiers de quelque importance — et, en tout cas, que les administrateurs provinciaux se souciaient peu de la statue chantante. A une autre époque, durant tout le régne d'Hadrien,

il semble, au contraire, d'aprés les signataires, que l'administration provinciale, vraisemblablement par ordre du préfet d'Égypte, lui-mõme obéissant à l'Empereur, se soit efforcée de donner la preuve et l'exemple de la piété envers le Colosse miraculeux, auquel par ailleurs rendaient gráce les poétes officiels. L'étude des signataires, limitée aux inscriptions datées, vient ainsi corroborer les conclusions qui se dégagent de

l'analyse interne des épigrammes. Avant le régne d'Hadrien, la qualité de deux signataires seulement nous est inconnue, ceux qui ont écrit en 1 et 5. Mais on sait que cinq préfets d’Egypte sont venus

entendre Memnon (s'il est vrai que C. Tettius Africanus a accompagné dans une

des deux premières visites qu'elle fit au Colosse).

sa femme

Ce sont, dans l'ordre

chronologique : Ti. Julius Lupus, en 71/72 (3); C. Tettius Africanus, avant le 12 février 82 (8); M. Mettius Rufus, en 89/91 (11); T. Petronius Secundus, le 14 mars 92 (13); C. Vibius Maximus, le 16 février 104 (15). Qu'il y ait là coincidence de dates ou tradition rēguličre, il semble qu'à cette époque la visite du préfet d'Égypte au Colosse fūt

une habitude décennale. Il ne semble pas, en tout cas, que le plus haut fonctionnaire de la province se dérangeát fréquemment pour venir écouter le prodige. Tous

les autres

signataires

ne sont

sans

doute

pas venus

exprés à Thébes

pour

Memnon. Sauf Funisulana Vettulla (8) et Péon de Sidé, poéte qui vint avec M. Mettius

Rufus (11, 12), tous les autres signataires sont des militaires : un décurion (2), trois centurions (2, 7, 10), un ancien centurion primipile (2), deux préfets de cohorte (9, 15), un préfet du camp (6), deux préfets de Bérénice (4, 14). Ces officiers, à n'en pas douter, commandaient à des troupes stationnées en Haute Égypte ou à des contingents allant rejoindre leur garnison au Sud de Thébes. Le Colosse était donc sur leur route, et c'est

ce qui explique l'abondance de ces signatures de militaires.

26

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

Durant le rēgne d’Hadrien, en revanche, on compte peu.de signatures de militaires,

mais beaucoup de signatures de hauts fonctionnaires, surtout provinciaux, et un certain nombre de signatures de poétes.

Trois préfets d'Égypte se sont encore dérangés : T. Haterius Nepos, le 18 février 121 (16); T. Flavius Titianus, le 20 mars 126 (24); M. Petronius Mamertinus, le 10 mars 134 (40). On constate donc que les pélerinages de ce haut fonctionnaire se sont faits

moins rares qu'auparavant. Les militaires ne paraissent signer encore sur le Colosse qu'avant le voyage d’Hadrien, sauf le préfet de la flotte d'Alexandrie, venu le 7 mars 134 et signant en 38 et 39. H

n'est pas possible de savoir si les signatures des soldats de la légion XXII Deiotariana (44-47) sont antérieures ou non au voyage de l'Empereur. En plus des précédents, on ne trouve plus, comme

officiers, que Servius Sulpicius, préfet de cohorte, venu en

122/123 (20) et ne signant pas seulement

en tant que militaire mais en temps que

néocore de Sérapis et pensionnaire du Musée; C. Maenius Haniochus, centurion signant le 19 avril 127 (25), et C. Cornelius (26), préfet de cohorte, venu à Thébes avant novembre 130. Bref, neuf inscriptions, au total, proviennent de militaires. Mais le Colosse n'est plus seulement un monument oü les militaires de passage, comme Hadrien, viennent

graver leur nom

avant

: le Colosse paraît réservé surtout, sous Hadrien,

aux fonctionnaires civils provinciaux et aux poétes officiels.

Les poétes sont, dans l'ordre chronologique de leurs signatures : d'abord, Pardalas, qui, s'il faut l'identifier avec l'idiologue de ce nom, aurait signé vraisemblablement vers 122/123 (22); puis la poétesse Julia Balbilla (28-31), et enfin Arius (37), poéte du Musée, dont là signature est antérieure au 7 mars 134. Les fonctionnaires qui ont signé durant le régne d'Hadrien sont les plus importants

de l'administration provinciale. On trouve trois épistratéges de la Thébaide : Catulus, probablement en 122 (21), si l'identification est exacte; Gallus, peut-étre en novembre

130 (36); Julius Fidus Aquila, le 22 mai 134 (41 et 42). On voit aussi deux stratēges des nomes Hermonthite et Latopolite : L. Funisulanus Charisius, le 5 septembre 122 (18 et 19), et Chaeremon, en novembre 134 (43). Le stratége Celer, venu en juin-juillet 123 (23), ne précise pas son nome. Ainsi, par deux fois, la méme année a vu venir l'épistratége de Thébaide et le stratége des nomes Hermonthite et Latopolite. On reléve également les noms

de fonctionnaires provinciaux moins importants

: le contróleur

royal des nomes Hermonthite et Latopolite, Artémidore, accompagné de son adjoint Quintus Apuleianus (34 et 35), en 130; quatre ans plus tard, un contróleur royal, peutétre du méme nome, Sarapion (49). On trouve encore un archidicaste : C. Julius Dionysius, au début du régne d'Hadrien (27); enfin, trés probablement un idiologue,

LES SIGNATAIRES

27

T. Statilius Maximus Severus (48), dont le fils est attesté comme épistratège des sept nomes et signa aprēs le rēgne d’Hadrien (54, 55). Rares sont, sous Hadrien, les signataires qui n'ont pas indiguč leurs fonctions „..lus Rufus (17), L. Flavianus Philippus (33), et l'auteur de 50. Il est notable que l'Empereur lui-même, Hadrien, n'ait pas jugé bon de compléter les épigrammes de Balbilla par un proscynéme analogue à celui de l'Impératrice (32). Peut-étre est-ce sa vengeance du silence dont l'insolent Memnon le salua d'abord; plus

vraisemblablement a-t-il laissé à la poétesse tout le soin de proclamer le prodige; et puis, devant Hadrien, c'est bien plutôt le Colosse qui salue l'Empereur : un proscynéme de ce dernier n'eüt pas convenu à la dignité impériale. En revanche, on a vu que les fonctionnaires impériaux, depuis le préfet d'Égypte jusqu'aux administrateurs provinciaux, rendaient hommage à Memnon, préparant ou continuant ainsi l'honneur que fit au Colosse le pèlerinage de l'Empereur.

Aprés le régne d’Hadrien, le Colosse n'est plus réservé aux signatures des hauts personnages de l'administration, mais ce sont de nouveau les militaires qui viennent surtout y inscrire leur nom. Un seul préfet d'Égypte vient y signer : M. Ulpius Primianus, en 196 (57), soit

62 ans aprés le préfet M. Petronius Mamertinus, dernier préfet d'Égypte ayant signé sous Hadrien (40). Il était sans doute accompagné de son beneficiarius (58). Un épistratége est, sans doute, venu inscrire son nom : Statilius Maximus, vers 156 (54, 55) : encore ce dernier ne précise-t-il pas ses fonctions, se déclarant simplement počte. Comme administrateur civil on ne trouve encore gue Felix, venu entre 198 et 208, affranchi, intendant des biens impériaux (59). Aprés Hadrien, les hauts fonctionnaires de l'administration centrale ou provinciale

semblent done avoir cessé de considérer comme un devoir le soin de venir signer sur le Colosse. En revanche, les militaires ont recommencé à laisser des traces deleur passage. Aucun n'a de grade fort élevé. On trouve

: un centurion, Marius

Gemellus, le 8 mai 150 (51,

52, 53), et un commandant de l'aile Apriana, T. Helvius Lucanus, le 23 février 170 (56). Il y a peut-étre lieu de penser que Marius Frontinus (85), ainsi que Basilides, Faustus, Primitivus (86) étaient aussi des militaires, qui devaient faire partie de la suite de l'épistratége Statilius Maximus. L'examen des signatures prouve donc qu'aprés le régne d'Hadrien le Colosse redevient ce qu'il était auparavant : une curiosité où le voyageur de passage laisse son nom.

28

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

On relève encore, vers 205, celui d'un consul (60) et celui d'un poète, Falernus (61). L'ére du culte et du pélerinage en l'honneur de Memnon semble bien révolue. H ne semble pas que cette conclusion puisse étre sensiblement modifiée si l'on connaissait la date des inscriptions échappant à la classification chronologique mais précisant les fonctions du signataire. D'aprés ces inscriptions non datées, on voit apparaitre : plusieurs poétes, ainsi Asclépiodote, qui se dit aussi procurateur (62), Aurelius

Petronianus (72), un Achille (99); des poétesses, Démo (85) et Trebulla (92-94); plusieurs femmes, telles Julia Saturnina (65) ou Dionysia (66); un arabarque, Claudius Geminus, qui était aussi épistratége de la Thébaide (67), fonction représentée peut-étre deux autres fois (78, 79); un voyageur venu de Césarée Panias (69) ;un centurion (101); deux militaires (74); un préfet de légion ou de cohorte (75); un archidicaste (73). La qualité de plusieurs signataires nous échappe 4). Mais, dans l'ensemble, la variété des

titres et des fonctions qui figurent sur le Colosse constitue un étonnant tableau des fonctionnaires impériaux, et présente comme une vue en raccourci de l'administration civile et militaire de l'Egypte romaine, aux deux premiers siècles de notre ère (2),

(1) 63, 64, 68, 70, 71, 76, 77, 80-82, 84, 87-91, 95-98, 100, 102-107. (2) Sur l'origine des fonctionnaires romains, voir H. G. Pflaum, Les procurateurs empire romain (1950), chap. 11, pp. 170-194.

équestres sous le haut-

ETUDE

CHRONOLOGIQUE

Vingt-huit inscriptions sont datées de facon trés précise, le plus souvent

par les

années de régne des Empereurs 4), une fois par l'année du consulat de l'Empereur, (13), neuf fois, à la romaine, par le nom des consuls ?). L'inscription qui porte la date la plus haute remonte au régne de Tibére (1); la date la plus récente est du régne

de Septime Sévére (60). On peut avec certitude assigner une date à quinze inscriptions qui n'en portent pas, grāce à ce que nous savons de la carriére des signataires ou aux événements contemporains : l'inscription de Ti. Julius Lupus (3) est datée par l'année de sa charge de

préfet d'Égypte; la fonction d'archidicaste date la signature de C. Julius Dionysius (27), le titre d'adiutor celle de Quintus Apuleianus (35), et celui de beneficiarius celle de Flavius Origenes (58); le voyage d'Hadrien à Thèbes fixe la date des inscriptions qui y font allusion 9). D'autres signataires apparaissent plusieurs fois sur le Colosse, dans des textes non datés, dont l'époque peut étre fixée, sans trop d'approximation, par référence à d'autres textes dates oü figurent les mémes personnages. ll est vraisemblable, en effet, à supposer que les mentions d'un méme signataire soient relatives à plusieurs visites successives, qu'elles ne sont pas séparées par un long intervalle de temps (^. Deux inscriptions, enfin, appartiennent au régne d'Hadrien, dont le nom seul se lit sur la pierre, sans Vindication de l'année ). La chronologie est donc fixée de façon sûre

pour quarante-cinq inscriptions. Parmi ces textes, douze seulement sont antérieurs au rēgne d'Hadrien et s'étendent du rēgne de Tibēre (1) au 16 février 104 (15). Les pēlerins sont alors des voyageurs isolés : aucune des inscriptions de ce groupe ne porte la méme

date. L'affluence au Colosse ne parait pas avoir été nombreuse : les dates s'échelonnent

ü) 18 inscriptions

: 2, 4-10, 15-18, 20, 23, 34, 43, 48, 51.

(2) ], 24, 25, 38, 40, 41, 56, 57, 60. (3) 28-33. 4) On peut rapprocher ainsi 19 et 18, 39 et 38, 42 et 41, 52-53 et 51; les dates de 12 (à rapprocher de 11) et de 55 (à rapprocher de 54) demeurent conjecturales, en raison de l'incertitude qui pése sur l'identification des signataires de 11 et de 54. (5) 49, 50.

30

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

sur 84 ans. De 79 à 84, on compte environ une inscription par année !!); mais avant et aprés cette période, les pèlerinages sont plus espacés (2). Sous le règne d'Hadrien, avant le voyage de l'Empereur, les pèlerins viennent à des

dates plus rapprochées 9), Le pèlerinage d'Hadrien provoque un afflux de visiteurs, et les inscriptions se groupent alors dans le temps comme dans l'espace (4). Après le voyage de l'Empereur, jusqu'à la fin du régne d'Hadrien, la statue chantante continue à recevoir des visites assez fréquentes ` sept personnages, dont six signataires pour la seule année 134,

laissent le souvenir de leur passage (5. En revanche, la fréquence des inscriptions décroît après le règne d'Hadrien. On ne trouve plus que cinq inscriptions datées avec certitude (6). Manifestement le Colosse ne jouit plus de la méme faveur et l'ardeur des pélerins diminue avec le temps. Ces constatations ne tiennent pas compte, il est vrai, des inscriptions dont la date

demeure probable ou incertaine (au nombre de 62). Deux inscriptions n'ont qu'une date incompléte

: dans l'une (59) le lapicide précise seulement le mois, sans l'année,

qui

peut seulement étre conjecturée; dans l'autre (79), le signataire a suivi l'usage, assez répandu en Égypte (7), d'indiquer l'année, sans le nom de l'Empereur. Le plus souvent, le voyageur ne mentionne pas la date de sa visite, et l'on en est réduit à des conjectures. Cependant, pour seize inscriptions, des critéres internes ou externes qui souvent se complétent, permettent de serrer de plus prés la chronologie, sans qu'aucune date proposée puisse néanmoins être considérée comme certaine. Le nom et la qualité du signataire invitent parfois à des identifications qui, le plus souvent, demeurent hypothétiques : s'il s'agissait du grammairien alexandrin, l'inscrip-

tion d’’Amiwy (71) serait un des plus anciens textes gravés sur le Colosse (1% tiers du 19 siècle). Mais rien ne permet de l'affirmer. Un des plus récents serait daté par la

mention

des deux Auguste (59). Il n'a pas paru trop arbitraire de ranger parmi les

inscriptions datées les dix textes dont l'époque est ainsi conjecturée (8), Le contenu méme des textes, notamment des épigrammes, pourrait aider, non sans risques d'erreur, à situer dans le temps certaines inscriptions. Mais les indices ne sont

pas suffisamment probants (9), det

8, 9. 10.

) Six à sept ans entre 2 et 3, 4; huit ans entre 10 et 13; douze ans entre 13 et 15.

) 16:207 23-25. ) 28-35. Voir A. Bataille, Memn., 165.

5) 38-43, 48-50. ) 51-52, 56-58, 60. Les dates de 53-55, 59, 61 peuvent être précisées mais non déterminées exactement.

! Notamment dans les épitaphes, oü l'on ne songe pas à la postérité.

! 11, 14, 22, 36, 54; 44-47 (dates par la mention de la légion XXII); 59.

^ Cf pi 15-24:

ETUDE

CHRONOLOGIQUE

31

Enfin les critēres externes — position et paléographie de l'inscription — demeurent encore plus sujets à caution. Les positions permettent, néanmoins, dans certains cas, de

fixer un terminus post ou ante quem %), L'écriture n'est pas, le plus souvent, un critère suffisant de datation; il a paru utile d'y recourir quand il s'agissait manifestement de la méme main (?), H n'a pas été possible d'assigner de date précise à quarante-six inscriptions (3). Mais il est à peu prés certain qu'elles s'échelonnent sur la méme période de temps que les inscriptions datées avec certitude ou par hypothèse (4. Un texte de Dion Chrysostome (9) met, en effet, le Colosse de Memnon parmiles statues de dieu qui ne portent pas d'inscription. Or, si Dion Chrysostome n'a pas vu le Colosse, lors de son voyage en Égypte ®), il est du moins l'écho des voyageurs qui étaient allés à Thébes, et qui n'avaient pas, à

l'époque, remarqué d'inscriptions sur la statue. Il y a donc peu de chance pour que les inscriptions non datées puissent étre antérieures au régne de Néron. Deux inscriptions, seulement (7) remontent à une époque antérieure au séjour en Égypte de

Dion Chrysostome (8). Il faut croire aussi que les pélerins, aprés le régne d'Hadrien, ne disposaient plus que de peu d'espace sur les jambes, puisque Marius Gemellus, le 8 mai 150, pour graver une épigramme un peu longue(51), doit recourir au piedestal (cóté Sud), jusgue-lä dédaigné par les voyageurs. Il est peu probable que les visiteurs soient venus nombreux après le règne d'Hadrien, sinon ils auraient utilisé davantage le socle de la statue, au-delà de l’époque à laquelle appartient l'inscriptionla plus récente 9), Le régne de Septime Sévére fournit donc un terminus post quem, et l'on peut affirmer, sans grand risque d'erreur, que l'usage de graver des inscriptions a cessé d'étre en vigueur vers cette époque, et aprés la restaura^

tion de la statue (19),

20:945 (2) 21.

01.

(3) Elles ont été classées selon leur position sur le Colosse.

(4) On ne peut que suivre sur ce point le raisonnement de Letronne, Stat., 10-15; Rec., 322-324. (5) Cité par Letronne, Stat., 12 : Orat., XXXI, 338, 44 : Kai Méuvovos dv Aijynrw

x0A0060v eivai Aéyovot,

i. e. àveníypaQov. ç (6) En 69 p. C. Son séjour en Égypte est connu par Philostrate, Vie d’Apollonius de Tyane, 27-28. (7) Jet 2.

(8) Sur les pèlerinages en Égypte durant la «pax romana », voir N. Hohlwein, Déplacements et tourisme dans l'Égypte romaine, dans Chron. d'Égypte, 15 (1940) 253-278. (9) 60, si la lecture de la date est exacte; la date de 61 ne peut être fixée exactement. (10) Sur la restauration du Colosse et la fin du phénomène sonore, voir Letronne, Stat , 29-52.

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PREMIĒRE

PARTIE

INSCRIPTIONS

DATEES

1446395! Partie supérieure de la jambe gauche, la derniere ligne de l'inscription se trouvant à environ 3 m. 15 au-dessus du socle. Trois lignes de latin, gravées sur une hauteur d'environ 12 cm.; seules quelques lettres de la premiére ligne apparaissent sous la ligne 4 de l'inscription latine 57; les deux autres lignes sont gravées sous la ligne 5 de cette méme inscription. Hauteur des lettres : 30 mm. La gravure est trés peu pro-

fonde, et l'inscription, trés usée, est fort difficile à discerner. L'estampage n'est pas d'un grand secours, vu l'usure de la pierre. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. XXXVI. Publié, d'aprés les copies de Pococke et de Salt, par Letronne, Stat., 198, n? 38, avec transcr. en

majusc. et en minusc., trad., comment. (— Letr., Œuvres, 179, n° 38). Republié, d’après l'estampage de Nestor Hête,

par Letr., Rec., 384, n° 363, avec fac-similé dans Atlas, pl. 34, n° 7. Fac-similé

d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm.,

Bl. 181, Nr. 9 (Mommsen,

CIL, 64 suit Letr., mais

sans

restituer).

Ser(vius) ---- P----Clemen[s] M(arco) [Aur]el[io] Cott(a) Messalino co(n)s(ule) [vocem] Memnonis audi et egi gratias. DATE : l'inscription est datée du consulat de M. Aurelius Cotta Messalinus, qui était en fonctions

en 20 p. C. M, «Moi, Servius ..... Clemens, sous le consulat de M. Aurelius Cotta Messalinus, j'ai entendu la voix de Memnon et je lui ai rendu gráce.» L. 1 : aucune édition n'a relevé ces lettres difficilement visibles sur la pierre. Le nom Clemens apparait en 6, 1 et 60, 2. L. 2: Lett. et Mom. lisent : ---COMMESSALINO--- Lep. relève simplement --- MESSALINO--Letr. restitue : [le nom] cum Messalino ---.

L. 3 : Au début Letr. lit: --- NONIS et restitue : [vocem Mem]nonis. Lep. (Mom.) ne pousse pas la lecture plus loin que Letr.

L. 1 : le nom du signataire n'est pas complet. SER est l'abréviation de Servius.

(1) Degrassi, Fasti consolari (1952), p. 8.

:4

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[2]

207٤ Partie moyenne, cóté gauche de la jambe droite, la derničre ligne de l'inscription étant à 1 m. 95 au-dessus du socle. Quatre lignes de latin, gravées sur une hauteur de 7 cm., la premiére ligne mesurant 37 cm. de long. La hauteur des lettres est : 20 mm. (ligne 1); 10-12 mm. (lignes 2, 3, 4). L'inscription est gravée avec soin, assez profondément. Une cassure de la pierre borde le cóté droit de l'inscription et a fait disparaitre quelques lettres à la fin de la ligne 3. La surface de la pierre est un peu érodée à la derniere ligne. Copie, estampage ; photographie de l'estampage, pl. XXII. . Publié, d'aprés les copies de Girard,

Hamilton et Salt, par Letronne, Stat., 119-121, n? 1, avec

transcr. en majusc. et en minusc., comment. (= Letr., Œuvres, 103-105, n° 1). D’après l'estampage de Nestor l'Hóte, republié avec

comment.

plus développé

par Letr., Rec., 328-331, n9 325; fac-

similé Atlas, pl. 32, n? 12. Fac-similé d'aprés la pierre, par Lepsius, Denkm.,

Bl. 101, Nr. 43.

Mommsen, CIL, 30 suit Letronne aprés s'étre reporté à l'estampage de Lep., et rectifie la date (Dessau, ILS, 8759 a suit Mom.).

1

|

A(ulus) Instuleius Tenax primipilaris leg(ionis) XII Fulmiratae et C(aius) Valerius Priscus (centurio) leg(ionis) XXII et L(ucius) Quintius Viator decurio audimus

4

Memnon [em]

anno XI Neronis Imp(eratoris) n(ostri) XVII K(alendas) April(es) h[ora- -] DATE

: l'inscription est datée du 17 des calendes

d'avril, l'an

11 de Néron,

c’est-à-dire

du

16 mars 65 p. C.

« Nous, Aulus Instuleius Tenax, ancien centurion primipile de la douziéme légion, surnommée

Fulminata,

et Caius

Valerius

Priscus, centurion de la vingt-deuxieme

légion, et Lucius Quintius Viator, décurion, nous avons entendu Memnon, l'an 11 de Neron, notre Empereur, le 16 des calendes d'avril, à la ... heure.» L. 3 : la cassure de la pierre n'entamait pas l'inscription du temps de Salt et Girard qui relévent : Memnonem, en toutes lettres; MEMNOMEM, Lep., mais Mom. voit seulement MEMNON (que montre la pierre) sur l'estampage de Lep.

L. 1 : Le méme personnage

apparaît, comme

centurion de la legio X Fretensis

dans une inscription grecque d'Ascalon (Syrie) : H GovAn(s)| xau 6 duos Qov

|Ivoro-

Aren 1 ēvaxa |Enarovrapynv| Xeyiwvos dexdrns| Dpernoias súvolas [évexa U. 11 s'agit ici de trois vétérars, respectueux de la hiérarchie militaire, car ils ont signé selon l'ordre d'importance de leur grade. (1) D. G. Hogarth, Palest. Expl. Fund, 54 (1922), p. 22, n° 1 (Ann. épigr., 1923, 83; SEG, I, 552).

[3]

AVANT

HADRIEN

33

L. 2 : il s'agit de la légion XXII Deiotariana qui a sans doute disparu dans la

guerre des Juifs vers 132-135 p. C. (®©. Les inscriptions où se trouve mentionnée cette légion sont donc antérieures à 135. Le surnom

de la légion n'apparait dans un texte

daté que sous Trajan (2).

3 (D. 29). Dessus du pied droit, au bord de la cassure antérieure délimitant actuellement le pied. Cinq lignes de latin, inégalement conservées, gravées sur une hauteur de 23 cm.,la premiére ligne mesurant 14 cm., la

deuxiéme

20 cm. de long. La hauteur des lettres est d'environ 30 mm.

Si les deux premiéres lignes

semblent avoir été conservées intégralement, en revanche les trois derniéres sont amputées

de leur fin, à

cause de la brisure du pied ; peut-étre d'autres lignes, aujourd'hui disparues, contenaient-elles l'indication de la date. Copie, estampage ; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. XXXII. Publié,

d'aprés les copies

transcr. en majusc., comment. Pestampage

de Pococke

et de Salt, par Letronne,

Stat., 121-122, n? 2, avec

et fac-similé, pl. 2 (= Letr., Œuvres, 105-106, n° 2). Republié, d’après

de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 331, n° 326; fac-similé dans l'Atlas, pl. 33, n° 29.

Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 30. Se reportant à l'estampage de Lep., Momsen, CIL, 31 suit Letr.

1

4

Ti(berius) Iulius Lupus, pr(aefectus) Aeg(ypti) audi Memn[onem] hora p[rima]

DP

Dare : l'inscription n'est pas datée, mais on sait que son signataire était préfet d’Egypte en 020۳

«Moi, Tiberius Julius Lupus 9), préfet d'Égypte, j'ai entendu Memnon, à la premiere heure... >

(1) Lesquier, Armée romaine, 48-49. (2) Sur la legio XII Fulminata, voir Ritterling, ibid., 1791-1797, et Lesquier, Armée romaine, 40-55.

PW,

s. v. legio, 1705-1710.

Sur la legio XXII, voir

(8) Le préfet Ti. Julius Lupus est étudié par Cantarelli, Memorie Ac. dei Lincei, 1906, 76-77, n? 26; il est cité par Lesquier, Armée romaine, 512 et n. 1; et par Gauthier, Le Livre des Rois, t. 5 (1917), 258, n. 17, et 75, n. 3. Voir aussi Stein, Präfekten, 40. 11 figure dans la liste dressée par Reinmuth, PW, s. v. praefectus Aegypti (1940), 2370. Cf. aussi P. Bureth, Bull. Fac. Lettres Strasbourg, 33 (1954), 135-148 : Documents papyrologiques relatifs aux préfets d’Egypte. Essai de classement méthodique (Bull., 1955, 61). Nouvelle liste, mise à jour, donnée par O. W. Reinmuth, PW, Suppl. Bd., VIII (1956), col. 525-539. 3:

36

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[4]

L. 2: AEG, Letr.; AEg, Mom. Le G est nettement visible sur.la pierre.

L. 3 : Pestampage de Lep. et les copies dont se sert Letr. indiquent que la ligne était moins entamée jadis : audi Memn- - -, portait la pierre. On voit seulement ME - - L. 4 : le fac-similé de Lep. ne donne pas les deux lettres finales retenues par Letr. : PRima; Mom. voit seulement HORA. On distingue le sommet de R et 4, puis un petit P et la trace d'une lettre indistincte. Ë L. 5 : Fe, Letr. qui pense à Fe[bruarias] ou plus volontiers à fe[liciter]; Mom. distingue FT, au bord de la cassure.

L. 5 : Pestampage n'a pas retenu les deux lettres finales de l'inscription aujourd'hui lisible : fe, que la copie a notées et qui se trouvent restitution s'offrent : ou bien il s'agit de Vindication précédente contiendrait l'indication du jour et de vraisemblablement, il s'agit de l'adverbe fe[liciter],

sur la pierre. Deux possibilités de du mois : fe[bruarias], et la ligne la partie du mois; ou bien, plus qu'on trouve en 58, comme on lit

eüruyms sur l'inscription du socle, côté sud (51). Cette interprétation, adoptée par Letronne, rend cette action de gráce d'autant plus touchante que Ti. Julius Lupus devait mourir peu de temps aprés sa visite au Colosse 0).

A (D. 22). Milieu du cou-de-pied droit, immédiatement sous la petite cassure en forme de coin. Six lignes de latin — dont les deux premiéres ont disparu — gravées sur une hauteur de 20 cm. environ. Chaque ligne mesure environ 32 cm. de long. La hauteur des lettres est de 20 mm. à 25 mm. La cassure triangulaire a fait disparaitre les deux premiéres lignes, dont il ne subsiste que des lettres incomplétes, au début; dans les lignes suivantes, la gravure est fort usée sur toute la moitié droite de l'inscription ; la dernière ligne se

confond, «n quelques points, avec la premiére ligne de l'inscription latine 10, gravée postérieurement. Copie, estampage ; photographie de l'estampage, pl. XXIX.

Publié par Letronne, Stat., 125-127, n° 4, d’après les copies de Pococke et de Norden, d'une

part, qui donnent les deux premiéres lignes complétes; d'aprés la copie de Salt, d'autre part, qui n'indique plus que des vestiges au début de ces deux lignes : transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (= Letr., Œuvres, 108-110, n° 4). Republié aprés collationnement avec l'estampage de Nestor L'Hóte, qui ne porte pas trace des deux premiéres lignes disparues, par Letronne, Rec., 333-335, n° 328, avec fac-similé dans Atlas, pl. 33, n° 22. Fac-similé d’après la pierre, par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 27, qui n'a pu relever les deux lignes disparues. Mommsen, CIL, 32 retrouve dans l'estampage de Lep. l'indication du quantiéme du mois, omis par Lep. et tous les autres.

(1) On le sait par Pline, H. N., 19, 2.

[4]

AVANT

HADRIEN

37

Í

L(ucius) Iunius Calvinus

4

praef(ectus) montis Berenic(idis) audivi Memnonem cu[m] Minicia Rustica uxore XV K(alendas) Apriles hor(a) II anno IV Imp(eratoris) n(ostri) Vespasiani Augusti.

DATE : l'inscription est datée du 15 des calendes d'avril, de la quatrième année du règne de Vespasien, c'est-à-dire du 18 mars 72 p. C.

«Moi, Lucius Junius Calvinus, commandant de la montagne de Bérénice, j'ai entendu Memnon, en compagnie de ma femme Minicia Rustica, le 15 des calendes d'avril, à la deuxiéme heure, la quatrieme année de notre Empereur Vespasien Auguste.» L. 1 : seuls restent des vestiges des trois premières lettres. La ligne n'a été lue que par Poc. et Nor., suivis par tous.

L. 2 : la ligne n'a été lue que par Poc. et Nor. Il ne reste maintenant que des traces des trois premiéres lettres. La fonction a été reconnue par Letr. L. 3 : CV ---, Nord., Mom.

L. 4 quantiéme L. 5 L.

: Mom. est le seul à retrouver l'indication finale, pourtant encore visible sur la pierre, du du mois. : APRILIS, Lep. Le E avant S est certain. 6: AVGVS, Mom. La finale TI apparait sur notre estampage.

L. 1 : ce nom n’apparait en Égypte que sur le Colosse. L. 2 : la région de Bérénice a livré bon nombre d'inscriptions (1). Le titre du préfet a varié, et l'on trouve, dans des textes datant d'une méme année (2), «préfet de Bérénice» et «préfet de la montagne de Bérénice». Il est certain

que les pouvoirs du « préfet de la montagne de Bérénice»

ne s'étendaient pas seulement

au gebel Zabarah, voisin de la ville, mais sur toute la route de Coptos au port (3) et,

selon Lesquier, sur toutes les routes et tous les établissements de cette partie du désert oriental, au fur et à mesure de leur création. Un autre préfet de Bérénice a signé sur le Colosse, en 14. 0) Sur les inscriptions dela région de Bérénice voir notamment, pour compléter le Rec. de Letr., G. Daressy, Ann.

Serv. Ant. Eg., 22 (1922), 169-184

: Berenice et El Abraq, avec bibliographie dans les notes et

fac-similés d'inscriptions grecques trés mutilées, fig. 6; D. Meredith, JRS, 43 (1953), 38-40 : Annius Plocamus, two inscriptions from the Berenice road; id., Chron. Eg., 29 (1954), 281-287 : Inscriptions from the Berenice road (Bull. 1955, 273); et Chr. Eg., 28 (1953), 126-141

: Eastern desert of Egypt. Sur Bérénice, en derni:r

lieu, cf. D. Meredith, Berenice Troglodytica, dans JEA, 43 (déc. 1957), 56-70 ; la ville, le port etle temple, d’après des notes manuscrites de Wilkinson (1826), avec 4 pl. excellentes.

(2 Sur les préfets de Bérénice, voir Lesquier, Armée romaine, 152-153 et passim; surle titre du préfet, ibid., p. 428-429. (3) K. Fitzler, Steinbrüche und Bergwerke (1910), 8 et 100.

38

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[5]

5 (G. 19). Jambe gauche, partie moyenne, à 1 m. 80 environ du socle. Neuf lignes de grec, gravées sur une hauteur de 30 cm., la plus longue ligne — la cinquiéme — mesurant 24 cm. La hauteur des lettres est d'environ 20 mm. Une profonde fissure empéche de lire, sur toute la hauteur, le cóté gauche de l'inscription. A droite, la surface de la roche est tombée, en sorte que seule la fin des lignes 4, 5, 7 et 9 est visible. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XLV.

Publié par Letronne, Stat., 129-130, n? 6, d'aprés la copie de Salt, avec transcr. en majusc.

et

en minusc., trad., petit comment. (Letr., (Euvres, 113, n9 6); (d’oü Franz, CIG, 4719). Reproduite par Letr., Rec. 337, n° 330, d’après l’estampage de Nestor L'Hóte, avec transcr., trad., même comment., fac-similé dans 1'Atlas, pl. 35, n° 19; fac-similé

d’après la pierre par Lepsius, Denkm.,

BI. 79, Nr. 106 (Franz, CIG, add., p. 1200, n° 4719, d’après les interpolations IGR, 1194, reprend à peu prés Franz; Kiessling, Sammelb., 8336).

d

de Bailie; Cagnat.

„..02 KAavdios HP - - [öx Jovoa Meuvov| os]

[our] “AysAdei xou . 4

.... pas a (rer) nAtro|0‫م‬0050‎s Kaioapos Oysomanı-

[avot ZeSļaarot unvi ‘A|Ovo]

DATE : l'inscription est datée de l'an 8 de Vespasien, c'est-à-dire de MOP

GC:

«Moi, ...us Claudius Hé..., j'ai entendu Memnon, en compagnie d’ Achille et de... à la premiere heure, l'an 8 de VEmpereur César Vespasien Auguste, au mois de Hathyr, et je me suis souvenu de... et de Denys et de leur... . » L. 1 : la pierre ne porte que --os restitué en |TeStpe]os par Letr., et accepté par tous les éditeurs. HP-- de la fin a été restitué en “Ho [27] par Letr. ex. gratia (Cag., Kies.); ecd Fr.; Letr., Rec. renonce à restituer; “Hola Bo Keanoisl est une interpolation de Bailie et n'a pas été retenu, n’apparaissant pas dans Lep.

L. 2 : Ménvov[os. . . .], Letr., a été restitué en Méuvorlos oùv||, Fr.

L. 4 : avant dpas, «peut-être [évrés]», Letr.; l'incertitude sur la longueur de la ligne a fait proposer les coupures suivantes :Aüro|xp|dropols, Letr.; Au[roxpa|ropo]s, Fr.; Adro|[xpdropoļs, Cag.

[5]

AVANT HADRIEN

39

L. 5 : la fin de la ligne, bien visible, condamne les coupures : Oleorradiļavoü XeElaoroú, Letr.; Ovecrac|savoÿ]||, Fr. L. 6 : le nom du mois, omis dans Stat. est proposé dans le Rec. par Lett, : unvl d¡%p...)!. L. 7 : la restitution |. .pe|uvnypövos de Lett. est en fait une lecture. L. 9 : [rûv ddelAQóv est proposé par Bail., Cag., Kies., contre ---[aJúrav--- de Letr., Fr., Lep.

L. 1: la mutilation du prénom et du surnom rend difficile l'identification. du personnage. Au début de la ligne, |Idfļos serait peut-être préférable à [T:6žp:]os, car il semble bien que l'aréte visible à gauche de la crevasse marque la limite de la plaque détachée de la pierre; d'autre part, les premiéres lignes paraissent avoir été de longueur égale. Mais il faut avouer que tout autre prénom court, terminé en -os, pourrait convenir. Pour combler la lacune à la fin de la ligne, on pourrait songer à “Hp[as] et

reconnaitre un soldat que Lesquier fait figurer dans sa prosopographie de l'armée romaine d'Égypte. D s'agit d'un [TiÉépros Kāavdtos| "Hpās que fait connaître une inscription grecque de Pessinonte U, et qui a été préfet d'une cohors Ituraeorum, puis

successivement, tribun de la legio XII Fulminata

et III Cyrenaica. On pourrait

admettre qu'aprés avoir fait partie de ces vieilles troupes de Vespasien, vetus Vespasiani miles ?), que Titus emmena assiéger Jérusalem (9), le personnage est venu en pelerinage à Thébes, quand il servait dans la legio III Cyrenaica qui partageait avec la legio XXII Deiotariana le service en Haute Égypte. Mais l'incertitude qui plane sur les noms rend l'identification conjecturale.

L. 4 : [švrõs] pourrait remplir la lacune (4), mais si elle contenait la fin du nom propre, le génitif, tout comme le datif, conviendrait pour indiquer l'heure. Selon l'usage le plus fréquent dans les inscriptions du Colosse 9), l'année est désignée par

le sigle L, développé deux fois en ¿res (34, 35; peut-être 74); (ērovs) serait aussi possible. L. 8 : tout autre génitif d'un nom commençant par Atoyvot--- (6) serait possible. L. 9 : pour remplir la lacune, on pourrait avoir [xoi rw» malðwv| ou [xoi To»

Gwr].

(1) Körte, Ath. Mitt., 22 (1897), 38, n° 23; IGR, Ill, 230.

(2) Tacite, Hist., 5, 1. (3) Vers la fin de l'hiver 69-70; Lesquier, Armée romaine, 22. (4) Cf, 32, 3; 33, 6 par exemple. 5) Voir 18, 20, 23, 43, 49, 79. (6) Par exemple, Aiovvaia, Atovuoiddns, Atovuotavos, Atovuctás, etc.

40)

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[6]

O IG. DE Partie supérieure, cóté droit de la jambe gauche, la derniére ligne de l'iuscription se trouvant à environ 4 m. du socle. Cinq lignes de latin, gravées sur une hauteur de 28 cm. La premiére ligne mesure 50 cm. de long; la troisiéme, 33 cm. La hauteur des lettres diminue de la premiére à la derniére ligne, passant de

50 mm. (premiere ligne) à 35 mm. (deuxiéme ligne), puis à 20 mm. (autres lignes). L'inscription est au bord de la grande cassure qui a enlevé à peu prés tout le mollet. Le début de la ligne 4 et de la ligne 5 manque, mais il semble, vu la régularité de la disposition, qu'elles avaient la méme longueur que les lignes 2 et 3. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XXXV.

Publié, d'aprés la copie de Salt, par Letronne, Stat., 122-125, n? 3, avec transcr. en majusc. et en minusc., comment. (= Letr., Œuvres, 106-108, n° 3). Republié, d’après l'estampage de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 331-333, n° 327, avec méme

comment.

et fac-similé dans Atlas, pl. 34, n° 2. Fac-

similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr.36. Mommsen, CIL, 33 corrige Letr. gráce à l'estampage de Lep.

1

T(itus) Suedius Clemens praef(ectus) castror(um)

audi Mem(m)none(m) 4

III Idus Novembres

[hor(a)] I anno II T(iti) Imp(eratoris) n(ostri). DATE : l'inscription est datée du 3 des ides de novembre 12 novembre 79 p. C.

de l'an 2 de Titus, c’est-à-dire du

« Moi, Titus Suedius Clemens, préfet du camp, jai entendu Memnon le 3 des ides de novembre, l'an 2 de Titus notre Empereur. » L. 1 : le T initial, visible sur la pierre, n'a été suppléé que par Mom. qui indique un point avant Suedius. L. 2 : Lep. relève à tort un V (non conservé par Mom.), à la fin de la ligne. L. 3 : Mom. d'aprés Lep. souligne le déplacement du M final : MEMMNONE (sic). L. 4 : Letr. (Stat. et Rec.) lit : III avant Idus. Lep. (Mom.) relève : II. L. 5 : aucun éditeur n'a noté le chiffre 7, visible sur la pierre àu début de la ligne. Letr. (Stat. et Rec.) a pris le T de T(iti) pour un chiffre et a lu : anno III Imp. n. Lep. (Mom.) a fait justice de cette erreur.

L. 1 : bien que Tacite n'ait pas indiqué le prénom, il n'y a pas lieu de rejeter le

rapprochement que fait Letronne avec Tacite (Hist., I, 87 et II, 12) oü il est parlé d'un

[7]

AVANT HADRIEN

Suedius

Clemens,

ancien centurion

primipile,

chargé par Othon

41

d’attaquer la Gaule

Narbonnaise. Ce gue Tacite (Hist., II, 12) dit de ce rude soldat : «Suedius Clemens ambitioso imperio regebat, ut adversus modestiam disciplinae corruptus, ita proeliorum avidus », expliguerait assez cet avancement du grade de centurion primipile sous Othon

ā celui de prēfet du camp sous Titus. Ce «baroudeur» sorti du rang čtait bien choisi pour venir faire régner l'ordre en terre d'Afrique. Lesguier !! rappelle que le P. Gen.

lat., I, 2 cite ce militaire en 81-82 p. C.; il signale (? que, primipile en 69, préfet du camp en 79, T. Suedius Clemens était sous Vespasien tribun d'une cohorte prétorienne 9), En Égypte, la charge de préfet du camp était identique à une préfecture de

légion à salaire ducénaire (4), L. 4 : la ligne 3 étant exactement alignée sur la ligne 2, il est vraisemblable qu'il eu était de méme de la ligne 4. L'adjonction d'une unité comble à peu prés la lacune. Au demeurant, Letronne a lu III avant Idus.

L. 5 : Pobjection de Letronne 5 contre l'an III de Titus disparaît à l'examen de la pierre, le T étant parfaitement visible après II. L'abréviation du nom

de PEm-

pereur se retrouve en 7, 3 et 6, par exemple.

DUS). Partie supérieure, antérieure, de la jambe droite, la derniére ligne de l'inscription étant à environ 3 m. 75 au-dessus du socle. Neuf lignes de latin, gravées sur une hauteur de 34 cm., la ligne la plus longue, la cinquiéme, mesurant 67 cm. de long. La hauteur des lettres est de 35 mm. à 40 mm., à la premiére ligne; de 20 mm. à 25 mm. aux lignes suivantes. Sauf en de rares endroits, usés, la surface de la pierre est bien lisible, la gravure étant réguliére et soignée. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estam-

page, pl. XIV. Publié, d'aprés les copies de Pococke et de Salt, par Letronne, Stat., 127-129, n? 5, avec transcr.

en majusc., trad., comment.

(= Letr., Œuvres, 111-112, n° 5). Republié,

d’après l'estampage de

Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 335-336, n° 329, avec des corrections, trad., comment. `fac-similé dans l'Atlas, pl. 31, n° 3. Fac-similé d’après la pierre, par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 31. Mommsen,

CIL, 34 corrige Letr. gráce à l'estampage de Lep. (Dessau, ILS, 8759 b et add. suit Mom.).

1) Armee romaine, 547.

2) Ibid., 125 et n. 7. (3) Voir Klebs et Dessau, Prosop. Imp. Rom., Il, 277, n° 687.

4) B. Dobson, The primipilares of the Roman Army, II, 212, n° 425. (5) Stat., 123, n. 1; Rec., 332, n. 1.

42

INSCRIPTIONS

1

DU COLOSSE

DE MEMNON

[71

L(ucius) Tanicius L(ucii) f(ilius) Vol(tinia) Verus Viennae ` (centurio) leg(ionis) III Cyr(enaicae) audi Mem(m)none(m) VII Idus Novembr(es) ann(o) III T(iti) Imp(eratoris) n(ostri) et VII K(alendas) [lanuar(ias)

4

et XVIII K(alendas) Febr(uarias) et IV Non(as) easdem et V Idus eas(dem) et XIII K(alendas) Mart(ias) et VIII K(alendas) Mart(ias) [et VII Id(us) Mar(tias)

et VII Idus Ian(uarias) bis anno III T(iti) Imp(eratoris) Aug(usti) et XV K(alendas) Mart(ias) et VII Idus easdem h(ora) IT 8

et VIII Idus Apriles ann(i) eiusdem h(ora) I item IV Non(as) Iunias anni eiusdem h(ora) IV.

DATE : l'inscription porte une série de dates remontant à l'an 3 de Titus et allant du 7 des ides de novembre (7 nov. 80 p. C.) au 4 des nones de juin (2 juin 81 p. C.). «Moi,

Lucius

Tanicius, fils de Lucius,

Vienne, centurion

de la troisióme

de la tribu

légion

Voltinia,

Verus,

originaire

Cyrénaique, j'ai entendu

de

Memnon,

le 7 des ides de novembre (— 7 novembre 80 p. C.) de l'an 3 de Titus notre Empereur, et le 7 des calendes de janvier (— 26 décembre), et le 18 des calendes de février (— 15 janvier 81 p. C.), et le 4 des nones de ce mois (— 2 février), et le 5 des ides de ce mois (— 9 février), et le 13 des calendes de mars (— 17 février), et

le 8 des calendes de mars (— 22 février), et le 7 des ides de mars (— 9 mars), et le 7 des ides de janvier (— 7 janvier) deux fois, l'an 3 de Titus l'Empereur Auguste, et le 15 des calendes de mars (— 15 février), et le 7 des ides de ce mois (— 9 mars), à la deuxičme heure, et le 8 des ides d'avril (— 6 avril) de la méme année, à la première heure, et de nouveau le 4 des nones de juin (= 2 juin) de la méme année,

à la quatriéme heure.» L. 1 : le prénom a été mal lu par Letr., ainsi que le nom et le patronyme; il propose (Stat.) : M(arcus) Anicius I(ulii) f(ilius); puis (Rec.) : M(arcus) Anicius T(iti) f(ilius). Lep. se trompa aussi, notant : T(itus) Tanicius I(ulii) f(ilius). Le dessin du L, avec la barre inférieure trés courte, préte à confusion soit avec T, soit avec I; mais Mom. lit bien : L(ucius) Tanicius L(ucii) f(ilius). La fin de la ligne a été mal lue par Letr., qui écrit (Stat.) : Vienna [...legioļnis; puis (Rec.) : Viennai. Mais le E final est noté par Lep., et Mom. (Des.) adopte, à juste titre, Viennae. L. 2 : l'abréviation initiale : 7 (centurio), n'a été notée que par Lep. (Mom., Des.). Le S final de la ligne 1 de l'inscription 24 vient empiéter sur le début de la ligne et a gêné la lecture. Letz. (Stat. et Rec.) lit : [legio]|nis 77 Lep. (Mom., Des.) : leg. III. A la fin de la ligne, la date est mal lue par Letz, : IV Idus (Stat); VI Idus (Rec.). Lep. (Mom.,

Des.) lit bien : VII Idus.

|

[7]

AVANT

HADRIEN

43

La graphie : Memmnone est gravée sur la pierre et a été notée par Lep. (Mom., Des.). L. 3 : le O de anno

a la forme

d'un D, note seul Mom. Letr. oublie la lettre initiale du nom

de l'Empereur et écrit (Stat. et Rec.) : anno III Imp(eratoris). Lep. (Mom., Des.) rectifie : anno III T(iti) Imp(eratoris). L. 4 : la date finale, d'abord bien lue par Letr. (Stat.) : et V Idus, est mal corrigée ensuite (Rec.) : et VI |Id(us). Cependant Lep. (Mom., Des.) vérifie la première lecture de Letz, L. 5 : Letr. (Stat.) lit : IAIDET. XIII K. MARTETXIIMARTETVIIIDMA.

Tl essaie fautive-

ment de préciser (Rec.) : I(dus) et XIII K(alendas) Mart(ias) et VII K(alendas) Mart(ias) et XIII Id(us) Mar(tias). Lep. relève par erreur : XII ID. MAR.,

ce que Mom. corrige en : VII. ID. MAR,

conforme à la pierre. L. 6 : au début, Letr. lit à tort : et VII. Id. Iun. (Stat.); i1 corrige (Rec.) : et VII Id(us) lan(uarias) adopté par Lep. (Mom., Des.). Le chiffre de l'année a été mal lu par Letr. (Stat) : anno 1111 Imp. Aug., écrit : anno IV Imp(eratoris) Aug(usti) (Rec.). Lep. (Mom., Des.) déchiffre la pierre : anno III. T. Imp. Aug. L. 7 : Letr. (Stat.) lit mal la fin : et VII Id. ejusdem.

Dans le Rec., il altēre la fin et le début,

proposant : et V K(alendas) Mart(ias) et VII Idus audim(us) et. Lep. (Mom., Des.) lit bien : et XV K. Mart. et VII Idus easdem h. II. L. 8 : le et initial est omis par Letr. (Stat. et Rec.). Il est noté par Lep. et Mom. (Des.).

L'indication finale de l'heure : ^. I, manque chez Letr. (Stat. et Rec.) ainsi que chez Lep. et Mom. Il faut lire avec Lep. (Mom., Des.)

: ANNEIVSDEM.

D'abord B, regravé en R, dans Apriles.

L. 9 : Letr. (Stat. et Rec.) omet, à la fin de la ligne, l'indication de l'heure. À tort, Lep. lit : h. II, et Mom. : h. I. La pierre porte : h. IV.

L. 1 : Tanicius est un gentilice fort rare t. Vol. doit être lu : Vol(tinia car on n’exprime pas le mot tribus. Viennae est Vindication de la patrie, lement placée aprés le cognomen; comme dans l'indication du domicile (25, 2), de la ville peut se présenter au génitif, s'il est au singulier et appartient à la 17°

tribu), normale nom ou à la

2e déclinaison 2); il s'agit de Vienne sur le Rhône. L. 2 : la legio III Cyrenaica est une des trois légions ayant servi en Égypte,

d'Auguste à Dioclétien (3). Elle devait être stationnée en Haute Égypte pour que le centurion pūt aller treize fois écouter Memnon. Sauf une fois, op il se déplaca le 2 juin, le centurion (4) venait en hiver ou au début du printemps, saisons les plus propices aux excursions en Haute Égypte. L. 6-7 : les deux dates : VII Idus Ian. et XV K. Mart., ne sont pas à leur place (1) On n'en reléve aucun exemple dans C/L, VI ni dans CIL, VIII. (2) R. Cagnat, Cours d'épigraphie latine (4° édition, 1914), 64. (3) Voir Lesquier, Armee romaine, 56-63. (4) Dessau indique à tort que le méme personnage

apparait dans une inscription trouvée prés du mur

d'Antonin (Vallum Pii) en Écosse, CIL, VII, 1124 : Deo Silvano L(ucius) Tanicus (sic) Verus praef(ectus) v(otum) s(olvit) l(aetus) libens). H s'agit d'un descendant du personnage, vu la date du Vallum Pii et la rareté du gentilice.

INSCRIPTIONS

44

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[8]

chronologique. En les faisant ajouter, le signataire a répété’la date finale de la ligne 5.

Peut-étre est-ce parce qu'il n'avait pas indiqué l'heure, à la ligne 5, que le centurion l'indique ici, en répétant la date : VII Id. Mar.

8 (D. 2). Partie supérieure de la jambe droite, sur le devant de la jambe, la dernière ligne de l'inscription étant à 4 m. 10 au-dessus du socle. Six lignes de latin, gravées sur une hauteur de 40 cm., la premiére ligne mesurant 63 cm. de longueur. La hauteur des lettres est de 40 mm. à 50 mm. elles sont profondément et soigneusement gravées. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XIII. š

Publié, d'aprës les copies de Norden, Pococke, Girard et Salt, par Letronne, Stat., 130-131, n° 7 avec transcr. en majusc. et comment. (= Letronne, (Euvres, 114, n° 7). Republié, d'aprës l'estampage de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 337-338, n? 331 avec fac-similé dans l'Atlas, pl. 31, n9 2. Fac-similé

d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 28. Mommsen, CIL, 35 corrige Letr. gráce à l'estampage de Lep. (Dessau, ILS, 8759 c suit Mom.).

1

4

Funisulana Vettulla C(aii) Tetti(i) Africani praef(ecti) Aeg(ypti) uxor audi Memnonem pr(idie) Id(us) Febr(uarias) hora (prima et dimidia) anno I Imp(eratoris) Domitiani Aug(usti) cum iam tertio venissem

DATE : l'inscription est datée de la veille des ides de février, de l'an 1 de Domitien, c'est-à-dire

du 12 février 82 p. C.

«Moi, Funisulana

Vettulla ©), femme de Caius Tettius Africanus, préfet d’Egypte,

j ai entendu Memnon, la veille des ides de février, ü la premiere heure et demie,

l'an premier de l'Empereur Domitien Auguste, étant venue alors pour la troisieme fois.» En deux points seulement Lep. (Mom., Des.) améliore Letr. en reproduisant ce que montre clairement la pierre : L. 1 : VETVLLA, Letr. (Rec.) qui indique les deux T dans Stat. L. 2 : au début, Letr. transcrivait : C. Lelii; Lep. (Mom., Des.) corrige en : C. Tetti. A la fin, Letr. transcrivait : praef. Ae.; Lep. (Mom.) lit : praef. Aug. Des. v voit une faute du lapicide, pour A(e)g., et ne retient pas l'explication de Mom. "3". On voit un Y transformé ensuite en E. (2 d'Égypte (2) Augusti potest ut

A. Stein, Prosop. Imp. Rom., Ill, p. 226, n° 571 souligne le lien qui existe entre la femme du préfet et L. Funisulanus Charisius, dont le nom apparait deux fois sur le Colosse (18, 19). Scriptor fortasse non lapsus est; praefectus enim Aegypti omni tempore recte dici potuit praefectus similisque appellatio praefecti Augustalis cum seriore aetate in sollemnem usum recepta sit, fieri vulgo diu ante obtinuerit (Mommsen).

[9]

AVANT

HADRIEN

45

L. 2 : le nom complet de ce préfet est connu par une stèle de Schedia, datée de

l'an 3 de Titus, c'est-à-dire de 80/81 p. C. ®©. On y lit, 1. 3-5 : ---émi Palou Terriov [email protected] Kacoravos Ipioxov 3yeuóvos (2. D’après Reinmuth, cette préfecture se place entre celle de Ti.lulius Lupus (70? à 72) et celle de L. Laberius Maximus (9 juin 83) 13). L. 5 : la titulature de l'Empereur est moins développée ici que dans l'inscription 13, par exemple,

parce que l'inscription 8 se place au début du régne, qui commenga

le 13 septembre 81. Domitien ne prit pas le surnom de Germanicus, qu'on lit en 13, 2, dés le début de son principat, mais, d'aprés Suétone (Domit., 13), seulement aprés qu'il eüt célébré deux triomphes. Le nom de l'empereur n'a pas été martelé, pas plus ici duen 73, T. L. 6 : Funisulana Vettulla était déjà venue deux fois, sans succés, entendre Memnon. Elle accompagnait son mari en Égypte, mais il est probable qu'elle était seule lors de sa troisiéme visite au Colosse, puisque c'est elle qui a rédigé l'inscription et non le préfet d'Égypte. Quand le fonctionnaire impérial vient en compagnie de sa femme, c'est toujours lui, en effet, qui est l'auteur de l'inscription (cf. 4, 41, 79). Plus tard, l'impératrice Sabine entendra de méme Memnon sans Hadrien (32). L'em-

pressement que mettent les femmes à venir auprés du Colosse est révélateur de la vogue mondaine dont il était l'objet. Il s'agissait d'une curiosité qui attirait particuliérement les touristes au cours de leur voyage au pays mystérieux des Pharaons.

9

(entre les jambes, 2).

Entre les jambes du Colosse, sous le pagne, sur le signe «héqua», un peu plus bas que les genoux, inscription

latine de 5 lignes, gravées sur une hauteur de 20 cm. La plus longue ligne, la premiére, mesure 36 cm. de longueur. Hauteur des lettres : 20 mm. à 30 mm. La gravure est soignée. La hauteur des lettres va décroissant. Les mots sont séparés par des points. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XII.

Publié trés incomplétement par Letronne, Rec., 418, n° 411, d’après l'estampage de Nestor l’Hôte, qui ne permet pas de préciser la position du texte, sans transcr., avec trad. sommaire, fac-similé incomplet dans "Atlas, pl. 37, n° 411; voir add. p. 551. D’après la pierre, Lepsius, Denkm., B1. 101,

Nr. 24, donne un fac-similé plus complet. Mommsen, de Lep.

CIL, 50 améliore le texte gráce à l'estampage

(1) Dittenberger, OGI, n° 672. (3) Ce préfet, C. Tettius Africanus Cassianus Priscus, est étudié par Cantarelli, Mem. Ac. Lincei, 1906, 77-78; cf. Gauthier, Rois, t. 5 (1917), 88 et n. 1; Lesquier, Armee romaine, 512; Stein, Präfekten, 41;

Reinmuth, P W, s. v. praefectus; ibid., Suppl. Bd., VIII, col. 529. (3) Sur le titre « Préfet Augustal», donné au préfet d'Égypte, voir les explications de Reinmuth, au début de l'article cité.

INSCRIPTIONS

46

1

4

DU

COLOSSE

[9]

DE MEMNON

Sabinius Fuscus

praef(ectus) coh(ortis) I Hisp(anorum) eg(uitatae) audi VII Idus Mart(ias) anno III (III) [D](omitiani) Imp(eratoris) Aug(usti) h(ora) TI bis.

DATE : l'inscription est datée du 7 des ides de mars,

de l'an 3 de Domitien,

c'est-à-dire

du

9 mars 83 p. C.

«Moi, Sabinius Fuscus, préfet de la premiére cohorte montée espagnole, j'ai entendu, le 7 des ides de mars, la troisième année Auguste, à la deuxičme heure, deux fois.» L. 1 : Letr. écrit par erreur : Sabinus;

du règne

Lep. lit : SAB . NIVS:

de Domitien

Mom.

l'Empereur

rétablit : Sab[i]nius.

Le

premier J est visible sur le signe héqua, avec lequel il tend à se confondre. Fuscus a été lu par tous les éditeurs.

L. 2 : LE--- HISP. , vu par Letr. (Atlas), est lu : COH.II. HISP. par Lep. Mom. hésite entre IJ et III. La pierre montre Ī. Il ne semble pas que la pierre soit gravée aprés HISP, suivi d'un point. L. 3 : le fac-similé de Lett. omet les deux premières lettres, lues : IC par Lep., qui vérifie ensuite sur son estampage la conjecture de Hanzen : EQ, adoptée par Mom. Les éditeurs hésitent sur la suite : Letr. voit seulement : AVD---I---DVS;

Lep. lit : AVDIVI.

IDVS. 11 est préférable de lire, avec Mom. AVDI VII IDVS, car le chiffre est séparé du texte par un léger espace. La pierre ne porte pas de traces de gravure aprés /DV S. On voit seulement un point. L. 4 : Letr. écrit : . NNO; Lep. (Mom.) : ANNO.

L. 5 : cette ligne est trés incomplétement lue par Letr., qui voit seulement le chiffre de l'année et le dernier mot. Aprés III, Lep. lit S, où Mom., voit l'abréviation de S(everi). La pierre, détériorée à cet endroit, montre seulement une haste verticale, qui semble le restant d'une lettre. On distingue nettement un point aprés le chiffre, suivi d'un autre point à quelque distance. L'espace qui sépare les deux points aurait difficilement permis de graver un D. La place convient seulement à T.

L. 1 : on sait Y que M. Sabinius Fuscus était préfet de la cohorte I espagnole en 83, c'est-à-dire dans la troisième année du règne de Domitien (?).

L. 2 : la photographie montre qu'il n’y a pas lieu de modifier le numéro ni le nom de la cohorte en I Flavia, comme le suggère Lesquier 9),

L. 5 : ce que l'on sait de la cohors I Hisp. condamne la datation de Mommsen (Pan 3 de Septime Sévère, c’est-à-dire 195) et assure que le nom de l'Empereur doit (1) CIL, XVI, 29; Des., ILS, 1996. (2) Voir Cichorius, P W, s. v. Fuscus. Lesquier cite le personnage, dans Armée romaine d’Egypte, 88-89 et les notes. Sur cette cohorte, voir aussi A. J. Reinach, Les Gaulois en Égypte, dans Rev. Et. anc. 13 (1911), 60. (3) Op. cit. 88, n. 3.

[10]

AVANT HADRIEN

47

étre celui de Domitien. Le lapieide aurait-il voulu corriger un T gravé antérieurement et par erreur? 11 s'est déjà trompé en gravant deux fois le chiffre de l'année. La titu-

lature de Empereur, qu'il s'agisse d'un T ou d'un D, ne paraît pas courante "),

10 (D. 24). Dessus du pied droit, au milieu du pied. Quatre lignes de latin, gravées sur une hauteur de 9 cm., chaque ligne mesurant environ 33 cm. de longueur. La hauteur des lettres est d'environ 10 mm. La gravure est généralement

nette,

un peu effacée seulement

à la fin des lignes. Copie,

estampage;

photographie

de

l'estampage, pl. XXIX. Publié, d'aprés les copies de Pococke, Girard, Hamilton n° 8, avec

transcr.

en majusc.

et comment.

et Salt, par Letronne, Stat., 131-132,

(= Letr., Œuvres,

115, n° 8). Republié, d’après l'es-

tampage de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 338, n° 332, avec fac-similé dans l'Atlas, pl. 33, n° 24. Fac-similé d'aprés la pierre, par Lep., Denkm., Bl. 101, Nr. 39. Mommsen,

CIL, 36, suit Letr. aprés

s'étre reporté à l'estampage de Lep.

1

Sex(tus) Licinius Pudens (centurio) leg(ionis) XXII XI K(alendas) Ianuarias anno 1111 Imp(eratoris)

Domitiani Caesaris Augusti 4

Germanici audi Memnonem.

DATE : l'inscription est datée du 11 des calendes de janvier, l'an 4 de Domitien, c'est-à-dire du 22 décembre 84 p. C.

«Moi, Sextus Licinius Pudens, centurion de la vingt-deuxieme

légion, le 11 des

calendes de janvier, l'an 4 de l'Empereur Domitien César Auguste Germanicus, j'ai entendu Memnon. » Tous les éditeurs sont d'accord sur le texte. Cependant, à la fin de la 1. 2, seuls Salt et Letr. indiquent IMP, remarque Mom., qui lit 1111 T sur l'estampage de Lep. Dans le Rec., Letr. renonce à restituer un [N], comme dans Stat., aprés IMP.

L. 1 : sur la légion XXII, voir 2, 2. Un autre centurion de la méme légion a signé en latin en 45, 2 et en 44, 2; un autre, en 47, 1-2; un préfet de cette légion a signé en grec, en 20.

(1) Voir, cependant, 7, 6.

48

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[41]

11 (G. 43). Dessus du pied gauche, à 32 cm. au-dessus de la cassure antérieure du pied. Trois lignes de grec, gravées sur une hauteur de 11 cm., la première ligne mesurant 49 cm. de longueur, la seconde, 44 cm. La hauteur

des lettres est de 25-28 mm. Les lettres sont gravées peu profondément et la fin des lignes disparait, à droite, sous l'inscr. lat. de C. Calpurnius (47). Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. LXII. Publié, de facon trés incompléte, par Letronne, Rec., 408, n? 387, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, avec transcr. en minusc., trad., fac-similé dans Atlas, pl. 36, n° 43 (d’où Franz, CIG, add.,

p. 1206, no 4761 c). Fac-similé d'aprés la pierre, par Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 89. Nouveau fac-similé d’apres la pierre, transcr. complete, trad. et comment. par Wescher, CRAI,

1871, 278-281

(Kaibel, Epigr., n? 1007, suit Wescher; de méme Puchstein, Epigr. Aeg., n? 10 a; d'oà Cougny, Anth. Pal., n9 188, avec trad. en latin).

1

Ei xat AwGnrījpes šĀvvavro déuas odv,

ahha ou y aùðheis, ws xAvov AUTOS iyw, 3

Mērrios,

à Meuvov * Ilaïwy rad’ Eypanbe LidyT ns.

DATE : l'inscription n'est pas datée mais remonte à 89/91 p. C. (préfecture de M. Mettius Rufus) ce qui saccorde avec le terminus ante quem. fourni par l'inscription 47, gravée par-dessus cette inscription et datée d'avant 135.

«Des dévastateurs ont eu beau endommager ton corps, tu émets cependant des sons, comme je l'ai personnellement entendu, moi Mettius,

ó Memnon.

Ces vers sont de

Péon de Side. »

V. 1 : Letr. omet les trois derniers mots; Fr. restitue [$Avuyvavto xohoooöv] que Lep. retrouve; Wes. (Kai.) lit : &Xuunvarro dguas có». V. 2: Letr. (Fr.) omet les quatre derniers mots, déformés par Lep. et lus par Wes. (Cou.) : as xĀVOV AUTOS eyw. V. 3: Letr. (Fr.) lit : Mézpios et omet le reste; Lep. copie : METPIOCIMEMNON le reste étant illisible; Wes. déchiffre exactement. Kai. ponctue d'un point aprés Zoch, d'une virgule aprés Méuvov, et commente

: nomen

viri

fuit Mettius Paeon.

V. 1 : le vers se retrouve en 22, 3. H est préférable de lire un aoriste moyen plutôt que de couper éAvunvay to. L'omission de l'article se retrouve en 19, 5. Attestée seulement chez Libanius, Decl., 13, 6, la forme active Auuaivw, employée à basse époque, semble trés rare.

Aw6n7ī)p ( est un mot du vocabulaire homérique. a) 71, II, 275; XI, 385, etc.

[12]

AVANT V.2

HADRIEN

49

: o0 y avönsıs est textuellement repris par le poète en 12, 1.

V. 3 : M. Mettius Rufus fut préfet d’Egypte en 89-91 p. C.

H y a tout lieu de

penser qu'il s'agit ici de ce haut fonctionnaire. En effet, d'autres préfets d'Égypte ont

signé sur le Colosse, notamment : Ti. Julius Lupus, en 71-72 p. C. (3); T. Petronius Secundus,

le 14 mars 92 p. C. (13); C. Vibius Maximus, le 16 février 104 p. C. (15);

T. Haterius Nepos, le 18 février 121 p. C. (16); T. Flavius Titianus, le20 mars 126 p. C. (24); M. Petronius Mamertinus,

le 10 mars 134 p. C. (40); M. Ulpius Primia-

nus, le 24-25 février 196 p. C. (57). T. Petronius Secundus, qui vint peu aprés Mettius, se fit aussi accompagner d'un poète (peut-être ce méme

Péon) ?) qui grava deux vers

grecs au milieu de l'inscription latine. Mettius, lui, fait graver son nom en grec, tandis que les autres préfets signeront en latin.

Quatre préfets d'Égypte étant venus dans le premier tiers du deuxiéme siécle p. C., il n'est pas étonnant

que trois préfets d'Égypte soient aussi venus

dans le

dernier tiers du premier siécle p. C. C'est l'époque op Memnon regoit les visiteurs les plus illustres. Préfet d’Egypte, Mettius n'avait pas besoin d'indiquer ses autres noms

ni sa fonction : Māpxos Mērrios PoUQos émapyos Aiyurrov 9). 11 est intéressant de noter que le personnage appartenait à une famille originaire d'Arles, comme l'indique une inscription relative au second fils du préfet, appelé comme son pére M. Mettius Rufus (9. Sans doute savait-il mal le grec, puisqu'il n'a pas rédigé lui-méme Tēpigramme et a dà confier ce soin à Péon.

12 (G. 39). Dessus du pied gauche, la premiere ligne se trouvant à 21 cm. en dessous de la cassure qui sépare le pied de la cheville. Trois lignes de grec, formant un distique, gravées sur une hauteur de 6 cm. à gauche, de 9 cm. à droite, les lignes s'écartant l'une de l'autre, de gauche à droite. La premiere ligne mesure 56 cm. de long, la troisieme, 45 cm. La hauteur des lettres est de 15-20 mm. Le début de la premiere ligne est érodé. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. LIX.

Publié

par Letronne,

Stat., 209-10,

n° 44, d’après les copies de Pococke et de Salt, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (= Letr., Œuvres, 190-1, n° 44; d’où Franz, CIG, 4743). Reproduit par Letr., Rec., 392-3, n” 371, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, avec

(1) Voir la liste des préfets d'Égypte dressée par O. Reinmuth, dans PW, s. v. praefectus et Suppl. Bd., VIII (1956), col. 529. (2) Le nom apparait aussi en 12. (8) Voir Stein, Prüfekten, 44-46, qui ne signale pas cette inscription du Colosse. (4) CIL, VI, 1462; cf. H. G. Pflaum, Les carrières procuratoriennes équestres, n? 52.

50

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[12]

fac-similé dans l'Atlas, pl. 36, n° 39 (Franz, CIG, add., p. 1204, n? 4743, donne les de Bailie). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 79. Aprés pierre, transcr. en majusc. et en minusc., trad. et comment. par Wescher, CRAI, (Kaibel, Epigr., n° 1006, reproduit Wescher; de méme Puchstein, Epigr. Aeg., n° 10 Anth. Pal., n? 187; enfin Kiessling, Sammelb., 8351).

interpolations révision de la 1871, 279-81 b; et Cougny,

[AJúdyevta ae, Méuvov, ¿yo lado v 6 2ióYTNS

TÒ npiv Emvvda véunv, vOv de mapwv ¿uabdor. DATE : Vinscription n'est pas datée, mais est de la méme époque que 11, c’est-à-dire de 89-91 p. C., si l'identification du signataire est exacte. `

«Que tu fusses capable de parler, Memnon, moi, Péon de Side, je l'avais jadis appris par oui-dire, mais maintenant, sur place, je le sais d’experience. » V. 1 : [Aļvdyevra, restitué par Letr., a été admis par tous les éd. Pour le nom propre, notre estampage montre MAI et les traces d'un W. Voilà qui rend caduque la restitution de Letz, (Fr.) : diyo] Ha»[tw]ı», mais vérifie celle de Wes. (Kai., Puch., Cou., Kies.) : Ilai[w]|v. Ce dernier se fonde sur l'inscription

11, où le nom,

difficile à lire, est le méme.

écrit : MANA.|N, et Bail. part de MANA,

Lep., trompé par des traits adventices,

proposant, de facon trés risquée, Havo|iw]|v.

V. 2 : la pierre, érodée à gauche, ne permet pas de dire s'il manque une lettre, comme A la ligne 1. Il semble que non, la ligne 2, comme la ligne 3, étant en retrait sur la ligne précédente.

V. 1 : le poète Ilaito» n'apparait pas, à notre connaissance, dans d'autres documents

d'Égypte. Cependant son nom figure sur le Colosse, en 11 : le personnage accompagne M. Mettius Rufus (si l'identification est exacte), préfet d'Égypte en 89-91 p. C., lors de son pèlerinage au Colosse. La présence de l'ethnique 2105755 indique qu'il s'agit d'un visiteur de passage, qui précise son origine, d'un poéte voyageur et non d'un grec établi en Égypte. Louis Robert a bien voulu nous signaler un important décret des technites dionysiaques, réunis à Ephése pour les Ephesia; il a été trouvé dans les ruines de Nysa, date du début du règne d'Antonin et est en l'honneur de l'évergéte T. Aelius Alcibiade; il

émare précisément d'un Ilaiwv Zidyrns |). Le rapprochement invite à voir dans cet auteur du décret des technites dionysiaques le signataire du Colosse (2). Quand il est venu voir le | (1) Le texte, mal publié par M. Clerc, BCH, 1885, 124 sq., a été revu par Laskaris et Kourouniotis, Apx. AeĀrtov, VII (1922), p. 83 sq.; corrections et restitutions d'Ad. Wilhelm, Jahreshefte, 24 (1929), 191-4;

d’où

SEG, IV, 1929,

418.

Louis Robert,

aprés révision sur

la pierre, apporte

des

corrections

au

cóté B, qu'il publie dans Et. ép gr. et ph.lol. (1938) avec comment., 45-9, et photographie pl. X; note bibliographique 45, n. 2. ` (2) Voir L. Robert, Epigraphie et paléographie, CRAI, 1955, 216, n. 1 (fin); Rev. Philol. 1958, 34, n. 3.

;

[13]

AVANT

HADRIEN

51

Colosse, dans le cortège du préfet M. Mettius Rufus, [aan a vraisemblablement commencé une carriere d'artiste itinérant, qu'il devait brillamment poursuivre. Sur le Colosse, il ne

signe pas seulement en son nom propre, accompagne (11). Balbilla a fait de méme, itinérant apparait, 50 ans plus tard environ, complaisamment ses titres, ses fonctions,

mais aussi pour le grand personnage qu'il en 31. Dans l'inscription de Nysa, ce poéte à la fin d'une longue carrière, et il énumère les charges dont il a été investi auprēs

d'Hadrien (1. 1-5 et 60-5); 1. 3-4, on lit, par exemple : [mom bo mäeroroveixov, ueXMonow xai pad] ‫ملون‬‎ 0s|o9 Adpıavov, ete. La bréve mention de l'artiste sur le Colosse éclairerait ainsi la modestie de ses débuts dans la carriére de počte; l'emphase honorifique du décret de Nysa s'expliquerait par

ses succés et la faveur qu'il avait acquise à la fin de sa vie. V. 2 : la méme opposition se retrouve en 19, 8-10.

13 (D. 8). Partie moyenne de la jambe droite, au niveau de la grande cassure triangulaire du cóté interne de la jambe. Un

distique grec, précédé de six lignes de latin et suivi de deux lignes de latin. L'ensemble comporte dix lignes, gravées sur une hauteur de 30 cm. La premiere ligne mesure environ 20 cm. de long; la derniére est à environ 2 m. 50 du socle. La hauteur des lettres latines va de 20 mm. (ligne 1) à 12 mm. (autres lignes); la hauteur des lettres grecques est de 15 mm., environ. Gravure profonde et réguliére. Le début de toutes les lignes est intact, mais toute la partie droite de l'inscr. manque : un bloc s'est détaché et

a laissé un grand vide triangulaire, prolongé obliquement vers le bas par une large fissure. Ce bloc manquant était en place au moment de la visite de Girard, Hamilton et Salt; il était déjà tombé au moment de i’estampage de Nestor L'Hóte et du relevé de Lepsius. Ce fragment n'a pu être retrouvé. Copie, estam-

page; photo de la pierre, pl. XVIII.

Publié par Letronne, Stat., 132-4, n° 9, d’après les copies de Girard, Hamilton, en

Œuvres,

115-7, n° 9; Franz, CIG, n° 4720). Sans changement, d’après les mêmes copies et l’estam-

page

majusc.

de l'ensemble,

de Nestor L'Hóte,

en minusc.

du distique,

«oü la fin des lignes manque»,

trad.

du distique,

Salt, avec

transcr.

comment.

(Letr.,

Letr., Rec., 338-9, n? 333, avec fac-similé,

Atlas, pl. 32, n° 8 (Franz, CIG, add. n° 4720, 1200, se borne à citer Letr.). D’après la pierre, Lepsius, Denkm.,

B1. 101, Nr. lat. 32, gr. 592, lat. 33 et Bl. 77, Nr. lat. 3 oà la l. 1 est encore notée, fac-

similé (Kaibel, Epigr., 987 suit Letr.; de méme Mommsen,

CIL, 37; Puchstein, Epigr. Aeg., n? 2,

signale seulement la mutilation de la pierre; Cougny, Anth. Pal., 164 reproduit d’après Letr., le distique (qu'il traduit en latin); de méme Cagnat, JGR, 1198, suit Letr.).

Kiessling, Sammelb., 8896; Dessau ILS, 8759 d, suit Mom.;

32

INSCRIPTIONS

l

4

DU COLOSSE

DE MEMNON

[13]

Imp(eratore) Domitiano Caesare Aug(usto) German(ico) XVI c(onsule) T(itus) Petronius Secundus pr(aefectus) Aeg(ypti) audit Memnonem hora I pr(idie) Idus V et honoravit eum versibus Graecis infra scriptis : Poeyšao Aaroida, cov yap pépos ade nadıran,

8

Méuvov, axreioıw BalAduevos Tupivais. curante T(ito) Attio Musa prae[f](ecto) coh(ortis) II Thebaeor(um).

DATE : l'inscription est datée de la veille des ides de mars du 16° consulat de Domitien, c’estā-dire du 14 mars 92 p. C.

«Quand l’Empereur Domitien César Auguste Germanicus exerçait son seizième consulat,

Titus Petronius Secundus, préfet d’Egypte, entendit Memnon, à la premiere heure, la veille des ides de mars, et l'honora des vers grecs écrits ci-dessous : « Tu as émis un son, Memnon,

car une partie de toi-méme

est

assise

en ce lieu, quand le

fils de Latone te frappait de ses rayons brülants». Par les soins de Titus Attius

Musa, préfet de la deuxiéme cohorte des Thebains. » Toutes les éditions suivent Letr. Lep. se borne à noter ce qu'il voit sur la pierre. Les lecons de Letr., fondées sur les copies de la pierre antérieures à sa détérioration, ont été adoptées par tous les éditeurs. L. 2 : XVII, Letr. et tous les éd.; XVI Milne, suivi par Stein. Voir ci-aprés. L. 9 : PRAEC

COH II, Salt; (PRAE)

COMIS,

Ham.; PRAEC,

Letr; PRAEf COH II, Mom.

L. 1 : contrairement à l'usage général en Égypte, le nom de Domitien n'a pas été

martelé sur le Colosse (1). A Esneh, oü Domitien est trés fréquemment nommé, le nom n'est jamais martelé. En renvache, au temple de Deir el-Hagar, dans l'oasis de Dakhleh

les cartouches de Domitien ont été martelés (2) L. 2 : Letronne, desservi par les copies dont il se servait, soit qu'elles fussent erro-

nées, soit qu'une faute du lapicide se füt trouvée sur la pierre, lut : XVII c(onsule), suivi par tous les éditeurs. Mais Stein 9) explique que le 178 consulat de Domitien (1) Voir les textes réunis par S. de Ricci, Archiv. Pap., II (1903), 436-8, oü le nom de Domitien est effacé; une contribution à l'étude du martelage des noms des empereurs romains est apportée par S. Sauneron, Bull. Caire, 51 (1952), 111-121, à propos des querelles impériales vues à travers les scénes du temple d'Esneh. 2) Cf. H. E. Winlock, Dakhleh Oasis (1936), 30, pl. 24; sur les noms de Domitien, voir H. Gauthier,

Le livre des rois d'Égypte, V, p. 89-101, oū l'inscription du Colosse n'est pas mentionnée; pour la titulature de Domitien, cf. Preisigke, Wörterbuch, 3, 46-7. ) Präfekten, 46 et n. 146.

[13]

AVANT HADRIEN

53

tomberait en 95, c'est-à-dire l’année où c'est M. Junius Rufus qui était préfet d’Egypte ‫ات‬‎

La correction XVI, présentée déjà comme possible par Milne ?), semble préférable. L'inscription

du Colosse

est donc antérieure à la stèle dédicatoire

du Musée

d'Alexandrie 9), qui porte le nom de Petronius Secundus, et la date du 12 Pharmouthi, an 12 de Domitien, c'est-à-dire 7 avril 93 p. C. (4 L. 3 : ce préfet d’Egypte ®), est connu aussi par deux textes papyrologiques (6), Aucun d'eux n'est daté avec précision. Stein nous apprend qu'il devait devenir, aprés avoir été préfet d'Égypte, préfet du prétoire, et qu'il participa à la conjuration contre l'Empereur Domitien le 18 septembre 96. Mais aprés avoir contribué à installer Nerva, il fut abandonné par celui-ci, qui craignit les menaces de l'autre préfet du prétoire,

collégue de Petronius Secundus, nommé Casperius Aelianus. Petronius Secundus mourut donc quatre ans environ après son pèlerinage à Thèbes )7( L. 7-8 : comme

les épigrammes de Balbilla, le distique est plein de particularités

dialectales et archaïques : l'ionisme OOšyšao pour àQ0éyÉw, Aaroida pour Ayroidov, le nominatif Mépvov au lieu du vocatif Meuvov, l'expression homérique axtetow BarAduevos mupivous (Od., V, 459; XIX, 441). L'allusion à la mutilation du Colosse est peut-étre inspirée par 11. L. 9 : sur la stéle d'Alexandrie, Petronius Secundus a fait marquer le nom de celui qui rédigea l'inscription : .. .Ilpwrapyos čypayev, em ayabar (1. 16). Ici, il s’agit de

celui qui veilla à ce qu’elle fût écrite. La cohorte IJ Theb. tenait probablement garnison dans le voisinage et peut-être à Thèbes méme (9),

1) Stein, ibid., 47-8. s Hist. of Egypt, 281 sq. ) Inv. 19592; publiée avec fac-similé, trad. et comment.

D

par G. Lefebvre, Ann.

Serv. Ant. Eg., 13

i 91, n” 15; Preisigke, Sammelb., I, 5793. ) Lesguier, Armče romaine, app. Ī,n? 14 corrige la date et propose de lire, p. 512, n. 6 : 7 avril 96.

) Signalé parO. Reinmuth, PW, s. v. « praefectus Aegypti » et Suppl. ma VIII (1956), col. 530. Br Lond., III, 44, n. 898 et Pap. Jand., IV, 53, col. II, 4. : Sur le personnage, voir aussi Cantarelli, Mem. Ac. Lincei, 1906, 80-1, n. 33; Lesquier, Armée romaine,

512 et note 6; sur les préfets d’Egypte venus au Colosse, cf. 11, v. 3. (8) Cf. Lesquier, op. cit.. 95

54

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[14]

14 (D. 14). *

Partie antérieure du cou-de-pied droit, inscription latine de 10 lignes gravées sur une hauteur de 37 cm. Le début

des lignes est sur l'aréte médiane de la jambe; la derniére ligne est à 1 m. 55 au-dessus du socle. La longueur des lignes est d'environ 23 cm. Hauteur des lettres : 25 mm. L'inscription est gravée avec soin. Les huit hémistiches sont disposés les uns au-dessous des autres, les seconds légérement en retrait par rapport aux premiers. Les deux derniéres lignes sont disposées en decrescendo, c'est-à-dire en retrait les unes par rapport aux autres. Une cassure a fait disparaitre la majeure partie de la ligne 1 et la fin des lignes 2 et 3; une autre, la fin des lignes 7 à 9. Les lignes 4 à 6 sont complétes. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XXIV.

Publié par Letronne, Stat., 231-232, n? 60, d'aprés la copie de Salt, qui lui permet seulement de

lire le dernier mot de la ligne 4, les lignes 5-6 et, non sans erreurs, les trois lignes suivantes (— Letr., (Euvres, 211-212, n? 60). L'empreinte de Nestor L'Hóte, moins complete que la copie précédente, ne permet pas à Letronne d'améliorer le texte, Rec., 410-411, n° 396, avec fac-similé dans Atlas, pl. 33,

n? 14. Le fac-similé de Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 44 beaucoup plus complet, indique les 4 premiéres lignes et pousse plus loin la lecture des 6 derniéres. Mommsen, CIL, 55 aprés révision de l'estampage de Lep., confirme dans l'ensemble les lectures de ce dernier, et compléte, aidé de Hanzen, les trois premiers vers

(Buecheler,

Carmina, t. I, 132, n° 272 suit Mom.

et propose

des restitutions

nouvelles, v. 1-2).

UTI

Memnonis --

— — ».—

| clarumque sonor[em]

exanimi inanimem mi[ssum] |de tegmine bruto

auribus ipse meis cepi |sumsique canorum v. 4

praefectus Gallorum al[ae], praefectus item Ber[enices],

Caesellius Quinti f[il(ius)]--A. Bararo (sic). DATE : l'inscription n'est pas datée. Elle est sans doute du premier siècle p. C., si le dernier préfet de Bérénice dont la date est assurée (90 p. C.) peut servir de terminus ante quem.

«... et le bruit sonore de Memnon, qu'il a émis sans souffle, après son dernier souffle,

et qui sort de l'enveloppe sans vie, —

mes propres oreilles l'ont saisi et j'ai

reconnu un chant, moi, commandant de l'aile gauloise et commandant

aussi de

Bérénice, Caesellius, fils de Quintus, . . .(?).» L'établissement du texte n'a progressé qu'à partir des lectures de Lep. Les lignes 1-3 et 10 manquent chez Letr. L. 1 : après Memnonis, lu par Lep., la pierre montre seulement la partie supérieure d'une lettre ronde (O, Q ou C). Hanzen (Mom.) restitue : [quem signum dulcem]; Bue. : [aetheriam vocem].

[14]

AVANT HADRIEN

55

L. 2 : la cassure a fait sauter la partie supérieure des lettres de sonor[em] et les deux dernières lettres, restitučes par Hanzen. Lep. distingue seulement la partie inférieure du R, comme on peut le voir sur la pierre. Mom. indique la boucle supérieure. L. 3 : Lep. lit : exanime; Mom. (Bue.) : exanimi. À la fin de la ligne, Lep. lit MI, restitué : mi[sit] par Mom., et mi[ssum] par Bue. On peut préférer cette dernière restitution qui rend la phrase plus naturelle. L. 4 : Letr. lit seulement : --- [o]mini, ou bien : --- [ne]mini bruto. La lecture de Mom. confirme celle de Lep. : de tegmine bruto, vérifiée par la pierre. L. 6 : tous les éditeurs lisent : canorum. L. 7 : Letr. lit seulement

et restitue

: praefectus[que]

or[ae]

m[aritimae]

ou

[castr]or[um].

Le fac-similé de Lep. indique, par erreur, Callorum, corrigé en : Gallorum par Mom. Ā la fin de la ligne, Lep. et Mom. voient : 417. La cassure de la pierre empéche d'en voir davantage.

L. 8 : à la fin de la ligne, Letr. distingue : .REI; Lep. et Mom. : BER---, visible sur la pierre. L. 9 : le nom échappe à Letz, qui lit : Cestilius (Cristilius, dans l'Atlas), Quinti[lianus ?] ou Quinti[lius ?]. Caesellius, lu par Lep. et Mom., se voit sur la pierre, qui est cassée aprés Quinti, suivi d'un point nettement visible, ainsi que la partie inférieure du F. L. 10 : la ligne manque

chez Letr., mais elle a été lue par Lep. et Mom.,

qui voit à* tort

A. BARMO. La pierre porte, sans aucun doute, 4. BARARO (comparer la forme des M). Le A initial est suivi d'un point noté par Mom.

V. 2 : le vers n'est pas sans rappeler certaines expressions grecques gravées sur le Colosse

: par exemple,

28, 1-2

: Méuvova muvÜavóuav... Dowvnv OnSai(x)o'mv Ao;

31, 1 : éxAvov avdjnoavtos Eyw ru Abw... Pavas tas Velas Méuvovos; 51, 8 : Bwviyv

Jano mérpou ¿On[xe]. Plusieurs poèmes, en grec, déplorent la mort de Memnon (exanimi) et s'étonnent qu'il chante encore (1). C’est un lieu commun des pèlerins, que le poéte souligne par une sorte de jeu de mots : exanimi inanimem.

V. 3 : ipse est l'équivalent de aùrós qui figure, par exemple, en 11, 2 : ws xAvov autos ya. Les pèlerins insistent fréquemment sur l'expérience personnelle qu'ils ont

du prodige (2). En effet, entendre Memnon, c'était recevoir un oracle (100, 3 : Oeoniķwv ueporeoow) et avoir la preuve de la bienveillance du dieu (28, 12). — H semble difhcile de voir en canorum, souligné d'un «sic» par Mommsen, une erreur du lapicide pour canorem. On peut y voir un adjectif, comme en 54, 1 : Memnonem vates canorum... audit. Le mot préciserait ici sonorem, qui désigne seulement un son, non un chant.

Comme d’autres pèlerins 9), le préfet de Bérénice est venu se convaincre sur place que Memnon avait conservé une voix. (1) 72, 5-6; 37, 2-3; 62, 1; 11, 1-2; 100, 1-25 94, 5-8; 93, 7-8; 19, 4. (2) 79, 10; 100, 5; 12,2, etc. (3) 72, 5-6; 100, 5, etc.

56

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

V. 4 : La disposition des lignes, comme

DE MEMNON

[15]

l'ordre des mots, indique

une

intention

métrique, bien que le vers soit faux. Une ala veterana Gallica est connue dans l'armée d'Égypte, dès 130 p. C. ®©. La disposition des lignes ne permet pas de restituer, avec Lesquier ou Stein, al[ae veteranae], qui est trop long. Il parait préférable de comprendre :

Gallorum al[ae], plutôt que : praefectus Gallorum. En effet, selon Lesquier (?), les ailes gauloises, connues en dehors de PEgypte, «sont ordinairement dites alae Gallorum,

et c'est aussi le cas de l'aile égyptienne, dans la majorité des inscriptions latines, tandis que les textes grecs la nomment tous efAy laAdıxy >. | La préfecture de Bérénice

le Nil et la mer

Rouge.

s’exercait sur la région désertique qui s’etend

Elle

comportait

l'administration

générale

des

entre

mines

d'Égypte, sous le régne d’Auguste au moins; elle était attribuée à des tribuns légion-

naires ou à des préfets d’ailes 3). Au 11° et 111° siècle, on n'entend plus parler de cette préfecture (9. On peut hésiter entre la restitution : Ber[enicidis] et Ber[enices], Ber[nicidis] et Ber[onices].

|

L. 10 : La lecture est süre, mais nous demeure inexplicable. La coupe verbale des autres

lignes empéche de voir dans A la fin du nom d'une tribu, qui suivrait normalement la filiation, rédigée ici en toutes lettres, contrairement à l'usage. Bararo peut-il étre le

surnom Bar(b)ar(i)o ?

15 (D.6). Partie supérieure, cóté gauche, de la jambe droite, la derniére ligne de l'inscription étant à environ 3 m. 30 au-dessus du socle. Cinq lignes de latin, gravées sur une hauteur de 38 cm.; la plus longue ligne, la deuxiéme, mesure 56 cm. de long. La hauteur des lettres est de 60 mm. La disposition et la gravure de l'inscription sont soignées; les lettres sont bien lisibles.

pl. XVI.

Copie,

estampage;

photographie

de l'estampage,

Publié, d'aprés les copies de Pococke, Girard et Salt, par Letronne, Stat., 134, n? 10, avec transcr. en majusc. et trad. (== Letr., Œuvres,

117, n° 10). D’après l’estampage de Nestor L'Hóte,

republié par Letr., Rec., 340, n° 334, avec fac-similé dans l'Atlas, pl. 31, n° 6. Fac-similé d’après la (1) Lesquier, Armee romaine, 76-77; l'auteur donne la liste des documents oü elle figure.

(2) Ibid ,77.

(3) Lesquier, ibid., 152-153, donne une liste des préfets de Bérénice, D. Meredith, Inscr. from the Berenice road, Chr. Eg., 29 (1954) 286.

:

à compléter

avec

l'article

de

(4) Lesquier, ibid., 430 : le dernier préfet dont la date soit sûre, L. Antistius Asiaticus (CIL III 13580; IGR 1183) remonte à 90-91 p. C. Trois autres peuvent étre postérieurs. Mais le P. Hamb. 7 atteste l'existence d'un nome de Bérénice en 132. 11 semble qu'à cette date l'administration civile ait remplacé le commandement militaire du préfet. Le nouveau district, confié à un stratége, aurait été rattaché à l'épistratégie de Thébaide. Il est

assez probable que cette mesure date d'Hadrien et du voyage de 130. La durée de cette réforme n'est pas connue.

[16]

REGNE D’HADRIEN

pierre, par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 29. Mommsen, l'estampage de Lep.

1

57

CIL, 38 corrige Letr., à la ligne 5, d'aprés

Anno VII Imp(eratoris) Caesaris Nervae Traiani Aug(usti) Ger(manici) Dacici C(aius) Vibius Maximus praef(ectus) Aeg(ypti) audit Memnonem XIIII K(alendas) Mar(tias) hora (secunda et dimidia) semel et (tertia) sem [el].

4

DATE : l'inscription est datée du 14 des calendes de mars, l'an 7 de Trajan, c'est-à-dire du 16 février 104 p. C.

«Lan

7 de VEmpereur César Nerva Trajan Auguste Germanique Dacique, Caius Vibius Maximus, préfet d'Égypte, a entendu Memnon, le 14 des calendes de

mars,

à la deuxième

heure

et demie,

une fois,

et à la troisième

heure,

une

fois.» L. 5 : seule cette ligne a été mal lue par Letr. qui, poussé par une fausse analogie avec le début de la ligne : hora II s semel, propose : et III s sem[el]. Mais Lep. reléve : et III sem--, et Mom. propose : et III sem [el].

L. 2 : les textes où figure la titulature

: Adroxpdrwp

Nebaorös Pepuavixos Aaxixds, sont cités par Preisigke,

Kaioap Népova loouawos

Wörterbuch, IM, 48.

L. 4 : on s'étonne qu'un homme ami de Martial (XI, 106; I, 7) et de Stace (Silv.,

IV, 7) n'ait pas laissé sur le Colosse un témoignage plus poétique. «Et occupatus et non es nimium laboriosus» lui disait plaisamment Martial (XT, 106) ®.

16 (D. 1). Partie supérieure de la jambe droite, juste en dessous du genou. L'inscr. est la plus haut placée sur cette jambe. Cinq lignes de latin, gravées sur une hauteur de 32 cm., la ligne inférieure de l'inscr. étant à 4 m. 60 du socle. La premiere ligne mesure 40 cm. de longueur et la hauteur des lettres est de 55 mm. à 60 mm. L'inscription est bien gravée, la pierre n'étant rongée en surface qu'au bord lettres restent lisibles. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XIIT.

supérieur droit, et les

Publié d'aprés les copies de Norden, Pococke et Salt, par Letronne, Stat., 134-135, n? 11, avec transcr. en majusc., trad. et petit comment. (== Letr., Œuvres, 118, n° 11). Republié, d’après l'estampage (1) Ce préfet C. Vibius Maximus est étudié par Cantarelli, Mem. Rois, t. 5 (1917) 258, n. 23; 107 et n. 3; 108. Lesquier, Armee

aussi Reinmuth,

romaine,

Ac. Lincei, 1906, 83; cf. Gauthier, 512. Stein, Präfekten,

P.W., s. v. praefectus Aegypti et Suppl. Bd., VIII (1955), col. 530.

50-53. Voir

INSCRIPTIONS

58

DU COLOSSE

DE MEMNON

[17]

de Nestor L’Höte, par Letr., Rec., 340, n? 335, avec fac-similé dans Y Atlas, pl. 31, n? 1. Fac-similé

d'aprés la pierre, par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 37. Mommsen,

CIL, 39 suit Letr. dont il corrige

seulement une erreur sur la date.

1

Anno V Hadriani

Imp(eratoris) n(ostri) T(itus) Haterius Nepos praef(ectus) Aeg(ypti) 4

audit Memnonem XII K(alendas) Mart(ias) hora (prima ét dimidia) `

DATE : l'inscription est datée du 12 des calendes de mars, de la cinquième année du règne d'Hadrien, c'est-à-dire du 18 février 121 p. C.

«L'an 5 d’Hadrien notre Empereur, Titus Haterius Népos, préfet d’Egypte, a entendu Memnon, le 12 des calendes de mars, à la premiére heure et demie.» A partir de Letr., tous les éditeurs sont d'accord. L'estampage de Lep., précise Mom., ne porte ni les deux lettres finales de la ligne 2, ni la lettre finale de la ligne 3. Ces lettres n'apparaissent pas sur notre estampage, mais elles sont visibles sur la pierre.

L. 2-3 : en grec, le nom du préfet, Tivos “Atéptos Némws, est attesté par maints documents (!). La date d'entrée en charge du préfet (août 120) est précisée par un

papyrus (2),

Kë ala) Sur le devant de la jambe gauche, légérement à droite, inscription dont la derniére ligne est à 2 m. 50 audessus du socle. Six lignes de latin, gravées sur une hauteur de 37 cm. La plus longue ligne, la deuxiéme, mesure 34 cm. de long. La hauteur des lettres est de 40 mm. à 60 mm. La gravure est peu profonde. Les lignes sont complétes à droite, mais les dégáts subis par la pierre ont fait disparattre le début des lignes. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XL.

D'aprés l'estampage de Nestor L’Höte, Letronne voit dans cet ensemble deux inscriptions différentes, Rec., 340-341, n° 336, avec fac-similé dans Atlas, pl. 35, n° 13 et Rec., 418, n° 412, avec fac-similé

dans l'At/as, pl. 37, n° 412. Les deux textes sont réunis par Lepsius, aprés révision de la pierre et

(1) Ce préfet d'Égypte est signalé par Gauthier, Rois, t. 5 (1917) 123 et n. 3; Lesquier, Armee romaine, 513; cf. Cantarelli, Mem. Ac. Lincei, 1906, 88, n° 40; A. Stein, Präfekten, 63-65; O. W. Reinmuth, PW, s. v.

praefectus Aegypti et Suppl. Bd., VIII (1956), col. 531. (2) O. Guéraud, P. Fouad, I, 10 : Extrait d'un edit de T. Haterius Népos sur la discipline des temples.

[17]

RĒGNE D’HADRIEN

estampage; il donne un fac-simil& dans Denkm.,

59

Bl. 101, Nr. 22. Mommsen,

CIL, 40 corrige Letr.

gräce ā l’estampage de Lep.

l

[An]no V Imp(eratoris) n(ostri) [Haļdriani IV K(alendas) Mar(tias) ---ius Rufus

4

---ius [M]emnonem [audivi]t quater.

DATE : l'inscription est datée du 26 février 121 p. C. «La cinquième année de notre Empereur Hadrien,

le 4 des calendes

de mars,

... ius

Rufus...ius a entendu Memnon quatre fois.» L. 1 : les deux premiéres lettres ont sauté avec un éclat de la pierre. Tous les éditeurs restituent, à la suite de Letr. : [an]no. La pierre porte seulement - -- NO.VIMP.N., séparés par un espace anormalement large, parce que la pierre s'est fendue entre les deux mots et a joué.

L. 2 : tous les éditeurs restituent, avec Letr. : [Ha]driani. La méme raison que précédemment a séparé K de MAR. (Mom., la pierre), que Letr. est le seul à lire : MArtias. L. 3 : au début de la ligne, on distingue seulement sur la pierre : ---7VS. Letr. est le seul à voir : VNIVS, qu'il restitue : [I]unius. Lep. (Mom.) voit seulement la moitié de deux hastes verticales, avant le V. Comme l'indique Lep. (Mom.) la pierre ne montre rien de gravé aprés RVFVS, dont leS est peu visible (il n'apparait pas sur l’estampage). — A la fin de la ligne, Letr. croyait voir, par erreur, „..ERNIC, et restituait : [praef ](ectus)

[B]ernic(idis) (Lesquier, Armée

romaine, 153, n. 1); erreur

corrigée par Mom. L. 4 : la pierre porte seulement - - - IVS, indiqué par tous les éditeurs. On ne voit aucune autre trace de gravure. L. 5 : Letr. restitue : [Me]mnonem. Mom. transcrit : --- MNONEM. Le premier E apparaît sur notre estampage.

L. 6 : Lep. (Mom.) indique seulement : QVATER.

Au début, Letr. restitue : [audivit], dont on

croit distinguer le T. L. 3 : faute de connaitre exactement l'étendue de la lacune, on ne peut restituer le

prénom. Le nom de Rufus a été porté, entreautres, par plusieurs soldats del'armée romaine d'Égypte ©; en l'absence de toute autre indication il est impossible de préciser l'identité de celui qui a signé ici, ou de savoir s’il s'agit d'un militaire.

(1) Lesquier, Armee romaine, Prosop. de l'armée d'Égypte,

544-545, s. v. Rufus.

60

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[18]

18 (D. 10 bis). Jambe droite, partie moyenne, ā 2 m. 57 du socle. Huit lignes de grec, gravčes sur une hauteur de 27 cm., la premiere ligne mesurant 45 cm. de long. La hauteur des lettres est de 20 mm. La gravure est peu profonde, mais lisible. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. XX.

Publié par Letronne, Stat., 135-136, n? 12, d’apres la copie de Salt. avec transcr. transcr. en minusc., trad., comment. (Letr., (Euvres, 118-119, no 12; Franz, CIG, 4722;

en majusc., Letr., Rec.,

341-342, n? 337, en l'absence d’estampage de Nestor L'Hóte, reproduit l'inscr. d'aprés la copie de Salt; Franz, CIG, add., p. 1201, n° 4722 indique les interpolations de Bailie). Fac-similé d’après la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 71; transcr. en majusc., d'aprés l'estampage de Lep., Puchstein, Epigr. Aeg. n° 19 (Dittenberger, OGI, 680; Cagnat, JGR, n° 1203; Kiessling, Sammelb., 8338).

1

Aovxtos bovveigovAdavds Xapeiotos, orparyyos ‘Epuwv-

Oelrov MaronoAstrov, Yxou-

4

aa Méuvovos dis, piv npwTNS Wpas xad 10005111 ,TUY

TH ywvouxt pov DovAßie, 000 n, (ērovs) € “Adpravod tod 8 DATE 122 p. C.

xvpiov. p

: l'inscription

est datée du 8 de Thoth, an 7 d'Hadrien, c'est-à-dire du 5 septembre

«Moi, Lucius Funisulanus Charisius, stratēge des nomes Hermonthite-Latopolite, j'ai entendu Memnon deux fois, avant la premiére heure et à la premiére heure, accompagné

de

ma

femme

Fulvia,

le 8 de Thoth,

l'an

7 d'Hadrien,

notre

maítre.»

L. 2 : XAPEICTOC,

Salt; Xapeto[t]os, Letr., Fr., Cag.; Kapsiotos, Bai.; Xapeíatos, Lep. (Dit.,

Kies.). L. 3: AATONOAEITOC,

Salt; Aaromoheir(n}s, Letr., Stat.; [xa] Aaronožeiro[v], Fr.; xa) Nartomohetrov, Bai.; Aaroroheirov, Letr., Rec., Lep. (Dit., Cag., Kies.). L. 7 : Ow, Letr, Fr., Lep. (Dit., Cag., Kies.); Owüd, Bai. — "Adptavoū tod [xvptov], Letr., Fr.;

'Adpravoü tot x[vpíov], Bai. ;' Adpravod tod |xvpíov, Lep. (Dit., Cag., Kies.).

L. Funisulanus Charisius a mentionné aussi son nom en 19, en précisant, comme

[19]

RĒGNE D’HADRIEN

61

ici, son titre et la présence de sa femme Fulvia ©). Vu la rareté du gentilice, il y a lieu de souligner le lien de parenté qui rapproche le personnage de Funisulana Vettulla (8),

fille ou sceur de L. Funisulanus Vettonianus ®). Il n'est pas rare de voir des stratéges porter un nom grec °). T] n'est pas rare non plus de voir un stratège administrer deux

nomes à la fois 4), L'inscription serait postérieure à 19, si l'on admet, avec Letronne, que Tplv

5

apes fait allusion aux lignes 4-5 de l'inscription métrique. Charisius peut aussi avoir entendu deux fois Memnon le méme jour «avant la premiére heure »; la date relative des deux textes serait alors indécise.

heure

et à la premiére

19. .(G..29). Partie inférieure de la jambe gauche; sur le cóté gauche du cou-de-pied, à 68 cm. du socle. Treize lignes de grec, formant un poéme, gravées sur une hauteur de 37 cm., la plus longue ligne — la deuxiéme — mesurant

54 cm. de longueur. La hauteur des lettres est de 20 à 25 mm. La gravure est peu profonde. Les lignes sont complétes

à gauche;

à droite, une

cassure

de la pierre interrompt

la seconde

moitié

des cinq

premières lignes, dont on lit néanmoins la fin. 11 manque la fin des lignes 6 à 13. Copie, estampage: photographies de l'estampage et de la pierre, pl. LI.

Publié par Letronne, Stat., 136-142, n? 13, d'aprés les copies de Salt et de Pococke, qu'il reproduit côte à côte, avec transcr. en minusc., trad., comment. (Letr., Œuvres, 119-126, n° 13; Franz, CIG,

4721, donne la copie de Salt, indique les lectures de Pococke; dans la transcr., s'écarte de Letr. pour la fin des vers 2, 4, 6, 7, 10, 12, 13). Republié par Letr., Rec., 342-345, n? 338, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, avec transcr.

en minusc.,

trad., comment.,

fac-similé dans TV Atlas, pl. 36, n° 29 :

propose de nouvelles restitutions pour les vers 2, 4, 5, 6, 9, 10 (Franz, CIG, add., p. 1200-1201, n° 4721,

signale les interpolations de Bailie). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 86 (Kaibel, Epigr., 995, propose de nouvelles restitutions pour les vers 3, 4, 6, 11, 13; adopte les conjectures de Wilamowitz pour les vers 5, 12; restitutions conjecturales de R. Ellis, Hermes, 14 (1879) 260

pour les vers 4-5, 12; Puchstein, Epigr. Aeg., n? 3, reproduit Lep. et fait de nouvelles conjectures pour la fin des vers 6, 11, 13, avec transcr. en majusc. et en minusc., comment. sommaire; Cougny, Anthol. Pal., n9 175, reproduit Kai., avec trad. latine). Peek, Mitt. Deutsch. Inst. Kairo, V (1934), 107, n? 11,

(1) Henne, Strateges, 19. (2) Rapprochement fait par A. Stein, Prosop. Imp. Rom., III”, p. 226, n° 571.

(3) Voir Bilabel, PW (1931), 185-216, s. v. «Strategos»; J. Maspero, Bull. Caire, VI (1908), 46/47, signale un Aıbonopos stratēge de la Thébaide sous Hadrien. (4) N. Hohlwein, L’Egypte romaine, 14, 391; Kees, PW, s. v. « Latopolites »; sur le Colosse, voir 43. Les noms des nomes, au lieu d’être juxtaposes, peuvent être unis par xa/; cf. Henne, ibid., 19; voir 34, 19.

62

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

|19|

propose une nouvelle restitution du vers 5, aprés revision de la pierre (SEG, VIII, 725, indique la restitution de Peek; Bilabel, Sammelb., 8220, transcrit, d'aprés Peek, les vers 4-5, sans restituer le vers 5;

Kiessling, ibid., 8337, reproduit Puch.).

1

Dovverroväavös svladei [Xa]peioros, OTpAT1) Oe Epusvbiós ve [xa] Aaron marpns ‫و‬‎

4

yun dapapta 0000۸60010 aporx]oev coU, Mēuvov, ūxyoavros, vl] pnp

3) où yudeioa cov deuas AN..... El. Ovoas de xat omeioas te KAPT----TOUT AUTOS ijūrnaev sis cello xAéos]: 8

« A&Aov ev *Apyw mais ¿[ev ----- ] 7

Aaron de Onyov Ty ۵]

oè OAUTOV 000015 uauvov ēdļptxyv Sois ‚| ws AUTOS yyeis xal Bony vw ----- »: 12

Toürov dé oo ydpače ron oriyo[v]--és eine Tate QiAraros T------

DATE : l'inscription n'est pas datée, mais le méme personnage a écrit en 18, datée du 5 septembre 122 p. C.

«Funisulanus Charisius, ici-mēme, stratēge d’Hermonthis et de Latopolis, accompagne de sa femme Fulvia, t’a entendu, Memnon,

ta mére en pleurs répand sur

ton corps

manifestement

...

Offrande,

résonner, à l'heure oü

libation,

et

...

une

fois faites, il chanta ces vers à ta gloire : «En mon enfance ... que la parole était donnée à Argo, que la parole était donnée au chéne de Zeus .., mais tu es bien le seul que j'ai pu voir, de mes yeux, résonner et ... un son strident.» Et il grava pour toi ce poème . . ., après avoir parlé et ... tout à fait en ami.» Les éditeurs se sont fondés sur les copies de Salt, Doc, et Lep.; les interpolations de Bai. ont été d'ordinaire source d'erreur. V. 1: evdadell Xa|peiosos Letr., suivi par tous les éditeurs. Le P figure dans la copie de Salt, mais Poc. ne l'a pas noté. Lep. a vu la partie inférieure du I final de évfade/. La lacune est aujourd'hui de quatre lettres. Par erreur, Bai. lit Kapeíc:os et Cou. adopte ēv0adi Xapiotos.

H

V. 2: Letr., Stat., restitue d'abord [xdx] Aaro” matons, puis comme Fr. [xal] Adrwv rarpns, ainsi

que tous les éditeurs, pour combler cette lacune de trois lettres. L'omicron de "Epuwvdtos (trissyllabigue), plus petit que les autres lettres, est gravé dans l'interligne.

[19]

RĒGNE D’HADRIEN V.3:lacune

de trois lettres. Apres la lacune, Salt copie TOEN.

63 Lett. restitue idxf|xoev, ainsi que

Fr. Puch. L'interpolation de Bai. : Pov)6fav suivi de . N. AYOEN, transcrit [ë] [7]%v6ev, engage Fr., dans les add., à restituer [£f |Avffev. Kai. songe à dv[y]Außer. Mais la pierre porte encore trace de UO et Lep. (Puch.) a lu : AK..OEN. V. 4 : immédiatement avant la cassure, la pierre porte la trace de ce qui pourrait étre le premier jambage d'un N, d'autant plus que Poc. lisait : HA ---, et Lep. : Hl--. La lacune est d'environ trois lettres. Letr., Stat., lit «pour la mesure» i [v(x dv, puis corrige, dans le Rec., en j|véy^5,ainsi que Fr., Puch, Peek. L'erreur de Bai., qui lit EN, entraîne la restitution trop longue de Kai. Zen, emei]; par

erreur, d “tp iva, Ellis. Mais rien n'est gravé après ٢‫م‬‎ V. 5 : la lacune est d'au moins 5 lettres. Lep., Puch., Bil., Kies. ne proposent pas de restitution. Letr., Stat., et Fr. songent à dz|opoji oz? Ger, que Letr., Rec., corrige en dr|auyf oré|@er, trop long, selon Puch. Bail. lit : ۸۲٥۰۰۰۰۲ 66۱: la première partie du N, lu par Lep. et Puch.

visible sur la pierre. Cependant Kai. adopte une conjecture de Wilamowitz autre hypothèse, déuas [reprote]Ges, Ellis.

Peek

propose

: dv|aezé|Qe:

: du"

est encore

"Has o|r, Ellis. La leçon adoptée à la suite de Lep. par tous les éditeurs : xiv ev |Aau «222 [vm len oeyovors est certaine ;xiv aļra| A) etc., Hof.; x&v [e 76 Da iisen ddryévors, Edm. V. 11 : sur la pierre CAMAI... TA: plus complet, CAMAINC. TA, Salt, d’où Letr., suivi par tous, capaiv|ov|ra; à la suite, 7/2", Edm. ev ide, Letr.; edıde, Fr., qui corrige dans add. en et Fide, d’après Bai., seul à indiquer EYFIAE.

Tous les éditeurs adoptent side, visible sur la pierre. V. 12 : Ašdov, Kai., est une erreur due à Bai. La pierre porte 0720», transcrit le plus généralement; yé QuX(oi)o:, Letr., Stat.; Fe Ģilļei)ai, Fr.; [Fle Pid[ejeor, Kai. Cag.; Fé @uX(oïjou, Letr., Rec.; Fe idiot, Gef: Gierer, Edm.

La date de l'inscription est fixée au moment où Hadrien entendit Memnon (1), Cestà-dire à la fin du mois de Hathyr de l'an 130 p. C. (cf. 30). Le quantième du mois n'est pas indiqué, mais la comparaison avec les autres épigrammes de Balbilla permet de le

préciser, et de fixer la chronologie relative des poémes de Balbilla, qu'aucun éditeur n'a établie. D'aprés sa place sur la pierre, en effet, des quatre inscriptions de Balbilla, celle-ci est la premiere gravée. Le signe )la sépare de la suivante (29), que le lapicide, gēnč par 27, gravée antérieurement,

a dà poursuivre sur une seconde colonne, à droite, au niveau

de 28; enfin, 30 est gravée immédiatement au-dessous, et son achévement est souligné, à gauche, par un trait horizontal. Le contenu des textes, d'autre part, précise l'ordre des visites d'Hadrien, Sabine et Balbilla : le premier jour, le Colosse ne s'est pas fait entendre

: 7 TOWTY) (0090 OVX

axovoapmev TOV Méuvovos (28, L. 1-2). Le lendemain, Sabine, accompagnée de Balbilla, entend Memnon (30). Puis Hadrien entend la statue (28). L’ordre des événements indique donc que 30 est antérieure à 26, tandis que l'ordre indiqué par la gravure sur la pierre la donne comme postérieure à 26. Cette contradiction ne s'explique que si 30 et 28, ainsi que 29 qui les sépare, ont été gravées le méme jour. La gravure des trois inscriptions est, d'ailleurs, la méme. La succession des événements serait la suivante : le premier jour, silence de Memnon. Le lendemain, Balbilla accompagne Sabine auprès du Colosse (cf. 29, début : ovv tù

Zeaorij ZaSsivy Eyevdunv mapa rw Mžuvovi) et le supplie de chanter pour l'impératrice (29, v. 5-6 : avodaoas mpóQpoev 06706055 xļavrļav| ra» ošuvav dkoyov xotpdvt Adpidvw\. Le Colosse s'exécute immédiatement (30, v. 8 : Zamivas aúdao”...), à la (1) Sur la visite d'Hadrien au Colosse de Memnon,

voir F. H. Cramer, Astrology in Roman

law and

politics, Mem. Amer. Philos. Soc., 37 (1956), 170 et suiv., qui se référe aux épigrammes de Julia Balbilla (2830), avec trad. de ces textes. 6.

84

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[28]

première heure, s’il faut en croire 31, v. 4 : d pas de mowras dos Xe dpóp.os. Puis Hadrien rejoint peu aprés l'impératrice et entend à son tour la statue (28), mais à la deuxiéme heure (28, v. 8-9, confirmé par 33). Par égard pour la majesté de l'Empereur, le texte relatif à cet heureux événement aurait été gravé le premier. Puis Balbilla revient seule le lendemain, et consigne sur la pierre le souvenir de la mémorable visite de la veille (31). La date de la visite d'Hadrien au Colosse, et sans doute de son arrivée à Thébes, serait ainsi précisée : si la statue a chanté pour Sabine (30), le jour oü l'accompagnait

Balbilla, c'est-à-dire le 24° jour du mois de Hathyr (= 20 novembre 130), comme semble l'indiquer 31, le x0íodov de 30, v. 1, précisé auparavant par 7) Todt, ńuépæ, renvoie au 23° jour de Hathyr, c'est-à-dire au 19 novembre 130 de notre ēre. On s'explique, dés lors, que Balbilla n'ait pas indiqué son nom en 30, détail qui a

embarrassé Letronne (1). Les trois poèmes sont précédés de la méme formule, ¿z£, et signés du nom mentionné au début du premier, “lovAias BaA(G)/AAys. La langue de l'inscription atteste une recherche des formes éoliennes et archaiques ou poétiques (2),

Les formes éoliennes notables sont : v. 2, Puwy» ‫ع‬‎ Qwveiv (cf. yaipnv, v. 4) 9; amv = ame (cf. 31, v. 1); v. 4, présence du digamma dans Fo: (de méme Fe, v. 12) (4); v. 6, 7, e= elge (comme en 31, v. 4); v. 10, 7 d0”..., sans aspiration (de méme xW00”...); v. 11, yodrnara = ypapuata; aor. 2 evide de *eidw (5); v. 12, maisi = Mäos; Pidior pour Bireıcı, de l'éolien Gp pour QrAé (6), L'érudition de Balbilla se manifeste aussi par l'emploi de mots rares ou poétiques, souvent empruntés au vocabulaire homérique : v. 1, «Aw ayas; v. 3, mauSaciAne (au lieu ce BaoiĀča, chez Homère); v. 5, ¿rre (éol. órre) = Öre, en raison de la scansion (7);

¿Ada ,poétique pour ¿Aauvw;v.6, épq. wpawv; v. 7, xdĀxoto; túrrevtos, d'un aoriste passif, erummv, poét.; impft. éol. in = iet (cf. v. 8 et 30, v. 4); v. 8, ó£vrovov (chez Soph.); v. 9, domacoaro, aor. épq.; xoipawós UL, 2, 204, 487; 7, 234; Od. 18, 106, etc.); v. 10, épq. xaAAme = xatédume; òẸpiyóvois (IL, 3, 353; Od. 1, 302, etc.); v. 11, xo? = xai

000%, épq. pour dd; aor. épq. éodxovoe; v. 12, ‫مس‬‎ = èyévero (8). Enfin, Balbilla a souci de montrer, discrétement, qu'elle n'ignore rien de la tradi0)

Rec., 361.

(2) Sur la langue «éolienne» de Balbilla, cf. A. Thumb, F. Bcchtel, Die Griech. Dialekte, I (1921), 5 et passim. (3 Bechtel, op. cit., 98-99. (4) Cf. A. Thumb, Handb. der Griech. Dial., 251. (5) Bech el, op. cit., 11. (6) Chantraine, Morph. hist., 286 et 361-2. (7) E, Schwyzer, 67 ech, Gramm., II, 648, n. 2. (8) Chantraine, ibid., p. 179.

Handb. der Griech. Dial. (1909), 250-251;

[28]

RĒGNE D’HADRIEN

tion orale ou littéraire qui concerne Memnon.

‚Au v. 1, ruvdavéuav

85

fait sans doute

allusion aux récits des écrivains qui attribuent la s:atue à Memnon, notamment Di ne Ancien (!) le premier de toute une lignée d'écrivains ?) à donner au Colosse le nom de Memnon 9), En précisant la nationalité de Memnon, Aiyvrnriov, Balbilla demeure fidèle à l'esprit de son ancêtre, Ti. Claudius Balbillus, dont elle évoque le souvenir dans

lépigramme suivante. Ce préfet d'Égypte, sous Néron, aurait, en effet, favorisé le syncrétisme religieux qui s'exprima facilement par «le culte méme d'un héros grec

dans le vieux centre religieux de Thèbes» (4). V. 4 : Letronne remarque (5) que «la restriction ws duvarov semble montrer qu'on

n'était pas bien sür d'avoir entendu quelque chose cette premiére fois». Un autre témoin, en effet, qui accompagnait Hadrien, n'a entendu le Colosse que deux fois (33). Mais plutót que de voir là une licence poétique, comme Letronne, ou d'expliquer, comme Peek, «soweit eben das Tönen des Steines einen Gruss auszudrücken vermag», on pourrait songer à un artifice habile de Balbilla. La poétesse chercherait à camoufler de façon flatteuse pour Hadrien le silence de Memnon, lors de la première visite impériale (30) : le premier jour le Colosse n'a pas chanté, mais il aurait tout de méme salué

l'Empereur ws Uvarov, sans dire mot. La précision ‫عماد‬‎ aÿyas aeAiw donnerait du méme coup l'explication du silence gardé par Memnon, qui ne parlait qu'au lever du soleil (Aw ayas aidp.evov, v. 1-2). V. 6 : tous les éditeurs reproduisent l'explication de Letronne, qui voit là une allusion au cadran solaire. L'indication de l'heure n'est pas moins recherchée en 31 : as de

Tpwras Atos Xe dpôuos (v. À). V. 7 : l'image insiste sur le caractère musical du son émis par la statue, et désigné

le plus souvent par les mots ?wv, ad), CÜ£yypua ou Bon (9. V. 10 : 6752» n'implique pas qu'une stèle aurait été dressée par l'Empereur, mais désigne la statue elle-même sur laquelle est gravée l'inscrip.ion ).

a) H N., 36, 58. (2) Bat., Memn., 155.

(3) Letr., Stat., 87. (4) J. Schwartz, Bull. Caire, 49 (1950), 49-50. (5) Rec., 353.

(6) Sur la nature du son émis par le Colosse, Bat., Memn., 158-9; cf. 36, 4. E. A. Floyer, Les chants

memnoniens, Bull. Inst. Eg., 1900, 33-36, pense qu'il s'agit du bruit du vent. (7) Cf. Lidd.-Scott-J., s. v. et Bat., Memn., 156.

86

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

129]

29 (G. 25-23). Cóté externe de la cheville gauche. Le début de l'épigramme (les deux lignes de prose et les v. 1-4) est gravé immédiatement en dessous de 28, à 1 m. 42 du socle, sur une hauteur de 12 cm. Le signe ) sépare les deux inscriptions. Long. max. (1.5) : 46 cm.; haut. des lettres : environ 15 mm. Gravure peu profonde,

mais lisible. a: 6 La suite de l'inscription (v. 5-18) est gravée, sur une hauteur de 29 cm. à droite de 28, sensiblement au méme niveau; la derniére ligne est à 1 m. 59 du socle. Long. max. (v. 11) : 52 cm.; haut. des lettres : environ 15 mm. Même gravure. La pierre est rongée par l'érosion et la lecture est difficile au milieu et à la fin des vers. À droite comme à gauche, la disposition des vers indique les distiques.

Copie, estampage; photographie de l'estampage et de la pierre, pl. XLVIII.

L'inscription a d'abord été publiée sous la forme de deux textes distincts. 1) G. 25 : L. 1-2 et v. 1-4. Letronne, Stat., 176-178, n? 25, d'aprés les copies de Pococke et de Salt, reproduites en regard l'une de l'autre; trancr. de Jacobs, transcr. en minusc., trad., comment. == Letr., Œuvres, 158-160, n° 25; Franz, CIG, 4731, corrige le début du v. 1; add. bibliogr. p. 1203; Ahrens, De Graecae

linguae dialectis, Göttingen, t. II [1843], p. 580). Letr., Rec., 367-8, n? 347,

d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, corrige le premier mot du v. 1; pour le reste, confirme la première éd.; transcr.

en minusc., trad., nouveau

comment. `fac-simile, Atlas, pl. 36, n° 25 (Kabel,

Epigr. Gr., n° 992; Cougny, Anth. Pal., n° 181 suit Letr., Stat.; trad. lat.). Lepsius, Denkm., Bl. 80, Nr. 111, estampage, fac-similé.

2) G. 23 : v. 5-18. Publié pour la premiere fois par Letr., Stat., 171-176, n? 24, d'aprés la copie de Salt, Poc. n'ayant donné que le début des deux premières lignes; restitution sommaire des v. 5-12, transcription en minusc. des v. 13-18, avec trad., comment., fac-similé pl. II. (= Letr., CEuvres, 153158, n? 24; Franz, CIG, 4730 restitue exempli gratia les v. 5-12; reproduit Letr. pour le reste, en complétant le v. 14 et en modifiant le v. 15; Ahrens, De Graecae ling. dial., II, p. 579). Letr., Rec.,

356-360, n° 344, d’après l'estampage de Nestor L'Hóte, n’ajoute rien à sa première édition; reproduit en note un essai de restitution de Fr.; fac-similé, Atlas, pl. 35, n° 23. (Fr. CIG., add. 4730, p. 1202-3

compare Letronne et les interpolations de Bai.; Kai., Epigr., n? 991 propose de nouvelles restitutions; Cougny, Anth. Pal., n° 180 reproduit Kai., sans en adopter toutes les restitutions; trad. lat.). Lep. Denkm., Bl. 80, Nr. 107, estampage, fac-similé. 3) Les deux textes ont été réunis pour la première fois par Puchstein, Epigr. Aeg., n° 5 b, après

revision des estampages de Lep.; transer. en majusc. et en minusc., long comment. paléographique (d’où Collitz, Samm. Griech. Dial., I [1884], no. 321; Hoffmann, Griech. Dial., II [1893], 175 avec de nouvelles restitutions pour la fin du v. 12, suivi par Geffcken, Griech. Epigr., 357 b). Edmonds, Class. rev., 39(1925), 109, n? 2, d'aprés l'estampage de C. C. Edgar, nouvelles lectures des vers 5, 8, 10-13

(Honigmann, Hermes, 49 [1924], 477-478, conjecture erronée sur la fin du v. 15). Aprés révision de la pierre, Peek, Mitt. Deutsch. Instit. Kairo, 5 (1934), 96-98, n? 2, avec deux excellentes photos de la pierre, pl. 14 et 15 a, b; comment., trad. p. 109, 2 (— Bilabel, Sammelb., 8211; SEG, VIII, 716)

[29]

REGNE

D’HADRIEN

87

“Ore atv ti 2: 6010٦77 Zabsivy-

ı éyevópayv Tapa rw Mčuvovi. 1

4

Avws xou yepdpw, Méuvov, moa Tibesvoro, Onbsas Jaoowv ¿vta Alos 7702165,

3)Apévwd, Baoikev AiyUmtie, tws moro tones pv vov marae idpies, xalpe, xou addacous 770 ‫منن‬‎ odie cise x Jada] av| Tav céuvay &Aoyov xoipdveo "Adpidvto.

PĀvadav pēv Tor Tpāče [xod dara pap$apos dyno, 8

KauSvoaus eos: rw pa 205 Bavarw DWXÉY Tor Tolva» Tove dal po] topu ‫کا‬‎

T vidas Anw xdxvave Tov Ü£iov. "AW Eyw ov doxipwus oédev rod oreo

12

Zu Ay arpa,

Vuyav à ddavdrav hoimov čowoa ECH (706208 yap 4 yéveros TATETOL T’ ÈYÉVOVTO, B4AGIAMSs 7 ó adQos x’ Avtloyos Baoikeus, 184۸61۸۸0۰ yeverais pār pos Bacıınidos upas,

16

TW TÄTEPOS de marnp Avrioyos Goes unvwv èx yevéas xd)ytw Adyov aina TÖ x&Aov, BaAG(AAas ô ¿uedeo ypémra rad evo éGe|os |.

DATE : 20 nov. 130 p. C.

« Quand, en compagnie de V Auguste Sabine, j'étais auprés de Memnon : Toi qui es le fils de l'Aurore,

6 Memnon, et du vénérable Tithon, et qui es assis en face de la

ville thébaine de Zeus, ou bien toi Aménoth, roi égyptien, à ce que rapportent les prétres instruits des récits anciens, regois mon salut, et, en chantant, accueille

favorablement,

à son

tour,

l’épouse

vénérable

de l’Empereur

Hadrien.

Ta

langue a été coupée, ainsi que tes oreilles, par un homme barbare, Vimpie Cambyse. Certes, par sa mort lamentable, il en fut puni, frappé de la méme pointe

d'épée qui lui avait servi à tuer impitoyablement le divin Apis. Mais moi,je ne pense pas que ta statue puisse périr, et j'ai désormais sauvé et immortalisé ton áme par mon esprit. Pieux, en effet, furent mes parents et mes aieux, Balbillus le

Sage, et le roi Antiochos, Balbillus, pére de ma mére de sang royal, et le roi Antiochos, pére de mon pére. C'est de leur race que je tire mon noble sang, et ces vers sont de moi, Balbilla, la pieuse. »

88

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[29]

La source essentielle des éditeurs a été longtemps la copie incomplete de Salt, puis la révision des estampages de Lep. par Puch., dont Peek confirme la plupart des hypothéses, tout en poussant la lecture des vers 8, 11, 12, 13, 15.

V. 1 : au début du v., Letr., trompé par la copie de Poc., AYTOIC, transcrit d'abord (Stat.) aúrós, puis corrige en avws (Rec.), déjà lu par Ahrens, d’après la copie de Salt AYWC, et admis par tous les éd. V. 3 : Baothev, Puch.; acc [v], Peek, la pierre. V. 4 : tõv, tous les éd.; le tau n'est visible qu'en partie. V. 5 : Letr. restitue d'abord zpop[ Aves, Méuvor], puis zpoQpov. Mé[uvov ---]; Fr., d'abord npöP[pov, rahameipre, Meuvov], puis mpoPpov[o]s, Mé[uvor xaxomotpe]; Bai., suivi par Kai., mp6ßpwv ¿ue [dexvuco, Méuvov]. La copie de Lep. indique NPO®PWNAC---. Sur Testampage de Lep., Puch. distingue NPO®PWNACNACA.O..... N qu'il restitue mpt$pov donaod[e]o [xaüra]v, admis par tous les éd. et confirmé par la pierre, difficile àlire; doraode ‫ٹن‬‎ Edm; damoadeo xara [v v|, Peek. V. 6 : la copie de Salt (Letr.) donne seulement TAN au debut du vers, que Fr. complète rd» [mpócbev uópQav 7022© drodupópevos] et Kai. rav [uéya duoruxiar adi En: pvpouévav]. D’après l’estampage de Lep., Puch. donne la leçon admise par tous les éd. tay osuvav [ä]äoyov xorpava

'Ador[a]vo. V. 7 : la copie incomplète de Salt a seulement permis de rétablir yAoccav uév rot (Letr.) ou pévro: (Fr., Bai.). La suite du v. a donné lieu à diverses conjectures : ¿As£[/xwaxov?---], Letr.; dhet[lxaxov

Trion» éméouxer], Fr.; Favaž éídou rat ¿Ma Tapdčais, Bai.; Kai. reconnaît le mot r[u]&£ [e--- ], admis par tous les autres éd. D'aprés l'estampage de Lep., Puch. restitue le texte suivi par"tous, ruāče xai w[a]r[a] [Ex%p]Elapos] dv7[p], lu (2) par Peek sur la pierre. V. 8 : la seconde partie du v. est trés peu visible sur la pierre. Aprés eos la copie de Salt donne TONMOYTWC, op Letr. distingue seulement ré» et que Fr. restitue tov Gol £]wo[e Aóyov]; Bai., 76 pot [¿Jowo[e Féros]. Kai. renonce à restituer. Lep. lit TAIPMAYFAMOMA --- et Puch. TO..AYF/ (QONA..., sans pouvoir restituer; «vielleicht» Tepp” deng bvabas, Gef.; Tiv Paidra pēparev `, Edm. Seul Peek complète le v., en lisant sur la pierre : T6 pa Avypw Gaver. € V. 9 : l'état de la pierre rend trés difficile la lecture de la seconde partie du vers. Aprés zoívav, Salt. copie TWCWIOIK, où Fr. voit 72 05 [U6pioparos 59° ov] et Let, (Rec.), tõ 05 [V6ptoparos?). Bai. part de TWCWOIKT et restitue 7% où olut[iotw oAé0pw], approuvé par Fr. (add.), tandis que Kai. songe à T6 ‫ہت‬‎ oinr|ipuaros 0” ás]. Lep. lit ٣ 0۸٢006 ۰ ; Puch. TWCWIC.C. OIN. MC, avec restitution ex. gratia T6 oo) [móvw dopi Taros], et 9‫ئ‬‎ [kops rAnyels], que confirme Peek dans sa lecon TATA Opdaus dopi mAayeıS. Col. et Hof. renoncent ā restituer. On lirait plus volontiers, d’apres les traces gui restent sur la pierre, TOT* dx[px] dope (avec synizèze).

V. 10 : la copie de Salt porte TONHAACAMINKAITON---, que Lett, renonce à restituer, et où Fr. voit (ap. Letr., Rec.) röv [yaļas (?) (puis [M]//[v]as) "Atv xa) zé ["Odetpiv &pa ?], et Bai., approuvé par Fr. (add.), roudoas ‘Amis xa! zën [40]£[2Ģov Zus, tandis que Kai. transcrit seulement rõhuas, ds ‘Ari -

--. La copie de Lep.,

TWNHAACANINKATTAIBTONBEI..,

permet à Puch.

d'établir le texte

du début du vers sai var’ (= êv face) ‘Ami, généralement admis, interprété par Peek en tõ vas (= wins, Maas) Arı»; cependant tv /Aacc", Edm. Le reste du v. est lu par Puch. KATTANE. TONOÉEI..., et restitué ex. gratia xdrÜave Dervópevos ou xdxrave Tiv (ov?) Neupma. Tous les autres éd. adoptent xdxrave (= xa’ Exrave) et Col. reconnait à la fin du v. Üefov, admis par les éditeurs postérieurs; Peek transcrit, d’après Maas, xdxrave (= xaréntave).

[29]

RĒGNE D’HADRIEN

89

V. 11 : ni Salt ni Lep. ne précise la fin du v., que Letr. et Gef. laissent inachevé. Fr. restitue 76 [ys xaxov] (Kai., O70v) [242091] ; Bai. 7° o[XhoBipopa: aisar]; Puch., suivi par Col. et Hof., 28 [s rely? amõkeofot]; Edm. lit sur estampage : 72 Avo darualdnv. Maas lit, à la fin du v., dyahua, admis par Peek, qui complete 700” öXeod* dv. En effet, you

est visible sur la pierre, ainsi que 766”. Entre les deux

on croit distinguer O..C.AN. V. 12 : la copie de Salt, AOITIO.CCWC...... , permet à Fr. de restituer [ä]os[rõv ¿]owo[e déuæs], vérifié par la lecture de Lep. AOIMONECWCE --- et repris par Puch., Col. La lecture de Bai. [40Xxe, codes čti] pousse Kai. à restituer, aidé de Wilamowitz, &[Q0:ve], o [oss at]. Hof. lit AOITWECWCO et restitue, suivi par Gef. X0i(y)w šowo(z) O[éos]. D’après un estampage, Sein ‫وا‬‎ véwv, Edm. Cependant, Peek reprend Aofrw («sicher») et voit ensuite owen (ECWOA, verschrieben fiir ECWCA) vow. On distingue plutôt Aoizov (Lep., Puch.) sur la pierre; ECW et NOW sont sûrs. Entre les deux, il y a place pour deux lettres, dont la premičre est ronde et dont la seconde comporte une haste oblique, seule visible. V. 13 : la copie de Salt est trop incomplète aprés yevera: (elle indique seulement CE - - -), celle de Lep. trop peu claire, pour que les éditeurs aient pu proposer d'autres leçons qu'ex. gr. : o [mor hordCorto], Letr. et Fr., qui propose ensuite [iordodovro]; [oébev Exdvov aidas], Puch.; o¢[aras amd ģiodas], Wilamowitz, auquel Kai. préfère [cé de Fiduev ot]. Aussi Col. et Hof. renoncent-ils à compléter le vers, tandis que Gef. propose [rdrrwv dyodwv te], «vielleicht»; xii mpoménvuvro, Edm. Le premier, Peek lit momo: T ¿yévovto, vérifié par la pierre. V. 14 : à la fin du vers, la restitution [rporarwp] de Fr., approuvée par Lett, et Kai., est rejetée par la lecture de Puch., B..IA€.., qui transcrit 6[ao]:Ae[vs], admis par tous les éditeurs. V. 15 : FENETAIC dans la copie de Salt est lu inexplicablement yéver’ ex par Letz, et Bai., reproduit par Kai. La pierre porte incontestablement yevera:s. adopté par Fr., lu par Lep., admis par tous.

La fin du vers a donné lieu à un certain nombre de mélectures. La copie de Salt porte KAAI; Bai. lit (?) AKA, Lep. n'indique rien, Puch. voit Al. Letr., suivi par Fr. et Kai., reconnait un nom propre (Alken [és]; dxļpas|, Puch. ainsi que Col.; Z(x)[ues], Hof.; dupas, Edm.; “Ax[as], Honig. Cependant Peek lit eiua, qu'infirme l'examen de la pierre où l'on distingue dypyas, nettement visible sur la photo, donnée par Peek, comme l'a vu J. Schwartz. V. 17 : Ayo», Edm.

V. 18 : d’après la copie de Salt FPOINATAAEYOOTE, Letr. et Fr. restituent ypó[mra]ra [A]evLocke [07]. Bai. propose la leçon admise par tous les éditeurs et vérifiée par la pierre, ypūrra tdo” eúcéGe[os]. Les deux dernières lettres sont lues (?) par Peek. Elles n'apparaissent ni dans notre copie ni sur notre estampage.

L'épigramme présente sensiblement les mémes particularités dialectales que la précédente : v. 1, éol. avws = Dote" yepupw = yepapov; épq. Tidewvoro = Tidwvoy (vers spondaique); v. 2, éol. On6das = 876aias; épq. Zara, cf. dvri; hom., éol., etc., ۲0۸/0 = mohtws; v. 3, vos = ws; 601. évémoioi = évémovow; v. 4, ¿ones = iepeis; 601. mraAduv

== mokas; poét. pres; v. 5, part. éol. avdacous; impér. éol. daordadeo (cf. 28, v. 9); v. 6, éol. rav ošuvav, xorpdvw (cf. 28, v. 8) Adpidvw; v. 7, éol. (ēļruaše, de ruäna

90

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[29]

= tépyw; éol. data; v. 8, KauGvoas = KauSvons; épq.tw = ToU (= «deswegen», Peek); v. 9, Täita = rw avr; v. 10, vidas = vyàńs A); poét. x&xrave = xarexrave; v. 11, éol. Joxipwpu = donıudw = doxéw 2); épq. céder (cf. v. 18, šuedev); v. 13, épq. evoöbees; v.

15, yevévous = yevévgs

(cf. v. 8); éol. dupas = Euns; v. 17, éol. ۶

= Exeivwv; 601. (£)Aoyov = šäayov (de méme v. 18, éol. yporra = ypamra); v. 18 edoéGeos = evoebous. V. 1-4 : à la mythologie grecque qui voit dans Memnon le fils de l'Aurore 9), Balbilla ajoute une précision géographique : doowv évoque la position du Colosse, qui

regarde Aiéomoks, sur la rive droite du Nil (4). Le double nom donné à Memnon, appelé aussi PauévwO, en 31, 2, est justifié par l'autorité de la tradition (uv0o:s), à laquelle fait aussi appel Pausanias (I, 42, 3) (5). H confirme l'assimilation de Memnon à Amenhotep III,

telle qu'elle apparaît notamment en 99 (6), Baoižev Aiyvrrie rappelle Atyurrtiov en 28, 1. V. 5: Memnon exaucera la prière qui lui est adressée, comme l'atteste 37, où ‫فا‬‎

aavros (v. 1) semble répondre à avdaoass.

|

V. 8 : l'allusion à Cambyse revient plusieurs fois sur le Colosse, notamment en 94 et 72. Pausanias se fait l'écho de cette légende (I, 42, 3) qui subsistera jusqu'à une époque tardive (7). Le crime contre Apis et la mort de Cambyse sont rapportés par Hérodote (III, 29, 30, 64).

V. 11-12 : l'idée de l'éternité assurée au Colosse par une survie littéraire apparait aussi en 22, et, avec quelques variantes, en 99.

V. 13-16 : la vanité nobiliaire dont fait preuve Balbilla pose le difficile probléme de ses origines et de sa parenté avec les Claudii Balbilli. Stein avait conclu son étude (8) sur Ti. Claudius Balbillus en distinguant quatre personnages : 19 le préfet d'Égypte Ti. Claudius Balbillus (de 55 à 59 p. C.) ®);

2° Pastrologue Balbillus (°;

(1) ( ) (3)

Forme expliquée par P. Maas, ap. Peek, p. 97, comme un hyper-éolisme pour vyAys «sans pitié». Sur la valeur de cette forme, cf. Bechtel, op. cit., 84.

(7)

Roscher, Lexikon, s. v. Memnon; cf. 101, v. 1. Sethe, PW, s. v. Diospolis. Bat., Memn. 156. Sur cette assimilation, cf. entre autres Jouguet, Mel. Capart (1935), 231 et Bat., Memn., intr. Cf. Bat. ibid., 158.

(8) 8)

A. Stein, Aegyptus, XIII (1933), 123-136 : Balbillus.

4 (4)

(5) 2 (6)

(9)

Tacite, Ann., XIII, 22; Pline, HN, XIX, 3; Sénèque, Quaest. nat., IV, 2, 13; Dittenberger, OGI, 666 et 669 (= Preisigke, Sammelb., 5797 et 7462). (10) Suétone, Néron, 36, 2; Dion Cassius, 66, 9, 2; Cumont, Mel. d^ Arch. et d’Hist., 37 (1918-1919), 33 et suiv.; L. Robert, Rev. Philol., 1930, 58, n. 1.

[29]

RĒGNE

D’HADRIEN

91

3° le procurateur Ti. Claudius Balbillus, connu par une inscription d'Éphése (1); 49 l'ambassadeur en chef des Alexandrins, en 41 p. C., Ti Claudius Balbillus ®). Ses conclusions,

plus nuancées

dans la Prosopographia Imperii Romani °), ont

été remises en question par J. Schwartz ^, à qui il paraît difficile de nier l'identité du procurateur et du préfet, ce dernier étant lui-méme

l'astrologue,

conseiller de Néron

en 64. Le méme savant fait de l'ambassadeur alexandrin le pére du procurateur, préfet et astrologue. Le dossier de Ti. Claudius Balbillus a été enfin rouvert par H. G. Pflaum 9) qui,

en éliminant la procuratéle d'Asie du cursus du procurateur, confirme l'identification du procurateur ducénaire avec le préfet d'Égypte. Le méme auteur souligne «qu'aucun

argument

péremptoire

ne nous

oblige à admettre» la parenté du chef de

l'ambassade alexandrine de 41 et du procurateur, préfet et astrologue. Enfin, Ti. Claudius Balbillus ne saurait être, comme l'ont admis C. Cichorius (9 et A. Piganiol (?), le fils anonyme du célébre astrologue (Ti. Claudius) Thrasyllus, ami de Tibére. Le grand-père maternel de Julia Balbilla, [email protected] ó 002cs, ne peut, en effet, avoir été le contemporain

de l'Empereur Claude, ni étre né en 10 a. C. Ce serait, du méme

coup,

attribuer un āge excessif à la počtesse qui vient en pélerinage auprés du Colosse en 130 (8). Selon H. G. Pflaum, comme pour J. Schwartz, ce grand-père a dû naître vers 15 p. C. H s'agirait du préfet d'Égypte (°) qui, dans cet:e hypothèse, serait entré en charge non à 65 ans, comme il était admis, mais à 40, àge que H. G. Pflaum, sans hésitation, estime possible.

Pour expliquer le titre de acıànis

donné à sa fille, il faut supposer, selon

J. Schwartz 79), que par son mariage Balbillus le Sage est entré dans une famille royale : (1) J. Keil, Forschungen in Ephesos, III (1923), 128, n. 42 (= Rev. Arch., 1924, 2, 395, n^ 78). (2) H, I. Bell, Jews and Christians in Egypt, p. 23,1. 16 (P. Lond. 1912); Rostovtzeff, JEA, XII (1926),

28-29; Uxküll-Gyllenband,

Ein neues

Bruchstück

aus den sogennanten

heidnischen

Märtyrerakten,

dans

Sitzungsb. Berl. Akad., 1930, 661 et suiv., notamment 671 (P. Berl. 8877, II, 30); cf. P. Tebtunis, II (Michigan Pap., V, 1944), n? 312, 1. 7-8. (3 Prosop. Imp. Rom., IL, n° 812 et 813, p. 184-185; cf. I, n° 38 (Balbillus), p. 349. (4) J. Schwartz, Ti. Claudius Balbillus (préfet d'Egypte et conseiller de Néron), Bull. Caire (1950), 45-55. (3) H. G. Pflaum, Les carriéres procuratoriennes équestres, n? 15, p. 34-41. (6) C, Cichorius, Röm. Stud., 1922, 393; cf. Rhein. Mus., 76 (1927), 102. (7) A. Piganiol, Mél. Glotz, II (1932), 723-730. Cet astrologue anonyme, qui avait prédit à Agrippine que son fils Néron accéderait au tróne, est dit «fils de Thrasyllus» par Tacite, Ann., VI, 22.

(8) H. G. Pflaum, op. cit., p. 39. (9) J. Schwartz, loc. cit., p. 49. (10) Ibid., p. 48. Pour J. M. Edmonds, Class. Rev., 39 (1925), 109, Balbilla devrait son titre de princesse au fait qu'elle a épousé un prince, le fils d'un roi de Commagéne, sans doute Antiochus IV; contra, A. Piganiol, loc. cit., 725 : « Peut-étre sommes-nous en droit de supposer que Balbillus appartenait à cette famille des

Basilides d'Éphése, qui conservait sous l'Empire romain, le souvenir de sa parenté avec les Codrides, premiers

rois de la ville».

92

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[29]

«la mère de Balbilla était ainsi GaotAnis; elle s'appelait Claudia, épousa un Julius et donna à sa fille un cognomen qui était illustre dans la famille». Dans ce dernier personnage, Stein (1) reconnait C. Julius Antiochus Epiphanes, fils d'Antiochus IV, roi de Commagéne, dont la dynastie fut détrónée sous Vespasien. L'áge de Balbilla en 130 se trouverait précisé par le consulat de son frére (ou cousin ?), en 109 (2); elle ne serait plus trés jeune. Le stemma de la famille, selon Stein, se présenterait ainsi 9) : Balbillus ó soĝós

filia, BaotAnis ‫ع‬‎

Antiochus IV (38-72 p. C.)

~ —-— C. Julius Antiochus | Epiphanes, Baorels.

C. Julius Antiochus Epiphanes Philopappus,

(Julius) Kallinikos, Baorkeus

|

Julia Balbilla

consul en 109

On comprend, dès lors, la fierté de Balbilla à l’égard de ses origines : petite-fille d'un des fonctionnaires les plus haut placés de l'ordre équestre, allié à des rois d'Asie Mineure, elle s’enorgueillit aussi d’être la dame d'honneur et l’amie de l’Impératrice Sabine. Ses prétentions littéraires ont peut-être leur source dans la renommée intellectuelle du préfet d'Égypte, Ti. Claudius Balbillus, que Sénèque appelle virorum optimus perfectusque in omni litterarum genere rarissime ®. En insistant sur sa piété et sur celle de ses ancêtres, elle soulignerait le rôle joué par son grand-père dans le mouvement religieux qui, sous Néron, tend à remettre en honneur la vieille religion

égyptienne, symbolisée par le Colosse, lui-même confondu avec un héros grec (9),

(1) Aegyptus, XIII (1933), 134; l'auteur renvoie à PW, X, 159-163. (2) J. Schwartz, loc. cit., 49, qui cite Th. Reinach, REG, III (1890), 370-379. (3) Sur les ancétres d'Antiochus I de Commagéne, cf. Jalabert-Mouterde, Inscr. Syrie, I (1929), p. 10; sur sa descendance, voir Honigmann, PW, Suppl. IV, col. 986, s. v. Kommagene. (4) Sénéque, Quaest. nat., IV, 2, 13. PCIE

[30]

RÈGNE D’HADRIEN

93

30 (G. 24). Côté externe de la cheville gauche, vers Varričre de la jambe, immédiatement au-dessous de G. 23, à 1 m. 36 du socle; 10 lignes, gravées sur une haut. de 22 cm.; long. max. (1. 3) : 51 cm.; haut. des lettres : environ 15 mm. Les deux premières lignes sont en retrait par rapport au poéme. Gravure peu profonde; les pentamétres sont en retrait des hexamétres. La surface de la pierre, érodée par le vent et le sable, est

devenue rugueuse et des stries longitudinales rendent la lecture difficile, notamment à la fin des vers.

Copie, estampage, photo de l'estampage et de la pierre, pl. XLIX.

Publié par Letronne, Stat., 167-171, n° 23, et add. p. 259, d'aprés la copie imparfaite de Salt; transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (Letr., Œuvres, 149-153, n° 23; Ahrens, De Graecae ling. dial., II (1843), 579, propose de nouvelles restitutions; Franz, CIG, 4729, combine Letr. et Ahr.). Letr., Rec., 361-363, n? 345, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, suit de trés prés

sa premiére éd.; indique en note la restitution de l'épigramme que lui propose Franz, fac-similé, Atlas, pl. 36, n” 24 (Fr., CIG, add. 4729, p. 1202, propose une nouvelle restitution de l'ensemble

de l'épigramme, avec trad. lat., d'aprés les interpolations de Bai.; Kaibel, Epigr., 989, reproduit, Fr., dans l'ensemble, avec quelques conjectures nouvelles; texte corrigé de façon trés conjecturale par R. Ellis, Hermes, 14 [1879], 260). Lepsius, Denkm., Bl. 80, Nr. 108, estampage, fac-similé. (Puchstein, Epigr. Aeg., n? 5c, aprés revision de l'estampage de Lepsius, transcr. en majusc. et en minusc., comment. surtout paléographique; Collitz, Samm. Griech. Dial., 1 (1884), n° 322, reproduit Puch., restitue le début du v. 3; Cougny, Anth. Pal., n° 179, reproduit Fr.; trad. lat. Hoffmann,

Griech.

Dial., II, n° 176; Geffcken, Griech. Epigr. (1916), n° 357 C, reproduit Puch., avec la nouvelle conjecture d'Hof. pour le début du v. 3.) Edmonds, Class. Rev., 39 (1925), 109-110, n9 3, d’apres un

estampage Deutsch.

d'Edgar, Instit.

nouvelles lectures des vers 1-2, 4. Apres revision de la pierre, Peek, Mitt.

Kairo,5 (1934), 98-99, n° 3, nouvelle transcr., court comment.,

trad. p. 109, n° 3,

excellente photo de la pierre (Taf. 16 a); s’accorde, dans l'ensemble, avec Puch., suit deux conjectures de Maas (v. 2 et 4), restitue de facon nouvelle

la fin des v. 1 et 3 (Bilabel, Sammelb.,

SEG, VIII, 717).

1

“Ote tH pari Oppe oÙx dxovoaper Tov Méuvovos. NOtadov pēv Mēpvwv otyaus ame dsgar” dx |otra[v], ws TAA A kara Tvide LaSimva nolA01.| Tēore yap o` ¿pana uépDa Bao

A

5 das"

| A0oica O[a|ūrai Oniov &xov in, um xai TOL Barikevs xotéoy" TÉ vu dapov ata| pns]

ein oéuvay xarēyes xovpidlav &AXoyov. Kaw Meuvwv Tpécoous peydaw pévos "Adpi[&voio |

8

&amivas atdac’, A Ó tow" Zu den,

8212, et

94

INSCRIPTIONS

Dare; 200v.

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[30]

130 p. C.

«Puisque le premier jour nous n'avons pas entendu Memnon. Hier Memnon a gardé

le silence pour recevoir l'époux, afin que la belle Sabine revienne ici. Car tu es charmé par l'aimable beauté de notre reine. Mais à son, arrivée pousse un cri divin, de peur que le roi n’aille s'irriter contre toi : trop longtemps, dans ton audace, tu avais retenu son auguste et légitime épouse. Aussi Memnon, redoutant la puissance du grand Hadrien, se mit-il soudain à proférer un cri, qu'elle entendit, non sans joie.» La source essentielle des éd. a été longtemps la copie incompléte de Salt. Aussi multiplient-ils les restitutions ex. gratia, jusqu'à la révision de l'estampage

de Lep. par Puch., qui fait progresser

l'établissement du texte. L. 1-2 : tous les éd. adoptent d|xovoauev, visible sur la pierre. Trompé par Bai., Puch. seul transcrit 7 |xovoaumv.

V. 1: XOICAON... MEMNONOC, Salt. Letr. s'en tient à xo pév---- Méuvovos. Trois tentatives de restitution de Fr. : uiv [Bwvnv 7] Ménv[o]vos [osx é0cXovzos], d’après Ahr.; prev [rüxopes tõ] Meuv[o]vos [dxrerpóvres], ap. Letr., Rec.; uiv DOwepes 79] Meuvovos [évridoavres], add.; par [ixéros tO] Méuvovos [čvda rapñues), Bai.; uav, [ie] Meuvov, ds [ov Qun» eJekyoas], Kai. Cependant, Lep. lit

: MENMCMNC.N.

IF.MC MIEKW..

IWTA,



Puch.

voit, suivi

par tous

les éd.

(qui cependant adoptent Méuvor, bien qu'ily ait place sur la pierre pour un w qui n'est plus visible), uev M[é]uv[ov oļiyars ---; seulement Mép»(o)v---, Hof. Le reste du v. est diversement restitué : ANEKW. AWTA (Zora 2), Puch., qui renonce à restituer; [dre sauer" dro], ex. gr. Gef.; drexuap xé

aha, Edm.

Sans

restituer,

Peek voit ATTEH(IT ?)E(A ?) CAAOITA

et propose,

à titre d’hypo-

thèse, dr(£)erres dholra. On distingue sur la pierre ATIE..... . KOITA.

V. 2 : GWCTTAAINAKMOTPIOCOAZINNAANOC, Salt, où Letr. reconnait ds warm dJMrpuos Bdčiv---, proche de ûs m[X]uv alarlorp/[w]s [Bļdčiv [&vouvopéve], proposé d'abord par Fr., qui suggère ensuite ws z[X]uv àp2]érpws [maioir ¿dogs vóos], puis, d’après Bai., ts zim dXXorpi[w]s [A]&E[s]v dvav[9]os [šwv]. Kai. pense à ws rom» AMorgilw]s Bakir ävau[S]os [¿Pus]. D’après l'estampage de Lep., dont le fac-similé est peu clair, Puch. donne une lecon admise par tous les éd. et vérifiée par la pierre ws moluv d xdAa tvide Mi Civva, où il ne manque qu'un mot, lu ANC. A par Lep., ANOAA, par Puch., qui transcrit d»[óa] (d'un verbe žvoddw) et pense plutôtà dve&a; cependant, ‫آ‬2‎ Ada est repris par Col, Hof.; dv[0-], Get: 60‫ھ‬‎ &vuoev, Edm.; uóXot, Peek, d’après dm 4 i e

V. 3:1e début et la fin du vers ont embarrassé les éditeurs. Apres Lep. et Puch., tous les éditeurs s'accordent pour lire, immédiatement avant pópQa : aēpdra, transcrit ce[u»] par Lett, et Fr., qui corrige ensuite en cé[z]va, d’après Bai. (mauvais garant), ainsi que Kai. Le début du vers a tenté diversement les éd. : MPHEITAPC, Salt; epuer ydp, Letr.; zblder yap, puis [m]s«y' dp, enfin, d’après Bai., mprjo0n ydp, Vr.; .... ydp, Kai.; MPMECTAI,

Lep., que Puch. renonce à transcrire;

Col. y voit (a)prei(p)aio' = mapamsıpdovoa) épdra, et Hof., suivi par Gef., m(d)pmer(o)ar o” = mapaneioat ce); d’après un estampage, mapnetooso”, Edm. La conjecture de Maas, reprise par Peek, (rE)prsı y4(p) se rapproche le plus de ce qu'il y a sur la pierre, si l'on tient compte que la

[30]

RĒGNE

D’HADRIEN

95

barre horizontale du T a disparu, gue TE qui le suit est à peine visible, que la boucle du P de ydp est à peine formée. Pour la fin du vers. Salt indique seulement ..Mll, où Lett. voit [duļu+[v] ou duis (Stat., add.), Fr. [ai] ,‫ماہ‬‎ Kai. [ai For]. Tous les éd. suivent Puch. qui, d'aprés Lep., lit äxuas. La pierre, peu lisible, laisse voir A.MAC, que Peek transcrit dunas. V. 4 : Letronne (et Fr. ap. Letr.) s'est mépris sur le A de 2200/7٤, dont les hastes se croisent; il y a vu exdoiog, corrigé en SMoioa par Ahr., suivi par tous. La lettre qui suit est un A, vu pour la

première fois par Maas, admis par Peek. Lett. y voyait un T = ee Fr: et Katsu) (EYe ep, et les autres éd. un C (= oe, Puch.; cor (?), Hof.). "EX9010° aio’ aŭtw Ojior, Edm. À la fin du vers, la pierre porte visiblement IH, transcrit iñ par Letz. Fr., Jo par tous les autres éditeurs (qui y voient, aprés Puch., un impér.), sauf Kai. qui restitue ty[s].

V. 5 : au début de la ligne, Fr. est seul à transcrire Fos, qu'il remplace par o: dans add., admis par tous. Lett, propose 707 (dor. pour 72 = adrģ). La deuxiéme partie du vers a été diversement restituée : dapóv est certain et admis par tous les

éditeurs. Avant, Salt lit KOTC... NY, et aprés, NTOA, oü Letr. voit xoré[n (ou xotéon), xorēļwv pa] vu et [ä]v/a (?) ou Dis comme Fr. Ce dernier pense à xot[gon, €] vu, admis qui restitue, à la fin du vers, [&redoav]. Apres la lecture de Lep. KOT ECH (h, Puch.) TONY, éd. admettent xoreon, 76 vu. À la fin, Lep. voit ATA---, restitué drd [prs] par Puch., suivi Cependant, sur estampage, Edm. lit drexuap. V. 6 : Salt lit KATEXHC, xareyns, Puch. KATEXEC.

et

tous

les

op Letr. voit xaréy x (s), puis xatéy [et], comme éd.; xatéyns,

Peek.

On

distingue,

V.7 : la fin du vers a fait difficulté : METAAWMENOIC.AOIN,

non

sans

xai] ou par Kai. tous les de tous.

Fr.; KATEKEC, mal,

Lep.;

sur la pierre,

Salt, restitué par Letr. peyadw(s)

ou peydiw(v) uévos [xiv dvdxrwv]; par Fr., d'abord, neyoMo[» uouQàv f]ao:Dafev], puis peyde [uou?žv Blact[Anos], d’après Ahr. (qui restitue päviv à la place de pou Za, et enfin (Add.) ueyd2w|s uévos éx Blaci[knwr]. Kai. adopte la leçon suivie par tous les autres éd., pevos 'A[dpļ:[dvoto], confirmée par la pierre (oü l'on voit AAPI---; d’après un estampage, "Adpidv[0:0], Edm.), mais maintient, à tort, weydAws. Puch. corrige en ueydiw, admis généralement et visible sur la pierre. V. 8 : Letr. s'écarte de la copie de Salt AAOTOIC, pour proposer atdac’ adv), Olors (= 75 = Hadrien et Sabine) 7’ éydon, ou ddl, ò vois. Fr. songe d'abord à [5]04 64٥0‫ہ‬‎ 7’, etc., puis adopte la conjecture de Boeck [2] S2 [/]o«c", reprise par tous (sauf Edm., toto”), confirmée par la lecture de

Lep. et par la pierre.

La langue est la même que celle de 28 et 29 et se caractérise, notamment, par la recherche des formes éoliennes et poétiques : L. 1, axovoauev = hnovoanev. V. 1, xOlodov = xHıkov ;part. éol. atyaıs. V. 2, éol. Tvide = vide; à xada = h xadh; Xd6wva

= XaGíva. V. 3, ¿para ‫دم‬‎.00‫ = م‬path wopQ?; Bacıınidos = facelas; éol. čupas = nuetépas. V. 4, ¿Abocar = ¿Adovoy ;AUTOL = aut); 601. Orjiov = Heiov; dyov = ov; impératif éol. iy = iei. V. 5, Tot = 001; xovéoy = Koran: €ol. Säpov =

dnpóv; vo =

vūv. V. 6, àv oéuvay = Tiv oeuvyr; xatéyes = nareixes. V. 7, xO = x0 = KU 6; Totogais = vpeods; peyáňw = peydAov. V. 8, šamivas = éamivms; avdac(s) = nvonole); à = n; éol. ċioio(a) = aiovo(a).

DU COLOSSE

INSCRIPTIONS

96

[31]

DE MEMNON

L. 1 : ¿te a une valeur non seulement temporelle mais causale.

V. 1 : l’hypothèse de Peek pour la fin du vers suppose un vocatif Méuvo» que l'xamen de la pierre rend douteux, ainsi qu'on peut le voir sur le fac-similé de Lepsius. La lecture Méuvwv parait préférable. On croit discerner sur la pierre, avant les quatre dernières lettres, un K, qui pousse à restituer [&]xosra[v]. Le mot convient à la métrique et au sens. H s'agirait d'Hadrien, qui, le premier jour, n'a pas entendu le Colosse. Le silence de Memnon est expliqué

dans le vers suivant, par un discret compliment à l'adresse de Sabine, destiné à ménager la susceptibilité de l'Empereur. Le verbe qui manque dans le premier: vers serait contenu dans la lacune. Le sens, la scansion, l'étendue de la lacune, les lettres restantes invitent à restituer ame[dé£ar”], sans qu'un autre mot soit exclu.

V. 3 : la fin du vers est semblable à celle de 29, 15. Le mot GactAnidos est, cependant, ici, l'équivalent de Baosželas ou BacikMooys 4), au lieu d’être un adjectif. V. 4 : le A après &\0o{ocu est nettement visible sur l'estampage. Il répond au pév du vers 1. Le vers se termine comme

28, 8. Mais

il s'agit ici d'un impératif, comme

l'exige le vers suivant, et non d'un imparfait.

V. 5 : la rareté du mot aral[p&ws] fait préférer l'adjectif avap[&5s], qui s'oppose, pour le sens, à Tpéooous (v. 7). La lecture xatéyes est presque certaine, bien que la barre médiane du second € ne soit pas visible. Il semble difficile de voir un H. L'impft. xareyes s'expliquerait par la scansion (2). H paraît préférable de joindre 7é à l'adverbe óxpóv, et de le faire précéder d'un point en haut plutôt que d'une virgule.

V. 6 : aprés s'étre adressé au Colosse, l'épigrammatiste revient au récit. L'épigramme

s'achéve comme

elle a commencé

: un distique introduit le récit, un autre

le termine, et tous deux encadrent les propos tenus à l'adresse de Memnon.

31 (G. 46). Pied gauche, immédiatement au-dessus de la cassure antérieure du pied; huit lignes, gravées sur une hauteur de 31 cm. Long. de la premiere ligne : 76 cm. Haut. des lettres, particuliérement grandes et profondes, 29-30 mm. Les trois derniéres lignes ont été gravées postérieurement à l'encoche qui entame le bout du pied. Copie, estampage, photos de la pierre, pl. LXIV.

Publié, d’après les copies de Hamilton, Pococke et Salt, par Letronne, Stat., 161-5, n° 21, avec

transcr. en majusc. et en minusc., auxquelles est jointe la transcr. de Jacobs, trad., long comment. (Letr., Œuvres, 144-7, no 21; Franz, CIG, 4727). Republié, d’après Pestampage 0) J. Schwartz, Bull. Caire, 49 (1950), 48. (2) Cf, Schwyzer, Griech. Gramm., 651, 6.

de Nestor L'Hóte, par

[31]

REGNE D’HADRIEN

97

Letr., Rec., 364-7, n? 346, transcr. en minusc., trad., comment.; fac-similé, Atlas, pl. 36, n? 46 (Franz, CIG, add. 4727, p. 1202, indique les interpolations de Bailie). Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 91, fac-

similé aprés estampage (Kaibel, Epigr., 988, reproduit Fr. et Bai.; Puchstein, Epigr. Aeg., n° 5

se

fonde sur l'estampage de Lepsius pour critiquer Bailie (et Kai.); Collitz, Samm. Griech. Dial., I (1884), n? 323; Cougny, Anth. Pal., n° 178 reproduit Kai., et traduit en latin; Hoffmann, Griech. Dial., II, n? 177). Edmonds, Class. Rev., 39 (1925), 110, n° 4, d’après un estampage d’Edgar. Révision de la pierre, Peek, Mitt. Deutsch. Inst. Kairo, 5 (1934), 99-100, n? 4, transcr. voisine de Franz, comment.,

trad. p. 109, n? 4, pas de photo (Bilabel, Sammelb., 8213; SEG, VIII, 718).

1

"ExAvov aüdjoavros ¿yw ’ Tru Abw 5226120 Pavals) Tās beilas Méuvovos 1) Pausvad., `HA0o Quot 6” ¿paros Bacırmıdı Tuide Zabivva,

4

wpas de Tptords los XE dpóuos. | Korpavolı) "Adpidvw méuntw dexctw 0 $ [madr, >)

1

7

Y



Z

(Görr)a d ¿yeoxe(v) "Adup eixogu |xoi récupa. Kixcotw meuntw |Ó duari vos "Aug, DATE : 21 nov. 130 p. C.

«J'ai entendu, quand la pierre se mit à chanter, moi, Balbilla, la voix divine de 5

Memnon ou Phaménoth. J'avais accompagné ici 3) notre aimable reine Sabine; le soleil tenait le cours de la premiere heure, la quinzieme année de l'Empereur Hadrien, Hathyr était à son vingt-quatriéme jour. Le vingt-cinquième jour du mois de Hathyr.» V. 1 : seul Kai. d’après Bai. a proposé aYdagavros, contredit par la pierre. V. 2 : Orovā(s), Letr., Fr.; Paves, Kai; mais Lep. a lu ÉWNATAC.

V. 3 : ğvðov, contredit par la pierre, a été proposé par Bai. et Kai. Zabívva Letr., d’après Salt : EABINNA, confirmé par Lep.; XaGívva:

Bai. (Kai), Peek; Ža6ivva,

Col., Hof.

V. 4 : dor, Edm.; pópo(v), Hof.; Spöpo(t)s, Coltitz. AAIOC, APOMOL, la pierre. V. 5 : r’eviaurs, Letr. (Fr.), contredit par Lep. et par la pierre. V. 6 : A, seul visible sur la pierre, a été corrigé en (Ọõt)æ par Letr., d’après d'Orville et Jacobs et généralement admis; [&u]ar’, Edm. Le lapicide a gravé à la ligne 6: NIAYTWAAEXECKEAAOYP, etc.;

«der Vers dürfte vielmehr gelautet haben : ¿(uar”) Eyeoxe 0” ‫م‬۸۸0"‎ elxoct xai méœupa », Peek (Bil.).

La méme recherche affectée de formes dialectales que dans les autres

poémes de

Balbilla, caractérise la langue de l'inscription : v. 1, éol. ao = ame (cf. 28, 2); v. 2,

(1) Letronne, Rec., 365, comprend, en raison de la place de ruide : «avec cette aimable reine qui est à mes cótés ». 11

98

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[31]

Puva(s) Tās = Dors tis; v. 3, 601. uor = önov; éol. ruide = tHde (cf. 30, 2); v. 4, éol.

ados = hos; éol. nye dpéuos = eiye dpopovs (cf. 28, 6); on pourrait aussi comprendre xe = xe ü) et dpduos = pópois (Col.); v. 5, xotpavw "Adpidvto = xoip*vou "Aópixvoo (cf. 28, 9; 29, 6); €ol. dex0TW = dexatw; v. 6, col. mēgvpa= TÉTTAPA; v. 7, UAT =

UOTE. | Le lapicide a commis de nombreuses erreurs (2) : v. 2, omission d'un o; l'ióta adscrit n'est pas toujours noté (v. 3, 5, 7) ou est indiqué fautivement (xotoavau, v. 5); v. 6, omission curieuse du début du mot.

A

Tous les éditeurs ont été gênés par la double date terminant le poème). La solution la

plus simple est de penser que le v. 6 précise la date de la visite que fit Balbilla en compagnie de Sabine (cf. 29); la derniére ligne, au contraire, indiguerait la date op Balbilla seule a entendu

Memnon.

L'aor. 7Adov, avec valeur de p. g. pft. francais, indique une

action antérieure à l'impft. šxAvov : les deux dates, en fin de poème, soulignent l'antériorité de la visite princiére par rapport à la visite particuliére de Balbilla. Si la poésie est faible, la composition du poéme, en revanche, ne manque pas d'habileté : dans le premier distique, Balbilla, parlant à la premiére personne, mettant son nom en vedette

à la fin du vers, et soulignant qu'elle est seule, cette fois-ci, suggére que le chant divin de Memnon n'était pas réservé aux princes. Le Colosse a exaucé pour elle aussi la priére

imperative qui lui était adressée pour Sabine (Y Pour atténuer ce que sa déclaration peut avoir d'irrévérencieux pour Hadrien et Sabine, elle consacre les deux distiques qui suivent à rappeler la visite qu'elle a faite la veille méme en compagnie de Sabine (29). Enfin, discrétement, en terminant le počme, elle indique que Memnon a chanté pour la poétesse le lendemain du jour oü il avait chanté pour l'impératrice. En consacrant à la visite de Sabine la place centrale en ce počme, et le plus long développement, Balbilla ne faisait qu'obéir au protocole, mais en plagant son épigramme bien en vue, en la

faisant graver en gros caractéres et en faisant de sa visite le sujet d'un poéme, elle satisfaisait sa vanité. Si l'on songe qu'aucun des poémes de Balbilla n'est daté exactement,

on peut

penser que la poétesse s'est apergu de cet oubli et a voulu le réparer le lendemain, en rédigeant cette inscription.

(1) Letronne, Rec., 353, qui prefere, néammoins, le premier sens.

(2) Erreur de l'auteur ou du lapicide : atd7jaavros, v. 1, cf. Collitz; Thumb, Handb., 251. (3) Contra Kaibel, qui comprend

verunt Memnonem.

: Athyr mensis dies XXIV

confectus erat, diei XXV

hora prima audi-

Pour Peek, le vers 6 est une variante du vers 7, et le lapicide aurait gravé les deux

ensemble par erreur.

(4) Cp. aüõrjoavros, v. I, et 29, 5 : atēdoaus.

[32]

REGNE D’HADRIEN

99

32 (G. 42). Dessus du pied gauche, ā 44 cm. en dessous de la cassure separant le pied de la cheville, et immédiatement

au-dessus de la cassure qui coupe longitudinalement le dessus du pied. Quatre lignes de grec, gravées sur une hauteur de 12 cm. La premiére ligne mesure 24 cm. de long. La hauteur des lettres varie de 25 mm. (premiere ligne) à 20 mm. (lignes suivantes). L'inscription est gravée profondément et lisiblement. La partie gauche du texte a disparu avec le dessus de la pierre; la partie inférieure est rognée par la cassure, la partie droite déborde légèrement sur l'inscription latine de C. Cornelius (26). Au-dessus de la premiere ligne, vestiges de lettres beaucoup plus petites et moins profondes. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. LXI.

Publié par Letronne, Stat., 165-166, n? 22, d'aprés la copie de Salt, avec transcr. en minusc., trad., comment. et fac-similé (Letr., Œuvres, 148-149, n° 22; d’où Franz, CIG, 4728). Republié par Letr., Rec., 369-370, n? 349, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, avec transcr. en minusc., trad., comment.; fac-similé dans |’Atlas, pl. 36, n° 42 (Fr., CIG, add. p. 1202, n° 4728, se borne à noter les

interpolations de Bailie). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 79, Nr. 103 (Dittenberger, OGI, 681, comment.

1

4

sur Že6aor /; Cagnat, IGR, n° 1186; Kiessling, Sammelb., 8342).

[Za |&eiva, Zeßaorn [AUT ]oxzdropos Kaisapos [Adora ]»0U, ēvrūs pas |4? Mépuwovo e ds 68 UL «015 HE. 20200033 \HC

DATE : l'inscription n'est pas datée, mais elle fait partie du groupe relatif au voyage d’Hadrien (novembre 130 p. C.).

«Sabine Auguste, femme de l'Empereur César Hadrien, au cours de la premiére heure, a entendu Memnon par deux fois...» L. 3 : [ŽeGaorļot, Letr. (qui suggère aussi "Adp:avot), Fr.; |“Adpsav|ot, Dit. qui ponctue d'une virgule avant [AYrļ|oxparopos et après [Adp:a]vov. On distingue le sommet du nu. L. 4 : [a Méuvovo]s, Letr.; [a tov Méuvovos|, Fr., Dit., Kies.

L. 5 : signalée par Lep.

On eroit lire, dans l'intervalle qui sépare l'inscription 46 de celle-ci, les lettres … ETAKTO, qui constitueraient la fin d'une ligne, car la pierre ne porte, à la suite, aucune trace de gravure. La forme et la dimension des lettres, beaucoup plus petites, fait penser qu'il s'agit de vestiges d'une inscription gravée antérieurement à celle de Sabine.

H parait significatif que toutes les inscriptions relatives au voyage

d'Hadrien 7

100

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[32]

soient placées sur la jambe gauche : 31-33 sur le pied; 28-30 sur le cóté gauche de la jambe, ā la partie moyenne. Ces inscriptions sont manifestement groupées intentionnellement : le groupe de la jambe ne comprend que des épigrammes; le groupe du pied est formé d'une épigramme et de deux inscriptions en prose, Les inscriptions du pied, plus courtes, sont en caractéres beaucoup plus gros que celles de la jambe, et les inscriptions non métriques sont gravées beaucoup moins réguliérement que les počmes.

Il semble qu'on ait tenu à souligner, soit par la place mieux exposée au soleil levant (28-30), soit par la grandeur et la qualité de la gravure (31), l'importance particuliére des épigrammes. Mais la qualité extraordinaire de la femme d'Hadrien lui aurait mérité de figurer aussi en trés bonne place, au milieu du pied, sur la pente exposée au soleil. L..2 : en 29, 1, on a:

ovv eg Xe6ao317 Xa6eívy |t. Mais

en

31, 3 l'orthographe

XaGívva a prévalu (BaosAyidi tuide Zabivva), ainsi qu'en 30, 4 (à ×۸۸ Tuite XaGwva). Letronne remarque qu'il n'y a pas de place pour le mot yu») au commencement

de la

seconde ligne. D'aprés le nombre de lettres qui manquent, à gauche, il est vraisemblable que le mot ne figurait pas sur la pierre, et que les débuts de lignes était les uns sous les autres.

L. 3-4 : Avtoxpatwo Kaicap "Adpiavds se trouve en P. Ryl. 179 B. La première lettre visible de la quatriéme ligne n'est visiblement pas un T, car la barre horizontale supérieure manque. C'est plutót la seconde barre verticale d'un N, comme l'a deviné Dittenberger. L. 5 : Memnon chanta à la premiére heure quand vint Hadrien (27, 5) et quand

vint Sabine (31, 4). Dittenberger souligne du reste que c'était son heure préférée (1), L. 6 : sans doute la date de la visite était-elle gravée ici, mais les deux lettres restantes ne permettent pas de la restituer.

(

Voir Bataille, Memn.,

158. Cf. Strabon,

XVII, 1, 46 : Kayw de mapwv èri rom vómwv neti

V áAXov

Aižtov xai ToU mANbous vuv ovvõvrwv abro Gem Te xal OTPATIwWTWV Tep! OAV TOT jxouca TO 06‫ل‬‎ 010: Pline, HN, XXXVI, 58 : non absimilis illi narratur in Thebis delubro Serapis, ut putant, Memnonis statuae dicatus, guem cotidiano solis ortu contactum radiis crepare tradunt.

[33]

RĒGNE

D’HADRIEN

101

33 (G. 45). Pied gauche, partie antérieure. Sept lignes de grec, gravčes sur une hauteur de 25 cm. La premiere ligne mesure 26 cm. de long; la quatriéme, 41 em. Les trois premiéres lignes sont plus courtes, pour ne pas empiéter sur l'inscription, trés peu visible (104), gravée antérieurement à droite. La hauteur des lettres est de 20 à 25 mm.

La gravure est assez profonde et en bon état, sauf la dernière ligne. Les deux der-

nières lettres d”Ašptxvov

sont gravées en petit au-dessus

du bord supérieur de l'évidement.

Copie,

estampage, photographies de la pierre et de l'estampage, pl. LXIII.

Publié par Letronne, Stat., 160-161, n° 20, d'aprés les copies de Salt et de Pococke, avec trancr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (Letr., Œuvres, 143, n° 20; d’où Franz, CIG, 4726). Republié par Letr., Rec., 368-369, n° 348, d’après l'estampage de Nestor L'Hóte, avec transcr. en minusc., trad.,

comment.; fac-similé dans l'Atlas, pl. 36, n° 45 (Franz, CIG, add. 4726, p. 1202, indique les interpolations de Bailie, identiques aux lectures de Letr.). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 90 (Cagnat, IGR, n° 1201; Kiessling, Sammelb., 8341).

1

A(ovxtos) «bAaoviavos Dikrrrros &xAvov Mé-

4,

uvovos TOU ÖEIOTATOV,

Avroxpdropos "Adpiavo AXOVOVTOS, ÉVTOS

1

wpas B dis.

DATE : l'inscription est datče du voyage d’Hadrien, c'est-à-dire de novembre 130 p. C.

«Moi, Lucius Flavianus

Philippus, j’ecoutais ,

le trés divin

Memnon, pendant que

VEmpereur Hadrien l’entendait, au cours de la deuxième heure, à deux reprises.» L. 1: A®AA, etc. Poc.; Dhaoviavös, Letr. et tous les autres. A/ovxeos) ou A(0Aos) Dhaoviavös, Bai. L. 5 : "Aópiav[oU], Letr.; "Adpiavo[9], Fr.; "Aópiavo?, Lep., Cag., Kies.

L. 1 : lalettre A suivie d'un point, négligée parla plupart des éditeurs, est nettement visible sur la pierre et donne le prénom, A(ovx:os), du personnage. Seul Pococke (et Bailie), dont les lectures sont souvent contestables, l'a signalée. Elle occupe la méme place à la ligne 1, que le w de pas à la ligne 7, les lignes étant disposées régulièrement les unes au-dessous des autres. Le gentilice est peu fréquent, mais attesté (1),

L. 4 : cet adjectif, rarement appliqué à Memnon, est repris en 34, 3-4, par exemple

(1) A. Hübner, Ephemeris epigraphica, 1 (1874) : Quaestiones onomastologicae latinae, p. 38.

102

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[34]

34 (G. 27). Jambe gauche, cóté gauche de la jambe, partie inférieure, à 1 m. 10 du socle. Le cóté supérieur droit de l'inscription est à 21 cm. de la cassure séparant le pied de la cheville. Sept lignes de grec, gravées assez profondément et réguliérement, sur une hauteur de 15 cm.; la premiére ligne mesure 40 cm. de longueur, la plus longue, c'est-à-dire la sixiéme, 49 cm. de longueur. La hauteur des lettres est de 10 à 15 mm.

Le

signe —, en bas et à gauche, marque le début de l'inscr. 35, placée immédiatement en dessous. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. L. Copié par Pococke, Hamilton, Delille,

Jomard et Salt, a été publié, avec transcr. en majusc. et en

minusc., trad., comment., par Letronne, Stat., 178-180, n? 26, qui s'appuie surtout sur la copie de Salt. (Letr., Œuvres, 160-162, n° 26; d’où Franz, CIG, 4732). Republié sans variante par Letr, Rec., 370-372,

n° 350, d’après les mêmes copies et l'estampage de Nestor L'Hóte, avec fac-similé dans V Atlas, pl. 36, n? 27. (Franz, CIG, add., p. 1203, n° 4732, indique seulement les interpolations de Bailie). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 79, Nr. 94. (Dittenberger, OCT, 683, reproduit Letr.; Cagnat,

1GR, n? 1188 suit Dittenberger; Kiessling, Sammelb., 8343, reproduit Dit.).

1

'Aprepidwpos Ilrožepaiov, Basics

ypauparevs Eputwvlelrov xoi AaronoAetrov, Nxovoa Meuvovos tov Vetord5

4

7

af

nl

2

7

TOU, META XAI 7775 aunßlov "Apcwéóns xou TOV Tēxvwv Ailoupiwvos TOU xou KoOpdrov xou Ilrokeualov, Zre ie Adpiavo Koucapos zou xupiou, ta Xoíax. Eg

7

2

/

e

\

7

DATE : 7 décembre 130 p. C. «Moi, Artémidore, fils de Ptolémée, contróleur royal des nomes Hermonthite

et Lato-

polite, j'ai entendu Memnon le très divin, avec ma femme Arsinoe et mes fils, Aelurion, appelé aussi Quadratus, et Ptolémée, l'an 15 d'Hadrien César, notre maítre, le 11 du mois de Choiak. » L. 4 : CYNBIOY, Salt; av 6iov, Letr.; auv6iov, Fr., Lep., Dit.

L. 7:.. Xoíax, Lep., Dit., Kies; Fr. ne signale pas de lacune ni avant, ni après Xotax. On lit IA.

L. 1 : Artémidore, comme beaucoup de voyageurs des Syringes !!), visitait la rive gauche de Thébes avec sa famille. Il était accompagné de sa femme et de deux fils. Son amour des siens et sa curiosité de touriste sont attestés par un graffite des Syringes

thébaines, datant de 131 p. C. (2) : 75 mposxrnua Tõiv rexvwv "Apreņudepov xai Tis (1) Voir Baillet, Tombeaux, t. 2, p. XVIII. (2) Publié par Baillet, ibid., t. 2, 385, n. 1535.

[34]

REGNE D’HADRIEN

103

ovubiov. Ce personnage porte un nom grec, et non pas romain, car c'est le plus souvent à des grecs établis dans le pays qu'on confiait les questions financiéres, qui incombaient au basilicogrammate, ou les questions administratives, réservées au stratége du nome.

L'épithéte Eaosuxds rappelle que ce ypauparsus est un fonctionnaire d'origine ptolémaique, le plus élevé en grade de tous les agents financiers du nome; il venait en importance immédiatement aprés le stratége, chargé, lui, de la direction générale du nome !),

L. 2 : comme dans une autre inscription du Colosse (18), de dix ans antérieure, on constate que les nomes d'Hermonthis (Erment) et de Latopolis (Esneh), en Haute Égypte, étaient groupés sous un méme administrateur, qu'il s'agisse du stratége ou du

contrôleur royal. Le fait semble surtout commun en Thébaide (2). L. 3 : cette épithéte de «trés divin»

revient seulement en 33, 4. Le mot témoigne de

l'enthousiasme religieux des visiteurs du temps d'Hadrien. Au demeurant, Memnon n’etait-il pas plusieurs fois divin, assimilé qu'il était à plusieurs divinités, éthiopienne, grecque, ou égyptienne? Povverooväavõs (19, 6), avait témoigné par des actes — (vads de xoi areloas — son admiration et son adoration de Memnon. L. 4 : A. DouracovAards Xaæpioios (18, 19), stratēge du nome HermonthiteLatopolite, était déjà venu avec sa femme Fulvia. Le contróleur royal, en emmenant femme, a suivi l'exemple du stratége qui, lui-même, imitait l'empereur |).

sa

D'autres pelerins sont venus avec leur sceur ou leur frére (4), L. 5 : si la famille porte des noms grecs courants en Égypte, un des fils est pourvu

d'un nom issu d'un culte égyptien, AiAovoiwv, et d'un sobriquet latin Kodparos (Quadratus), introduit par 6 xa/, équivalent de qui et 9). Aikovpiwv se retrouve plusieurs fois dans les Syringes thébaines (9 ou sur le temple de Hatshepsout à Deir el-Bahari. (7) Le visiteur du temple de Hatshepsout, Aelurion le jeune, n'est évidemment pas le fils d'Artémidore. Ce nom égyptien, «l'homme dédié à Bast» (la déesse chatte), est formé sur œoupos, «chat». On trouve les formes AiAovupas, EAovpds, AiAoUpios, AiAovpos, Aikovpiowv. Cette dernière orthographe est attestée par plusieurs papyrus de l'époque romaine (8). En 130 p. C., ce nom semble peu répandu. C'est pourquoi, si son frère (1) Voir Jouguet, Vie municipale, 53-54. E. Biedermann, Der Basilikos grammateus, 1913; supplément à la liste des basilicogrammates par H. Henne, Stratéges, 1935, Appendice, p. 43 et suiv. (2) Jouguet, ibid, 53.

(8) Comparer avec 18 et avec 51. (4) Bat., Memn., 165. (5) Voir H. Wuilleumier, Étude historique sur l'emploi et la signification des signa (Mém. Acad. Inscr.,

t. 13, 2 (1933), 559-630), p. 568, 576, 581.

(9) Baillet, Tombeaux, t. I, n% 8, 446, 552, 583. (7) A. Bataille, Hatshepsout, 113, 145. (8) Voir Preisigke, Namenbuch et Th. Hopfner, Archiv Orientalni, 15 (1946), 17, n. 17.

104

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[35]

Ptolēmče ne porte qu’un nom, le mēme que celui de son pēre, Aelurion porte aussi

un sobriquet latin : Quadratus, dont la forme Kodparos est la transcription grecque. Ce sobriquet définit peut-étre le physique de ce fils cadet, l'adjectif «quadratus, a, um» d'aprés les dictionnaires étant appliqué par Suétone (Vesp. 20), Celse (2, 1), Columelle (6, 1, 3; 7, 12, 4), à une

était certainement

donné

taille

«moyenne»,

«proportionnée»,

à bien des soldats

romains

venus

«trapue ». Ce sobriquet

en

Égypte.

Dans

un

papyrus, daté de 121-122 p. C. ), on trouve la forme Kvadparos (2). L. 7 : le chiffre du mois indique que c'est au début de décembre qu'est venu Artémidore, à l'époque oà la température est la plus douce en Haute Égypte. C'est

évidemment pour saluer Hadrien, autant que Memnon, qu'Artémidore s'est dérangé, gravant son nom quelques jours aprés le départ de l'Empereur.

35 (G. 28). Jambe gauche, partie inférieure,

à 98 cm. du socle, à 2 cm. au-dessous de 34. Quatre lignes de grec, gravées

sur une hauteur de 8 cm. 5; la premiére ligne mesure 35 cm. de longueur. La hauteur des lettres est d'environ 15 mm. La gravure est visiblement de la méme main que 34. Le signe —, en haut et à gauche,

indique le début de l'inscription. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. L. Publié par Letronne, Stat., 180, n° 180, 27, d’après la copie de Salt, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (Letr., Œuvres, 162-163, n° 27; d’où Franz, CIG, 4733). Republié par Letr., Rec., 372, n? 351, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, avec transcr. en minusc., trad., nouveau comment. `fac-similé dans l'Atlas, pl. 36, n° 28 (Fr., CIG, add. p. 1203, n° 4733, se borne

à indiquer le Rec.). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 79, Nr. 95 (Dittenberger, OGI, 684, vérifie Letr., Rec., gráce à Lep.; Kiessling, Sammelb., 8344, reproduit Dit.).

1

Kõivros ’AmoAniavos

5

ÖLOLUS Tjxouca. LETA TWV Tp0)EYpaumevwv, TH AUTO ETEL, LV 4

TO AUTO.

DATE : méme date que 34, c'est-à-dire 7 déc. 130 p. C.

«Moi,

Quintus Apuleianus,

adjoint

du contrôleur royal, j'ai entendu

également,

avec les personnes inscrites ci-dessus, la méme année, le méme mois. »

a) P, Tebt., II, 488.

|

(2) Eerite Kvarepāros, dans Arch. Pap. V, 384, nr. 73, 2; voir B. Meinersmann, Lat. Wört., s. v.

[35]

REGNE D’HADRIEN

105

L. 1 : 'AmoXavós, Let., Stat., Fr.; Aro\niavés, Letr., Rec., Fr., Add.; AMOATIANOC, Lep.; "AnoA(n)iavós, Dit. Tous les éditeurs écrivent B4nfos, avec une majuscule.

L. 1 : contrairement à Artémidore, à Arsinoé et à leur fils Ptolémée (34), Quintus Apuleianus porte un nom latin. L'absence du gentilice serait surprenante s'il s'agissait

d'un citoyen romain. Mais les deux noms latins ne prouvent pas l'origine romaine du personnage. Ce 307005 n'était pas un Romain, puisqu'il servait sous les ordres d'un Grec (1), Le personnage ne paraît pas avoir signé dans les Syringes (2. L. Robert préfère

voir dans $on0ós Vindication de la fonction du personnage (80y0ds = adjutor), plutôt que la forme grecque Bd700s, d’où vient le surnom latin Boethus. Il rapproche cet exemple d'une épigramme de Philae 9), Au vers 4 de cette épigramme, L. Robert pro-

pose de lire : £u 9 ¿yw Xepyivos, fondos dyaxXvrot Ilrokepalov et il comprend que ce Serenus était adjutor d'un haut fonctionnaire d'Alexandrie, sans doute au tabularium. Dans l'inscription du Colosse, 0617005 accompagne aussi un nom romain, mais n'est pas suivi du génitif d'usage (4. L’explication de cette anomalie est contenue dans les mots qui suivent immédiatement

Bondos : Guoiws ijxovoa META Tom Rpoyeypauušvov.

Très

vraisemblablement, Quintus Apuleianus est «(800ds» de cet ’Aprenidwpos IroAeuniov,

606120265 |ypapuareus ’Epummdeirou xai Aaromo |Aeirov qui a signé immédiatement au-dessus, avant son adjutor. Ce Bons est à ajouter à la liste des Gondor donnée par Preisigke 5). L. 2-3 : mpoyeypappévov semble indiquer qu'il y avait un ordre de préséance,

marqué par la place méme des inscriptions. Pour une méme date donnée, l'inférieur ne placait pas son nom au-dessus de celui de son supérieur. C'est pourquoi Artémidore n'a pas inscrit son nom au-dessus des épigrammes de Balbilla, consacrées au couple impérial, ni

à méme

hauteur

que celles-ci, bien qu'il y eūt de la place au-dessus de

29, ou à cóté de 28 par exemple. L. 3-4 : voir 34, 6-7 : 15° année

d'Hadrien

(130 p. C.), le onze

du mois

de

Choiak (7 déc.).

(1) En général, le Gonos du Bacilos ypannareis,

à l'époque romaine, n'était pas un Romain, d'aprés

les exemples réunis par E. Biedermann, Der Basilikos grammateus (1913), 104, n. 10. (2) Baillet, Tombeaux, n? 1456, lit bien : 'Amö2žwv ó £oy6ds, avec photographie, ibid., pl. 22 b. ` (8) Publié d’après les copies de Ch. Lenormant et de Wilkinson, dans le Rec. de Letronne,

179,

91, Nr.316; repris, d'aprés l'estamn? 124; d’où Franz, CIG, add. 4944 b; dessiné par Lepsius, Denkm., Bl. IGR, 1310; commenté page de Lep., par Puchstein, Epigr. Aeg., n? 33, dont le texte est reproduit par Cagnat, | | ۱ ١ 119-121. 2, t. Hell., enfin par L. Robert, 1905, conversis, (4) Voir D. Magie, De Romanorum . . . vocabulis sollemnibus in Graecum sermonem 0.9. 120, 2, t cité par L. Robert, Helle

(5) Wörterbuch, t. 3, p. 98-99.

106

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[36]

36 (G. 49). Sur le bas de la jambe droite de la figure féminine qui est à la gauche du Colosse, inscription grecque de 10 lignes, dont la derniére est à 35 cm. du socle. Long. maxima :environ 34 cm. (1. 7). Haut. de l'inscr. : 15 cm. 5 environ. Haut. des lettres : environ 10 mm. Gravure

peu profonde et irréguliére. L'usure de la

pierre rend la lecture trés difficile, notamment à la fin et au début des lignes. Copie, estampage,

photo-

graphies de l'estampage et de la pierre (la courbure de Ja jambe n'a pas permis d'avoir une photographie

d'ensemble de la pierre), pl. LXIX.

Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 83 est le premier à avoir remarqué l'inscription, dont il donne un fac-similé, d'aprés la pierre (Taf. XII B, position de l'inscription par rapport au Colosse). Puchstein, Ēpigr., n? 24, transcrit en majusc. le fac-similé de Lep., dont il utilise l'estampage pour donner une autre transcr., en majusc. et en minusc., avec des restitutions sommaires.

La pierre a été revue par

Peek, Mitt. Deutsch. Instit. Kairo, 1934, 106-107, n? 10, qui pousse la lecture et donne une transcr. en minusc., avec d'abondantes restitutions; comment. sommaire, photographies de l'ensemble et d'une

partie (peu nette), pl. XVIII, a et b. (d’où Bilabel, Sammelb., 8219; SEG, VIII, 724). 1

07375 èv mediorov [mapa]: Ba|| 0 |võivjevT|a |

NeiAov avanıwoas| [os E |xAv[e], Méuvov, diris

[Pad Mee êre rpon| kw)» Onßnidos ijpalļotoa be" 4,

[Gero oldam ‫ریو‬‎ ixéAn[s .. ©. .|AAEJIA. IIpAeiwwv 2040 ٥6٤ 2 Hes) TÍXTE TOT. via.

. 000‫س‬‎

"Orrmoiov yep ‫تا‬‎ T|poim Zip |cevtos| {a dyBaus ē6paye revy|ea xeiv]ov,

8

Or Ev |xovinjoı vXvvovo,

rotoļv|vūv [x|ru |[réjer Abos domeros yy [96i] N|eido |.

DATE : la mention de Gallus Marianus, épistratége de la Thébaide, en charge sous Hadrien, ne permet pas de dire — à supposer que cette lecture soit exacte — si le počme a été écrit pendant ou aprés le voyage de l'Empereur.

«Dans

la plaine de Thēbes, le long du Nil aux tourbillons profonds, au cours d'une

remontée du fleuve, ta voix, Memnon,

s'est fait entendre à Gallus, épistratége de

la Thébaide sablonneuse, résonnant comme l'airain des guerriers percés de coups,

[selon] la légende. L'enfant de Pélée a dompté le fils que l'Aurore jadis enfanta. Comme à Troie, en effet, sur les bords du Simois, résonnaient ses armes, alors qu'il s'était abattu de son long dans la poussiére, ainsi, maintenant, retentit la pierre colossale, au voisinage du Nil.»

[36]

RĒGNE D’HADRIEN

107

L. 1: EKNEAIOYCIT vu par Lep., est restitué &[v]redto[(ļatv par Puch. et lu ev edtorat par Peek.

A la fin de la ligne, on distingue sur la pierre IBA. Lep. un

OAPOT/ A; Puch. transcrit APO..A,

sans rien restituer. Peek voit mapai Bal etc., qui s'accorde avec l'étendue de la lacune et les traces laissées

sur la pierre ou l'estampage. L. 2 : ..devfevra est lu par Lep. et transcrit par Puch. Le mot est précédé de deux lettres :Lep. indique A., Séi, OY; Peek voit et transcrit Ga ud Jevra. Le O n'est plus visible sur la pierre ni PA final. La fin de la ligne est lue HOAC. MMTAWCM par Lep.; HEIAONANA TAWCAC, d’où NetAov aval |Awcas ,Puch., suivi par Peek.

`

L. 3 : les trois premières lettres sont illisibles sur la pierre ou l'estampage. Lep. indique .C.., Puch. CH., qu'il restitue [eis], vu par Peek; éxhu|e| est restitué par Puch., lu par Peek; Lep. croit distinguer le premier €; le dernier lui échappe ainsi qu'à Puch. Ils sont tous deux illisibles. Mépvo» est lu par tous les éd., aurjs par Puch. et Peek, mais échappe à Lep. qui indique AYOIC. A 1a suite, Lep. indique AYCOI.IK, Puch. ....OCENI. On croit distinguer sur la pierre et Pestampage, aprés une lacune de trois lettres ...AOCENI. Peek voit aos, suivi de ENI. L. 4 : au début de la ligne, Lep. indique ATANTWN; on voit sur l'estampage TPON..N; Puch.,

suivi par Peek, lit érilrpoméwr. Le mot suivant, Onénidos, est lu par tous les ēditeurs et visible sur la pierre. La suite se distingue à peine : Lep. croit apercevoir EAA...NMO---; Puch. voit HIA....OIHO. La pierre porte, semble-t-il, HMAC.. . HC; Peek voit et restitue aya

ns

iy

L. 5 : le début de la ligne est trēs ‘endommagé : Lep. a vu --- HOWENWN, Puch. €.HOMEHWN, qu'il transcrit [0]e[em]opéveo, lu et adopté par Peek, qui corrige en fjewopév Qn). On distingue NWN et M sur l'estampage; le reste est indistinct. A la suite xaXx a été vu par tous les éditeurs. Un | est ensuite visible sur la pierre : Puch. y voit un iota adscrit et lit ia suite xóàr[wv] (Lepsius indique

IKOATIM ---), tandis que Peek en fait la première lettre de sa lecture ixéAns; VE se distingue mal d'un O, le C final a disparu. La fin de la ligne échappe à la lecture : aprés une lacune d'environ trois lettres, Lep. distingue ... ACCAAE, Puch. ...ACCAAE. Peek aperçoit sur la pierre €/ IMACCAAE et songe, sans oser le transcrire, ädajuasoa dé. On croit distinguer sur la pierre ..... AAE, à la fin d'une lacune

, P d'environ 5-6 lettres. L. 6 : le début de la ligne est trés difficile à lire; les aspérités de la pierre rendent toutes les lectures conjecturales : CAWOYWC, Lep.; ~-AWOX60C, Puch. qui restitue I&x9os|. Peek lit M(8%)IA(A?)W(N MY80C

et pense, sans oser prēsenter de restitution, à Ada» (hypothése de Maas) ou

à bus. M£bos est néanmoins visible sur l'estampage. On croit distinguer au début IA... Au vers suivant Inet, visible sur la pierre, a été transcrit par Peek, lä où Lep. voit IIHAEICIP

et EY

Onerdv. Le reste

de la ligne n'est pas facile à lire sur la pierre : on distingue EAAM (PE est petit et presque soudé au N précédent, le M à moitié visible), suivi d'une lacune d'environ 5 lettres, et ONHW (sic) TIKT€; PW est nettement visible. On ne peut penser à un signe tachygraphique ~, comme le croit Maas, pour ws. Les

cinq dernières lettres sont reconnaissables, bien qu'enchevétrées. Lep. indique AAW....IIEIHVHKTCV; Puch. voit AA...... IIINATIKTE/ et transcrit seulement Tixre. Peek transcrit “tov Hos T/xTs, sans adopter la conjecture de Maas, qu'il cite :

5 +:

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Bbéyyeobou medion, pr Evi Oecoakim. 8

TOMTOU ` 277117 0015010.

DATE : la place de l'inscription inviterait à la dater de l'époque tardive oü les pélerins se sont mis à utiliser le socle, faute de place ailleurs 9). Mais cette hypothèse de Letronne (?), reprise par Puchstein, demeure aléatoire. (1) Cf. l'inscription de Marius Gemellus, socle, cóté sud (51). (2) Rec., p. 323.

154

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[62]

«D' Asclépiodote, poéte, procurateur : il vit, Memnon, 6 marine Thetis, et il éléve sa grande voix, sache-le, quand le flambeau maternel le réchauffe, au pied. de la chaíne libyque d'Ēgypte, dont est séparée Thēbes aux-belles-portes par le cours A

du Nil;

tandis

que

ton

Achille, jadis insatiable

de combats,

ne

dit mot,

à

présent, ni dans la plaine de Troie, ni dans la Thessalie.» L. 1 : le trou visible sur la pierre explique que le mot ait été coupé en deux parties. Kai. écrit "Aoxınmıodörov rotnTod Tod émirpórov, complétant la ligne 1 par la ligne 8. L. 4 : l'état de la pierre explique aussi la disposition des lettres YNO... ®PYCIN. L’W est beaucoup plus petit que le N dans ow, écrit ^N. De même pour Po et le v de droraur|e], écrit ANOT, etc. Letr. corrige d'abord [2]v6’ drorduve:, accepté par Fr., puis adopte dv ‫هم‬‎ :‫ بس‬vérifié par Lep. et Puch., admis par tous. Les deux dernières lettres sont à moitié effacées. L. 8 : Letr. écrit zoumzo tod émerpémou (de méme Fr., Kai.); Puch. (Kies.) s'en tient à la copie de Ham., vérifiée par Lep. : momroü‘ émirpórov. Les quatre dernières lettres de ‫عمر‬‎ ‫ جم‬sont endommagées, mais les traces qui subsistent assurent la lecture. On croit voir un point entre les deux mots.

Des homonymes apparaissent dans des papyrus du 11° siècle p. C. ©. Mais aucun ne peut étre identifié avec le signataire du Colosse. En tout cas, ces vers attestent la culture littéraire de ce procurator, qui connaissait les bons auteurs. On sait que les empereurs aimaient à s'entourer de rhéteurs et de savants, aussi bien grecs que latins.

C'est ainsi que des juristes ou des érudits2) ont pu être recrutés pour l'administration impériale, selon une habitude généralisée par Hadrien et ses successeurs. L. 3 : les inscriptions sont, effectivement, à quelques rares exceptions prés, frappées par le soleil levant (cf. 28, 1-2).

L. 4 : &morépvo est le verbe qu'emploie Hérodote 9) en parlant d'un fleuve ou d'une montagne coupant un pays. 07/6» désigne ici la rive droite du Nil, la rive gauche, où se trouve le Colosse s'appelant ta Mepvõvia (4). L. 6 : páxns dxdpnrov est une expression homérique (5. Ce dernier distique, où

le poéte évoque Achille, est un pastiche d'Homére (cf. 37), plus sensiblement encore que les autres distiques consacrés

à Memnon.

L. 8 : le gros trou, visible sur la pierre, à la fin de la ligne 1, a empêché le lapicide de graver la fonction après le nom; c'est pourquoi il l'a mentionnée après le poème ©), La ligne 8 compléte ainsi la ligne 1. (1) (2) (8) (4) (5)

Cf. Preisigke, Namenbuch. H. G. Pflaum, Les procurateurs équestres (1950), p. 181. 1, 72; 4, 25, etc. Cf. A. Bataille, Memn., ch. I. Cf. Il, XIII, 639 et XX, 2.

(9 Sur les sens du mot šmfrponos, cf. Preisigke-Kiessling, Wörterbuch, III, 8, 117, et Jouguet, Vie muni-

cipale, 189-192; il est appliqué souvent à l'épistratége, cf. 36, 3.

[63]

NON DATĒES

63

155

(entre les jambes, 3).

Entre les jambes du Colosse, sur la partie renflée de l'espéce de queue qui pend du vétement, inscription dont il reste onze lignes visibles, gravées sur une hauteur de 38 cm. La dernière ligne est à 2 m. socle. La premičre ligne mesure environ 10 cm., la derničre, environ 20 cm. La hauteur des lettres 20 à 30 mm. Les stries ondulées qui décorent cette partie de la pierre rendent la lecture difficile.

latine 70 du est de L'ins-

cription est trés mutilée et il n'est pas possible d'apprécier la longueur exacte des lignes. La pierre est

détériorée à droite et à gauche; une large cassure centrale, haute de 7 cm., a fait disparaitre 2 ou 3 lignes. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XII.

TREES G i d L'inscription est inédite.

1

---Fusculs]---

--- EBIVS.I-----[c]oh(ortis) II I[tur(aeorum) eq(uitatae)|

4

---[Mļemnonifs]------ NACV--sa

siam

Gr =

8

---hor(a) II bļis]

[i]tem I ho[ra---] T

et tertia.. ME

et ter. [ANO DATE : l'inscription semble de la méme main que 9 (9 mars 83 p. C.). L. 1 : le nom est précédé de deux lettres peu lisibles sur la pierre et sur l'estampage. On croit discerner PA. L. 2 :la finale EBIVS est suivie d'un point et d'une haste verticale. Elle est précédée d'une haste oblique qui pourrait appartenir à un N dont la seconde haste verticale se confondrait avec la strie ondulée qui figure à cet endroit de la pierre. L. 3 : le O n'est visible qu'à moitié. Le chiffre est précédé et suivi d'un point. On croit distinguer, à la fin, les traces d'un E ou d'un F.

L. 4 L. 6 suivi d'un L. 7 un B.

: on distingue sur la pierre et sur l'estampage le dernier jambage d'un M. : la pierre, trés détériorée à cet endroit, ne montre qu'un O, précédé peut-étre d'un E et point. : les traces de lettres, aprés le A, ne se laissent pas identifier. On lit peut-étre, avant le A,

156

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[64]

L. 8 : on croit voir, sur l'estampage, une partie des deux baste verticales d'un H. Le chiffre est entre deux points. La lettre qui suit parait étre sürement, sur l'estampage, un B. . L. 9 : les stries décoratives rendent la lecture difficile. La barre horizontale du T n'est guère visible. Le chiffre semble suivi d'un point. L. 10 : la fin de la ligne est peu lisible. Un trait horizontal, pourvu d’apices, semble suivre tertia. L. 11 : on croit voir une lettre ronde, peut-étre un G, aprés ter. Le A parait suivi de deux lettres, difficilement reconnaissables, qui peuvent étre N (ou V?) et O. Le reste de la ligne échappe.

L'état de la pierre permet seulement de lire le surnom Fuscus. Ce qui reste de la ligne 2 semble prouver que le personnage n'était pas seul quand il est venu rendre

visite au Colosse. Le numéro de la cohorte permet difficilement d'identifier le visiteur avec Sabinius Fuscus, préfet de la premiére cohorte montée espagnole, qui a gravé son nom un peu plus haut, entre les jambes du Colosse également. Le nom de la cohorte se laisse mal restituer. La restitution proposée est celle qui s'accorde le mieux avec les traces qui restent sur la pierre. Les autres cohortes auxi-

liaires, affectées du méme numéro, qui ont servi en Égypte à des dates diverses, sont la cohors II Commagenorum equitata(?), la cohors II Thebaeorum et la cohors II Thracum eguitata ü). Memnon s'est fait entendre plusieurs fois, peut-étre à des dates diverses, que l'état

de la pierre ne permet pas de lire.

6% (D.5 bis). Partie moyenne, antérieure, de la jambe droite. Fragment d'inscription, lont la dernière ligne est à 3 m. du socle. Il semble qu'il y ait eu là quatre lignes de latin, sur une hauteur d'environ 20 cm., en lettres de 25 mm. à 30 mm.

Mais le texte est gravé au poingon,

en pointillé trés léger, et de façon irrégulière.

Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XVI.

Inscription inédite.

DaTE : l'inscription n'est pas datée.

L. 1 : peut-étre y avait-il une ligne inscrite avant celle-ci. En tout cas, c'est là que se trouvait le nom du signataire. L. 3 : on pourrait suppléer : et [egi gratias], comme en 1, 3. (1) Lesquier, Armee romaine, p. 83.

[66]

NON

DATĒES

157

65 (D. 5 ter). Jambe droite, partie moyenne, ā 2 m. 80 environ du socle. Deux lignes de grec, gravčes sur une

hauteur

de

10 cm., la premiere ligne mesurant 38 cm., la seconde, 22 cm. de longueur. La hauteur des lettres est de 25-35 mm. La seconde ligne est plus lisible que la premiére. Copie, estampage; photographie de la

pierre, pl. XVI et XX. Publié,

nom

d’après

la copie de Salt, par Letr.

(= Letr., Œuvres,

Rec., 407, n? 384, sans

Stat., 230,

n° 57, qui transcrit

seulement

le

210, n°57; Franz, CIG, 4757). Republié, d’après la méme copie, par Letr., fac-similé

dans

l'Atlas

(Franz, CIC,

add.

p. 1205, n° 4757). Fac-similé

d'aprés la pierre, mais toujours incomplet, par Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 70. (Kiessling, Sammelb., 8364).

Ilpooxuvnpa ‘lovAlas y

/

‎‫ سے‬00۰

DATE : l'inscription n'est pas datée; elle paraît de la méme main que 18 (sans doute 122 p. C). « Acte d’adoration de Julia Saturnina. » La premiére ligne n'a jamais été relevée. L. 2 : ligature de Y et de P, par suite d'un repentir.

L'inscription 18 est placée immédiatement en dessous de celle-ci. Le nom latin améne à penser qu'il doit s'agir d'une parente ou amie de Fulvia, femme de Lucius Funisulanus. ll faudrait donc écarter l'hypothése de Baillet ©), qui songe à la sœur de Q. Aemilius Saturninus, préfet d'Égypte en 197-199 (2),

66 (D.8bis). Jambe droite, partie moyenne, devant de la jambe, à 2 m. 50 du socle. Trois lignes de grec, gravées sur une hauteur de 11 cm., la premiére ligne mesurant 25 cm. de longueur, la seconde 44 cm., la troisiéme 34 cm. La hauteur des lettres est de 20-25 mm. La gravure n'est pas profonde. La premiére ligne fait suite à la huitičme ligne de l'inscription 18, la séparation entre les deux inscriptions étant marquée par un point. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XX.

Le texte, qualifié à tort d'acéphale, est publié, d'aprēs la copie de Salt, par Letronne, Stat., 230, n° 58, avec transcr. en majusc. et en minusc., comment. (= Letr., Œuvres, 210-211, n° 68; Franz, CIG, 4154). Republié par Letronne, Rec., 407, no 385, d'aprés la méme

copie, sans

1) Tombeaux , n° 1830. (2) Reinmuth, P.W., s. v. Praefectus Aegypti et Suppl. Bd., VIII (1956), col. 534.

fac-similé

dans

158

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[66]

FAtlas, Lett, ignorant la place de l'inscr.; Franz, CIG, add. p. 1205, n° 4754, cite le Rec. et donne

la

transcr.). Fac-similé d’après la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 72 (Kaibel, Epigr., n° 1010 suit Bai.; Puchstein, Epigr. Aeg., n° 19 donne le texte exact; d’où Kiessling, Sammelb., 8361). 1

Arovvoias TO /

/

npooxvvyua: TOAAL3 DATE et que 65.

-XIS ÓAHOUTETAL.

: l'inscription n'est pas datée, mais paraît de la méme main que 18, datée de 122 p. C..

«Acte d’adoration de Dionysia, qui entendra à maintes reprises.» L. 1 : n'ayant pas connaissance de la place de l'inscription, les premiers éditeurs (Letr., Fr., Bai.) ont vu là un fragment acéphale. D'oü les restitutions [Umép owrnplas adroxpdropos..... 7ol] xupiov, Atovugias, Letr.; [6 delva ----Méuvovos |EypaV'áxovoas] xupiov Arovvoias, Fr.; [Umšp rüyus ToU] xupíou Arovvoias, Bai., suivi par Kai. Mais le fac-similé de Lep., sépare le début de cette inscr. de la fin de l'inscr. 78, et Puch. comprend qu'il s'agit de deux textes différents. L. 2 : du méme coup tombe l'hypothése de Letr. : Arovvosäs (nominatif) 7û | mpooxdynua [£ypaļe ou ¿ypaba] ou encore: Asovvo/as (génitif) 72 |vpooxóvnua [Eypadn]. L. 3 : mohäd|uis O’dxovos tav [Mēuvovos Ģwvdvļ, Letr. est contredit par la pierre, comme Font compris, tous les autres éditeurs.

La place de l'inscription, faisant immédiatement suite et ajustée à 18, de méme que la gravure, fait penser qu'il s'agit de la méme main.

L. 1 : cette Arovvoia, comme Julia Saturnina de 65, devait être une des compagnes de Fulvia, femme du stratége Lucius Funisulanus Charisius. Une Atovvata “HpaxAstwrys

a signé dans les Syringes (1). Le nom est trop répandu en Égypte pour qu'on l'identifie avec la signataire du Colosse. L. 2: le proscynéme, qui forme un trimétre iambique, précédé du nom propre, s'accompagne d'un veu pour le moins présomptueux. Julia et Dionysia n'ont sans doute

pas entendu Memnon.

0)

Baillet, Tombeaux, n° 828.

[67]

NON

DATĒES

159

67 (D. 9). Jambe droite, cóté gauche, partie moyenne, à environ 2 m. 25 du socle. Sept lignes, gravées sur une hauteur

de 21 cm. ; longueur de la ligne 1 : 32 cm. ; hauteur des lettres : 20-25 mm. A droite, une large cassure borne l'inscription, mais n'empéche de lire que la fin des deux dernières lignes. Les cinq premières lignes

sont gravées plus profondément et plus régulièrement que les deux dernières. Les lettres des lignes 6 et 7 ont les mémes caractéristiques paléographiques que celles des lignes 1-5, mais paraissent avoir été ajoutées postérieurement à la premiére partie de l'inscription, et sont gravées avec moins de soin. Copie,

estampage, photo. de la pierre, pl. XVIII. Publié, d’après l'édition

de Hamilton

et la copie de Salt, par Letronne, Stat., 227-228, n° 53,

avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (Letr., Œuvres, 206-208, n° 53; d’où Franz,

CIG, 4751). Letronne, Rec., 405-406, n° 380, reproduit son éd. antérieure, confirmée par l'estampage de Nestor

L'Hóte;

fac-similé,

Atlas,

pl. 33, n9 9 (Franz, CIG, add. 4751,

p. 1204, indique ce

que voit Bailie). Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 65 donne un fac-similé, d'aprés la pierre (Dittenberger, OGI, 685, comment.

sur dpabdpyns, n° 570, n. 3; Cagnat, JGR, n° 1193, suit Dit.; Kiessling,

Sammelb., 8358.)

1

Kāavdtos Tēpuvos apaßapyns xoi 275167 00/51

yos Onbaidos, Nxovoa 4

dvATTĀEWV (pas y,

7

KATATÄEGV a)pas 8, xai dvoarĀčwv 7| Av | īixovaa TILL xe wpa|s y ?].

DATE : l'inscription n'est pas datée.

«Moi,

Claudius

Geminus,

arabarque,

et épistratége

de la Thébaide, j'ai entendu

(Memnon), en remontant le fleuve, à la troisieme heure, en le descendant à la deuxième heure, et, en le remontant de nouveau, je (l)ai entendu, le 25 du mois

de Tubi, à la troisieme (?) heure.» L. 5 : xatam(A)gwr, Dit. L. 6-7 : inédites. Ces deux lignes paraissent d'une autre main.

L. 2 : il est évident que O76aidos est complément d’emiorparnyos et non d'apa640X215.

La titulature dpa6dpxns xoi Emorparnyos OnSaidos n'apparait pas à l'époque ptolé-

160

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[67]

maigue (U. L’adjonction d'dp46dpxys indique que ce gouverneur de Thébaide était, en méme temps, fermier général des taxes intérieures de l'Égypte ?!. Les deux fonctions ne sont pas incompatibles; la seconde n'interdit pas d'entrer dans le service impérial.

C'est lors d'une tournée entendre Memnon,

dans sa circonscription

comme

l'ont fait d'autres

que Claudius

Geminus

épistratèges, signataires

est venu

du colosse (9),

dont deux sont accompagnés de leur femme (4). Cl. Geminus est venu d'une ville située au Nord de Thèbes (1. 4, avamäšev), et étant vraisemblablement

sa résidence.

Pour la perception des taxes de circulation,

aucune ville n'était mieux placée que Koptos, «téte de ligne, sur le. fleuve, des routes de la Mer Rouge, et importante station de transit » (5). Thèbes semble être l'escale habituelle, quand l'épistratége redescendait (1. 5 : xarazÀéwv) de Haute Égypte. La tournée de l'épistratége ne se bornait pas à un seul voyage par an (l. 6-7 : avamAdwy |madw |ixovoa TUG xe). Les autres épistratéges signataires du Colosse sont venus en Pachon c'est-à-dire en avril-mai. Cl. Geminus vient en Tubi, c'est-à-dire en dēc.-janv. Le début et la fin de la saison tempérée en Haute Égypte marquait donc la date des voyages de l'épistratége. Les préfets venaient volontiers en février-mars (9. 11 n'y a donc pas lieu de penser 7) que le voyage de l'épistratége correspondait avec celui du préfet. Il y avait, au contraire, intérét, à ce que les inspections des autorités n'eussent pas lieu en méme temps. Cet épistratége est peut-étre à identifier avec un Claudius Geminus connu par une inscription d'Alexandrie de l'époque impériale (8). Tl s'agit, dans cette inscription, d'un personnage qui rend une sentence dans un procés, à l'époque de M. Mettius Rufus (cf. 11). Dans ce cas, la date de l'inscription du Colosse se trouverait précisée.

M

Cf. E. Van't Dack, Aegyptus, 32 (1952), 437-450 : Notes concernant l'épistratégie ptolémaique.

(2) J. Lesquier, Rev. Arch., 1917, 95-103 : L’arabarches d’Egypte; H. G. Pflaum, Les carrieres procurato-

riennes équestres, p. 526. (8) Cf. 36, 41, 79. (4) V. Martin, Les épistratéges, 131. (5) Jouguet, Vie municipale, 276; à propos

du tarif de Koptos sur l’dmooröAıov,

dû à l'arabarchés,

cf. Lesquier, Rev. Arch., 1917, 97 et suiv. ; Dittenberger, OCT, 674 : la stēle est au Musée d'Alexandrie (inv. 157) et figure dans Breccia, Iscr. gr. e lat., n° 61. (9 D'aprés U. Wilcken, Archiv. Pap., IV (1908), 419, dans son article Der ägyptische Konvent, p. 366422. C'est le cas des préfets signataires du colosse, Vibius Maximus (43), venu de Thébes le 16 fév. 104 p. C., Haterius Nepos (16), venu de Thébes le 18 fév. 121 p. C., Flavius Titianus (24), venu de Thébes le 20 mars 126 p. C., Petronius Mamertinus (40), venu de Thébes le 10 mars 134 p. C. (7) Contrairement à V. Martin, Les épistratéges, 131. (8) P, M. Fraser et B. Nicholas, JRS, 1958, 117-129 (J. et L. Robert, Bull. épigr., 1959, 498).

[69]

NON

DATĒES

161

68 (D. 12 bis) Partie antérieure de la jambe droite. A la fin des deux premières lignes de l'inscription 20 (Xépovios XovAmixos), traces de trois lignes de grec, interrompues à droite par une large cassure, en forme de coin. La derniere ligne est à environ 1 m. 85 du socle. L'ensemble de l'inscription occupe une hauteur de 9 cm.; les lettres ont 25 mm.

de hauteur. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XXII.

Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 593. "Hxovoa - - -

xat davpaga S 1

los

/

éyw ol» CE --DATE : l'inscription n'est pas datée; mais est postérieure au 16 mars 65, car la ligne 1 est gravče par-dessus la fin de 2, et à 122/3, parce qu'elle empiéte sur 20.

L. 1 : la fin de la ligne n'est pas lisible. On restituerait volontiers [Mēuvovos], vu les traces de gravure. L. 2 : le verbe ne se trouve qu'une fois sur le Colosse, en 73, 1, mais il est courant

dans les Syringes de Thébes, par exemple. L. 3 : le nom de la personne qui accompagnait le signataire n'est pas lisible sur la pierre.

69 (D. 15). Jambe

droite, au milieu

du cou-de-pied;

cinq lignes de grec, gravées sur une hauteur de 21 cm. La plus

longue ligne, la 1. 5, mesure 44 cm. de long. Hauteur des lettres : 25-30 mm. La gravure est profonde et trés réguliére.

pl. XXIV.

Les lettres sont larges

: 25 mm.

Copie, estampage;

photographie

de l'estampage,

Publié par Letronne, Stat., 226, n° 51, d’après les copies de Pocoke, Norden, Hamilton, Jomard e Salt, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (Letr., Œuvres, 206, n° 51; Franz, CIG, 4150, reproduit Letr.). Letr., Rec., 404-405, n? 378, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, reproduit sa

premiére éd., avec un comment. un peu plus long et fac-similé dans l'Atlas, pl. 33, n° 15. (Franz, CIG, add. n9 4750, p. 1204, indique les interpolations de Bailie, comparées au texte de Letr., Rec.). Fac-

similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 78. (Dittenberger, OGI, 687, reproduit Letr., comment. sur le nom de la ville; d’où Kiessling, Sammelb., 8257). Cf. W. Crónert, Raccolta Lumbroso (1925) 496, sur les formules de proscynéme.

162

INSCRIPTIONS

1

DU COLOSSE

DE MEMNON

[69]

HAiddwpos Zyvwvos Karoapetas Ia-

mados jxovoa 8 xai 4;

¿suvyoOyv Livevos

xou "AlavoU 00522609. DATE : l'inscription n'est pas datée.

«Moi, Heliodore, fils de Zénon, de Césarée Panias, j'ai entendu guatrë fois et je me suis souvenu de Zénon et d' Aianus, mes frēres.» L. 5 : on distingue un tréma sur le ióta de *Aiavod.

L. 1 : le nom théophore Héliodore se retrouve dix fois dans les Syringes, avec des écritures variées !!), La fréquence de ce nom en Égypte n'étonne point, dans un pays où

le culte solaire était si répandu. On en reléve aussi de nombreux exemples en Syrie. Cet Héliodore a également gravé, à Philae, un proscynéme

en l'honneur de ses deux

freres (2), L. 2 : Héliodore était de Césarée, ville de Syrie, au pied du mont Hermon, et prés d'une des sources du Jourdain. La ville reçut d'abord le nom

de amo»

3), en raison du

culte de Pan, auquel était consacré une grotte et qui donna son nom

à la montagne

voisine, le mont Panius, puis de Katodpeta y PiĀtrrov (1), sous le tétrarque Philippe, fils d'Hérode le Grand. La ville reprit ensuite sa dénomination

primitive, Kaapeta

Haras (5). Aujourd'hui, elle porte le nom antique, Banias (ou Baniyas) ®. Héliodore est de ces voyageurs qui sont venus de loin pour entendre Memnon, comme Péon de Sidé (11, 12) ou Pardalas de Sardes (22).

L. 5 : ce nom Aidvds n’apparaît sûrement que dans les deux inscriptions d’Heliodore, à Philae et sur le Colosse. On peut penser, peut-étre, à une racine sémitique Haiyän (7). Le nominatif pourrait être Aidv7s ou ‫خل‬‎

a) Voir Baillet, Tombeaux, index. 2) Letr., Rec., 188, n? 134; Franz, CIG, 4921; Lepsius, Denkm., Bl. 88, Nr. 263; Dittenberger, OGI, 687, n. 2. Cp., à Abydos, l'épigramme d”Aproxpās Ladens Mamados vašrys, Perdrizet Lefebvre, Memnonion,

528. (3) Polybe, XVI, 18, 2. ١ Josèphe, Ant., XVIII, 28; Bell., II, 168. Voir Benzinger, PW, s. v. Caesarea. (5) Ptolémée, Géogr., V. 14, 17.

(6) Fr. Buhl, Encyclopédie de l'Islam, s. v. Bāniyās. (7) Voir H. Wuthnow, Semit. Menschennamen, p. 14.

[70]

NON

DATĒES

163

70 (D. 18). Sur le cóté gauche du cou-de-pied droit, juste au-dessus de la large cassure horizontale qui sépare le pied de la cheville, gravée obliquement par rapport à cette cassure, inscription de 6 lignes, au moins, formant une épigramme de trois distiques. Le cóté gauche de l'inscription a une hauteur de 15 cm.; la premiere ligne mesure 28 cm. de long, la derničre 46 cm. Hauteur des lettres : 15-20 mm. Tout le cóté droit de l'inscription a disparu avec la surface de la pierre. Copie, estampage, photographies de la pierre et de l'estampage, pl. XXVI.

Publié, d'aprés la copie de Wilkinson et l'estampage de Nestor L'Hóte, par Letronne, Rec., 408, n? 388, avec transcr. en minusc., comment.

sommaire;

fac-similé, Atlas, pl. 33, n° 18 (Franz, GIG,

add. p. 1205, n° 4761 b, avec transcr. en majusc. et en minusc.). D’après la pierre, Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 74, fac-similé. (Kaibel, Epigr., n° 1012; Puchstein, Epigr. Aeg., n° 21, corrige Kai., en

s'aidant de l'estampage de Lep., mais sans apporter de changement notable).

l

Ei QÜévyp tt, A&Amc|ov]---, ei de pévor oeryäs O --0220: ÜéAew šraxovojas| - - -

4

un ot THY Gery)” iy € ---

Ev, Meuvwv, šādānaas A --‎‫ح روک و‬670 lax ---- ۸۸

0 oılien )---?

[A69] 7 DATE : le contenu de l'épigramme inviterait à la dater, sous toutes réserves, du voyage d’Hadrien (nov.-dēc. 130 p. C.) «S’il est vrai que tu émets des sons, parle...; si, au contraire, tu te contentes

de te

taire... mais, voulant écouter... le silence... Tu as émis, Memnon, un son favo-

rable... toujours, et... soleil. Le 8 du mois de Hathyr.» V.

1 : la restitution

de Letr., AaAw|cas|, est rejetée par Fr. pour des raisons de métrique;

AAAH ---, Lep.; [AA ]no|ov - - -], Kai. qui comprend : si quae loquendi tibi est facultas, loquere. V. 2 : la copie imparfaite de Wilk. : IETAWC, pousse Letr. (Fr.) à proposer à tort yeyaws; [oet]yäls---], Kai.; le fac-similé de Lep. porte CEITAC. Kai. commente : sin vero tacere tantum didicisti, quid huc veni? Letr propose... beww (?) érraxovoar, que Fr. améliore en ¿Ma Béllwv eraxoļūcar|---, V3 confirmé par le fac-similé de Lep.; a[AAà Oēļhwv émaxo|Uoo: nomen viri évOdd”? ixavov], ut audirem te veni, Kai. V. 4 : Letr. lit avyyv eve... ; conservé par Fr. asıynv êve... ; Puch., d’après Lep., indique oeıynv

jv e---; ne silentium mihi obvertas, Kai. V. 5 : la lecture adoptée est celle de Letr. (Fr.), confirmée par Lep.; aprés le verbe, Puch. dis-

tingue un A; ex. gr. [£yd» 04 uynoou' čpevvov], Kai. ¡le

164

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

174]

V. 6 : KAITAIAWN, Wilk; Letr. propose de façon hypothétique roavrore xai macdwv (?), réduit en ravtote xa’ --- par Fr., pour des raisons de métrique; Kai. restitue (ut ludam) : [z eiZem dëi(«ov 7000195»?|et comprend ` bene sonuisti; ego vero solem conspicatus qui te facundum facit usque uxoris et liberorum recolam memoriam. Le fac-similé de Lep. indique KAl..AA..WNHEA; sur l'estampage, Puch. croit voir KAIAAX(UN

et songe à [rorA av. En dessous

de ce dernier vers, la copie de

Wilk. note un N, et le fac-similé de Lep. les deux lettres PH, juste en dessous

de 1’W. Puch. propose

‎]۵04[‫ م‬y ou |uex]]p n, ou bien, s'il s'agit d'un B et non d'un P, [zv]G(:) n.

V. 1 : l'opposition de AaAei» et de oıyar se retrouve en 61, 1. V. 2:de méme que Aadjo[ov] est joint à un verbe qui indique l’action de parler, de méme on pourrait croire que gemds doit être joint à un verbe qui indique l'action de se taire, en un parallélisme teinté d'humour, comme en 61, 2. Mais le texte est trop mutilé pour permettre des restitutions. V. 3 : 92, 2 ou 51, 2-3 permettent

de retrouver

une expression similaire

:

5 iepās

dxovovaa Owvijs Méuvovos et dxovoa ons Quvns. Peut-être, pourrait-on aussi suppléer, avec 19, 4, aprés émaxovo[a:], une expression comme [Méuvovos ?yXicavvos]. En tout cas le sens est clair. V. 4 : l'auteur semble se plaindre, comme

Balbilla en 30, 1, d'un silence antérieur

de Memnon.

74 (D. 18 bis). Milieu du cou-de-pied droit; deux lignes de grec, gravées sur une hauteur de 4 cm. La ligne inférieure est à 9 cm. au-dessus de la large cassure qui sépare le pied de la cheville. La premiére ligne mesure 20 cm., la seconde 13 cm. de longueur. Hauteur des lettres : environ 10 mm. Gravure superficielle; la fin de la premiére ligne est à peine visible. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XXVII.

Publié pour la premiére fois, d'aprés la copie de Wilkinson et l'estampage de Nestor l'Hóte, par Letronne, Rec., 391-2, n? 370; transcr. en majusc. et en minusc., comment.

Letr. situe à tort le texte

au-dessus du proscynéme d'Aponis (G. 32) (Franz, CIG, add. no 4742 b, p. 1204). D'aprés la pierre, Lepsius, Denkm., Bl. 76, Nr. 63 (Dittenberger, OGI, 662, transcr., comment.,

soutient, contre Letr.,

qu'il s'agit ici du grammairien alexandrin Apion; recopié par E. Kiessling, Sammelb., 8898). Cf. W. Crónert, Raccolta Lumbroso (1925), 491 sur les proscynémes d'artistes. Aniwv TASLOTOVINNS 7717 oU", Tpis. DATE : l'inscription n'est pas datée. Apion le grammairien vivait sous les rēgnes de Tibere, Caligula et Claude. S'il s'agit de lui, le texte serait donc du premier tiers du 1°" siècle p. C. Ce serait le plus ancien texte gravé sur le Colosse. Mais rien ne prouve que mäerotovix”s soit un nom plutôt qu'un titre. Voir ci-aprés.

[71]

NON

DATÉES

165

«Mot, Apion, vainqueur en de nombreux concours, j'ai entendu par trois fois.» L. 1 : Letr. écarte Ilžerorov[ixys] et restitue Ilkesorov[(/xov]; de méme IIhetorov[exov] Fr. Le fac-

similé de Lep. est très insuffisant : ---IMAEICTONI---. Dit. restitue Ilxetorov[/x15].

L. 1 : l'examen de la pierre co firme la restitution de Dittenberger. On voit nette-

ment le sigma lunaire final. Le lapicide a dû calculer à l'avance la longueur de la première ligne, et a fixé la place de la derniére lettre, qu'il a peut-étre gravée avant les autres. Il

a trop serré les trois lettres NIK, ce qui l'a obligé à laisser un intervalle d'environ ure lettre entre le K et PH.

Ce surnom, qui joue sur le sens de veixos et de vx !, rappellerait les disputes victorieuses du grammairien d’Alexandrie ?/. La brièveté du proscynéme étonnerait chez celui que Tibére appelait «la cymbale du monde ». Sans doute, la modestie de l'inscription s'expliquerait si l'on pensait quele texte date dela jeur esse d'Apion, qui, étant originaire d'Égypte, ne pouvait ignorer la statue chantante 9), Le phé-oméne n'avait pas alors la réputation qu'il eut depuis Hadrien, comme le montre le petit nombre de textes antērieurs à cet empereur. C'est pourquoi Apion n'aurait pas mis Memnon au nombre des prodiges racontés dans ses Aiyvrriaxd. Si l'identification est exacte, le visiteur aurait été le premier à entendre le colosse, brisé par un tremblement de terre en 27 av. J.-C. (4), Mais, si séduisante que soit l'interprétation de Dittenberger, Apion peut fort bien étre un inconnu, portant le titre de mAsıoroveixns, (vainqueur en de nombreux concours»,

courant dans le vocabulaire agonistique '5). L. 2 : il n'est pas rare que le colosse chante plusieurs fois pour le méme visiteur *).

(1) Pour Padjectif mAcioroverxys appliqué à un poète, cf. 12. (2) Cf. Croiset, Littérat. gr., V, 405-6.

(3) Signalons l'hypothése de J. Schwartz, Bull. Caire, 49 (1950), 50, n. 2, pour lequel la signature d’Apion « pourrait bien étre un faux ancien», le stoicien « Chérémon, initiateur de cet engouement religieux

qui se développe au cours du 7 siècle pour la statue mutilés, se couvrant de l'autorité d’ Apion >. (4) Comme l'écrit Strabon, XVII, 1, 46; cf. Saint Jérôme traduisant Eusèbe, Migne, PL, XXVII, PG, XIX, 526; Letronne, Stat., 26: Bataille, Memn., 157.

(5) Voir L. Robert, Inscriptions et institutions agonistiques, dans Eos, XLVIII, 2 (1957), 230-231.

(6) Cf. Bat., Memn., 159.

551;

166

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[72]

y

72 (D. 20). Dessus du pied droit, à gauche de la cassure du dessus du pied, à 70 cm. au-dessus du bord de la cassure antérieure du pied. Dix lignes de grec, formant cinq distiques, gravées sur une hauteur de 18 cm., ia première ligne mesurant 43 cm. de long, la dernière 35 cm. La hauteur des lettres est de 10 mm. environ. Les pentamétres commencent legerement en retrait des hexamétres. la gravure est peu soignée et peu profonde, la surface de la pierre étant en outre polie par l'érosion. Copie, estampage: photographies de l'estampage (pl. XXVII) et de la pierre (pl. XXVIII).

Publié pour la première fois par Letronne, Stat., 224-226, n° 50, d’après la copie de Salt, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment.,

fac-similé (Letr., Œuvres, 203-205, n° 50; d'où

Franz, CIG, 4749). Republié d’après l'estampage de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 402-404, n° 377, avec fac-similé dans 1”Atlas, pl. 33, n° 20 (Franz, CIG, add. p. 1204, n° 4749, donne les interpolations

de Bailie.) Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 76 (Kaibel, Epigr., n? 1000, reproduit Fr. et les corrections violentes de A. Hecker, Comm. crit. de Anth. graeca (1852), 63. Puchstein, Epigr. Aeg., n° 16, sans transcrire, corrige Kai. grâce à Lep.; Cougny, Anth. Pal., n° 183, reproduit Letz. et traduit en latin; Kiessling, Sammelb., 8356, d’après les remarques de Puch.).

1

Tovross rois ¿Agyois Ilerpwmavés os yepaipw,

avõrjevTi Sea uovoixa depa didovs, 4

narpödev oüvou*šywv Avorjdos, IraĀds Amp. "Ara ov uor Zeien Snody, dva, xXpicau. 1102200 ¿ua arsixovos da())uevas, Ù û? êre Mēuvtov TOY ÀormoU yhpur cauatos ŠVTOS Syst. Aūrdp Č ye Orčpvtvv xeļaAījs vs drep Buenos audā,

8

USow KauSuosw unrēpi ueuDousros.

EVT dv 0” héros Cadbwy dxreīvas àvíayn Nuap onuaive vois mapsovcı Gporois. DATE : l'inscription n'est pas datée. Elle parait de la méme main que 37.

«En ces vers élégiaques, moi Petronianus je t'honore, en faisant au dieu parleur un présent poétique. De mon pēre je tiens le nom d' Aurélius, et je suis natif d'Italie. En revanche, toi, 6 roi, accorde-moi de vivre longtemps. Beaucoup viennent ensemble ici pour savoir si Memnon conserve encore une voix à l'intérieur du corps qui lui reste. Quant à lui, privé de poitrine et de téte, assis, il parle, et se plaint à sa

mére de l'outrage qu'a commis Cambyse. Et lorsque le soleil, dans son éclat, fait paraítre ses rayons, il annonce le jour aux mortels ici presents. » V. 3 : Lep. écrit à tort OYNEM (sic); OYNOM,

Puch. et tous les éditeurs.

[73]

NON DATĒES

167

Le nom propre, bien lisible pourtant sur la pierre, a été déformé diversement. ACTHNOC

copié

par Salt, est changé en Aoviduos par Letr., Stat. et Rec.; ‘Aorluos ou Aüpnluos, Hec.; Alouxéklos, Fr., Cou.; 'Ae(z)prfvas, Bai., cité par Fr., add. Lep. lit bien AYPHAIOC, proposé par Hecker, accepté par Kai., vérifié par Puch. (Kies.). V. 5 : la pierre porte AMATEIXOYCI,

un sigma carré paraissant avoir été ajouté par le lapicide,

au-dessus de la ligne, entre A et T. La correction d'Hee. (Kai.) ä[vJaoreiyovos n'a pas été retenue, tous les éditeurs ayant admis que le poète avait écrit : dua )2 Une faute du lapicide a fait écrire : AANMENAI, relevé par Lep., mais corrigé par tous les éditeurs, à la suite de Letr., en da(7)uevas. La leçon de Kai., qui suit Hecker : [ei] û Erı a été réfutée à l'avance par Letr., Rec., et s'oppose à la pierre : HPETI, que Letr. lit np’ Eri ou Ñ p Eri. V. 7 : oreivav, Letr., Fr., Lep., Cou.; otš[p]vov, Cobet ap. Hec., Kai.; Puch. distingue un P,

admis par Kies. La pierre porte : CTEPNWN. Le méme P apparaît ailleurs (1. 2, 4-5, par ex V. 9 : la mauvaise copie de Salt : AYTAN n'a pas empêché Lett, de corriger en er’ dv, vérifié par Lep. et confirmé par la pierre. avioxnt, conjecture de Bai., acceptée par Kai., n'est pas vérifiée par la pierre, qui porte aviayn.

De méme, l'ióta n'est pas adscrit dans 2/44 (v. 7), contrairement à Bai. (Kail : audá:.

V. 1: Aurelius Petronianus n’apparait pas ailleurs, semble-t-il, dans les textes grecs

d'Égypte Di. V. 5 : idée semblable exprimée en 100, 3-4, l'inspiration des deux poémes étant du reste trés voisine. V. 8: des allusions

à Cambyse se retrouvent

en 29, 8 et en 94,3 et 6, notamment.

Le poéme évoque de facon particuliérement précise la mutilation de la statue, le moment où se produisait le phénomène sonore, le cortège des pèlerins.

73 (D. 21). Dessus du pied droit, moitié droite du pied, à 67 cm. de la cassure antérieure. Deux lignes de grec, gravées sur une hauteur de 35 mm., la première ligne mesurant 34 cm., la seconde 17 cm. La hauteur des lettres est de

10 mm. environ. La gravure est peu soignée, mais lisible. Copie, estampage; photographies de l’estampage (pl. XXVII) et de la pierre (pl. XXVIII).

Publié pour la première fois par Letr., Stat., 231, n? 59, d'aprés la copie de Salt, avec transcr. en majusc. et en minusc., petit comment.

(Letr., Œuvres, 211, n° 59; d’où Franz, CIG, 4755). Republié,

d'aprés l'estampage de Nestor L’Höte, par Letr., Rec., 407, n? 386, avec transcr. en minusc.; fac-similé

dans Atlas, pl. 33, n° 21 (Franz, CIG, add. p. 1205, n° 4755). Fac-similé d’après la pierre par Lepsius, (1) Sur l'importance et la valeur du nom Aúp%Aos, dans les papyrus postérieurs à la constitution antoni-

nienne, cf. V. Arangio-Ruiz, L'application du droit romain en Égypte aprés la constitution antoninienne, Bull. Inst. Égypte, 29 (1946-1947), p. 103 et suiv. Le personnage dont il s'agit ici a recu son nom

avant 212.

168

INSCRIPTIONS

Denkm., second

DU

COLOSSE

Bl. 77, Nr. 77 (Kaibel Epigr., n° 1011; mot). Peek, Mitt. Deutsch.

(Bilabel, Sammelb.,

DE MEMNON

Puchstein,

[74]

Epigr. Aeg., n° 17, s'interroge sur le

Inst. Kairo, 5 (1934). 108, n° 13, confirme

la lecture

évapyos

8222, sans transcr., cite Peek; d’où SEG, VIII, 727; Kiessling, Sammelb., 8362).

N Badésimwiavos Evapyos éfatuacer |AOyIAKAOTIS. DATE : l'inscription n'est pas datée, mais est de la méme main que 72. « Balbinianus, archidicaste en fonction, a été saisi d'étonnement. » L.1 : Le signe placé au début de la première ligne indiquele commencement de l’hexamètre. Le nom propre n'a pas toujours été lu exactement. BaXGsiv:avõs (Letr., Stat.; Fr.) a été corrigé à tort en Žačetviavos (Letr., Rec., non suivi par les autres éditeurs).

Le mot &vapxos (bien interprété par Fr. (Kai), et bien lu par Peek) a d'abord été pris pour un nom propre : "Ezapxos, Evapyos, "Efapyos, «ou tout autre nom de ce genre», Letr., Stat.; Zévapyos, Letr., Rec.; Lep. écrivait : EHAPXOC. La pierre montre un € trés net et un N mal gravé, dont la

barre transversale a pu faire songer à celle de H. Puch. songe à šmapyos, ou plutót au surnom "Erapxos. Un espace suit le nom propre ®. H

Ce Balbinianus n apparait pas dans les Syringes, ni, à notre connaissance, dans les textes ou papyrus d'Égypte. La transcription grecque est la méme que celle de

Balbinus en BaXAĢeivos (BaAGivos). Un autre archidicaste a signé sur le Colosse, vers 130 p. C. ?;, Ce fonctionnaire judiciaire, dont la compétence, sous l'Empire, s'étendail

à l'Egypte entière, avait son siège à Alexandrie 9.

74 (D. 25). Sur le cóté gauche du cou-de-pied droit, inscription grecque de 6 lignes, gravées sur une hauteur de 12 cm., au-dessous de 5, dont la sépare un espace d'environ 1 cm., et dans le prolongement de 13. Longueur de la 1. 1 : 13 cm.: haut. des lettres : 10 mm. Le texte est complet à gauche, mais l'érosion subie par la pierre a fait disparaitre la fin des lignes 4-6, à droite (2 ou 3 lettres au plus). L'usure de la pierre rend la

lecture difficile. Copie, estampage, photographie de l'estampage, pl. XXX. Letronne, Rec., 410, n? 394, d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, n'a lu que le nom propre de la

l. 3; le fac-similé, Atlas, pl. 33, n? 25, indique quelques lectures supplémentaires (l'ensemble est reproduit par Franz, CIG, add. p. 1206, n° 4761 e). Lectures nouvelles de Lepsius, d’après la pierre; facsimilé, Denkm., Bl. 77, Nr. 73 (Preisigke, Sammelb., 4024).

© Pour le sens du mot, voir Preisigke, Wörterbuch. A. Calabi, Aegyptus, 32 (1952), 409 signale que l'adjectif ¿vapyos accompagnant: dpytörxaorijs, n'apparait, en dehors de cette inscription, que dans deux papyrus (P. Strasb. 5 et P. Giss. 34), et invite à le traduire par «in carica»; « amtierend >, Peek; «in munere publico esse», comprenait déjà Franz.

(3) Voir notamment 27. (3) P. Jouguet, Vie municipale, 167-170.

[741

NON DATÉES 1

Hxovoapev Tomy xou Deu

4

169

pos

Zeunpolv]--

Aeyılawvos) × 8] ETI--DATE : l'inscription n'est pas datče.

«Nous avons entendu (Memnon) : Pison et Sévère, fils de Sévere, de la légion X XII (?), l'année. . . (P).» L. 1 : le fac-similé de Letr. indique seulement ---0.C; Lep. voit HKOYCC.EA, transcrit f/xovaev ev|--- par Preisigke. On distingue sur l'estampage des traces de PA et du M de yxoJoaner. i L. 2 : Vestampage

n'a rien révélé à Letr., qui laisse un blanc (Fr. l'a omis). Lep. distingue ---. On voit nettement MI, puis la trace d'un C, suivi d'un

l'NCWNKAI et Preisigke transcrit yvewv xa

W anguleux, et, après la trace d'un N, la marque d'un K. L. 3 : Letr. reconnait le nom 2e[u)7|plos. Lep. distingue bien les 4 dernières lettres, mais voit au

début ECI, ce qui amène Preisigke à transcrire sornpoo---. L'estampage vérifie la restitution de Letr., bien que le C initial soit peu visible. L. 4 : Letr. voit CEY . .O---. Fr. complete Žev[:/pov], ainsi que Preisigke. Lep. lit CEYHPO---, seul visible sur la pierre. Place pour 1 ou 2 lettres, aprés le nom; sans doute le grade, en abrégé.

L. 5 : Letr. indique AENK---; Lep. (Preisigke), AENK. La lettre initiale semble bien un A; la troisième pourrait être un M, mais on peut y voir aussi un [ suivi d'un |. Ce qui suit est illisible; on distingue seulement une haste verticale. L. 6 : le fac-similé de Letr. donne

seulement

.C---.

Plus complet,

.ETP---,

Lep. La pierre

montre €T suivi d'une haste verticale, semble-t-il.

Faute d'une révision suffisante de la pierre, aucun éditeur n'a proposé du texte une lecture cohérente. Letronne a vu juste en restituant la transcription grecque du latin Severus, à la 1. 3, ainsi que Franz, ā la 1. 4. Le verbe dxovw sans complément

est

fréquent sur le Colosse !/; on sous-entend facilement Méuvovos. Le pluriel indique la présence de plusieurs auditeurs. Or un Ževījpos a laissé un proscynéme dans les Syringes

de Thèbes (2), en compagnie d'un nommé Ilícww. H s'agit, à coup sûr, des mêmes personnages, tous deux fils d'un Sévére, et servant

dans la méme

légion, dont le nom,

malheureusement, ne se laisse voir ni dans le texte des Syringes ni ici. Le K que les premiers éditeurs indiquent aprés AETI pourrait néanmoins suggérer x[€] et faire penser à la légion XXII, ce qui daterait l'inscription. Le patronyme est à sa place habituelle, (6148167

92; 6: 21:

ER

(2) Baillet, Tombeaux, I, 875.

INSCRIPTIONS

170

et non inversé, comme

DU

COLOSSE

[75]

DE MEMNON

dans l'inscription des Syringes. La seconde interpretation de

Baillet, «Pison, fils de Sévère, avec son père Sévère» est donc à rejeter.

Le nom Xevžpos apparait fréquemment à l'époque impériale, en Egypte comme ailleurs. L. 6 : la date a disparu.

Les lettres

qui subsistent

font

penser à šr[es]---

(cf. 34, 35).

75 (D. 26). Côté droit du pied droit, perpendiculairement à la cassure antérieure

du pied, la ligne inférieure de l'inscrip-

tion se trouvant à 86 cm. du socle. Cinq lignes de latin, gravées sur une hauteur de 12 cm. et mesurant chacune environ 14 cm. La hauteur des lettres est de 20 mm. Les lettres sont difficiles à lire, vu la rugosité de la pierre. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XXX.

Publié, d’après l'estampage de Nestor L'Hóte, par Letronne, Rec., 410, n° 395 : il ne lit que la 1. 1 et voit du grec dans la suite, donnant un fac-similé dans VAtlas, pl. 33, n° 26 (d’où Franz, CIG, 4761 f., add., p. 1206). Fac-similé d'aprés la pierre, par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 34. Mommsen,

CIL, 54 corrige Letr. gráce à l'estampage de Lep.

1

M(arcus) Valeris Germanus

ARVFO prae4

fecti audivi

Memnone(m)

III

DATE : l'inscription n'est pas datče.

« Moi, Marcus Valerius Germanus,

...

du préfet, j'ai entendu Memnon,

trois fois.»

L. 1 : Letr. lit M. Valerius, mais Lep. (Mom.) reléve : M. Valeris. L. 2 : Lep. copie : FERVIANVS, mais Mom. lit : Germanus. Le S final se confond en partie avec le C de Claudius (D. 23). L. 3 : Lett. se demande si ce n'est pas du grec et croit lire : AdXov...; Lep. relève : . . « VFOPRAE; Mom. lit, en plaçant un sic : ARVFO PRAE. La première lettre nous échappe; on croit lire un 4. La seconde montre, à gauche, une longue haste verticale qui descend au-dessous de la ligne, puis une boucle, à droite, traversée d'une barre médiane. Cependant, on distingue à la partie inférieure de cette boucle, une haste oblique qui est peut-étre une rayure accidentelle de la pierre, mais qui empéche d'exclure R. L. 4 : Lett, croit distinguer : [lHa]ow£ IT, mais il reste dans le doute. Lep. (Mom.) relève : FECTI AVDIVI. L. 5 : Lep. (Mom.) reléve : MEMNONE (sio) III.

[76]

NON

DATĒES

171

L. 1 : Valeris, et non Valerius, est bien visible. En grec, on trouve de méme Ova-

Apis au lieu de Ovarépros. L. 3 : il est difficile de savoir ce que peut représenter la premiere lettre, peu lisible, qui semble avoir été regravée; la seconde est, de méme, douteuse. La lecture du

mot nous échappe. La finale fait penser à un nominatif en -o, ou à un ablatif qui serait

précédé de ab. Dans les deux cas, il pourrait s'agir d'un nom de fonction. L. 4 : il peut difficilement s'agir d'un préfet d'Égypte, car son nom

n'est pas

mentionné et son titre est incomplet; c'est peut-étre un préfet de légion ou de cohorte. Le génitif suggére que le mot précédent désigne une fonction subordonnée à ce préfet. L. 5 : autant qu'on puisse en juger d'aprés l'estampage, il semble bien qu'on ait

une lettre ligaturée MV et non pas un simple M. Le M final manque |). Le chiffre III indique, sans aucun doute, comme

c'est fréquent sur le Colosse, le nombre de fois

op Memnon a été entendu.

76 (D. 27). Sur le cóté externe du pied droit, à la partie antérieure, au-dessus d'une signature moderne, d'un nommé Serien, inscription latine de quatre lignes, gravées sur une hauteur de 30 cm. environ. La derniére ligne est à 60 cm. au-dessus du socle. Longueur de la ligne 1 : 25 cm. Hauteur des lettres : 50 mm. Bonne gravure. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. XXXI.

Publié, d’après les copies de Norden, Hamilton,

avec transcr. en majusc., pas de comment.

Jomard,

Salt, par Letronne, Stat., 239, n° 7]

(Letr., Œuvres, 218, n° 71). Republié, d’après l'estam-

page de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 416, n? 407, avec transcr. en minusc.

incompléte, fac-similé

dans l'Atlas, pl. 33, n° 27. Fac-similé d’après la pierre, par Lepsius, Denkm., Bl. 101, n° 40. D’après l'estampage

de Lep.

Mommsen

corrige

Letr.

et donne

seul la bonne

lecture

du

nom

propre,

CIL, 61.

1

Gamelius

hora prima 4

semis audivi Memnonem.

DATE : l'inscription n'est pas datée.

«Moi, Gamelius, à la premiére heure et demie, j'ai entendu Memnon.»

(1) Comme en 6, 3; 40, 2; 7, 2 par exemple.

172

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[77]

L. 1 : le nom propre a seul prêté à des mēlectures : Camilius, Letr. (qui dans Rec. ne transcrit pas semis); Camelius, Lep.; Gamelius, Mom., et la pierre. Le G est sūr. N et E sont ligaturés, à la fin de la ligne 4.

Les inscriptions de ce type simple : un nom propre d'inconnu, accompagné d'une bréve mention de l'événement, sont les moins fréquentes sur le Colosse, oü les textes témoignent, en majorité, d'une certaine recherche de style 4). Le nom paraît rare, mais est nettement gravé sur la pierre. 0

.

0

.

H

7

?

77 (D. 30). Cóté extérieur du pied droit, juste en dessous de la signature « Serien », inscription grecque de deux lignes. La seconde ligne est à environ 25 cm. du socle et mesure 35 cm. de long. Hauteur des lettres : 30-40 mm. L'inscription est gravée légérement en oblique. Le début de la premiere ligne et la fin de chaque ligne sont effacés. Copie, estampage, photographie de la pierre, pl. XXXIII. Inédit.

|

:=-MTANOT-== KIPOIH Yuvoy --DATE : l'inscription n'est pas datée.

L. 1 : le début de la ligne manque. H devait contenir le nom propre, suivi du patronyme, dont on n’a plus que la fin. A la suite, on croit remarquer des traces de lettres, illisibles en raison de l'état de la pierre. L. 2 : il semblerait qu'on ait ici le début de la ligne. Le second mot est nettement visible sur la pierre; le premier se lit moins facilement. La finale fait songer à une désinence d'optatif contracte. La racine du verbe serait peut-être celle de x(@os, ovs (To), attesté par Pausanias, 3, 26, 9. Mais il s'agit d'un hapax, ei le verbe *yu?ēw n'est pas attesté. La fin de la ligne manque, mais, aprés üuvov, on croit discerner un A. On ne

songe pas sans hésitation à la restitution xom (2) tuvov aļiriov---| ou d|don - - - |, qui inviterait à reconnaitre une périphrase désignant le Colosse chanteur. Le pélerin exprimerait le vœu que l'on offrit une couronne à la statue chantante, et l'inscription serait à ranger parmi celles qui permettent de préciser le culte rendu au Colosse (2), Mais ce que l'on voit sur la pierre n'autorise que des conjectures. (1) A. Bataille, Memn., 164, donne la liste des inscriptions de ce type. (2) Notamment 19. 88, 100.

[78]

NON

DATEES

173

78 (D. 32). Sur le cóté sud du talon droit, inscr. grecque de 10 lignes, dont la derniere est à 30 cm. du socle. Longueur des lignes : environ 23 cm.; hauteur de l'inscription : 16 cm. 5; hauteur des lettres : 10 à 15 mm. Gravure irréguliére et peu profonde. La surface de la pierre est trés abimée, et présente des stries verticales qui génent la lecture. Une profonde fissure entame l'inscription en diagonale, et a provoqué une cassure de la pierre, dont un pan s'est détaché avec la partie inférieure droite de l'inscription. Les lignes sont complétes, à droite et à gauche, mais la profonde cassure de droite a fait sauter des éclats de la pierre,

notamment à la partie supérieure. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XXXIII. Le seul éditeur du texte a été Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 67, qui, d'aprés la pierre, fournit

un fac-similé, peu lisible.

1

MEMN.N......HM

4

OKC..€NC--- ARIA --HMAOCHCMY --- | NAIDS

uvyoün COM---

töö PORN MANS: TATE DI Aun. SNO 8

0998: [ov] ¿[mliorpo: myyols] Tis OnSa1505, aiva WOAS y .

DATE : l'inscription n'est pas datée. 1-2

L. 1 : MEMNONIHO..

NHM

Lep., qui distingue apres la cassure

IB. On voit distinctement

MEMN, au début, puis la trace d'un N, et, aprés une lacune, on croit apercevoir HM, juste avant la cassure. H n'y a plus de traces de lettres de l'autre côté de la fissure. L. 2 : les lettres sont trés effacées. Lep. indique OKCTOYOC. ,C. All- -. On croit voir, au début, ANIA, à la fin de OKC. ENG, et, aprés une lacune oü ne figurent que des traces informes dexu la ligne. (H As. T 3 : Lep. lit HMACMHCAY ---, et, après la cassure, 1. On voit sur la pierre HMAOCHCM

H n’y a rien après la cassure. L. 4 : très peu lisible. Lep. distingue seulement AA..CAM.O.T-- . Les traces de lettres se confondent

avec les aspérités de la pierre. On aperçoit MAR

Nee,

L. 5 : confuse, chez Lep., qui indique MIW. EHCOM-- „ On lit assez bien MNHCOHCOM---. détaché, CE ---. *L.6:1WN..N. „PAC--- Lep., qui distingue la suite de la A sur le bloc qui s’est

174

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[78]

La pierre montre nettement TWN au début de la ligne. La suite échappe, I.N...A---. L. 7 : TAF..PTMA--- Lepsius, qui lit .INOY--- sur le bloc détaché. On lit sur la pierre TAT..T.A--- et surlefragment NOY. ` L. 8 : Lep. indique CYNBII--- et sur le fragment IBIICTPC---. Notre copie donne CYNBI.. C

et IICTPA.

L. 9 : THEO

CH

3

Lep., qui voit ensuite sur le bloc détaché THIOOHB.A.

`

|

On lit nettement TH[ O,

et, à l’avant-dernière ligne du fragment, THCOHBA, où TA est anormalement écarté du B. L. 10 : IAOE, Lep.; sur le bloc détaché IITWN. .AC, Lepsius. On voit bien IAOC au debut de

la ligne; la suite se distingue plus difficilement : AITWNWPACT.

Le texte est trop mutil& pour permettre des restitutions. Tout au plus peut-on se fonder sur les trois derniéres lignes pour évaluer à environ 12-15 lettres la longueur des lignes précédentes. On voit, néanmoins, qu'il s’agit peut-être d'un épistratége dela Thébaide (1. 8-9) (1), qui est venu entendre Memnon (?), et qui «s'est souvenu » (1. 5) de personnes qui lui étaient

chères 9), dont il devait mentionner les noms (1. 7-8), en particulier de sa femme (1. 8). Le cas n'est pas rare dans les Syringes de Thébes (9. La présence de l'article dans la titulature de l'épistratége rend, néanmoins, la lecture suspecte. Le titre de l'épistratége

est d'ordinaire emiorparnyos On6aidos (5; en latin, on trouve epistrategus Thebaidos (6) ou proc(urator) Aug(usti) ad epistrategiam Thebaidos %). L. 10 : aitwy n’apparait pas ailleurs sur le Colosse. Employé absolument, le verbe se rencontre d'ordinaire au part. moy., en poésie (8). Le pèlerin a entendu Memnon au moment op il lui adressait sa demande d'émettre un son, à la troisiéme heure (9),

(1) Cf. 36, 41, 42, 67, 79.

(2) L. 1; peut-être faut-il restituer [7]xo[vo]ev à la 1. 2. (3 L. 6, où Pon hésite à restituer z[ex]v[óv]. (4) Baillet, Tombeaux, n° 1535, 1591 et 1669, 1704 où l'on voit la graphie ouvélou, qui apparaît sur le Colosse en 34, 4; sur uv/jo65, voir A. Rehm, MNHXOH, dans Philol., 94 (1941), 1-30. (5) Martin, Épistratéges, 97 et 101, n. 1.

(6) Cf, 41; CIL, VI, 32929. (7) CIL, VIIL, 10500. (8) Cf. Liddell-Scott-J., s.v. (9) Cf. 79, 5; 67, 4.

[79]

NON

DATĒES

175

79 (D. 33). Derrière le talon du pied droit, sur le côté droit, à 1 m. 25 environ du socle. Cinq lignes de grec, gravées sur une hauteur de 16 cm., la premiére ligne mesurant 32 cm. de long. La hauteur des lettres est de 15 à 20 mm. La surface de la roche est érodée, rendant la lecture difficile, et une crevasse

encore couper le texte. Copie, estampage ; photographie de l'estampage, pl. XXXIV.

transversale vient

Publié d'aprés la copie de Salt, par Letronne, Stat., 229, n° 55, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., petit comment. (Letr., Œuvres, 209, n° 50; d’où Franz, CIG, 4753). Republié, d'aprés lestampage de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 406, n? 382, avec transcr. en minusc. et lēgēres variantes, trad., petit comment., pas de fac-similé dans l'Atlas (Franz, CIG, add. p. 1205, n° 4753,

signale les interpolations de Bailie). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 80 (Cagnat, IGR, 1202, suit Fr. add.; Kiessling, Sammelb., 8360, suit Cag.).

l

---Al--- ru A|Aeivos EMIOTPATMYoS OnEaisos

oun Tovoidia, Iwvið ti ovu4

Siw ijxovaa Méuvovos

(vous) y, Hayy n, (&p)a y. DATE : l'inscription est datée de la troisieme année d'un régne non règne d'Antonin, l'inscription daterait de 141 p. C.

indiqué. S'il s'agit du

« Moi, ---tullinus, épistratège de Thébaide, accompagné de Tusidia lonis, ma femme, j'ai entendu Memnon, l'an 3, le 8 de Pachon, à la troisiéme heure.» L. 1 : le TY, visible sur la pierre, amène à rectifier la restitution [Oü]iraže?vos proposée par Letz. (Fr.); Al, copié par Lep., rendrait plus sûre la restitution [’IovlA:[os], de Letr., que DA [novios] de Fr. add., transcrit

Flavius

Vitalinus

par Martin, Épistratèges,

187. Mais

[’Iov]A:[os] demeure

aléatoire.

L. 2 : lue entièrement par Letr. et Lep. L. 3 : la recherche de noms latins : [Iļov[6]2/x [Ž]wcidt (Letr., Stat.; Fr. qui songe aussi à ford); Houvet [Ob] [x]: (Letr., Rec.); [A ]ouxi)(z [Z]wotd (Fr., add.) est infirmée par le fac-similé de Lep., fidèle à la pierre. L. 5 : Fr., se corrigeant du reste dans l'addendum, où il écrit (šrous) y, est le seul à avoir d’abord supprimé le chiffre de l’année. Ce chiffre n’est pas double, comme pensait Letr., mais simple, comme l'ont montré Fr. (add.) et Lep. La méconnaissance de l'abréviation d a amenč Letr. (Stat.) ā proposer : Ilayv dis az, corrigé en Ilayxov : (addito utrinque siglo interpunctionis S) a (pas) par

Fr., puis en : laxo» 2, &(p)a y par Fr., add. Lep. propose raxwv 6, mais il semble bien qu'il n'y ait qu'un chiffre : y ou peut-étre v.

176

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

L. 1 : la finale -tu[A]Asivos n'autorise [lep]vw[^]Ae?vos.

Le personnage

porte un

DE MEMNON

que les restitutions nom

latin, comme

[80]

[Ka]vv[A]Asivos

ou

tous les épistratèges

d'époque romaine ,‫ام‬‎ L. 3 : de même sa femme. On connaît le nom Tusidius (ou Tussidius) (2, ainsi que le surnom lonis ®. Un autre épistratége est venu au Colosse accompagné de sa femme (cf. 42). L. 5 : le régne n'est pas indiqué, mais la place de l'inscription, en un endroit négligé, amene à penser qu'elle est parmi les plus récentes de celles gravées sur le

Colosse et qu'elle fut écrite là parce que la place manquait ailleurs. Peut-étre s'agit-il du régne d'Antonin (comme pour l'inscription 51).

80 (D. 34). Derriére le talon droit, au-dessous du fragment 79, restes trés mutilés d'une inscription grecque qui semble avoir comporté 6 lignes, presque entiérement effacées. La derniére ligne est à environ 45 cm. du socle. La

hauteur de l'ensemble devait occuper à peu prés 15 cm. La longueur approximative des lignes, dont on ne distingue nettement ni le début ni la fin aurait été d'environ 40 cm.; à la derniére ligne, la pierre ne semble pas avoir été gravée aprés la fissure. Hauteur des lettres : 15 mm. Une large fissure, qui a provoqué un déplacement latéral des deux parties de la pierre traverse verticalement l'inscription. La surface granuleuse de la pierre rend l'estampage peu utilisable. La lecture est désespérée. Copie, estampage: photographie de l'estampage (pl. XXXIV) et photographie de la pierre (partie droite), pl. XXXIV.

Aucune édition n'a signalé ces vestiges.

1

4

te OSHEI = AA ON: . M, NIOS Hs El,toll TOY sates sonia al ‫حر‬‎ ist] sod Feat nión eria: fiber„jā EE ANN me 1045542 MINT 7۶۳۲ 02 ME |

(1) Cf. V. Martin, Les épistratéges, p. 185-187. (2) CIL VI, 3544, 37217; Tussidia Barbara, 3268 a. b; d'autres exemples 2735, 4001 (= CIL, XI, 5632 et IX, 5730). 9) Par exemple, Dessau, ILS, 4894 et 4895

de Tusidius,

Dessau, ILS,

: une Seia Ionis, à Aquilée (e CIL V, 757-758).

[81[

NON DATÉES

177

81 (G.1bis). Partie supérieure, cóté gauche, de la jambe gauche; la dernière ligne de {’inscr. du socle, la premiére ligne étant à 80 cm. au-dessous de la main du gravées sur une hauteur de 40 cm. environ, la seconde ligne, incompléte, Hauteur des lettres : 35 à 40 mm. À la premiere ligne, les lettres ont

est située à 4 m. 80 au-dessus Colosse. Cinq lignes de latin, mesurant 13 cm. de longueur. 6 cm. de haut. La surface de la

pierre est trés usée, et toute la partie droite de l'inscr. a disparu. Cependant, à droite, en haut et en

bas, on distingue des lettres encore peintes en rouge. Copie, estampage. L'impossibilité de déplacer l'échafaudage n'a pas permis de photographier la pierre. La rugosité de la pierre rend l'estampage peu lisible. Mais la copie est nette.

Fragment inédit.

۶9۹۹۹۹٣ anus audivi ss- sz š320050558 — [M]emn[onem] --- - -4 VNO..NOV-..-.---

‎‫رہ‬

‫سرت‬

ebbe

DATE : l'inscription n'est pas datée.

«(le nom), j'ai entendu Memnon, le ... des nones de ... » L. 1 : comme il est fréquent dans les inscriptions du Colosse, le nom du signataire, dont il ne reste que la fin, est écrit en lettres plus grandes que le reste de l'inscription. Les lettres sont peintes en rouge. L. 4-5 : sans doute avons-nous ici l'indication de la date : peut-étre faudrait-il lire, aprés l'indication du jour, maintenant illisible, no[nas Ianļuariļas ou no[nas |Iuniļas, ou toute autre indication du mois. Les trois derniéres lettres de la quatriéme ligne, et celles de la dernière ligne sont encore peintes en rouge. Letronne ü) avait déjà remarqué, à l'envers des premiers estampages de Nestor L'Hóte, des «traces de la couleur rouge dont la statue a dû être recouverte lors de sa restauration». Il se peut que les inscrip-

tions seules aient été peintes (?).

(1) Rec., 326-327. (2) Sur la peinture des inscriptions grecques, graphie, CRAI, 1955, 211.

notamment

20

;

E

en rouge, cf. L. Robert, Epigraphie et paléo Š 12

INSCRIPTIONS

178

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[82]

82 (G. 4 bis). Partie supérieure de la jambe gauche, la derniere ligne de 1inscr. se trouvant à environ 3 m. 25 au-dessus du socle. Deux lignes de latin, à peine visibles, gravées sur une hauteur

de 15 cm., en lettres de 5 cm.

à 6 cm. La gravure est trés peu profonde. La premiére ligne se trouve dans l'intervalle situé entre les lignes 1 et 3 de l'inscription 57 de Marcus Ulpius Primianus; la seconde ligne, entre les lignes 3 et 4 de

cette méme inscr. Copie; l'estampage, vu la faible profondeur de la gravure, est illisible; photographie de la pierre, avec l'inscription 57, pl. XXXVI, mais le texte n'apparait pas.

Fragment inédit.

Iulius - -- ---- [audivi?] [Me]mnon [em - - - --- ] DATE : l'inscription n'est pas datée.

«Moi, Julius, ... j'ai entendu Memnon. > L'inscription 7, immédiatement comportait pas plus de deux lignes.

en dessous,

permet de penser que le texte ne

83 (G. 5). Partie supérieure de la jambe gauche, sur le devant de la jambe. La derniére ligne est ā 3 m. 30 du socle; 5 lignes de grec formant deux distiques, gravées sur une hauteur de 19 cm., á gauche, et 22 cm., ā droite, en lignes d'inégale longueur (long. maxima, 1. 8 : 58 cm.). La hauteur des lettres est de 20 à 30 mm. Les lettres ne sont gravées ni profondément ni réguliérement, et la surface de la pierre est rongée transversalement, á gauche, ce qui rend difficile la lecture du début des lignes 1 et 2, et du milieu des lignes 4 et 5. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. XXXVII. Publié par Letronne, Rec., 409, n? 390, d'aprés l'estampage de Nestor L’Höte, sans transcr. ni

trad., avec un comment. rapide sur les bribes de mots distingués; fac-similé, Atlas, pl. 34, n° 5 (Franz, CIG, add. p. 1206, n? 4761 d, transcrit en majuscules le fac-similé de Letr.). D'aprés la pierre, Lepsius, Denkm., Bl. 77, Nr. 75, fac-similé (Kabel, Epigr., n° 1014, essaye de compléter Letr.; Puchstein, Epigr.

Aeg., n? 22, tente de compléter Kai. gráce à Lep.). Peek, Mitt. Deutsch. Inst. Kairo, 5 (1934), 105, n? 9, aprés révision de la pierre, transcrit et restitue les deux distiques, avec petit comment. et trad., p. 109, n° 9, mais sans photographie (d’où Bilabel, Sammelb., 8218; SEG, VIII, 723).

[83]

x

1

NON DATÉES

179

Alws d mos yaipe*mpoBpwv ۱60495 ydp pol, Meu[vov], Netepidwv eivexa, tais pēkopau| a Pidao| idos A kuch: ¿ua dêri pa Ģēpoiga|

[ du [oc v, dyve, xpéros. BapBrros der osi?

4

PUR

>

wg

7

/

>

/

DATE : l'inscription n'est pas datée.

«Fils de l'Aurore, je te salue, car tu mas adressé une parole favorable, Memnon, à cause des Muses dont je suis la protégée, moi Démo qui aime les chants. Et ma lyre, cherchant à te plaire, chantera toujours, étre sacré, ta puissance.» V. 1 : le premier mot et le € final ne sont pas notés par Letz. ni Fr., à la première ligne. A la

seconde, Letr. lit seulement APM ce qui amène Kai. à proposer à zai, xaipe mpö[@]pwv, Mareoıs dé 7: xlépula nomen]. Lep. note OAA

--€W au début de la première ligne, € à la fin, et lit, à la seconde

ligne, ®.EZAOTAPMOI, ce qui incite Puch. à restituer, au début, [Bļa[idtu”] “Ec mat, etc., et, à la fin, ¿0 [0éy]£xo ydp por. Peek, qui lit ainsi la fin, discerne au début Adws a mai, etc. V. 2: Letr. note MEM--- EIEP-- NEINEKATAICMEAOMAI, d’oü Fr. Mēu[vov]--- etvexa--uékouœæ. L'estampage de Lep., où apparaissent quelques lettres de plus, permet à Puch. d'écarter la SES ge Kat ve mS Dech etvexa, Tais uéhouar et de proposer Méx [vov, Il]sıepıdov eivexa, Tais péhopa:, restitution à laquelle Peek apporte l'amélioration Ileıepidwv. V. 3 : Letr. ne peut distinguer que le début, ®IAAO--, et la fin CPOICA, où il retrouve [P]époroa, corrigé à tort en [Be]co[v]o« par Fr.; Kai., lui, ne tente aucune restitution de ce vers. Lep. relève DIAAOA ---M-- EMAAENIHPA®CPOICN, où Puch. retrouve ---ó'énínpa Q[£]po:[s]v et croit lire, avant, MWEMA. Peek, enfin, prétend lire le vers en entier d Pudotd[0]s [A] Xo: ¿ua d’ rinpa Péporoa. On croit dis-

tinguer deux hastes obligues, gui ont pu appartenir à un A, au début de la ligne. V. 4 : Letr. (Fr.) note seulement .-'- PB ----N-- KPETOC d’où Kai. ne peut rien tirer. Mais Lep. complete APBIYOC --€--- NWFNEKPETCC, lu aussi par Puch., qui évalue mal les lacunes et renonce à restituer. Peek reconnait BapGiros, ainsi gue les trois derniers mots et, aidé de Maas, lit et restitue :

BapEıros [äes]osir* at ody, dyve, xpéros. Le premier mot est sûr, ainsi que les deux derniers et le nu de [có]v. On distingue seulement la finale ... LEIT du verbe, précédée d'une lacune de trois lettres au maximum;

Al, à la suite, est nettement visible, suivi de deux lettres dont on peut affirmer, d'aprés

les traces, qu'elles étaient rondes.

V. 1 : l'invocation au fils de l'Aurore revient ailleurs sur le Colosse (1). Xaipe est employé habituellement pour saluer le dieu dans les proscynémes des pélerins 2). IIpcCowy se retrouve en 29, 5.

[br

00060

(2) Cf. Perdrizet-Lefebvre, Memnonion

d’Abydos, (1919) 31, 90, 290.

180

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

[84]

DE MEMNON

V. 3 : la poétesse a vraisemblablement signé de son nom, et, vu la finale dont la lecture est certaine, - uw, la restitution proposée est fort probable. Le nom Anuo, Aauw n'est pas rare dans les inscriptions. On le trouve en Égypte. L'homonymie ne permet

pas d'identifier autrement la poétesse du Colosse. ١ L'éolisme épousa pour Pépovaa, l'adjectif poétique CiA&oróos, l'expression homérique ‫ہا‬‎ pa Pépe:v 1), et, surtout ¿ua au lieu de dy, invitent à penser qu'on a Aapo) à la place de Anuw. V. 4 : la recherche affectée de formes dialectales : [xe:]oeiv' = deloeras, futur de deidw; čol. ai (nécessaire au mètre) = del; čol. xpēros = xparos, fait songer à une emule de Balbilla. Le vers 1 rappelle une des tournures employees par la poétesse

xape, xal abdoas mpóQpwv (29, 5). Le méme désir d'immortaliser le Colosse par la poésie inspire les deux femmes (cf. 29, 11-12). Le poéme prend ainsi la valeur d'une véritable offrande, comme le précise ailleurs Petronianus : povoima dwpa Oidovs (72, 2).

Ces vers sont révélateurs du caraciére sacré conféré à la poésie, que favorisent les dieux (v. 1-2) et qui, à son tour, se met au service de la divinité. 'Ayvós et xpdros sont

à ajouter aux expressions qui précisent le caractére divin de Memnon. À la recherche précieuse de formes rares, la poétesse ajoute le goüt de la pointe,

comme semble l'indiquer le rapprochement GtAao|sdds |-| aei‫(ہا‬‎

|

84 (G. 6). Partie supérieure de la jambe gauche, cóté droit. Vestiges d'une inscription grecque de quatorze lignes (ou d'une inscription de douze lignes, suivie d'une inscription de deux lignes), gravées sur une hauteur de 62 cm. La derniére ligne est à 3 m. 20 du socle. Actuellement la premiére ligne ne mesure plus que 7 em., la derniére 26 cm. de long. Hauteur des lettres : 20à 30 mm. Le cóté droit de l'inscription semble complet. Les lignes 9 et 10 finissent op commencent les lignes 3 et 4 de 83. A gauche, la surface de la pierre a disparu, et l'on ne peut savoir le nombre de lettres manquantes. Une profonde fissure coupe l'inscription dans toute sa hauteur, à partir de la ligne 5. La gravure est profonde et soignée. Les deux derniéres lignes sont en caractéres plus petits et constituent peut-étre une inscription différente. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XXXVII.

Publié par Letronne, Rec., 409-410, d'aprés l'estampage de Nestor quelques observations, fac-similé, Atlas, pl. 34, n? 6 (reproduit sous cette méme 'temps que 91, par Franz, CIG, add. p. 1206, n 4761 d). D’apres Bl. 78, Nr. 92 (l'inscription est citée par Kaibel, Epigr., n° 1014, qui se d'une épigramme). SICH 255715572; 918: XIV 1525 Od. TIL 108° X VE" ۶‫ہ‬‎

L'Hóte; sans transcr., avec forme mutilée, et publié en la pierre, Lepsius, Denkm., borne à dire qu'il doit s'agir

[84]

NON DATĒES i

181

=. IOC

000 = TON A

--- MEMN

--- (ënn --- ACA --- MOTHI 8

---- TUS --- IDAAH

---|¿row --- KAN

12

---y &p pos -----Toļū K Jaioapos

---baļp]uovet ta. DATE : le nom de l'Empereur manque. Peut-étre s'agit-il du signataire de 25. La mutilation de la pierre a découragé tous les efforts. Seuls Letr. et Fr. proposent quelques restitutions hypothétiques : L. 1 : d’après 25, H. G. Pflaum restituerait volontiers [Matv]tos. L. 2 : [Ka2A/pa]xos, «ou tout autre nom terminé en -yos », Letr.; [Nexôua]yos aut [Kardiua]xos , aut simile, Fr.; peut-être ['H»/]oxos, Pflaum. L. 3 : Tow [ros] ou [inc] Twr |[as], Letr.; peut-être [xevrvpļitov, Pflaum. L. 4 : Meuv|[ova], Letr., Fr. Le nom du dieu, sinon la désinence, paraît sûr. L. 7 : aprés l'omicron, peut-étre faut-il voir un II suivi de deux hastes verticales. L. 10 : le chiffre de l'année échappe. L. 12 : y’&u&por |[ov] ou y'dp6por|[05], Letr., Fr. L. 13-14 : restitutions de Letr. et Fr.

L. 12 : le mot äu6poros, «immortel», relève du vocabulaire poétique, et plus particuliérement, homérique.

L. 14 : l'inscription est datée du 7 avril 4). Or c'est le 19 avril 127 p. C. qu'a signé son nom sur le Colosse C. Maenius Haniochus (25). Peut-étre a-t-il signé deux fois, en latin et en grec, sur l'une puis sur l'autre jambe. Un poème aurait suivi la signature,

aprés la ligne 4, mais il n'est plus lisible.

(1) E, Bickermann, Einleitung in die Altertumswissenschaft, YII 5 (1933), Chronologie, 20,

INSCRIPTIONS

182

DU

[85]

DE MEMNON

COLOSSE

SOGI Partie moyenne, côté gauche, de la jambe gauche, à environ 2 m. 75 au-dessus du socle. Une ligne de latin, juste en dessous des deux épigrammes de Maximus; la ligne mesure 35 cm. de long et est écrite en lettres de 10 à 12 mm. pl XI:

La gravure

est

superficielle.

Copie,

estampage;

photographie

de la pierre,

Publié, pour la premiëre fois, d'aprës la copie de Salt, par Letronne, Stat., 236, n° 63, avec

transcr. en majusc. et petit comment.

(Letr., (Euvres, 215, n? 63). Republié, d'aprés l'estampage de

Nestor L’Höte, par Letr., Rec., 414, n? 399, avec

fac-similé

dans Atlas,

d’apres la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 101, Nr. 14. Mommsen, l'estampage de Lepsius. Marius Frontinus Memnonem

pl. 35, n° 12. Fac-similé

CIL, 62 corrige Letr. d’apres

coram audio.

DATE : l'inscription n'est pas datée, mais, d’après la forme des lettres, semble de la méme main que 54 et 55; elle daterait ainsi du milieu du 11° siécle p. C. «Moi, Marius Frontinus, j'entends Memnon, là, devant lui.» A la fin, Letr. lisait à tort : solus audi, rétabli en : coram audio par Lep. (Mom.). Au début, le gentilice n'a pu étre déchiffré par Letr., qui propose : MFF Frontinus; il a été mal lu par Lep. (Mom.) : Marcus Frontinus. La pierre porte un /, non pas dépassant la ligne comme le Î de Frontinus, mais de méme hauteur que les autres lettres, comme le / de audio; on ne distingue

pas de C.

La facon dont 54, 55 et 65 sont disposées, l'intervalle égal les séparant, la similitude des lettres, l'emploi du présent semblent bien indiquer que ces trois inscriptions sont, ainsi que 66, de la méme époque. Ce Marius Frontinus n'apparait pas ailleurs en

Égypte, à notre connaissance. Coram est l'équivalent de ¿v0%8 ¿mv de 101, 5 ®.

86 (G. 12 bis). Partie moyenne de la jambe gauche, la dernière ligne de l'inscription se trouvant à environ 2 m. 65 du socle. Deux lignes de latin, gravées sur une hauteur de 35 mm., la premiere ligne mesurant 23 cm. de longueur.

La hauteur des lettres est de 10 à 12 mm. La surface de la pierre est fort rongée et tout le début de la deuxiéme ligne n'est pas déchiffrable. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XL.

L'inscription a été relevée pour la premiére fois par Lepsius : il en donne un fac-similé d'aprés la pierre dans Denkm., Bl. 101, Nr. 15. Se reportant à l'estampage de Lepsius, Mommsen a publié à nouveau l'inscription, CIL, 63. (1) Comparer avec 19, 1 ou 23, 1, notamment.

[87]

NON

DATĒES

183

Basilides, Faustus, Primitivus

v[ocem Memno]nis audivimus. DATE

: l'inscription n'est pas datée, mais la forme des lettres est la méme

qu'en 54, 55, 85

(milieu du 11° siècle p. C.?).

«Nous, Basilides, Faustus, Primitivus, nous avons entendu la voix de Memnon.» L. 1: au début de la ligne, Lep. reléve : BA---; Mom. lit : BASILIDES.— A la fin de la ligne,

96010 061 n releve.

IT/VVS et Mom.

propose : Primitivus, qui s’accorde aux traces de lettres qu’il

L. 2 : le début de la ligne ne montre, chez Lep., que : -- M---MI.; Mom. lit : ---NIS et propose : [nonis Iu]nis (vel similis dies) audivimus. Au début de la ligne, on voit une haste oblique qui pourrait appartenir à un V. Le dernier mot est sür.

L. 1 : il n'est pas rare que plusieurs compagnons signent simultanément !!). Le que nous ayons ici trois surnoms rappelle l'inscription 2, signée de trois centurions. personnages devaient faire partie de la suite de l'épistratége Statilius Maximus (voir L. 2 : l'étendue de la lacune ne rend guére plausible l'hypothése de Mommsen voit ici l'indication de la date. On songe à 55, 1, ou à 1, 3, oü apparait l'expression

fait Les 54). qui vox

Memnonis ?).

87 (G. 14 bis). Jambe gauche, partie moyenne, côté gauche de la jambe, la dernière ligne de l'inscr. étant à 2 m. 50 au-dessus

du socle. Quatre lignes de latin, gravées sur une hauteur de 28 cm., à la lisiére d'une grande cassure qui a emporté toute la fin des lignes. La derniére ligne mesure 21 cm. de longueur. La hauteur des lettres est de 40 à 50 mm. La surface de la pierre est fort usée et la gravure peu profonde, mais l'inscr. cst compléte à gauche,

chaque

ligne étant

réguliérement

disposée.

Copie,

estampage;

photographie

de la pierre,

pl. XLI. Lepsius a donné un fac-similé d'aprés la pierre, Denkm., Bl. 101, Nr. 10. Se référant à l'estampage

de Lep., Mommsen a publié l'inscription dans CIL, 65.

1

4

.eme--Memn[onem au] di I semeļi hor(a)] et III sem[el].

(1) Par exemple, 74. (2) Cp. Bwvn) Mšuvovos, 31, 2; 92, 2, etc.

184

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[88]

DATE : l'inscription n'est pas datče.

«Moi... j'ai entendu Memnon,

une fois à la premiere heure et une fois à la troi-

sième.» L'inscription est complète à gauche.

~

L. 1: Mom. lit mal l'estampage de Lep. et écrit à tort : -NAE---, alors que Lep. dessine : -FMF--. H manque une lettre à gauche. On distingue ensuite le haut d'une haste verticale, surmontée d'une petite barre horizontale. M et E sont sūrs. L. 2 : Lep. ne relève que deux lettres intelligibles : -- MN-- et Mom. précise à tort : - RIMN--.

L. 3 : Lep. relève : - TESEM-- que Mom. lit : -IIT SEM [el].

i

.

L. 4: Lep. releve : ET III SE-- que Mom. restitue en et III se[mel]. On distingue la partie centrale du M.

L. 1 : sans aucun doute il s'agit là du nom du signataire, peut-être [G]emelllus]. L. 3-4 : comparer avec 15, 5.

88 (G. 17). A la partie supérieure de la jambe gauche, sur le devant de la jambe, juste au-dessus de 90 (T. DA. 'Arrtx0s), inscr.

grecque

trés mutilée,

et gravée trés superficiellement,

qui semble

comprendre

13 lignes. La

hauteur de l'ensemble est de 33 cm.; la ligne inférieure est à 2 m. du socle. Longueur de la ligne 1 : 36 cm. Haut. des lettres : environ 20 mm. La pierré est usée et rongée en maints endroits, ce qui rend les lectures trés hasardeuses, notamment à partir de la ligne 6. La faible profondeur de la gravure et surtout la rugosité et les trous de la pierre, rendent l'estampage peu utilisable. Copie, estampage; photographies de la pierre, pl. XLIII et XLIV.

L'inscription est inédite.

6

Ovx äxapnvos Ale ¿or w|[ 6 Tījs| "Acs vids, Mäpvov, n [epi ----dyv|70Ajj heo] ‫تیس‬ Oeļaričrvv | mpos| auto» ex moons y ains)!‫‏‬ [¿Adovo:?] ---N---‫‏‬ ---¿Qaupal ---

[OT Gam]---

10

---JEMENOT --HQ --- QONO.N --- OTNHN --- duré mor (2) ---dvôpdow--A---H --- AYT AX

---@E ---TE ---

DATE : l'inscription n'est pas datée.

[89]

NON DATÉES

185

«Il n'est pas sans tête, le fils de V Aurore, Memnon, puisgue chague jour...,au >

A

D

D

lever du soleil, il rend des oracles aux mortels gui viennent vers lui de toute la terre...»

(cetera desunt). Les trois premiers vers de cette epigramme sont à comparer au début de 100. La gravure et la forme des lettres, dans l'une et l'autre inscriptions, sont trés voisines.

Aucune des deux n'est datée. Peut-étre s'agit-il de deux textes dont l'un (88) aurait cherché à renchérir sur l'autre (100). L'auteur disposait, ici, de plus de place sur la jambe, et aurait complété son premier essai en le faisant graver en meilleure place. La malchance veut que ce soit précisément ce complément qui demeure illisible.

89 (G. 17 bis). Jambe gauche, partie moyenne, cóté droit de la jambe, la seconde ligne de l'inscr. étant à 2 m. 15 au-dessus du socle, et juste au-dessus de l'inscr. grecque 5. Deux lignes de latin, gravées sur une hauteur de 8 cm., la seconde ligne mesurant 19 cm. de longueur. Hauteur des lettres : de 25 mm. à 35 mm. La gravure est hátive, irréguliére et faite au poincon, en pointillé. Une large cassure de la pierre a entamé le début des lignes. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XLV.

Inscription inédite.

Monimus hora- - -

heri audi. DATE : l'inscription n'est pas datée. «Moi, Monimus, à... heure, hier, j'ai entendu.» L. 1 : le M est en partie visible sur la pierre. On distingue une lettre ronde (P?) aprés hora et des traces de lettres qui nous échappent. L. 2 : un trait oblique se détache du | de heri, que le lapicide a pu prendre pour A au moment de la gravure.

L. 1 : le nom (! est fréquent dans les papyrus ?. Dans le Ouadi Fawákhir, on a

relevé le proscynéme d'un Mdpxos Méwmos, qui précise sa fonction de simple cavalier 97. La route étant assez aisée, ce cavalier a fort bien pu aller jusqu'au Colosse, et sa condition modeste expliquerait la simplicité de son inscription. Mais il peut s'agir d'un

homonyme. L. 2 : comparer le x0w006 de 30, v. 1. (1) Étudié par Wuthnow, Semitischen Menschennamen,

78.

(2) Voir Preisigke, Namenbuch, s. v. Móvipos. (3) Cette inscription est publiée, d'aprés les estampages de Wilkinson et de Nestor L'Hóte, par Letronne, Rec., 444, n° 475 (Franz, CIG, add. n° 4716 d; Cagnat, JGR, 1253). Sur cet ouadi une bibliographie est donnée par O. Guéraud, dans Bull. Caire, 41 (1942) 141 n. 1.

186

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[901

90 (G. 18). Sur la partie anterieure de la jambe gauche, inscr. grecque de 7 (?) lignes, gravčes sur une hauteur de 40 cm. Longueur de la ligne 1 : 45 cm.; hauteur des lettres : 3-4 cm. La derniére ligne visible est à 1 m. 60 du socle. La premičre ligne est seule visible en entier; des autres ne subsistent gue guelgues lettres ā la fin des lignes. La pierre est trés endommagée, et de nombreux éclats se sont détachés. L'inscription est gravée par-dessus d'autres textes, dont on apergoit seulement des traces, en lettres de 20 à 25 mm.,

en haut à gauche, et plus bas, à droite, à la hauteur de 92 et jusqu'en bordure de 28. Copie, estampage; photographies de la pierre, pl. XLVI.

Letronne

°

Rec., 410, n° 39, d’après Pestampage de Nestor L'Hóte, transcrit seulement 'Arrixds

qu'il renonce à identifier; fac-similé, Atlas, pl. 35, n° 18 (Franz, CIG, add. p. 1204, n° 4748 b). L'in-

scription a échappé à Lep.

1

T(fzos) DĀ(dotos) "Arrixūs [ovaja Mé-

[pos Jos 4,

---ON

SOC ld --- OO. DATE : la date a disparu. «Moi, Titus Flavius Atticus, j'ai entendu Memnon---.» L. 1 : on distingue nettement sur la pierre TOA au début de la ligne. Letr. (Fr.) note seulement ATTIKOC. L. 2 : la ligne se termine par ME précédé de ce qui pourrait ētre la haste oblique d'un A. H y

aurait place, avant, pour cing lettres. L. 3 : à la fin de la ligne, on distingue la moitié d'un O suivi d'un C. L. 4-7 : la pierre ne porte plus trace que d'une ou deux lettres à la fin des lignes.

L'état de la pierre ne permet aucune restitution. Mais il est possible, néanmoins, de préciser le prénom et le gentilice, qui ont échappé à Letronne. La hauteur inusitée des lettres, la situation de l'inscription, bien en vue sur le milieu de la jambe, autorisent

peut-étre à penser qu'il s'agit d'un personnage important.

[91]

NON

DATEES

187

91 (G.19 bis). Sur la partie antērieure droite de la cheville gauche, immédiatement au-dessus de la cassure qui sépare le pied

de la cheville, restes de quatre lignes d'inscription grecque, réduite à quelques lettres de 10-15 mm., sur un bloc mutilé de toutes parts. Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. XLVII.

Inédit. On distingue : ec NOIA---

Mieke

je G Car

92 (G. 21) 0). Jambe gauche, partie moyenne, à 1 m. 86 du socle. Trois lignes de grec, dont les deux derniëres forment un

distique, gravées sur une hauteur de 6 cm. La premiëre ligne mesure 13 cm. de long; la seconde, 39 cm.; la troisieme 43 cm. La hauteur des lettres est d’environ 15 mm. La gravure est peu profonde et assez peu soignée. Copie, estampage; photographie de l'estampage pl. XLVII.

Publié par Letronne, Stat., 201-202, n? 40, d'aprés les copies de Pococke et de Salt, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., petit comment.

(— Letr., Œuvres, 182, n° 40; d’où Franz,

CIG, 4739). Republiée d'aprés l'estampage de Nestor L’Höte, par Letr. Rec., 386, n? 365, avec fac-similé dans 1’Atlas, pl. 35, n° 21 (Franz, CIG, add. p. 1203, n° 4739, cite le Rec.). Fac-similé d’après la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 80, Nr. 109; Kaibel, Epigr., n? 1001, corrige à tort Fr.; Puchstein, Epigr. Aeg., n9 8A, revient à Letr.; Kiessling, Sammelb., 8349 A, suit Puch.).

Tpe$ovĀĀrs. ‎‫ پیم‬zi

D

~

H

/

lys repas axovovoa

~

Æ

/

Pawns Méuvovos,

2770000 ce, uxyvep, xat axovew eüyáuam. DATE : l'inscription n'est pas datée. Sa place la daterait d'avant le voyage d'Hadrien. L'épigramme 28, en effet, aurait été vraisemblablement texte

à graver, n'avait

gravée plus haut sur la jambe, si Balbilla, qui avait un long

trouvé la place occupée.

Le contenu de l'inscription semble

la ranger, sous

toutes réserves, parmi les épigrammes antérieures au règne d'Hadrien (ou du début du règne) 2.

«De Trebulla. En entendant la sainte voix de Memnon, je te regrettais, ma mére, et je priais pour que tu pusses l'écouter.» (1) Nous groupons les épigrammes de Trebulla, quelle que soit leur place. (2) Contra, Letr., Stat. 204-205; Rec., p. 388.

188

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[93]

L. 3 : la pierre montre indubitablement xa) €čaxovetv, comme l'a compris Letr. (qui transcrit xdčaxoveiv, pour la métrique; de méme, Fr.), comme l'a noté Lep. et comme l'ont admis tous les éditeurs. La tentative de Kai. qui corrige en xa [oe] dxovetv, n'est pas à retenir.

L. 1 : comparer avec 93 et 94. x L. 2 : Padjectif iepwrarov est appliqué à Memnon en 99, I. On trouve plus souvent

eios !), mais parfois un superlatif (2). Oeds est souvent appliqué à Memnon °). L. 3 : seul exemple, sur le Colosse, de moĝéw dans une formule de proscynéme. Il n'est pas rare que les signataires du Colosse évoquent le souvenir d'un absent (4, mais c'est d'ordinaire puuvrjoxopou qui est employé.

93 (G. 30). Partie gauche du dessus du pied gauche, ā 73 cm. du socle. Huit lignes de grec, les cing derniéres constituant un poéme, gravées sur une hauteur de 22 cm. La premiére ligne mesure 20 cm. de long; la quatriéme, 37 cm. La hauteur des lettres est d'environ 15 mm.

Un intervalle de 3 cm. sépare le poème proprement

dit de la signature initiale. La gravure est assez profonde. Une fente verticale, à la partie gauche de l'inecription, ne gêne pas la lecture. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. LII. Publié par Letronne, Stat., 202-205, n? 41, d'aprés les copies de Pococke et de Salt, avec transcr.

en majusc. et en minusc., trad., long comment. (= Letr., Œuvres, 183-185, n° 41; d’où Franz, CIG, 4740). Republié par Letr., Rec., 387-388, n? 366, d’apres l'estampage de Nestor L'Hóte, avec facsimilé dans I”Atlas, pl. 36, n° 30 (cité par Franz, CIG, add. p. 1203, n° 4740). Fac-similé d’après la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 79, Nr. 97-98 (kabel, Epigr., n° 1002, corrige à tort Letr.; Puchstein,

Epigr. Aeg., n? 8 B, corrige Kai. gráce à Lep.; Cougny, Anth. pal., n? 184, suit Kai. et traduit en latin; Kiessling, Sammelb., 8349 B, suit Puch.).

š

Kara

‫آم‬‎ 66۸06

080750019 Mēpvovos. 4

40075 to npöodev povvov ščaxovaavras, vūv ws ouvvýleis xai Dikovs NONALETO Méuvwv ó mais “Hots te xat Teifewoio.

AioOyow apa T Abw xai POÉy ypara 8

Y 20615 duxe Snusoupyos Tav Grwy;

13-3], 25 99, 2.

(2) 9], 1; 33, 4; 34, 3; 43, 4. (3) 37, 2; 72, 2; 23, 8. Sur la nature divine de Memnon, voir Bat., Memn., 166-167; la notion est soulignée par trois fois en 99.

(4) Bat. ibid., 165.

[94]

NON DATEES

189

DATE : d’après son contenu, l'inscription est postérieure à 92 et antérieure à 94. Sa disposition ne permet guére de décider si ellea été gravée avant ou aprés 19. L'écriture lui assignerait la méme date que 92. A

>

`

..

D

D

us

5

pot

«Caecilia. Trebulla, ayant entendu une seconde fois Memnon nous avons

5

`

EAD

: tandis qu'auparavant

entendu seulement sa voix, aujourd’hui nous fümes salués, comme le

sont des connaissances et des amis, par Memnon, fils de I’Aurore et de Tithon ü). Est-ce donc que sentir et parler ont été donnés à la pierre, par la nature ordon-

natrice de l' Univers?» L. 1-2 : KaouAMa(s) Tpe6ovar(ns) | . . -dxovodo(1s) est une correction de Cou., réfutée par la pierre. L. 6 : Tudtovoto, correction de Kai., reprise par Cou.; elle n'est pas conforme à la pierre. L. 7 : Ooeyyuara corrigé par Letr. (Cou.) en ?$£yuara, est donné parla pierre (Fr., Lep., Kai., Puch.). L. 1 : le gentilice n'est pas donné en 92, I, mais est donné en 94, I.

L. 2 : devrepov indique que 93 est postérieure à 92 et antérieure à 94. L. 3 : ščaxovaavras, pluriel masculin, n'implique pas nécessairement que Trebulla ait été accompagnée, les femmes, en poésie et notamment chez les tragiques, parlant souvent au pluriel masculin, non au féminin singulier.

L. 7 : aiodnow ...xoi POéyyuara : les deux notions de sensibilité et de parole sont reprises en 94, dans l'expression ta QÜ£ypara óAoQupopau. L. 8: écho de Platon (2. L’expression ta àa diffère de +ó dv en ce qu'elle implique un ordre défini 9.

94 (G. 33). Cóté gauche du pied gauche, à 38 cm. du socle. Huit lignes de grec, dont les six derniéres constituent un poéme, gravées sur une hauteur de 18 cm. La premiére ligne mesure 21 cm. de long, la derniére 44 cm.

La hauteur des lettres est d'environ 15 mm. La gravure est assez réguliére. Une profonde fissure verticale

vient couper l'inscription à gauche, au tiers environ de sa longueur. La premiere ligne de l'inscription est

dans le prolongement de la troisiéme ligne de l'inscription 98, qui lui fait immédiatement suite. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. LIV.

Publié par Letronne, Stat., 205-207, n°5 42-43, d’après les copies de Pococke, Hamilton et Salt. avec transcr. en majusc. donnée par Poc., transcr. en minusc., trad., comment. (— Letr., (Euvres, 185,

188, nos 42-43; d'oà Franz, CIG, 4741). Republié d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., (1) Sur la parenté de Memnon et de l'Aurore, et les légendes

qui s'y rattachent, signalons l'étude de

J. C. Poursat, éléve de l'École normale supérieure, Eös et ses légendes dans la littérature et l'art grec (Dipl. d'études sup., sous la direction de P. Demargne, 1958).

(2) Gorgias, 508 a; Lysis, 214 b, etc. (3) Arist., Métaph., 1024 a, 3; Platon, Théètète, 204 a et suiv. Dans Xénophon, Cyr. 8, 7, 22 on trouve

‎‫ زر‬Tv ökov THs.

:

190

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[94]

388-390, n° 367, avec fac-similé dans 1’Atlas, pl. 36, n° 33 (Franz, CIG, add. p. 1204, n° 4721, indique

les interpolations de Bailie). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 84 (Kaibel, Epigr., n° 1003, reproduit Fr.; Puchstein, Epigr. Aeg., n° 8 C, sans transcrire, corrige Kai. grâce à l'estampage de Lep.; Cougny, Anth. pal., n° 185, suit Letr., en enlevant les deux premières lignes, et traduit en latin; Cagnat, JGR, 1190, suit Puch. ;Kiessling, Sammelb., 8349C, reproduit Cag.).

1

Kauxıra TosGoUAAx

čyponļa axovoaca Toide Mépvovos. Elpavoe Kau6vons ue róvos tov Aldor

4

Baorikšos Ewou EIKOVA Enneuaymevor. Damm O6dvppos Hv Taras uoi, Méuvovos TA ma

yoğu, iv aQeiAe KapSvoys.

"Avapdpa In] viv xai ‫چو‬‎ và ĢOtyypara 8

52660 po] a +, Tis 700602 Aehļavov TUYNS.

DATE : d’aprés son contenu, l'inscription est postérieure à 93, dont l'écriture est la méme.

«C'est moi, Caecilia Trebulla, qui ai écrit, après avoir entendu Memnon que voici : Cambyse m'a brisé, moi, cette pierre que voici, statue modelée à l'image d'un roi de

l'Orient. J'avais jadis une voix plaintive, qui déplorait les malheurs de Memnon, et que m'a enlevée Cambyse. Aujourd'hui les sons que j’emets dans mes plaintes sont inarticulés et inintelligibles, vestiges de ma fortune passée.» L. 1 : la photographie montre que ce que Letr. a pris pour un sigma (il lit TPEBOYAAAC) n'est autre que la moitié supérieure de € de ēuijs, premier mot de la troisième ligne de l'inscription 98. La correction en Tpe6ovAAa, de Fr. (Kai., Puch., Cag., Kies.) est donc à retenir.

L. 4 : la pierre porte agtāčos (Letr., Kai., Lep., Puch.), qu'il ne faut pas corriger en Baothe(w)s (Fr., Cou., Cag., Kies), Eixóva (la pierre) n'est pas élidé, mais a été corrigé en eixöv’ par tous les éditeurs, sauf Lep. et Kai. L. 5 : la pierre montre ööv[p]uös (Letr., Lep., Puch., Cou., Cag., Kies.) et non pas ödu[pr]ös (Fr. Kai). Puch a vu la boucle du P. Kai. met une virgule, à tort, aprés Méuvovos, et non aprés po: (Letr., Puch.).

L. 6 : dy» (Letr.) résulte d'une double lecture du A et a été écarté avec raison par tous les éditeurs. L. 7 : xa! doa@ÿ, la pierre, Lep. et Kai.; la crase xdaaĢij, rétablie par Letr., a été conservée par tous les éditeurs; P0éyyparta,

conforme à la pierre (Fr., Lep., Kai., Cag., Kies.), est préférable à

Ooeyuara (Letr., Cou.).

L. 1 : comme en 93, Caecilia Trebulla a signé de son gentilice et de son surnom alors qu'en 92 elle ne mit que son surnom. Il n'était pas rare que les pélerins revinssent

[95]

NON

DATĒES

191

plusieurs fois auprès de la statue (1); les inscriptions latines 7 et 8, les inscriptions grecques

92, 23, 67, l'attestent suffisamment.

L. 2 : ēyponļa. C'est seulement ici que Trebulla souligne qu'elle est l'auteur de ces trimétres iambiques. A bien des égards, en effet, le poéme qui suit renchérit sur les deux autres du méme

auteur

: 92 n'est qu'un proscynéme; 93 n'est qu'un récit, et

dans ces deux poémes Trebulla parle en son propre nom. Ici, au contraire, le počme est plus long, plus soucieux de la métrique et plus original : c'est la pierre elle-méme

qui raconte ses malheurs. L. 3 : sur le róle de Cambyse, voir le témoignage de Pausanias ?) et les allusions

des pèlerins ($), L. 4 : «Memnon est toujours l'oriental ou l'asiatique», dit Letronne (4).

L. 6 : 3v aQeiAe Kau6voys : A. Bataille 5) rappelle qu'«une tradition tardive (9) prétendit méme que si Cambyse avait brisé la statue, c'était pour découvrir le secret de sa voix». L'allusion à la mutilation du Colosse est précisée en 72, 7. L. 7 : doaĢīj peut signifier aussi «indistinctes» c'est-à-dire «vagues, mal définies». Le contexte fait préférer le sens d’«inintelligibles».

95 (G. 29 bis). Cóté gauche du pied gauche, à 93 cm. au-dessus du socle, juste au-dessus de la large cassure, haute de 48 cm., qui entame le milieu de cette partie du pied. Deux lignes de latin, gravées sur une hauteur de 3 cm., et

longues de 7,5 cm. environ. Hauteur des lettres : 15 mm. La seconde ligne est entamée par la cassure située en dessous. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. L. Lepsius, Denkm., Bl. 79, Nr. 96 donne un fac-simile d'aprés la pierre. (Mommsen, CIL, 66 publie la copie de Pococke, sans citer Lepsius, et en rapprochant à tort Letronne, Rec., 417, n? 409,

Atlas, pl. 36, n° 36. Il rectifie son erreur, p. 2328 75). L'inscription n'a pas été publiée par Letr.

Caius audivi (h)ora II DATE : l'inscription n'est pas datée. « Moi, Caius, j'ai entendu, à la deuxiéme heure.» (1) Voir Bat., Memn., 165. (2) [, 42, 3, cité par Bat., ibid., 156.

(3) 72: 8::29;.8; ete. (4) Stat., 57-74. Voir Bat., ibid., 154 et suiv. (5) Ibid., 158. (6) Schol. Juvénal, XV, 5; Tzetzēs, Chiliad., VI, 64.

192

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[96]

L. 1: CAIVS AVD, lit Poc. (Mom.); Lep. relēve ā tort :GAIVS AVP, d’où AVR---, Mom. L. 2 : Poc. note des lettres incompréhensibles : VDMII. Le relevé de Lep. est plus exact : VIOKAII---, (Mom.).

L. 1 : la seconde lettre de audilvi a la forme grecque : Y. L. 2 : l'absence de la première lettre de (h)ora est peut-être aussi un hellénisme. Il s'agirait ici d'un homme plus habitué à écrire en grec qu'en latin.

96 (G. 31). Sur le cóté gauche du pied gauche, entre l'épigramme 19 et le distique 98, trois lignes de grec, dont la derniére est à 62 cm. du socle, le cóté droit de la premiére à 12 cm. de la grande cassure séparant le pied du talon. Le texte est gravé sur une bauteur de 6 cm. Longueur de la premiére ligne : 28 cm. La hauteur des lettres varie de 15 à 25 mm. La gravure est peu profonde et irréguliére. Copie, estampage; photographies de l'estampage, pl. LIII, et de la pierre, pl. LI.

Les éditeurs n'ont jamais séparé cette inscription de 97 : Letronne, Rec., 391, n? 369, d'aprés la copie de Pococke et l'estampage de Nestor L'Hóte; transcr. en minusc., comment., fac-similé, Atlas, pl. 36, n° 31 (Franz, CIG, 4760, donne

la copie de Doc, et restitue la 1. 1; ibid., add. n° 4760,

p. 1205 reproduit Letr.). D'aprés la pierre, Lepsius, Denkm., Bl. 80, Nr. 118.

To rpooxvwyya Owdwr(ov) xai Ayo viol. DATE : postérieure ã 19, 97 et 98, d’apres la place.

« Acte d’adoration de Thódotos et de son fils Didymos. » L. 1 : bien que le fac-similé qu'il donne porte 6. AWT, Letr. restitue O[eo]Šo(p)ov; Fr. corrige en Teo äi oul: Lep. indique OWAWT. L. 2 : Letr. prolonge la ligne avec 97 et propose de lire x[ai] Ardyuov D[:6wv xat ddeXĢod ou ovubiov|...; Fr. pense que dès le début de cette ligne il s'agit d'une autre inscr. et il lit [KA .] Algunos, suivi de la suite erronée des lettres copiées par Poc.; Lep. indique KHAIAYMOY, conforme à la pierre; H est peut-étre Al.

L. 3 : Letr. lit wou x[at]..... ; Fr. ne dégage rien. Seul Lep. indique exactement YIOY---.

Diverses considérations invitent à séparer cette inscription de 97 qui est placée immédiatement à droite : d'abord la paléographie; une sorte de point semble séparer voy du mot suivant. L'upsilon qui a la forme de l'écriture cursive, et qu'on

[97]

NON DATĒES

retrouve ā chague ligne, se distingue nettement 5

193

de celui gu'on voit aux lignes 2 et 3

de 97. L'amenuissement de l'écriture, à la fin des lignes 2 et 3, fait penser que le lapicide n'avait guére de place pour graver l'inscription dans l'intervalle entre 79 et 9, à gauche de 97. En second lieu, le langage : cette formule de proscynème est écrite en clair, alors que l'inscription 97 est en cryptographie. Si vioù appartient à 97, comment s'expliquer, sans autre raison, la présence d'un mot normalement écrit dans une suite de mots écrits en anagramme? Enfin, le sens : la signature du pēre, suivie de celle du fils, se suffit. La présence simultanée du pēre et du fils est fréquente dans les Syringes et se retrouve en 34. L. 1 : la forme Owdðwr ne semble pas suivie d'une lacune, mais s'expliquerait par l'habitude, fréquente dans les papyrus, de ne pas écrire les désinences. Odoros n'apparait pas en Égypte à la place de Oeódoros, Oevdoros ou Oemdoros. H ne serait pas impossible qu'on ait là un composé de 040 : le suffixe grec serait ajouté au nom égyptien, comme dans le composé féminin Ordptov, par exemple !).

9'7 (G. 31 bis). Sur le cóté gauche du pied gauche, entre l'épigramme 19 et le distique 98, immédiatement à cóté de l'inscription 96, deux lignes de grec, écrites en anagramme. La seconde ligne est à 62 cm. du socle. Le texte est gravé sur une hauteur de 4 cm. Hauteur des lettres : 15-20 mm. Gravure peu profonde et irrēguličre; lecture difficile. Copie, estampage; photographies de l'estampage, pl. LIII et de la pierre, pl. LI.

Aucune lecture satisfaisante n'a été proposée de cet ensemble de lettres, qui a toujours été publié comme une partie de 96. Letronne, Rec., 391, n? 369, d'aprés la copie de Poc. et l'estampage de Nestor L'Hóte;

fac-simile, Atlas, pl. 36, n° 31 (Franz, CIG, 4760, donne

cite Letr. en add. n° 4760, p. 1205). D’après la pierre, Lepsius, Denkm.,

la copie de Pococke, et

Bl. 80, Nr. 118, fac-similé.

(p)rauooxnvuu 267711 600160110 .

qui serait l'anagramme de : Ilpooxvvnua M(&pxov) K. Hudavax(ros). "Hxw. DATE : d'aprés la place, l'inscription serait postérieure à 19 et 98.

« Acte d'adoration de Marcus Quintius Pythonax. Je suis venu.» (1) Cf. Th. Hopfner, Agypt. theophore Personennamen, in Archiv Orientalni, 15 (1946), 50-52, n. 70. 13

194

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[97]

L. 1 : Lett. restitue, comme suite à la première moitié de la’ ligne 2 de l'inser. 96 : ۸] ٤2‫وت‬‎ xall...; Fr. se borne à reproduire la copie imparfaite de Poc. MAWOYOAKYH; Lep. indique INAWOKHNYM, en caractères peu clairs, mais que l'on croit lire sur la pierre. ` L. 2: Letr. indique seulement le K initial que le fac-similé sépare nettement du mot de la troisième ligne de 96, et qu'il interprète en x[ai]. Fr. donne la copie de Poc. KNKYAWOKWHW. Lep. relève KNKYAWOKWHW, conformément à la pierre.

La hauteur des lettres, généralement plus grandes que celles de la fin des lignes 2 et 3 de 96; l'intervalle et la sorte de point qui suivent le mot viot;la forme de l'upsilon (notamment, avant-derniére lettre de la ligne 1 et quatriéme lettre de la ligne 2), bien

différent de l'upsilon en écriture cursive qu'on trouve à chaque ligne de 96, invitent à voir ici une inscription distincte. Comme en 102, 1. 1-3, on peut croire qu'il s'agit d'une cryptographie,

oü l’anagramme

incontestable

ligne 2. L'ensemble de 96 et 97 se compose

de la ligne 1)

ainsi, comme

expliquerait aussi

la

102, d'un texte en écriture

claire et d'un texte cryptographique, mais les deux textes semblent de main différente. L. 2 :le nom propre, qu'on suppose sans aucune certitude avoir été écrit en anagramme, ne se trouve dans aucun texte d'Égypte. L'absence de la désinence n'est pas

rare (2). K serait le gentilice écrit en abrégé. Le verbe 7xw est trés fréquent dans les graffi:es 9), H y aurait ici, à supposer que le nom soit exact, —

ce qui demeure hypo-

thétique — contamination de la formule mpooxvvyua, suivi du nom propre au génitif, et de la formule xw, accompagné du nom propre au nominatif. Le signataire, aprés avoir indiqué normalementson nom, aurait tenu à préciser qu'il est venu en personne. L'idée d'écrire en cryptographie est peut-étre inspirée par la proximité de 102. Les deux inscriptions cryptographiques ne sont séparées que par un intervalle de 40 cm. environ, oü se trouvait gravée l'épigramme 19.

(1) Comme en 102, 3.

(2) Cf. 96,1. (8) Cf. Bataille, Hatchepsout, n° 22, 1 et 139, 2; Baillet, Tombeaux,

II, n° 2017 par exemple.

198]

NON DATEES

195

98 (c. 32). Côté gauche du pied gauche, à 55 cm. du socle. Trois lignes de grec, dont les deux dernières forment un dis-

tique, gravées sur une hauteur de 10 cm., la premiere ligne mesurant 29 cm. de long, la deuxiéme, 90 cm., la troisiéme, 63 cm. La hauteur des lettres est de 25 mm.

environ. La troisiéme ligne empiéte sur la pre-

mičre ligne de l'inscription 94. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. LIII. Publié par Letronne, Stat., 207-209, n° 43, d’après les copies de Pococke, Salt et Hamilton, avec transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment. (= Letr., Œuvres, 188-189, n° 43; d’où Franz, CIG, 4742). Republié par Letr., Rec., 390, n° 368, d’après l'estampage de Nestor L'Hóte, avec fac-similé dans l'Atlas, pl. 36, n° 32 (Franz, CIG, add. p. 1204, n° 4742, sans variante importante). Fac-similé d’après la pierre par Lepsius, Denkm., Bl. 80, Nr. 166-167 (Kaibel, Epigr., n9 1004, reproduit Fr.; Puchstein,

Epigr. Aeg., n? 9, reproduit Kai.; de méme Kiessling, Sammelb., 8350). Cf. W. Crönert, Raccolta Lumbroso (1925), 489.

Āmoovis dpa a |iixovoa :

"A Opoderrapiov TO rpooxüvmua y£ypaakļu) | ie Otudpros, j) Zo

Zon QSéyyn.

DATE : l'inscription n'est pas datče; elle est posterieure, vu la place, à 94, car le € initial de la

ligne 3 est gravé par-dessus le A «Moi,

Aponios,

à la premiere

‫مهم‬‎ ۸۰‫ء‬ heure, j'ai entendu.

en l'honneur de ma femme Aphroditarion, chaque fois que tu émets un son.»

J'ai écrit cet acte d’adoration,

que je voudrais

avoir prés de moi

L. 1 : la correction de Letr. "Artdv:(0)s a été justement écartée par tous les éditeurs. L. 2 : le u final, non signalé par Letr., mais dessiné par Lep. et vu par Puch., est une erreur évidente que tous les éditeurs ont condamnée comme une faute du lapicide. L. 3 : la correction de Letr. : ör[a]v ou celle de Fr. : o[2]o» est contredite par la pierre qui porte ce que suggère Letr. (Rec.), co» (Lep., Kai., Puch., Kies); gua frui velim, quamdiu loqueris, Kai.

L.l

: La forme "Arrawios, Arwvlou

apparaît

trois fois dans

les papyrus ®©). Un

Amtovis Ilaroros apparaît dans des comptes datés du début du 1° siècle après J.-C.2). Il s’agit du nom latin Aponius 9). On ne peut penser que I’Arwvıs du Colosse était descendant (1) (2) (3) -ius, cf.

de M. Aponius Saturninus, riche propriétaire en Égypte ,‫اگ‬‎ car son

Voir Preisigke, Namenbuch. P, Lond., t. 2, p. 223, n. 192, 1. 26, col. 1. Sur les noms et substantifs en -is, au lieu de -ios, qui transcrivent des noms et substantifs latins en Perdrizet-Lefebvre, Memnonion d'Abydos (1919) 108; D. M. Robinson, Amer. Journ. Philol., 1913,

170, n° 35; L. Robert, Rev. Philol. 1958, 28.

(4) Cité par Groag-Stein, Prosop. imperii Romani, t. I, p. 181, n. 937. 13.

196

INSCRIPTIONS

nom, comme

DU

COLOSSE

DE MEMNON

199]

celui de sa femme, est un vulgarisme, qui témoigne d'un milieu popu-

laire.

L. 2 : AĢpoderrdpiov, est un diminutif. Si les noms propres formés sur Aphrodite sont nombreux en Égypte (ABpodeirn, °ABpodirn, 'AGpodeiía, AĢpodigia, AĢpodeigis, etc.), on ne connaît que cet exemple, semble-t-il, d" AĢpoderrdptov. L. 3 : Péyyouou ou Bošyua caractérise souvent le bruit fait par Memnon 1). Le mot n'implique nullement qu'il y ait articulation de parole ?).

99 (c. 34). Cóté gauche du pied, à 27 cm. du socle, 5 lignes, gravées sur une hauteur

d'environ

10 cm.; long. max.

(ligne 3) : 44 cm.; haut. des lettres : 10-12 mm. Gravure irréguliére et peu profonde. Une fissure perpendiculaire à l'inscription a fait sauter 1 à 3 lettres au début, à gauche, de chaque ligne. Les lignes sont complétes à droite. Copie, estampage; photo de l'estampage, pl. LV.

Publié par Letronne, Stat., 228-9, n9 54, d'aprés les copies de Pococke et de Salt; transcr. en majusc. et en minusc., trad., court comment. (= Letr., Œuvres, 208-9, n° 54). (Franz, CIG, 4752, propose un texte sensiblement différent). Letr., Rec., 406, n° 381, d’après l'estampage de Nestor L'Hóte, n'ajoute rien à sa premiere éd.; fac-similé, Atlas, pl. 36, n® 34 (Franz, CIG, add. 4752,

p. 1205, corrige les lignes 4-5, d'aprés les interpolations de Bailie). Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 85, estampage, fac-similé (Kiessling, Sammelb., 8359). Cf. W. Crónert, Raccolta Lumbroso (1925), 490, sur les formules de proscynéme.

1

"AxelUs|mpooxuvijoas ispwrarov Mēu(v)ova xoi el San jevos tous adeABoUs éoanotoas Ücíou ‎0‫ ہ‬Juaros, dmépyous, xarakimovv van Hevi

4

via 7 7۷]

A Juuwviw zo No 00760

Aida

bot Zum Owvijv.

DATE : l'inscription n'est pas datée. Si le signataire est nommé en 5, 1. 3, l'inscription daterait de 75/76 p. C. Mais la frēguence du nom rend [identification conjecturale.

«Moi, Achilleus, aprés avoir honoré le très saint Memnon,

et fait le vœu

que mes

frères entendent la voix du dieu, je m'en vais, non sans laisser au divin filsAmmonien de No une parole à jamais mémorable, que la pierre a rendue solide.» (1) 93, 7; 94, 7; 98, 3; 70, 1, notamment. (2) Selon une suggestion d'O. Guéraud, le vœu, formulé en termes assez vagues, qui accompagne le proscynéme pourrait s'entendre différemment : < puissé-je la conserver (vivante) aussi longtemps que tu possèdes ta voix». Letronne comprend qu'« Aponius exprime le désir qu'il aurait d'avoir là son épouse pour témoin du prodige » et rapproche 92, 2.

[99]

NON

DATĒES

197

L. 1 :*Ayže[us| Letr., admis par tous. A la fin, Lett. rétablit : xa) [nerd]. La pierre ne porte pas trace de gravure aprés xa/. Le lapicide a gravé MEMONA. L. 2 : Einevolu]s tod dde)Ģoū(s) éoanovoa(s), Letr., corrigé par Fr. en evfēd |uevos tods de) ode s(ē)dxoūcar ,lu ainsi par Lep. (qui voit taaxoūdai). La pierre porte distinctement

EY...ENOC.

Le C

de ros est petit et masqué en partie par la haste de PA qui suit, mais nettement visible. L. 3 : ĢVeyparos, Letr., Fr.; Ģ0£y[y]uaros, Lep.; 79 id’, Lett. suivi par tous les éd. L. 4 : 25 üm)ö deuwifoto dw, Fr. et Letr., qui ajoute à la fin [7x]. Bail. voit (?) TOENO

detpviforo Mot , ce qui amène Fr. à adopter, dans add., 7) dv [75] deipvfor() ‫لو‬۸‎ [Tiv]. Lep. indique exactement ce que porte la pierre TOYNO (sic) desuvioro (sic) Aw, transcrit par Kies. : tò ú(zr)> deipvnoTo (o = q) Aldo [ypabaı Tiv). L. 5 : bien gue la pierre ne porte aucune trace de gravure avant rerpayuévn» (lu par Poc., admis par Letr. et tous les éd., sauf Lep.) ou aprés Gand, différentes restitutions ont été proposées : [dvapvijoat ou dvaypooi]. à la fin, Letr.; [ypoīļa Tv] rempayuévn», Fr. (Kies); mempa|yu£vnv Doviv EN, Bail, d’où Fr. (add.) mempayuévnv Povjv sv|yapdkas ou -ypļar). Lep. indique seul ce que l'on voit sur la pierre reruxacuévy» Gan, L’Y est nettement visible et l'on distingue encore les extrémités des branches divergentes du K.

Aucun éditeur n'a présenté de ce texte une restitution satisfaisante, faute de savoir exactement ce qui était gravé sur la pierre.

L. 1 : Ax/AXe|vs| est la restitution la plus probable. On songerait aussi à 'AyiAAélwv|, qui conviendrait à l'étendue de la lacune, si le nom n'était pas si rare en Égypte (1). "Ay/AAeus revient souvent dans les tombeaux des rois, sans qu'on puisse savoir s'il s'agit du méme personnage ?'. Un 'Ay(AAevs figure ailleurs sur le Colosse (5). L. 2 : la méme

formule revient en 92 : rie iepās axovovoa

Prvys

Mépwovos ‚|

srroBovv os, pījrep, xou d&axovew sùyóunv. L. 3 : tous les éditeurs coupent Tw idiw, et comprennent gu”AyiAäevs fait allusion à son fils 'Apquvios qu'il aurait chargé de graver l'inscription. On peut tout aussi bien

couper 74 dé, puisque le lapicide tantôt grave l'iota adscrit (rei dicos, vier), tantôt Pomet (Auumwviw, Ad). l L. 4 : vie [Aļuuwovieo ,accompagné de l'adjectif dios ne saurait, dans ce cas, désigner le fils d" Ay/AAevs. Si l'on pense que Memnon

fut «un reflet légendaire d'Amen-

hotep III» 9), on peut se demander si l'expression «le divin fils d'Amon» pas Amenhotep

III, c'est-à-dire le Colosse lui-méme.

glyphes, du Colosse méridional de Memnon

d’Amon-Ré»

ne désignerait

L'inscription dorsale, en hiéro-

qualifie, en effet, Amenhotep

III «d'aimé

et signale «qu'il a exécuté en monument de lui pour son père Amon une

(1) Un seul ex. dans Preisigke, Namenbuch, 69, (2) J. Baillet, Tombeaux, s. v.

(3) Bat., Memn., 17.

198

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[99]

grande statue de grès dur» 4). La filiation d'Amenhotep III est donc soigneusement précisée. L'hypothése se confirme par la lecture ro“ No du mot suivant, qui a déconcerté tous les éditeurs et les a amenés à proposer des restitutions violentes pour la fin du texte. H nous serait demeuré incompréhensible si J. Yoyotte ne nous avait signalé qu'il pourrait être la transcription du mot égyptien désignant Thèbes (2). Un passage de Diodore (I, 15) atteste que le grec faisait le rapprochement entre le nom de la déesse Nout, la mēre d'Osiris, et celui qui désignait «la ville par excellence»,

c'est-à-dire

Thèbes 9). La transcription grecque Nav- apparaît dans Nav-xparıs. La forme No, désignant Thèbes n'est pas attestée, à notre connaissance,

mais

semble ‘plausible,

si l'on

songe au titre de « Prince de Thébes» donné à Amenhotep III dans les textes hiéroglyphiques, notamment dans l'inscription dorsale du Colosse méridional (4). Si cette interprétation est exacte, Amenhotep III ajouterait à son titre de «divin fils d'Amon» la

mention de la ville par excellence : Thèbes (5). Dans cette hypothése, du méme coup, la suite du texte devient beaucoup plus claire. Elle peut s'interpréter sans qu'il soit besoin de procéder à des restitutions que l'état de la pierre interdit. Car il est visible que rien ne manque à la fin de la ligne 4 ni au début ou à la fin de la ligne 5; ae(uvyovo = aeiuvnorov, avec chute du nu final )۹( et s'accorde avec Dwvyv, et non avec Aid , comme le pensent tous les éditeurs, qui lisent aepoo.

L. 5 : le participe memvxaoušvnv se rapporte aussi à @wvyv, et a pour complément

Aid). H est quelque peu insolite, appliqué à Pww%v, qui semble désigner non pas la voix du dieu, mais plutôt les propos d'"AyíAAevs. Ce dernier veut rendre «à jamais mémorable » son proscynéme à Memnon en gravant son «propos» sur la pierre. Il y aurait une espéce de jeu de mots : les paroles, d'ordinaire, s'envolent, mais la gravure

(1) A. Varille, L'inscription dorsale du Colosse méridional de Memnon, Ann. Ser. Ant. Eg., 1933, 86. (2) Cf. H. Gauthier, Dict., t. III (1926), p. 75, s. v. Nout; A. H. Gardiner, Ancient Egyptian onomastica, t. IL (1947), 24-25; F. L. Griffith, Cat. demot. pap. Rylands, III (1909), 83, n. 2; 228, n. 5; 423, sur la vocalisation NE, que l'on trouve en copte.

(3) H. Schäfer, Nut als Name für Theben, ZĀS, 41 (1904), 140-141. (4) Cf. A. Varille, loc. cit., 1933, 86 sq. ($) O. Guéraud nous fait remarquer que l'expression rit lwi vi [A]uuwviw(i) roð No lui paraît invraisemblable et que «jamais un Grec ne s'exprimerait ainsi, à moins qu'il ne fasse une traduction littérale d'une formule hiéroglyphique, hypothése ici trés aventureuse». Il serait peut-étre moins choquant, sans modifier la lecture ni l'interprétation de dvi... vio *[A]upoviw(t), de voir en tod No le complément de Atva(t\, et de comprendre que «la pierre de No» est une périphrase pour désigner la statue.

(6) Mayser, Gramm. Griech. Pap., t. I (1906), 191; sur la disparition du Nu à l'intérieur d'un mot, par suite d'un fait de prononciation, L. Robert, Hell., I (1940), p. 18, n. 5, à propos d'une épigramme d'Égypte du 1% siécle p. C.

199

NON DATĒES

[100]

sur la pierre les fixe pour toujours. La «pointe» conviendrait assez A cette sorte de pelerins cultivés qui parfois célébraient leur visite

à Memnon

dans des vers.

O. Guéraud nous propose une interprétation séduisante de Aida METUKAOUEVIV Zwvnv en rapprochant «sonorem... mi[ssum] de tegmine bruto» (14). L'expression s'appliquerait à «la voix (du Colosse) revétue de pierre, c'est-à-dire incorporée dans la pierre». Mais xaradırwv, dans cette hypothèse, s'interpréte plus difficilement.

100 (c. 35). Pied gauche, cóté gauche du pied, à environ 30 cm. du socle. Six lignes de grec, formant

un poéme,

gravées

sur une hauteur de 13 cm. L'intervalle entre la premiére et la deuxiéme ligne est de 25 mm. Ailleurs, les intervalles entre chaque ligne sont de 1 cm. La hauteur des lettres est de 10-12 mm. Une grande crevasse verticale, allant de 7 à 14 cm. de largeur, s'élargissant de haut en bas, a fait disparaitre le troisiéme quart de l'inscription; une autre détérioration de la pierre, large de quelques centimétres, s'étend verticalement de la seconde à la sixiéme ligne. La gravure est peu profonde et de lecture difficile. Copie, estampage; photographies de l'estampage (ensemble et partie droite), pl. LV.

Publié par Letronne, Stat., 213-214,

n9 47, d'aprés

transcr. en majusc. et en minusc., trad., comment.

les copies

de Pococke

et de Salt, avec

et fac-similé (Letr., Œuvres, 194-195, n° 47; d’où

Franz, CIG, 4746, qui propose de nouvelles restitutions). Republié d'aprés l'estampage de Nestor L'Hóte, par Letr., Rec., 394-396, n? 374, avec transcr. en minusc., comment., transcr. du texte rétabli par Fr., fac-similé dans l'Atlas, pl. 36, n° 35 (Franz, CIG, add. p. 1204, n° 4746, reproduit en majusc. le texte de Letr.). Fac-similé d'aprés la pierre par Lepsius, Denkm.,

Bl. 79, Nr. 99 (Kaibel,

Épigr., n° 1013, propose, à partir de Fr., des restitutions nouvelles; Puchstein, Epigr. Aeg., n° 13, reproduit le texte d'aprés l'estampage de Lep.). Aprés révision de la pierre, transcr., trad., comment. de Peek, Mitt. Deutsch. Inst. Kairo, 5 (1934), 103-104, n? 7, avec photographie, pl. 17 a (Bilabel, Sammelb., 8216, reproduit Peek; de même SEG, VIII, 721).

1

Otx dxdpnvos dp” Zozm 6 ris Hļoūs---vidļs,

Mēuvwv, ‫(عمرو‬‎ ----| @'vroAn ۸۷00‫(ء‬‎ Oeoniwv pepoļm jeoow, oļi ately out mpós aurov

4

ex maons yalnls &|A0eiv, i(va|....... ONTEC,

oi ey ¿ri oro Jusvol: ?---, of de--- |Ga[v|udčovres, H \ : z / oiķwvrou | pos |marpalv| ----- OIO ruyövres.

DATE : l'inscription n'est pas datče.

«IL nest pas sans téte, le fils... de VAurore, Memnon, puisque chaque jour, ... au lever du soleil, il rend des oracles aux mortels qui viennent vers lui de toute la terre, afin que..., les uns ayant fait l'expérience..., les autres pleins d'étonnement, ils retournent dans leur patrie...»

200

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[100]

V. 1 : partant de copies insuffisantes, Letz. et Fr. proposent des restitutions trés conjecturales : aux

dudpnvos

Ely» more,

und Zëoloen doncs]

| Meuvov°,Letr.; ox

dxdowvos

[dv mor dvač ov

tolov aüreı] |Méuvov ١, Fr.; Kai. ne tient pas compte du fac-similé de Lep. : OYKAKAPHNOC/.. CT.NCIHO---- et propose : oUx dudpnvos [Qu tov del xpóvov, AM’ ëmt xa viv] |Méuvov. Puch., sans restituer la fin du vers, lit exactement le début : ovx dndpnvos dp’ éotiy -----. Peek pousse plus

loin la lecture de la pierre et écrit : ovx dxdpyvos dp’ otiw 6 tis H 35‫م‬‎ eds ivļis. On distingue seulement une haste verticale, au bord de la crevasse,

et un sigma ā droite, apres une lacune d’environ

7 lettres.

V. 2:

dpepím dé viv dļvrokji "deil/ore, Letr., Stat. et Rec.; nuepiln de Tor Zero, Fr.;

HME PRING 0°... NTOAHHEAIOIO, Lep.; iuepijoros dp? duro? [n]&Atoro, Kai.; due? [yap Em’ 7٘‫ھ‬‎ je) (oro, Puch.; iuepevî [uév du? (ou Are) alvrorn deiiorg, Peek, confirmé par la pierre. V. 3 : deux hypothèses, formulées faute de bonnes copies, sont à rejeter : celle de Letr. : uépos

dv 6 [adto] dO! rpoodiceļv] (Stat.), améliorée en pepõlmleoosv 2[ df) dO! spoeaten (Stat., add. et Rec); et celle de Fr. : uepó[m]e[oo:]v [Fmepxopév]o[is] "podia ev. Le fac-similé de Lep. donne MEP ..ECCIN ---- OYCIMPOCAYCEN; Kai. reproduit Fr. avec la variante : mpocau[rei], tandis que Puch. écrit : [dmefp oii mpogdicev. Peek lit sur la pierre : uepó[m]eaatv, offre omeüdajvas mpès aüröv, adopté par Bil. avec la variante [re]. Avant la cassure, €CCINO est sûr, ainsi que OYCI, après la lacune. V. 4 : les deux lacunes

s'élargissant,

les restitutions se sont multipliées : éx maons [y%s ou

xwpas d'Afef 1----ONTOC, Letr., vérifié par Lep.; m[óAews, iva] Oei[yv xXnóóv' Exjovrlels, Fr.; ex "dos |yalp [yas E]Adeiv [emi € omevdjovr[e]s, Kai.; ex maons yalıns E]Adeiv --- ONTEC, Puch.; ex maons yalm[s EjAdeiv, a

Tade map]óvres,

Peek; on distingue une

haste verticale avantla cassure;

ONTEC est sür, aprés une lacune d'environ 9 lettres V. 5 : sur le début : oí pev em-- et sur la fin : Javualovres, tous les éd. s'accordent. Mais les lacunes ont été comblčes diversement; Letz. (Rec. complete : oi pev émi[xaAo]ipevo: ----- v avyd Čovres; plus conjectural, oi uev (eļriļord|nevoļ: ooPinv xol] Javula]Eovres, Fr.; oi pev ērļpava dexv]inevol: moda] JavudCovres, Kai.; oi pèv sm|evEajuev[ot] ---- Oaupaovres, Puch.; : oi pêv emilor]onevol: Afoun (ou Geo) 3xo|v Hauudkovres, Peek. Avant et après la première lacune d'environ 3 lettres on voit une haste verticale; aprés la seconde (7-8 lettres) on distingue la moitié d'un N. V. 6 : trois mots ont été lus ou acceptés par tous les éd. : au début, o/xwvrar; au milieu rarpalv]; à la fin: ruyövres (lu Tuxövros, par Letr., Lep. et Puch.; mais on croit distinguer la barre médiane d'un €). Aprés le premier mot, les restitutions ont varié selon les éditeurs. Letr., aprés avoir suggéré m[apa] ou z[pós] dans Stat., propose, dans Rec. : dm

és] mdrpalr, xot0] Tuyövres;

variante, Jodi és] marplav xpnapoto] r[u]yóvr[e]s, Er. [rev de marpalv ?90yyoto] ruyövr|e]s Kai.; [rev és] marpalv 06yyorļo ruxövros, Puch.; [pos] marpalv ¿dv Qü&yyo]o uxövres Peek. la restitution 7[pós] convient à l'étendue de la première lacune; la seconde est d'environ 12 lettres. Les traces de lettres aprés la crevasse assurent l'existence d'un génitif en - OIO.

V. 1 : la restitution proposée se fonde sur les deux premières lignes de l'inscription 88 : ovx dxdpmvos dp” ¿orjw ||‫ف‬‎ris] "Acs vies Meuvwv. Bien que l'inscription 88 soit trés effacée, nombre d'expressions rappellent l'inscription 100 (notamment 1. 3, 4, 5).

[100]

NON

DATĒES

201

Il y a done tout lieu de penser que le vers initial est le mēme dans les deux textes. La mention de Aurore, mère de Memnon, est un lieu commun (1). Pour compléter le vers, il faudrait peut-être suppléer quelque chose comme : 6 Tùs "Hi ous 61۸0۰ vis s. V. 2: [yáp], proposé par Puchstein, exigerait un verbe à un mode personnel.

Puchstein propose : mpoodüoev, contredit par la pierre qui porte : mpós aröv. Le participe Üsomítwv ayant une valeur explicative, l'absence de verbe à un mode personnel

ferait préférer la conjecture de Peek. V. 3 : Oeomiwv est un trait à ajouter aux expressions définissant la statue miraculeuse 2). Le m de pepõlm|jeoow se lit en 88. La restitution se fonde sur le parallèle fourni par 72, 5; &Adeiv s'expliquerait comme infinitif de but employé avec un verbe de mouvement.

V. 4 : la pierre montre, avant la grande cassure de 10 cm., un iota trés visible, noté du reste par Letronne et Lepsius. La restitution de Peek, qui demeure hypothétique, serait conforme à ce qu'on voit sur la pierre et à la logique interne du texte.

V. 5 : oi pev exige un oi de, sinon il faudrait admettre, avec Letronne, Franz et Kaibel, que le texte est inachevé. Or la place ne manque nullement, et l'on a tout lieu de croire que le texte est complet. A l'étonnement que manifestent ceux qui ne connaissent le prodige que par oui-dire, s'oppose la certitude de ceux qui connaissent le fait

d'expérience. L'opposition šm:orapevo:-Javuoakovres ne serait pas sans humour, comme toute l'épigramme, et rappellerait ce que prouvent beaucoup d'inscriptions du Colosse, à savoir que tout le monde n'avait pas le privilége d'entendre Memnon. L'opposition du fait établi et du prodige raconté se retrouve ailleurs '*).

V. 6 : Memnon est fréquemment qualifié de Oeds 4. 11 n’est pas impossible de songer à [Oeoc]o ruyõvres 5) ou à une formule de ce genre.

1) Elle apparaît notamment en 61, 3; 93, 6; 19, 4-5; 29,1 et dans l'inscription 51, du côté sud du socle. 2) Voir Bat., Mumn., 166. 3) 12, 2; 14, 33.19, 8-11; 72, 5-6.

—JE

(4) 37, 2; 72, 2; 23, 8; 31, 2; 33, 4; 34. 3; 43, 4, Voir le commentaire de 92. 2. (5) On s'étonne que le poéme ne soit pas signé. Peek explique ce fait en attribuant ces vers au signataire de G. 36 (101), et en soulignant que les deux inscriptions présentent une certaine parenté de graphie et de thémes.

202

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[104]

101 (c. 39. Sur le talon gauche, à 3 cm. de C. 35, six lignes de grec, gravées sur une hauteur de 11 cm. Longueur de la ligne 1 : 47 cm. Hauteur des lettres : environ 10 mm. La dernière ligne est à 42 cm. du socle. La surface de la pierre, érodée par le vent, est difficilement lisible. Des stries perpendiculaires

génent la lecture de

la fin des lignes. Copie, estampage; photographies de l'estampage et de la pierre, pl. LVI. Letronne, Stat., 227, n9 52, d'aprés la copie de Salt, indique seulement deux mots à la fin du

dernier vers, sans préciser la place de ce fragment (Franz, CIG, 4750.b, et add. p. 1204), et reproduit le fragment dans Rec., 405, n° 379. L'estampage de Nestor L'Hóte lui permet de situer l'ensemble composé de la fin du premier et du dernier vers, Rec., 417, n° 409 (Atlas, pl. 36, n° 36), mais il prend pour une inscr. lat. le début du v. 1. et ne voit pas qu'il répète Rec., n° 379 (fin du dernier vers); (Franz, CIG, p. 1206, 4761 g). Lepsius, Denkm., Bl. 79, Nr. 93, d'aprés la pierre, donne un fac-similé beaucoup plus

complet. Puchstein, Epigr., n° 18, aprés révision de l’estampage de Lep., améliore sensiblement le texte (transcr. en majusc. et en minusc., comment. paléographique). Peek, Mitt. deutsch. Inst. Kairo, V (1934), 104-105, n. 8, aprés révision de la pierre, apporte des compléments utiles; trad., comment. sommaire,

photo de la pierre (mauvaise), pl. 17 b (d'oà Bilabel, Sammelb., 8217; SEG, VIII, 722).

L'inscription ne figure ni dans Kaibel, Epigr., ni dans Cougny, Anthol. Pal.

1

4

Ei ye ee ‫هاند‬‎ “Haws tov éov [Gc ]Aov via, 00161081‫و‬‎ vix dv dvrēkāņai BaeoPöpos Juan aiyAnv BO yains Unna Deon penis [xr]£urovoa, io Tto Delos “Ounpos, és low e[vvelme pudor : autos 47 coy TOU Mfer]v[ov]os []xXvov avons. ‘TovAtos nā [00]v :dm [xaļrdvrapxos Aeyewvos.

DATE : l'inscription n'est pas datče.

«Sil est vrai que V

Aurore pleure son fils chéri, chaque fois qu’elle apporte la lumière

et donne Vēclat aux jours qui se lēvent, en exhalant du sol un grondement digne d'un dieu, que le sache le divin Homére, qui a raconté la légende d'Ilion. Quant à moi, ici, sur place, c'est de Memnon

que j'ai entendu

la voix. Moi, Julius, je

suis venu, centurion d'une légion.» L'établissement du texte, mal lu par Lep., a progressé gráce à la révision attentive de Puch., à laquelle Peek apporte des compléments utiles. V. 1 : Letr. (Rec.) prenait pour une inscription latine le début de la ligne 1, et lisait € Memnonem, complété par Fr. avec [audivi]. Lep., suivi par Puchstein, voit e os au début du vers. Peek corrige en el ye. Le T est visible sur la pierre. Pour la suite, la lecture de Lep. uév ody "Hos tov Ain est suivie par tous les éd. A la fin du vers, la lecon de Lep. : FEFONYIAAAKPYCI a été justement corrigée par Puch., suivi par Peek, en [Qf Don via daxpúet. La pierre montre nettement les deux derniers mots, précédés d'un N. On devine AO, et l'on croit apercevoir des traces de $I.

[104]

NON DATĒES

203

V. 2 : bien que Lep. ait mal distingué les deux N, on voit facilement dude dv sur la pierre, legon adoptee par Puch. et Peek. Du mot suivant subsiste EAAHCI, lu ETAHCI par Lep. En faisant varier l’eclairage avec un miroir, on voit sur la pierre, la trace des lettres prēcēdentes, ANT, lā oü Lepsius indique WOT. 1; alvrleA]Ancı, Puch. Le mot est lu, sauf le nu, par Peek; 0۸6600060 est

visible sur la pierre et s'accorde avec la lecture de Lep. :OA. CCOPO. La lettre qui suit semble plutôt un sigma lunaire, vu par Puch., qu'un N restitué par Peek. La restitution de Puch., [émplaosw, s'accorde avec la lecture de Lep. : MMACIN mais est trop longue; il n'y a place que pour deux lettres que l'on croit deviner, et qui confirment la lecture de Peek nuacıv. A la fin, alyAnv a été lu par Lep., Puch., D Peek et se voit nettement sur l'estampage. V. 3 : la premiere lettre, lue H par Lep. et Puch., se lit € sur la pierre. La lettre suivante a disparu. Lep., suivi par Puch., qui transcrit js, y voyait un sigma; Peek distingue un K et transcrit ex. A la suite, ya (ns, lu TAIHC par Lep., est visible sur la pierre, y compris le T restitué par Puch. La lecture de Peek uéxnua, lā où Puch. restitue vu[O]nua, est assurée par la trace du K, dont on voit la haste verticale; MYHHMA, Lep. A la suite, Lep. distingue ECOWIENEC; la conjecture de Puch., adoptee par Peek, Deompenés, est confirmée par les traces que l'on voit sur la pierre; ECONTPET PEC; Puck.)

le théta initial est vu par Peek. La lecture IT du premier f, faite par Puch. et Peek, se corrige facilement.

La fin du dernier

mot,

où Lep. voit MITIOYCA

et Puch.

(A)ıroüca, se lit sur la pierre

EMNOYCA. Il y a place, avant, pour trois lettres : la premiere est lue € par Peek, et Maas restitue elame |urrovoa. V. 4 : la lecture de Lep. est trés incomplète : ICI OC NOCO/..OYOC...YC. Puch., confirmé par Peek, lit torw (eios, visible sur la pierre. "Ounpos ts, lu par Peek, se distingue sur la pierre, et a échappé à Puch., qui lisait öve/pov. À la suite, Puch. voit 0666 ۰ Peek lit bien 1۸/۸0۷ qui s’accorde avec ce qu'on voit sur la pierre. Le A est peu distinct. Moos, à la fin du vers, lu par Puch. et Peek, apparait sur la pierre. Entre les deux mots il y a place pour un verbe dont on voit sur la pierre 6 initial et dont on distingue sur l’estampage la syllabe finale NE. L'espace qui sépare le début et la fin du mot pourrait convenir à trois lettres. Peek restitue éz[Aace. V. 5 : mal lu par Lep.,

A. YOIAENOAA,

le début du vers a été bien vu par Puch. et confirmé

par Peek : aürös êna’. Lep. n'a rien vu des lettres suivantes : on distingue sur la pierre un €, reconnu par Puch. et Peek, suivi d'une lettre indécise (oà Puch. voit un O, Peek un (), et d'un N, dont subsiste la haste oblique et la seconde haste verticale; Puch. restitue &öv[r|, avant une lacune, Peek lit £v. Le T apparait sur la pierre, comme l'a vu Peek, qui le joint aux deux lettres suivantes, à peine visibles, et qui transcrit rot. La fin du vers a échappé à Lep. qui voit seulement ---COEAYNNE. Puch. distingue

xAlov aVdīj[s], et Peek žxävov aÿdÿs, que vérifient la pierre et l'estampage. Entre tod et [čļxXvov il y a place pour un mot de huit lettres, que l'état de la pierre ne permet pas de reconnaître, mais qui semble se terminer par OC; Peek restitue MļēyJvļoojos.

V. 6 : Puch. a reconnu odios 2|A]0|ov] Eywv, vérifié par Peek et visible sur la pierre, lā où Lep. distinguait |. YTIOCHAECMNON. A la fin du vers, d’après la copie de Salt, Letr. (Fr.) reconnait d'abord Emapxos )eyesšvos, puis, d’après Vestampage de Nest., TOIITAXOCAE... NOC, restitué zé žmapyos (7) Xeļytwļvos;

IOHTAPXOC NETE (NOC, Lep. On distingue sur la pierre TONTAPXOC

žeyeövos, pré-

cédé d'un espace qui convient à trois lettres. Puch. reconnait ---Apyos Aeysóvos, Peek ‫دست‬‎ ‫ رسو‬X05 Aeyeddvos.

204

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

[104]

V. 1 : la parenté de Memnon et de l'Aurore !! est un’ thème qui revient souvent dans les épigrammes de style homérique sur le Colosse ©). Il atteste la force de la tradi-

tion épique à l'époque impériale (9), V. 2 : la langue est volontiers homérisante (4). bass ópos , employé par les poètes 5), rappelle Od. V, 2 (Il. XI, 2), appliqué à l'Aurore : iv’ ‫هسةجماوا‬20‎ Péws Ķēpo 702 Bpovoici. H semble, dès lors, préférable d'y voir, avec Puchstein, un nominatif qui détermine Hws, plutôt que de restituer, avec Peek, un accusatif joint à a/yAxv. Ce dernier

mot revient souvent chez Homère, pour désigner l'éclat du soleil et de la lune (6), ou celui des armes (7) ou bien la clarté de l'éther ‘8’. V. 3 : uúxņua est à ajouter à la liste des expressions qui décrivent la nature du

son émis par la statue |”. Le bruit sourd que le mot évoque contraste avec la plupart des images qui décrivent un son plus intense : celui d'un instrument métallique 9

d'un instrument à cordes (1) : avze(Aawvos Tod Alou, Nxovoaper THY Gomm xoa Tr THAmiwxa (sic) rot Méuvovos Aou 0?) ;d'une corde decithare ou de lyre qui se romprait 13). On songe plutôt au «soupir clair et vibrant » qu'à entendu Maspero au temple d’Edfou, quand le soleil levant échauffait certaines dalles du temple "®.

V. 4 : le pèlerin oppose son expérience (aürös 7:۷0۸4

wv) à la tradition (v. 4),

selon une habitude que l'on voit souvent sur le Colosse (15). Les poèmes homériques ne

précisent point que les pleurs de l'Aurore sont versés sur la mort de son fils. H s'agit là d'un thème courant, néanmoins, au 11° siècle p. C., comme l'indique 19, 4-5 (122 p. C.),

oū apparait peut-étre la méme idée. C'est le sens qu'attribue Ovide aux pleurs de (Aurore : piasque nunc quoque dat lacrymas, et toto rorat in orbe 09), ou Servius 19) : . cujus mortem mater Aurora hodieque rore matutino flere videtur. (1) Cf. H. Roscher, Lexikon, s. v.Memnon.

(2) Cf. supra, p. 201. (3) Cf, Homére, Od., IV, 187 sqq.; Hésiode, Théog., 984. (4) Sur la désinence -o1 étendue au subj., cf. Chantraine, Morphologie historique du grec, p. 355. (3) Cf. Liddell-Scott-Jones, s. v.

(9) Od., IV, 45; VII, 84. (7 IL, II, 458; XIX, 302. 0)۷ (9? Cf. A. Bataille, Memn., 158-159. (10) 28, v. 7-8 : ws yaAnoio rumevrlols in Mčuvwov maht aüdav | ūžurovov; 36, 4. (1)11) Tel que le décrit une inscription copiée par Riffaut à Koptos et publiée par Letronne, Stat., 156:

Rec., 1 (1848), p. 353.

12) Kiessling, Sammelb., 8832 (qui renvoie à CIG, 4716 d) indique à tort que cette inscription est sur le Colosse de Memnon. (13) D’après Pausanias, I, 42, 3. 04) Ann. Serv. Ant. Eg., X (1910), 14-16. Um 4419, 8.10: 12,2. (16) Metam., XIII, 621.

07) Comment. sur Virgile, 1, 493.

(102|

NON DATĒES

205

L'allure homérique du style invite à restituer l'imparfait e[vve]ne, plus fréquent

que ém[Aao]s, restitué par Peek. V. 5 : la même raison fait préférer le participe épique šwv à la coupe &vdade ay. V. 6 : la fréquence du nom Julius porté par des centurions (1) ne permet pas de reconnaître le personnage. 11 est surprenant que cet officier n’indique pas son surnom.

Aussi est-il préférable de voir en Julius un surnom plutôt qu’un gentilice. Un autre centurion, Marius

Gemellus,

a composé des vers dans la langue d’Home£re,

par deux

fois, sur le Colosse (51; 53, en 150 p. C.).

102 (G. 37). Sur le dessus du pied gauche, immédiatement en dessous

de la cassure

séparant

le pied de la cheville,

au-

dessus de G. 38, inscription de 6 lignes, dont les trois premières sont en cryptographie, les trois dernières en écriture normale, gravées sur une hauteur de 19 cm. Une cassure a fait disparaître le début de la ligne 1, longue de 45 cm.; les autres lignes sont complètes, sauf la ligne 5, qui paraît inachevée, faute de

place. Le lapicide semble avoir été gêné par G. 38 et G. 29. La ligne 5 se réduit à un mot, situé sous le dernier mot de la ligne 4, dans l’espace qui figure au-dessus du dernier mot de la ligne 6. La hauteur des

lettres est variable : 20-25 mm. pour les lignes 1-3, 6; 10-15 mm. pour les lignes 4-5. Copie, estampage; photographies de l’estampage et de la pierre, pl. LVII. Le mélange d’un texte cryptographique, longtemps méconnu, et d’un texte en écriture normale

a gêné tous les éditeurs, qui ont vu dans cet ensemble deux ou trois textes différents. Copié pour la première fois et de façon hâtive par Pococke, Descr. of the East (1743), qui en donne un fac-similé pl. p. 105, en soupçonnant le texte d’être double. Jollois et Devilliers, Descrip-

tion de l'Égypte 2, t. 2, p. 223, n° 23 donnent seulement la transcr. en minusc. des lignes 5-6. Franz, CIG, 4759 s'appuie sur la copie de Poc. pour donner du texte une transcr. en majusc. ll y voit d'abord trois textes différents, puis deux, dans CIG, add. p. 1205, n9 4759. L'estampage

de Nestor

L'Hóte permet seulement à Letronne, Rec., 410, n? 392 de distinguer «un fragment informe », dont il

transcrit en minusc. la ligne 1, ainsi que le premier mot de la ligne 6. Le fac-similé, Atlas, pl. 36, n° 37, indique quelques lettres des lignes 2 et 3 (il est transcrit p. 1205, no 4759, qui tente

un

essai

de restitution).

D'aprés

en majusc.

par Franz,

la pierre, Lepsius,

CIG, add.

Denkm., Bl. 79,

Nr. 100, donne un fac-similé des lignes 4-6, et fait du texte trois inscr. différentes, Bl. 80, Nr. 112 (1. 1),

113 (1. 2-3), 114 (1. 4-6), qui reproduit incomplétement Bl. 79, Nr. 100. A. Bataille donne 1a transc. en minusc.

ainsi que l'explication

de texte cryptographigue

(sans photographie), dans Chr. Eg., 52

(1951), 349, n. 4, et s'interroge sur le découpage du texte ©.

1

[To mpojoxvvnga 0xXoocvO (= '"AmoAXova-)

| (= sampi) gAxY6tweš6t (= piou tis pis) ٤020-۰ (= vrvomoy = yuvauxds) (1) Cf. Lesquier, Prosopographie de l'armée d'Égypte, dans Armée romaine, s. v. Julius. (2) Memn., 154.

206

INSCRIPTIONS

4

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[102]

io|rop|jojas| éuvnoûn,

`

Novxi[o]s,

pas y IHoaueļveo7]. DATE : l'inscription n'est pas datče.

`

«Acte d’adoration pour ma femme Apollonarion, après ma visite et aprés m'étre sou: venu; Lucius, à la troisieme heure, mois de Phamenót (25 fevrier-26 mars).» L. 1 : la cassure existait du temps de Poc. qui copie CKYNHNIAOKAOONSG

transcrit en majusc.

par Fr., qui restitue [72 xpoloxüvn|u]æ. Sur l'estampage de Nestor L'Hóte, Letr. distingue CKYNHMA®.AO et restitue [7po]oxüvnua GO[év]vos, changé en Oļpaowvos] par Fr., add. Lep. donne le texte admis par Bat. [7po]oxuvnua 0xXoocv0. L. 2 : la copie de Poc., transcrite par Fr., confirmée par Letr. (qui lit seulement les lettres 3-8), est vérifiée dans l'ensemble par Lep., qui voit un A et non un A, dans la troisième lettre, et ZB au lieu de CA avant lW final. Le texte de Lep. est confirmé par Bat. et l'examen de la pierre. L. 3 : la copie de Poc. ..X t4OWC, transcr. par Fr., est incomplète. Letr. distingue seulement Y --- OW, ce qui incite Fr. à restituer arbitrairement (add.) : [L... tod x|v[píov], Hal ---. Le facsimilé de Lep. .MYA98Wh donne un texte conforme à la pierre. Bat. distingue un N qui a échappé à tous les éd., au début de la ligne, où il y a place pour une lettre, illisible sur la pierre. L. 4 : la pierre est difficilement lisible, notamment

au début

de la ligne. Poc. voit

.'ICHOA,

Lep. ICIICHO. L'estampage montre nettement, au début de la ligne, IC, copié sur la pierre, suivi d'une haste verticale. Les deux lettres qui suivent sont illisibles sur la pierre; on distingue, à la suite,

un H, puis une lettre de forme ronde et enfin un espace qui conviendrait à deux lettres, qui ont

disparu. La fin de la ligne est copiče IMNNFOOH par Poc., IMNHCOH par Lep. L. 5 : elle ne comporte qu'un mot, dans l'espace qui sépare la fin des lignes 4 et 6. Pococke copie AOYKAC, transcrit Aouxás par les auteurs de la Descr. de l'Égypte et par Fr.; Lep. voit à la fin AOYKEC (Bl. 79, Nr. 100) et AOYKAC (Bl. 80, Nr. 114). On croit distinguer sur l'estampage une haste verticale immédiatement aprés le K, suivie d'une lettre ronde (?). L. 6 : tous les éd. distinguent wpas y; le y a néanmoins échappé à Letr. La fin de la ligne est lue THKAC par Poc., #xouoa par les auteurs de la Descr. de VĒgypte, suivis par Fr., THAA par Lep. (Bl. 79, Nr. 100). L'estampage montre nettement un M gravé au-dessous du F, dont la haste verticale vient couper la barre horizontale du M, suivi de AME. Bat. restitue Ilaue[vor]. Il semble que le lapicide, géné par G. 38 et G. 29 n'ait pu écrire le nom du mois en entier.

Le caractére cryptographique des trois premiéres lignes a été reconnu par A. Bataille !) qui formule clairement le principe du chiffrement : «chaque signe est rendu par celui qui exprime sa différence isopséphique avec le premier terme de l'ordre numéral immédiatement supérieur : 10 pour les unités, 100 pour les dizaines, 1.000

pour les centaines : 5 — n puisque 2 (6) = 10-8 (n); (0 Chron. d'Égypte, 52 (1951), 349, n. 4.

A— o, puisque 30 (A) = 100

[102]

NON

DATÉES

207

— 70 (0); ‫و‬‎— 1 puisque 90 (s) = 100— 10 (i); etc. Il va sans dire que e (5), > (50) et C (500) sont rendus par eux-mêmes. » La ligne 3 «contient manifestement le surchiffre-

ment anagrammatique de yvyaixds». A. Bataille remarque que ce système de chiffrement est bien connu par ailleurs U). E. White a publié une tablette de bois du monastēre d'Épiphane, qui porte un vers de l'Anthologie (IX, 538) suivi de sa transcription selon le méme mode de chiffrement 9. L. 1-2

: le nom

de femme

"Amožžowapsov

est trop fréquent

dans les papyrus,

notamment à Oxyrhynchos (9) pour qu'il soit possible de préciser l'identité de celle qui est invoquée ici. L. 3 :le texte indique qu'Apollonarion n'était pas présente, et que c'est son mari qui accomplit pour elle, par procuration, un acte de dévotion. Ce genre de proscynème fait par un tiers, pour un ou plusieurs absents, qu'il associe à son pelerinage, n'est pas rare, sinon au Colosse, du moins dans les Syringes (4). Mais le plus souvent l'inscription précise le nom de celui qui fait acte d'adoration, pour lui ou pour d'autres 9), et la for-

mule est du type : rpooxvvnua Tol deiva, mp. Tov J. xai suivi d'un ou plusieurs génitifs. Si on limite l'inscription, comme le fait A. Bataille, aux trois lignes cryptographiques, on

s'étonne de ne pas trouver mention de l'auteur du proscynéme. La difficulté disparait si l'on voit dans le nom propre qui apparait à la ligne 5 le pélerin qui est venu au Colosse et le mari d'Apollonarion. Les traces qui subsistent sur la pierre autorisent à penser à la transcription grecque Aovxios du latin Lucius. Ce nominatif est évidemment le sujet du verbe éuvjo0» que l’on distingue à la fin de la ligne 4, et l'on reconnaît, bien que les termes en soient renversés, la formule qui n'apparait qu'une fois dans les Syringes : ó deva Euvnodn vo mpooxivnua + génitif (6), Elle signifie, comme le dit Baillet (?, «non seulement que le pélerin s'est souvenu d'une commission dévote, mais qu'il l'a exécutée : il a fait, au nom

de l'absente, la révérence

et la priére demandées;

il a «fait

mémoire», ainsi que s'exprime la liturgie chrétienne». L. 4 : les lettres qui subsistent, ainsi que l'étendue de la lacune, font penser à la

(1) Gardthausen, Gr. Paldographie, 235; Id., AZ, 33, 132; Crum, Coptic Ostraca, 488 a ; Quibell-Thompson,

Excavations at Saggara, II, n°5 37, p. 40; 105, p. 58 et 141, p. 67; Crum, Catal. of the coptic manuscripts in the British Museum, n? 669. (2) Ev. White, The monast. of Epiph., Il, nos 616, p. 136 et 321; nm A. Bataille, Hatshepsout, 1951, n? 187, p. 132-134. (3) Cf. Preisigke, Namenbuch, s. v. (4) Cf. Ballet, Tombeaux, II, p. XIII, LXXI, et n° 1588, 1591, 1649. (5) Cf. Baillet, ibid., IL, index VI, p. 589, s. v. mpooxivnua.

(6) Baillet, ibid., II, 1870. 0) Ibid., II, LXXI.

701 (Sammelb., ۱

7513)

et 702;

208

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[102]

restitution io|röp molas]. Le verbe apparaît 215 fois dans les graffites des Syringes ) et l'on trouve la formule ioröpnoas &urnodnv (2). La palčographie prēcise la facon de proceder du lapicide : les lettres, notamment ā la fin de la ligne, ainsi qu'à la ligne 5, sont notablement plus petites (10-15 mm.) que celles des autres lignes (1. 1-3, 6 : 20-25 mm.). On a l'impression que le lapicide, aprés avoir gravé les trois premiéres lignes et la derniére, a voulu compléter l'inscription, en insérant la ligne 4 et la signature de la ligne 5, dans l'espace relativement large qui sépare les lignes 3 et 6. La place dont il disposait à la fin de cet interligne expliquerait qu'il y ait gravé le nom du pélerin. Le passage de la cryptographie à l'écriture normale

ne semble pas relever seulement de la fantaisie ou d'un «snobisme assez ridicule» 9). On peut y voir la pudeur d'un pélerin, sans doute un soldat, qui ne veut pas étaler aux yeux de tous la tendresse qu'il a pour sa femme : seuls le nom de sa femme, et sa qualité, sont chiffrés; l'inscription commence et finit en caractères normaux. ll n'est pas impossible non plus que le chiffrement ait une valeur religieuse, comme l'isopséphie (%), et que le pèlerin ait voulu donner, de cette façon, une valeur particulière à l'acte d'adoration qu'il effectuait au nom de sa femme. i L. 6 : la mention de l'heure indique que Lucius a fait le proscynéme au moment où il entendait Memnon. Les inscriptions du Colosse précisent le plus souvent les heures où se produisait le phénomène (5). La troisième heure est plus rarement citée

que les deux premières (6), L'indication du mois devait étre suivie de celle du jour et peut-étre de l'année. L'état de la pierre ne permet pas de les préciser. La forme llapevwr, abrégée peut-être ici en llaue, en raison du manque de place n'est pas usuelle. On la rencontre en 245-4

a. C. dans un papyrus d’Hibeh 7). La forme la plus fréquente est bauevo() (8). Dayev0 (25 février-mars 26) est avec Méchir (26 janvier-24 février) le mois oü les pelerinages

au Colosse sont le plus nombreux (9). Un autre exemple de cryptographie se rencontre, semble-t-il, sur le Colosse 19),

1) Baillet, ibid., t. 2, LXVI, n. 2.

(2) Id., ibid., n° 1662; cf. index VI, p. 587, s. v., puuvjoxopat. (3) A, Bataille, Chron. Ég., 52, 1951, 349-350. (4) Cf. Perdrizet-Lefebvre, Memnonion d’Abydos (1918), 456; J.-G. Février, Histoire de l'écriture, 1947, appendice III, p. 588-591. (5) Bataille, Memn., 158. )0 7٦ (7) P. Hibeh, I, 1906, 33, 1; 10. (8) Cf. Preisigke-Kiessling, Wörterbuch, III, s. v. Dausvwð et Sammelb., index.

(9) Cf. Ballet, Tombeaux des rois, II, XXVII. et n. 1. 19! 97, situé 40 cm. plus bas.

103]

NON

DATEES

209

103 (G. 45 bis). Dessus du pied gauche, immédiatement au-dessus du trou antérieur situé à gauche de l'inscription 33 (A(ovxios)

Däaoviavös Démos). Quatre lignes de grec, semble-t-il, qui devaient former un distique, gravées sur une hauteur de 11 cm. environ. Chaque ligne mesure approximativement 20 cm. de long. Hauteur des lettres: 20 mm.

L'inscription est trés effacée, notamment

à gauche, oü une large érosion de la pierre empéche de

lire le début des lignes. On distingue, à droite, la fin des lignes, mais beaucoup de lettres sont illisibles, et la derniére ligne est presque tout entiére entamée par le trou qui se trouve au bord du pied. Copie, estampage; photo de la pierre, pl. LXIII.

Fac-similé d'aprés la pierre, Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. lat. 5.

4

E. EN yaiav----- ALI--XI avé[6]y[xe] --- 01 MépwA 1|

DATE : d’aprés la place, avant 130 p. C. La disposition de 31 et 33 indique en effet que le trou qui a entamé la derniére ligne de 103 est antérieur (ainsi que le trou symétrique à droite) à novembre 130 p. C.

La briéveté de l'épigramme (?) la rangerait dans le groupe antérieur à Hadrien. L. 1 : on reconnaît seulemen', non sans difficulté, le mot homérique yata.

L. 2 : on croit discerner le verbe avš[6]n [xe] ou dvē[6]7 [xa]. Le signataire serait-il venu faire une offrande pour se concilier le Colosse? L. 3 : l'intention de l'offrande serait ici précisée : le dédicant voulait peut-étre que

Memnon apprit sa piété ou son zèle et lui accordät protection. Avant ua, dont l'ióta est adscrit, il faudrait suppléer un iva ou un rws. Il semblerait, vu l'emploi du mot homérique, qu'on ait ici une épigramme, comme celle qui est écrite au-dessus de l'autre trou, au bord du pied (104). L'une et l'autre sont réduites à l'état de fragment et leur interprétation demeure conjecturale. ,

14

210

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[104]

104 (G. 46 bis). +

Sur le dessus du pied gauche, presque immédiatement au-dessus de l’encoche qui est à la partie antérieure du pied, six lignes de grec formant un distique. La ligne supérieure est à 15 cm. en dessous de la cassure médiane du dessus du pied. Hauteur de l'inscription : 11 cm. Longueur des cinq premières lignes : envi-

ron 15 cm. Hauteur des lettres : environ 8-10 mm. L'inscription était gravée profondément, mais semble avoir été martelée et est difficile à lire. Copie, estampage; photo de la pierre et de l'estampage, pl. LXV. Inédit. Xevoen iv[y7v] 7 m [o] por

---]

“Ens,

Mey |vovos ‫تیا‬‎ péos ---| ičvros. DATE : d'aprés la place, l'inscription serait antérieure à 31 et 33 (datées de nov.

130 p. C.), qui

Pencadrent. Le contenu du texte semble ranger l'épigramme(?) parmi celles qui sont antérieures au règne d’Hadrien.

«Un flot de plaintes jaillit du cœur affligé de l’ Aurore, quand Memnon [de son chant] ».

inonda l'air

L. 1 : l'absence d’augment ne surprend pas dans un vers de facture archaique.

L'aoriste récent šysvoa (au lieu de £yex ou de l'homérique yeva) se rencontre dans l'Anthologie 14, 124. Le méme verbe se trouve en 19, 5 entrainé par l'idée des larmes

de (Aurore, dont il est question aussi en 101, I. Au lieu de l'expression yéw daxpva fréquente chez Homère (Od. XXIV, 46; Il. VIL, 426; XVI, 318; XVII, 235, etc.), lauteur combinerait ici, si la lecture et la restitution sont exactes, l'idée de larmes conte-

nue dans le verbe et l'idée de cri, renfermée dans le complément.

L. 2 : m[o]vevu[évn], ionisme, au lieu de movovu[švy], rappelle les formes dialectales usitées par Balbilla. La fin de la ligne n'est pas lisible.

L. 3 : la formeattique “Ews est rare surle Colosse, non la forme ionienne Hos (cf. 101, OI

WOLD.

L. 6: pos était précisé par un mot gravé au-dessus de ievros et aujourd'hui disparu. Si la lecture est exacte, il ne peut s'agir que du flot de musique qui s'échappait de la pierre.

L. 7 : imu se retrouve dans des expressions similaires (cf. 28, 7-8; 30, 4). En 39, 3 on trouve peut-être une expression semblable [avjdas BaĀdvros.

|106)

NON

DATĒES

211

105 (c. 47). Derriére le talon gauche, inscr. latine (?) de 9 lignes, gravées sur une hauteur de 20 cm. La derniére ligne est à 1 m. 10 du socle. La longueur de la première ligne est d'environ 25 cm. La hauteur des lettres est de un cm. L'inscr. est entamée, à gauche, par une large fissure de la pierre; la surface trés érodée ne permet guére la lecture; la gravure parait peu soignée. Les lignes commencent au méme

niveau, à gauche, et semblent

alternativement courtes et longues, dans la mesure oü l'état de la pierre permet de déterminer la fin des lignes, à droite. La dégradation de la pierre rend la lecture quasi désespérée. On hésite à décider s'il s'agit de latin ou de grec. Copie, estampage, photographies de la pierre, pl. LXVI-LXVII.

L'inscription est inédite.

‫ ل‬RAIN LL SAVE PL.‫‏‬ MEMNON---SIVEAMENOT---‫‏‬ ‫ نا‬oe Nuss,‫‏‬ A

AN

E---‫‏‬

‫ی‬۵

8

MENG 5.

Bi.

DATE : l'état du texte ne permet aucune conjecture sur la date

L'examen le plus attentif de la pierre et de l'estampage, vu par transparence, ne permet

que

de distinguer,

sans

certitude,

des lettres isolées.

L'usure

de la pierre

empéche la lecture de la partie droite de l'inscription. Le début de la ligne 2, si le déchiffrement est exact, rappelle 31, 1. 2 : Meuvovos 1)

Panera.

106 (G. 48). Sur la paroi se trouvant derričre la jambe gauche, du cóté extérieur, et portant un grand cartouche avec hiéro-

glyphes. A gauche de ce cartouche et empiétant lēgērement sur lui, se lit un mot, long de 16 cm. et situé

à l m. 37 au-dessus du socle. Copie, estampage; photographie de l'estampage, pl. LXVIII.

Inédit.

PARMOVTI

H 14.

212

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

[107]

S'il y a bien là l'indication du mois de Pharmouthi, suivie du chiffre du jour, il faut convenir que l'orthographe ainsi que la graphie, mélangeant des lettres grecques et latines, ne seraient pas banales

: on lit clairement un R, et non un P, un V, et non un

Y, un T, et non un ©. Le O n'est pas lisible : d'aprés ce qu'on distingue, il aurait eu une forme anguleuse. Le i final se confond avec le cadre du cartouche, au point que l'on

se demande s'il faut lire: DARMOVTH(I) ou PARMOVTI H. On trouve les orthographes : Dapuode, Pappoid:, Dapuovbis, llapyovd:, mais jamais celle qu'on lit ici, ce qui rend l'interprétation fort suspecte. En tout cas, les traces de lettres que l'on apergoit à gauche du cartouche, un peu plus haut que le mot relevé ici, et les lettres qu'on lit à la partie supérieure du cartouche, appartiennent à des graffites modernes. On lit : C. Vidua, avec la date : 1820, en dessous; et : WRW

avec, en dessous de ces initiales, les trois lettres : IAL et la date :

Nov. 1929. Ce qu'on prend pour le nom du mois, mais sans pouvoir le rattacher à une inscription, pourrait appartenir, vu la gravure et la place, à ce graffito moderne.

107 (G. 50). Sur le tróne oü est assis le Colosse, à P'extérieur de la jambe gauche de la figure féminine qui est à la gauche du Colosse, restes d'une inscr. grecgue trës mutilée, qui parait avoir comporté 6 ou 7 lignes, gravčes sur une hauteur d'environ 25 cm. La ligne 6 est à 1 m. 15 du socle. Haut. des lettres : 15-20 mm. L'érosion de la pierre rend la lecture trés difficile. Il n'est pas possible d'estimer l'étendue de la lacune au début ou a la fin des lignes. La gravure est irréguliére et peu soignée, les lettres anguleuses (sigma carré). Copie, estampage; photographie de la pierre, pl. LXVIII.

D'aprés la pierre, Lepsius, Denkm., Bl. 78, Nr. 81, fac-similé (transcr. en minusc. par Preisigke, Sammelb., 4025).

1

4

--. OEMIC--¡POE fedes ---MINOIK(ONT1A --ETI ONE ‎‫ ا‬5۸‫نا وت‬ [Meuvļovos xo[voa].

DATE : l'inscription ne peut étre datée.

š

[108]

NON

DATEES

213

L. 1 : la pierre présente, en lettres irrégulières, OEMIE. Lep. indique ---OEMIE W ---, restitué --- Oepíaw[vos?] par Prei. i ES L. 2 : les trois premiéres lettres sont seules nettement visibles, POL. Les traces qui suivent ne se laissent pas identifier, sauf un E à la fin de la ligne; --- POCNIE ---, Lep., transcrit par Prei. --- pos

TTE---. L. 3 : on croit apercevoir, au début de la ligne, les traces de trois lettres MIN, suivies de plusieurs lettres nettement

visibles, OIKWN.

A la suite, deux

lettres peu

KWNNA; Prei. transcrit ---Swv otxwv za---.

distinctes

MA; Lep. note AWNOIES

nd

L. 4 : Lep. distingue nettement LT.YMONIAP---, restitué Žrpvpdvi af---, par Prei. L'altération de la pierre rend les lectures trés incertaines. L. 5 : la gravure a presque totalement disparu. Rien n'est plus visible sur l'estampage. Sur la pierre, on croit distinguer AE, suivi de traces indistinctes. Lep. indique --- AEINAYME---, lu et transcrit ---Asınaune---, par Prei. L. 6 : la pierre montre ce qu'indique Lep. --- ONOCHKO ---; Prei. restitue #xo[uoa]. L. 7 : rien n'est plus visible sur la pierre et Lep. n'a rien relevé. Mais il semble que la pierre ait porté quelques lettres, à droite. Sans doute s’agissait-il de la date.

108 (G. 33 bis). Sur le cóté extérieur du pied gauche, à la hauteur de 94, la pierre porte une inscription longue de 16 cm. dont il n'a pas été possible d'identifier les caractéres. Copie, estampage; photographies de la pierre et de l'estampage, pl. LIV.

Letronne, Atlas, pl. 36, donne un petit fac-similé, peu net; il y voit une inscription phénicienne,

Hec, D. 325.

Steindorff (1) a signalé un proscynéme démotique — dit-il — dont A. Bataille n'a pas trouvé la transcription (2). Or la statue ne montre aucune inscription de ce genre. Le texte présenté ici est le seul qui ne soit par rédigé en grec ou en latin (en dehors des hiéroglyphes, rares, et des graffites des voyageurs modernes). Il parait à peu prés certain qu'il s'agit là du «proscynéme»(?) relevé par Steindorff, mais on ne peut y voir

«la seule trace laissée par un égyptien de sa visite au Colosse» 9), puisque l'inscription n'est pas rédigée en démotique (4). 0) (2) (3) (4) pas non

Baedeker's Egypt, 8° édition anglaise, 1929, 346. A. Bataille, Memn., 161. A. Bataille, ibid., 161. C'est du moins l'avis de M. Malinine, qui a bien voulu s'intéresser au document, oü il ne reconnait plus du copte. Nous devons à l'obligeance de A. Dupont-Sommer de savoir que «l'écriture n'est sūre-

ment ni araméenne ni phénicienne ». A. Caquot, à qui fut soumise la photographie de la pierre et de l'estam-

page, a noté : «Non sémitique. Écriture inconnue, peut-être dérivée d'un systeme égyptien »,

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69

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üh mn

CLASSEMENT

CHRONOLOGIQUE

DES

INSCRIPTIONS

215

c L ASST, us CHRONOLOGIQUE DES

EN S:G.R EP: KC

NES

Premičre partie : Inscriptions datčes de facon süre ou probable, dans l'ordre chronologique. Toutes les dates sont p. C. Position

Nature

Nos

21 122/123 (?) 22 122/123 (?) 23 |25 juin-24 juillet 123|

l. Avant le regne d’Hadrien.

1 2 3

vers 20 16 mars 65 71/72

6|

12 novembre 79

4 2

18 mars 72 75/76

Gun? D. 12 D. 29

D22 G. 19

lat. lat. lat.

| G.

2

lat.

3

lata

8

12 février 82

9 10 11

9 mars 83 22 decembre84 89/91 (?)

2

89/91 (?)

13

14 15|

14 mars 92

1er siècle (?) 16 février 104

DR

9 | D. 24 CAT G. 39

DAIS

D. 14 |D. 6

2. Durant le regne d’Hadrien, voyage de l'Empereur : 16 17 18| 19 20

18 fevrier 121 26 fēvrier 121 5septembre 122 vers 122 122/123

D G. 13 | D. 10 bis G. 29 DELS

24 25 26

lat. gr.

7 | 7 nov. 80-2 juin 81 |D.

Dates

20 mars 126 19 avril 127 avant 130

Position

G. 15 C 34 D. 10

D. 4 D. 5 G. 41

Nature

ēpigr. gr. épigr. gr. épigr. gr.

lat. lat. lat.

3. Durant le voyage d’Hadrien à Thebes :

|

lat.

|| 27

vers 130

| G. 26

gr.

lat. 28 | 20 novembre 130 ; G. 22 ēpigr. gr. lat. 29 | 20 novembre 130 ! G 25-23 | épigr. gr. épigr. gr. |30 | 20 novembre 130 | G. 24 ēpigr. gr. épigr. gr.

31|

lat., ép. gr. |92

21 novembre 130 | G. 46

novembre 130

épigr. lat. | 33| novembre 130 34 | "décembre 130 lat.

| 35| 7 dēcembre 130 36 | nov.-dēc. 130 (?)

avant

épigr. gr.

G. 42

gr.

| G. 45 G. 27

gr. gr.

| G. 28 | G. 49

gr. ēpigr. gr.

le

4. Durant le régne d’Hadrien, voyage de l'Empereur : lat. lat. gr. 37 | avant le 7 mars 134 | D. 19 epigr. gr. | 38 7 mars 134 D: 27 gr. 39 vers 134 (?) G. 38

aprés

le

epigr. gr. lat. épigr. gr.

216

INSCRIPTIONS

Nos

Dates

Position

DU COLOSSE

Nature

DE MEMNON

Nos

‎‫کرو‬

|

Dates

| Position

a

|

Nature

E

5. Aprés le règne dHadrien : 40 41 42 43 44

10 mars 134 22 mai 134 vers 134 (?) nov.-dec. 134 avant 135

avant 135

Deze

lat.

46

avant 135

G. 40

lat.

G. 44 G. 1 | D. 31 | G. 7 bis

lat. lat. gr. lat.

45

47 avant 135 48 18 fēvrier 136 49 | régned'Hadrien 50 | règne d'Hadrien

C8 lat. G. 16 ēpigr. lat. G. 37 bis | épigr. gr. DILO gr. D. 28 )‫لف‬‎

Numēros

Position

|

|

Nature

L Varia : p

6304.

mE

AE

51 | 52 ||53 | 54 ۷ ‫ت‬2

|36;

8 mai 150 8 mai 150 vers 150 (?) 156 (9%) 156 (?)

|Socle, Sud | épigr. 4 ēpigr. G. 9 épigr. G. 10 ēpigr. G. 11 epigr.

23 février 170.

1D, S bis | ٣

57 | 24/25 février 196

|G;

ted

| 6.01 `

|

Numēros

Position

Socle, Est |épigr. gr. | 84................... 3

Jat

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OE

0

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D415

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| 99-5

Gr k suahe hy TS tar gr. | DOS ×۶ ۶ D. 8bis | ēpigr. gr. | EEE Sem. 15). Ha D. 9 gr. po gu ‫ع‬‎ Dal? bis gr. | 18 18 bis 20 21 25

‎‫ کے‬MA‎‫ کا‬ARS 06

T'AS ‫ا‬‎ o INS, E E ‎‫کس‬ M I UE vg. Soross p m BO nus =...68

Sonn

Md

2. Jambe droite CHAR Hae E

1D. D. D. D: D.

27 30 32 33 34

E

CIS. DE, EE AE HU Gen duh Mo pa 92...................)

lat. gr. gr. gr. gr,

3. Jambe gauche Gies t Loo ae Galois |. lt. 82 G.. 4bis |. lat,

épigr. gr.

6

épigr. gr.?

ESTE

AP

s

lat.

lat.

G. 14 bis | lat. CE épigr. gr. Grr DIS G. 18 G. 20 G. 21

lat. Br gr. epigr: gr.

G. G. G. G. 0

Chien Sr: lat. gr. 1,95 ēpigr. gr.

33 29 bis 31 31 bis 9

épigr. gr.

G. 34

gr.

SE G. 48 G. 50 G. 33 bis

gr. lat. ?

WOO 5 te E TEE 1102 ................... |103................... |104................... IOS EEN ee A

‫ا‬‎ MER 1110499. [1108

5

G.

nn e MM qas: G. 30

۰99 ۷۳۷٦

Nature

G

ES G. 12 bis

épigr. gr. | 24................... er, | OI ēpigr. gr. | 96 een épigr. gr. | Hi gr. GI, Ar ad See

at.

lat.

|| 58| 24/25 février 196 |G. 8 lat. 59 | 3 mars 198/208 (?) | D. 11 lat. 60 vers 205 D. Z lat. 61 vers 205 D. 7 bis | ēpigr. gr.

CA a

4

gr. gr. gr. lat. lat.

G. G. G. G. G. G.

39 ēpigr. gr. 36 épigr. gr. 37 gr. 45 bis |épigr. gr. ? 46 bis | ēpigr. gr. 47 lat.

TABLE

TABLE

DE CONCORDANCE

217

DE CONCORDANCE

ENTRE LES NUMEROS DE CLASSEMENT ET LES NUMEROS DE POSITION

La numērotation par position reproduit celle de Letronne, Atlas. Les inscriptions sont numērotčes d’apres leur place, de haut en bas, sur le Colosse : D. LD. 7 bis : partie haute (3 m. et plus). D. 8-D.14 : partie moyenne (de 1 m. 50 à 3 m.). D.15-D. 34 : partie inferieure (du dessus du socle ā 1 m. 50). G. 1-G. 9 : partie haute (3 m. et plus). G. 10-G. 25 : partie moyenne (de 1 m. 50 à 3 m.). G. 26-G. 50 : partie inférieure (du dessus du socle à 1 m. 50).

Quand l'inscription ne figure point dans l'Atlas de Letronne, elle porte le numéro de l'inscription la plus voisine, affecté de l'exposant bis ou ter. Les inscriptions qui sont entre les jambes du Colosse portent seulement un numéro,

non précédé d’une lettre (D. = Jambe droite; G. = Jambe gauche). La numérotation incompléte de Letronne a été poursuivie à droite et à gauche.

I. Jambe droite : |) ‎‫ا او‬ | gtt 0 aia D Vcnus D D s D. 5 bis.. D. 5 ter… De: LEE?

61 8 Z 24 Oo, 64 65 15 60

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72 73 4 45 10 ee 75 76 |

‫ه‬5‫ذ‬ 553

EVO

CO

ENT



218

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE

MEMNON

II. Jambe gauche :

On

Gl GLR i G. 12 bis. G e. Eege G. 14 bis. (eg ts ‫ا‬‎ ot 6-۳۶ Cy hi wi a G. Ee G 5.8 (219 n...

POPPA

55 85 86 17 22 87 21 41 88 89 90 5

6029007 LE 1 )" 6) (g. 25:23. GOR së Exp 6129... G. 291 22 ha G. 29 bis 0.30. Juka Gaid,

91 92 27 30 29 27 2 35 19 95 93 90

G.31 bis G.32 G. 33.. G.33 bis G.34 G. 35 G. 36 Cie G. 37 bis G 39. (5.39, E G. 40.

III. Entre les jambes ER

Ge

eher

9

97 98 94 108 109 100 101 IO 42 39 L2 46

s 0 Mess Zeng

IV. 5060 2 COLE



51

Cöte est........

62

222222222

TABLES

DE CONCORDANCE

219

TABLES DE CONCORDANCE ENTRE LES PRINCIPALES EDITIONS ET LA PRESENTE EDITION A. J. Letronne, La statue vocale de Memnon, etc., in-8°, pp. 1-274, Paris, 1833. Pages

Numéros

Numéros SÉ

La Stat. voc.

de

|La Stat. voc.

ae

présente

PET

position

119—121 121-122 122-125 125—127 127—129 129-130 130—131 131-132 132-134 134 134-135 135-136 136-142 142-145 145-147 147 148—149 149-150 150—159 160-161 161-165 165—166 167—171 171-176 176-178 178-180 180 181 182—183 183—184 184—187 187-188 188—191

192

l 2 3 A 5 6 y 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 20 22 23 24 29 26 27 28 29 30 31 32 33

34

2 3 6 4 7 A 8 10 13 Jo 16 18 19 23 20 24 20 90 28 33 31 32 30 29 29 34 35 27 38 39 40 41 43

00 D 29 G 2 D: 22 D3 G 19 D 2 D 24 D8 D 6 101 D 10 bis G 29 D 10 D' 1 DA D 5 G 7 bis G 22 G 45 G 46 G 42 G 24 G 23 G 25 G 27 G 28 G 26 D+17 G 38 G3 G 16 D 16

192 192-196

35 36

49 51

D 31 | Socle, cóté Sud

4

Numēros

Numéros

La Stat. voc.

de

|La Stat. voc.

présente

édition

position

196—198 198 198-200 201-202 202-205 205—207 207-209 209-210 210-211 211-213 213—214 215-217

37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48

57 1 59 92 93 94 98 12 22 zl 100 62

217-223 224—226 ۱ 226 | 22 | 2279998 228-229 229 230 230 230 231 231-232 232-234 234—236 236 236 236 23% 238 238

49 50 54 52 55 54 55 56 97 98 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68

oC 72 69 101 67 99 79 61 65 66 73 14 54 55 65 60 47 47 45 44

G 4 G 7 D 11 G 21 G 30 G 33 G 32 G 39 G 14 G 15 G 35 Socle, cöte Est D 19 D 20 D 15 G 36 D9 G 34 03 D 7 bis D 5 ter D 8 bis D 21 D 14 G 10 G 11 G 12 D7 G 44 G 44 23 D 28

70 41 72

26 76 56

BE

|G1

Numéros de Ta

Pages

|

8

239 239 239—240

i

69

46

Numéros 58

| G40

G 41 D 27 D 9 bis

220

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

A.J. Letronne, Recueil des inscriptions grecques et latines de Egypte, in-40, t. 2 (1848), pp. 316-419, Paris. ‎‫ا‬ Recueil

` siroja

Numēros de nh

? ‫جا‬‎

|

Ey

f Cong

|

Numéros dela 1

Recueil

age

position

|

Recueil

Recueil

| 3 Cer

: 2 N ‫سسر‬‎ position

328-331

325

2

D: 12

386

365

92

331 331-333 333-335 335-336 337 337—338 338 338--340 340

326 327 328 329 330 331 332 333 334

5 6 4 ٤ 5 6 10 13 15

D 9 G2 D 22 D3 G 19 Dre D 24 D 8 D6

387-388 388-390 390 391 391—392 392-393 393 393—394 394—396

366 367 368 369 370 371 972 373 374

93 94 98 96 71 E 22 21 100

340

335

16

D1

396—397

875

62

Socle, cóté

340—341 341-342 342—345 349—347

336 387 338 339

17 18 19 23

G D G D

397—402 402-404 404-405

370 377 378

97 KS 69

Est D 19 D 20 D 15

13 10 bis 29 10

347-348

340

20

D 13

348 349—350 351-356 356—360 361—364

341 342 343 344 345

24 25 28 29 30

D4 D5 G 22 G 23 G 24

|

G 21

G G G G D G G G G

30 33 32 31 18 bis 39 14 15 35

405

379

101

405—406 406 406 407 407

380 381 382 383 384

67 99 79 61 65

D9 G 34 D:33 D 7 bis D 5 ter

G 36

407

385

66

D 8 bis

407 408 408 408-409 409

386 387 388 389 390

73 11 70 33 83

D 21 G 43 D 18 G 9 G5 G 6

364—367

346

21

G 46

367—368 368-369 369—370 370—371 372

347 348 349 350 351

29 33 32 34 35

G G G G G

372-373

352

DG

G 26

409-410

391

34

373-374 374—375 375—376 SAU

353 354 355 356

38 39 40 41

Dg G 38 G3 G 16

410 410 410 410

392 393 394 395

102 90 74 75

377—380

307

43

D 16

410—411

396

14

D 14

380 380 380-381 381-383

358 359 360 361

48 49 50 51

G1 411—413 D 31 | 413 G 7 bis | 414 Socle, côté | 414

397 398 399 400

o4 55 85 60

G G G D

401

47

G 44

384: 384

362 363

57 1

G4 G 7

|| 414-415 | 415

402 403

47 45

G 44 D 23

385—386

364:

39

PAET

|

404:

44

D 28

25 45 42 27 28

Sud

|

|

|

|

414

415

| |

G G D D

37 18 25 26 10 11 12 7

TABLES

cdd u Recueil

üs

ow u Recueil

po 2 A

415 416

405 406

46 26

416—417 417

408 409

56 101

416

407

76

DE

Numéros de position

221

CONCORDANCE

| |

Pages du Recueil

G 40 G 41

| ۱

417 418

410 1071

58 9

| G8 | Entre

D 9 bis G 36

۱ |

418 418

412 413

12% 41

esca |: Go T6

D 27

|

Numéros du Recueil

Rus : PGe

Numéros de position

les

| jambes, 2

J. Franz, Corpus Inscriptionum Graecarum, HI (1853), Berlin. Numéros du CIG

4719 4720 4721 4722 4723 4724 4725 4726 4727 4728 4729 4730 4731 4732 4733 4734 4735 4736 4737 4738 4739 4740 4741 4742 4742 b

4743

Numéros de la présente édition

5 15 19 18 23 20 28 33 3] 32, 50 30 29 29 34 35 — 27 38-39 43 49 al 92 93 94 98 71

12

Numéros de position

|| | | d

G 19 | D 8 | G 29 | D 10 bis | D 10 | DES G 22 G 45 G 46 | G 42, G 7 bis G 24 G 23 G 25 G 27 G 28 G 26 D 17, G 38 D 16 D 31 Socle, Sud | G 21 | G 30 G 33 G 32 D 18 bis

G 39

Numéros du CIG

Numéros de la présente édition

Numéros de position -

4744 4745 4746 4747 4748 4748 b 4749 4750 4750 b 4751 4752 4753 4754 4755 4756 4757 4758 4759 4760 4761 4761 b 4761c 4761d 4761e 4761 /

4761 g

2 21 100 62 37 90 72 69 101 67 99 79 66 73 61 65 42 102 96 7 23 11 84 74 7

101

G 14 G 15 | G 35 Socle, Est D 19 G 18 D 20 DTS G 36 D9 G 34 D 33 D 8 bis D 21 D 7 bis D 5 ter G 37bis G 37 G 31 D 18 G9 G 43 G6 D25 | D 26

| G 36

222

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

R. Lepsius, Denkmäler aus Ägypten und Äthiopen, in-f?, Band 12, Abteilung 6, Berlin, 1848-1859. Numéros des

Numéros

planches

des ossa

Blatt 76

LX S

dm

Numéros

Numéros

de ja

DU

6

Numéros

de

des

position

| des estate

71

Numéros

planches

Blatt 79

des 5

B.

ow

Numéros

Numéros

de la

de

|) c

Gr. 97

93

position

G 30

11

Gr. 62

37

D 19

|

(suite)

N 1 n n

Gr. Gr. 1 Lat. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr.

71 23 38 59 67 43 78 20 61

D 18bis D 10 D 17 D 11 D 9 D 16 1137 D 13 D 7 bis

| | | |

7 Jt 7 7 7 D 1 7 7

“Gr. 98 Gr. 99 Gr. 100 Gr. 101 Gr.102 Gr.103 Gr.104 Gr. 105 Gr. 106

93 100 102 39 27 32 22 21 5

G G G G G G G G G

30 35 37 38 26 42 14 15 19

Gr.108 Gr.109 Gr.110 Gr.111 Gr.112 Gr.113 Gr. 114 Gr.115

30 92 28 29 102 102 102 42

G G G G G G G G

24 21 22 25—23 37^ 37 37 37 bis

Blatt 77 ! N N I

63 38 2 65 66 67 68 69

|

0

Gr. 70

65

D 5ter

I I u 1 N I i u

GTI Gr. 72 Gr. 73 Gr. 74 Gn'75 Gr. 76 GESI Lat? 3

18 66 74 70 83 72 73 60

D 10 bis D 8 bis 7 D 18 G5 D 0 D'21 DET

D 7 D D 7 1 7 7

Gr. 78

69

D 15

7

Blatt 78 i I 7 7 n 7 7 n I 7 11 ll 7

Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr. Gr.

79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91

1

Gr.

92

64

7 7

Lat. 4 Lat?5 Gr. 93 Gr. 94 Gr. 95 Gr. 96

47 103 101 34 35 95

Blatt 79 11 7 n

12 79 107 53 36 94 99 19 51 62 JU 33 St

| Blatt 80 | Gr.107

G 39 7 D 33 | 7 G 50 | G 9 Blatt 101 G 49 7 G 33 1 G 34 7 G 29 u Socle, Sud 7 Socle, Est 7 G 43 u G 45 D G 46 D G 6

G G G G G G

44 45 bis 36 27 28 29 bis

|

|

29

62523

Gr.116

98

G 32

Gr.117 Gr.118

98 96-07

Gr. 592 Gr. 593 Lat. 7 Lat. 8 Lat. 9. Lat. 10 Lat. P Kat 12 Lat. 13 Lat. 14

18 68 40 57 7 87 46 54 55 85

G 32 G 31 G 31 D8 D 12 G 3 G 4 G 7 G 14 G 40 G 10 G 11 G 12

et bis bis

bis

7,

ard:

86

G 12 bis

1 7 7 7 1 7

Lat? 16 Lat. 17 Lat. 18 Lat. 19 Lat. 20 Lat^21]

26 47 48 50 41 58

G 41 G 44 G1 G 7 bis G 16 G 8

TABLES

223

DE CONCORDANCE

Numéros

Danse

Numéros

Numéros

Numéros

Numéros

Numéros

Numéros

des planches des Denkmūler

‫مس‬‎ ‫ہی‬ des Debian.

P aas ton

de position

UE ‫سو‬‎ des Denkmäler

= ‫اع‬ - Tod SEA

mer OR

ij position

Blatt 101 (suite)

Lati^22 Lat. 23

17 41

I

Lat.

24

G 13 G 16

9

1 n

Lat 25

29

Blatt D

101

Ka 99 Lat. 34

13 75

D 8 D 6 D-23

Entre les

7

Lat.

oo

45

jambes, 2

7

Lat. 36

6

G 2

D 5

u

Lal O

16

1271

1

Lat.

26

24

D4

it

Lat.

38

09

DAT

7 u u u

st. kat Lat. Lat.

27 28 29 30

4 8 15 3

D22 D2 D 6 D 29

u 7 1 u

Lat. Lat. Lat. Lat.

39 40 41 42

10 76 44 56

D D D D

u 7

Lat. 31 tat: 32

7 115

DS D 8

7 H

Lat. 43 Lat. 44

2 14

Dat D 14

24 27 28 9 bis:

Th. Mommsen, Corpus Inscriptionum Latinarum, vol. 3, pars I (1873), Berlin. Números

Numéros de la

Numéros de

Numéros

Numéros de la

Numéros de

du CIL

présente édition

position

du CIL

présente édition

position

49 50 51

56 9 57-58

30 31 92

2 3 4

D 12 D 29 1:22

G2

52, p. 968

60

D 7

34

7

D3

53

59

1

33

6

35

8

D 2

36

10

D 24

55

14

D 14

37 38 39

13 15 16

D 8 D6 DT

56, p. 968 37 58

47 45 44

G 44 7025 D 28

41 42 43 44 45 46 47 48

24 25 38 40 41 48 54-55 50

60 61 62 63 64 65 66, p. 2328

46 76 85 86 4 87 95

G 40 D: 27 612 G 12 bis G 7 G 14 bis G 29 bis

40

17

G 13

D4 D5 D 17 G 3 G 16 G 1 G 10, G 11 G 7 bis

54

59, p. 968

75

D 9 bis 2 G4,G8

26

D 26

Gab

INSCRIPTIONS

224

DU

COLOSSE

DE MEMNON

G. Kabel, Epigrammata Graeca ex lapidibus conlecta, in-8°, Berlin, 1878.

Numéros

Numéros

Numēros

Numčros

Numēros

de

de la

de

de

de la

Numēros de

Kaibel

prēsente ēdition

position

Kaibel

prēsente ēdition

position

987

18

D 8

| . 1001

92

6-21

988 989 990 991 992 993

dl 30 28 29 29 62

G 46 G 24 G 22 G 25—23 G 25-23 Socle, Est

| || | | |

1002 1003 1004 1005 1006 1007

93 94 98 22 12 11

G G G G G G

994

61

D 7bis

|

1008

21

G 15

995 996 997 998

19 23 39 51

G 29 D 10 G 38 Socle, Sud

| | | |

1009 1010 1011 1012

37 66 73 70

D D D D

999

53

G 9

|

1013

100

G 35

1000

72

D 20

1014

83—84

G5,G

30 33 32 14 39 43 19 8bis 21 18 6

O. Puchstein, Epigrammata Graeca in Aegypto reperta, in-12°, Strasbourg, 1880. Numéros de Puchstein

Numéros de la

présente édition

Numéros de position

D‫دن‏‬

‫کت‬ LIE‫‏‬

‫ = دو‬er‫‏‬

‎ ‫يم‬‎ ‫چ‬ > ‫نهي‬-@—N‫أهمحا‬3‫ كدب‬Uou»

‫‏‬LO ‫‏‬ PO N P ‫م‏‬ ‫ا‬O‫د‬ ‫ن‬W ‫نعر‬ ‫ح‬ ‫كي‏ر‬O‫‏‬ ‫‏‬2NYO‫د‬ ‫و‬ ‫ج‬ N‫م‬ ‫نرحس‬ ‫©م‬ ‫د‬ ‫س‬

Numéros de Puchstein

Numéros de la

présente édition

Numéros de position

G 39 G 15 G 14 G 35 Socle, Est D 19

TABLES

DE CONCORDANCE

225

E. Cougny, Epigrammatum anthologia Palatina, vol. 3, App. (1890), chap. 1. Numeros de la présente édition

Numéros de position

Numéros de l'Anthologie

Numéros de la présente édition

Numéros de position

D 8 G 29

184 185

93 94

G 30 G 33

G 22

186

39

G 38

G 46 G 24

187 188

72 IH

G 39 G 43

G 25—23

189

207

G 15

G 25—23

190 191

22

G 14 D 7 bis

F. Buecheler, Carmina latina epigraphica, in-129, t. 1 (1895); t. 2 (1897), Leipzig.

Tomes

de Buecheler

Numčros

Numéros

de Buecheler

221 212 880

E re

Numéros de position

de la présente édition

54—55 41

G 10 et G 11

D 14 G 16

W. Dittenberger, Orientis Graeci inscriptiones selectae, in-8%, vol. 2 (1905), Leipzig. Numéros de OGIS, II

662 680 681 682

Numéros de la présente édition

Numéros de position

D D G G

18 bis 10 bis 42 26

|

|

Numéros de OGIS, II

683 684 685 687

Numéros de la présente édition

34 35 67 69

Numéros de position

G 27 G 28 D9 D 15

226

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

H. Dessau, Inscriptiones Latinae selectae, in-8%, vol. 2, pars 6 (1906), Berlin. Numéros

Numéros

Numéros

Numéros

Numéros

des

de la

de

des

de la

de

ILS

présente édition

position

ILS

présente édition

position

8759a 8759 b 8759c 8759 0

2 d 8 13

DES D3 2 D8

|

1

8759 e 8759 f 8759 g

25 57-58 59

Numéros

D 5 G4,G8 Dill

R. Cagnat, Inscriptiones Graecae ad res Romanas pertinentes, in-8°, vol. 1 (1911). Paris. Numēros des IGR

Numēros de la présente édition

1186 1187 1188 1189 1190 1191 1192 1193 1194 1195

32 28 34 35 94, 21 23 67 5 51

Numēros de position

G 42 G 22 G 27 G 28 G 33 Gas D 10 D9 G 19 Socle, Sud

| | |

Numéros des IGR

Numéros de la prēsente ēdition

1196 1197 1198 1199 1200 1201 1202 1203 1204

27 39 13 49 20 33 79 18 43

Numéros de position

G 26 G 38 D8 Pst D 13 G 45 D 33 D 10 bis D 16

C. Wescher, Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, nouvelle série, t. 7 (1871), pp. 275-284, Paris.

p. 271 pp. 278, 281 A pp. 279, 281 B

Numéros de la

Numéros de

Numéros de la

Numéros de

présente édition

position

présente édition

position

47 11 12

G 44 G 43 G 39

pp. 280, 281 C p. 282 pp. 283—284

21 60 61

TABLES

DE CONCORDANCE

227

W. Peek, Mitteilungen des Deutschen Instituts für Ägyptische Altertumskunde in Kairo, in-8%, Band 5 (1934). Pages des MDIK

Numéros

pp. 95-96 et 108-109 pp. 96-98 et 109 pp. 98—99 et 109 pp. 99-102 et 109 p. 103 p. 103 pp. 103-104 pp. 104-105 pp. 105 et 109 pp. 106—107 p. 107

des MIDK

Numéros

Numéros de position

de la présente édition

| D‎‫دن‬

ODS Nh

aa ‫‏‬O‫سح‬ ‫ن‬ O ‫ي‬1 ‫و‬ ‫ا‬ ‫د‬ ‫ن‬ ‫ر‬S‫>ن‬ N‫م‬ ‫ديح‬ P ‫حجت‬NO 62 OQ O2 ‎‎Lä xO Socle , cöte Sud

pp. 107-108

p. 108 p. 108

F. Preisigke, Sammelbuch (1915), Strasbourg. du Sammelbuch

Numéros de la présente édition

4024

74

4025

107

F. Bilabel, Sammelbuch Heft 2 (1938), Heidelberg. Numéros du Sammelbuch

Numéros de la présente édition

8084 8210 8211 8212 8213 8214 8215 8216

42 28 29 30 31 39 53 100

Griechischer

position

D 25 G 50

Griechischer

Numéros de position

G 37 bis G 22 G 25-23 G 24 G 46 G 38 G9 G 35

Urkunden

aus Ägypten, in-8°, Band

Numéros du Sammelbuch

4026

Urkunden

Numéros de la

Numéros de

présente édition

position

53

aus

Ägypten,

Numēros du Sammelbuch

Numéros de la présente édition

8217 8218

101 63

8219

36

8220

19

8221 8222

51 73

8223

42

1,

G9

in-8°, Band 5,

Numēros

INSCRIPTIONS

228

E. Kiessling, Sammelbuch Heft 3 (1950), Wiesbaden.

DU

COLOSSE

Griechischer

Urkunden

Numéros de position

Numéros du Sammelbuch

Numéros de la prēsente €dition

8351 8352 8353 8354 8355 8356

12 22 21 62 oy 72

G 39 G 14 G 15 Socle, Est D 19 D 20

8358 8359 8360 8361 8362

8363 8364

67 99 79 66 T3

61 65

D9 G 34 D 33 D 8 bis D 21

8823 8896 8898

39 LS 71

G 38 D8 D 18 bis

Numéros du -Sammelbuch

Numéros de la prēsente Edition

8336 8337 8338 8339 8340 8341

3 19 18 23 20 33

G G D D D G

G 42

|

8343 8344 8345 8346 8347

34 35 zd 43 49

G 27 G 28 G 26 D 16 Dest

| | |

8349 B 8349 C 8350

93 94 98 `

G 30 G 33 G 32

8342

8348 8349 A

32

51 92

DE MEMNON

19 29 10 bis 10 13 45

Socle, Sud G 21

| | |

|

| | |

aus

Ägypten, in-8°, Band 5,

8357

69

Numéros de position

D 15

D 7 bis D 5 ter

Supplementum epigraphicum Graecum, vol. 8 (1937), Leyde. Numéros

Numéros

Numéros

|

Numéros

du SEG

de la présente édition

de position

|

du SEG

715

28

716 717 718 719 720 721

29 30 31 39 53 100

G 22 G G G G G G

25-23 24 46 38 9 35

- Numéros

de la présente édition

|

122

101

| |

723 724 725 726 124 728

83 36 19 51 73 42

Numéros

de position

G 36 G5 G 49 G 29 Socle, Sud D 21 G 37 bis

INDEX Les chiffres gras indiquent le numēro d'une inscription; le chiffre qui suit est le numero

de la ligne ou du vers. Les chiffres ordinaires renvoient aux pages.

I. INSCRIPTIONS Ann. Serv. Ant. Eg., 13 (1913), 83 et pl. XI : 13; 88-91, n? 15 : 53; 22 (1922), 169-184

:

37. Annče čpigr., 1923, 83 : 34; 1936, 61 : 132.

Ath. Mitt., 22 (1897), 38, no 23 : 39. Baillet, /nscr. des tombeaux des rois :

109708 ES

CR 1905155 Dessau, ILS :

7+ 103: 589. :

1371028171595 835 1122; 875: ANS

e

37551229

1135

1283 : 115; 1448 : 144; 1456 : 105; 1535 : 102721747

1588220751591

174,207;

1765 AL 5632: 1765 XVE

: 077525

67.

1996 : 46; 2735 : 176; 4001 176; 4895 : 176; 8908 9142 : 67; 9180 : 120.

: 176; 4894 :

: 67; 9060

: 67;

Eos, 1957, 230-1 : 165.

Ephesos, III, 42 : 91. Hoffmann,

Gr. Dialekte, 116, 170 h : 69.

1649 : 207; 1662 : 208; 1665 : 113; 1669 :

IG, 11°) 3474: 69: IX 2, 517 ::69.

TOR

IGR, 1, 297 : 144; 1141 : 118; 1148: 67; 1207:

1704

2 1974571747. 27051782151;

1830 : 157; 1832 : 69; 1870 : 207; 1899 : 151; 1992 : 122; 2017 : 194.

Bataille, Inscr. gr. du temple d’Hatshepsout : 2 120; 94

2244.

1942753

Hot

1033 124 = 73; 139 : 194; 145.: 103;

1891572179

0

2187218071375

120; 1815

137.

600006 190 230 : 39. Jahreshfte, 24 (1929), 191-4 : 50.

Journ. Roy. Geogr. Soc., 2 (1832), 43, 54 : 13. JRS, 43 (1953), 38-40 : 37.

Bull. Inst. Fr. Arch. Or., 6 (1908), 46-7 : 61; 7

Kaibel, Epigr., 852 : 69. Lepsius,

(1910), 27 : 13.

Bull. of the Fac. of Arts, Univ. Egypt., II, 1 : 31; 28 (1953),

127-8 : 13; 29 (1954), 281-7 : 37. CIG, 4713 : 13; 4713 f : 13; 4716 d : 185, 204; 4921

: 162; 4944 b : 105; 5042 : 127.

Denkm.,

XII, Bl. 88, Nr. 263

: 162;

91, Nr. 316 : 105; 97, Nr, 434-5 : 127. Letronne,

(1934), 107-108 : 132.

‎‫ی‬۶ 7٣

JEA, 40 (1954), 125-6, n? 10 : 13. Journ. Asiat. Soc. of Bengal, 17 (1848), 585.

BCH, 1885, 124. : 50. Breccia, Mus. Alex. Iscr., 61 : 160.

Chron. d'Eg., 15 (1940), 253-78

:

116; V, 757-8 : 176; VI, 1462 : 49; 3268 a, 2۰۰0 SSAA CIO 27 1765 NIE 1205:1X$5730: 29 : 46.

'"Apx. AeXríov, 7 (1922), 83 : 50.

18857268 187; 5527

CIL, III : 77 et p. 968; suppl. 6631 et 12076

1124 : 43; VIII, 10500 : 174; 15872 : 118,

Archiv. Pap., 2 (1903), 436-8 : 52.

55-1031116 ۸40۱0

CITÉES

Rec.

1350115.

inscr. d’Eg., I, 147-199, 16-17

179, 124271055188:

13277162;

353 : 204; 444, 475 : 185. Letronne, Statue vocale, 156 : 204. Milne, Greek inscriptions, 9274 : 118,

:

230

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

OGI, 408 : 127, 138; 666 : 90; 669 : 90; 672: 45; 674 : 160; 678 : 13; 687 : 162; 694 : 1315576909 132: 700418, 120° 7137771902: 137:

Robert (L.) : Études Anat., 140-141

Orientalia, 20 (1951), 456, pl. 46, 3 : 13.

Sammelbuch

Perdrizet-Lefebvre, Memnonion d'Abydos,

31

nica, IE, 7 : 113; L19-12L: 105; X, 174-55

144. : 4023 : 5; 4533

5793 : 58; 5797

Palest. Expl. Fund, 54 (1922), 22, n° 1 : 34. :

179; 90 : 179; 290 : 179; 456 : 208; 528 : 162. Puchstein, Epigr. gr. in Aeg., 33 : 105.

: 113;

Études épigr., 45-9 : 113; 54 : 113; Helle-

: 76; 5689 : 13;

: 90; 7462 : 90; 8234 :

19: 83207: 1358832: 204.

SEG, 1, 552 : 34; IV, 418 : 50. Studies presented to F. Ll. Griffith, 241-2 : 5. Sylloge?, 55 : 69.

INDEX

ISSOMS

231

GRECS

Tous les noms latins qui sont transcrits en grec - gentilices, prénoms, surnoms — figurent dans cet index. L'ordre alphabétique est celui du gentilice, quand le personnage porte les tria nomina; sinon, c'est celui des prénoms ou des surnoms.

Pour le nom des Empereurs, voir l'index général des mots grecs.

"Aiavós : ‫سورس‬‎

Imvwvos |xa) ‘Aïavoÿ dde).

Pan

: Detdy xoi |[F422 : 42, 1.

Pav : 69, 5. ‫ مام لمان‬: xal | zv rõuvav Allovpíawos tot xa)‫‏‬ Ko|dpxrov xai Ilroxepalov : 34, 5.‫‏‬ Arlo» : "Asian mdetorovixņs : 71, 1.

Pos

: TAs

'AmoAyiavós : voir Köivros

‘Amohniavés : 45; 1.

"Aroxžovaprov : 'AroXžowa|plov tis gus |yuvarxós : 102, 1.

'Apowón : petà xoà Tijs cuy (ou Apatvons : 34, 4.

'Aprepidapos : "Apremidwpos Ilrorspatou, Bacunos |ypaupareüs "Eppwvdeirov xa. Narto70 |Aeírou : 34, 1. : "Maxdijmiodūrov |ATÀ. |mowmroü

emirpómov : 62, 1.

"Aasixós : voir T. Dāļaovios) *Arrixös : 90, 1. 6۵۸‫ م‬0027: Ierpaviavos : ,27 ‫‏‬.1 "AĢpodeirdpiov : "AĢpoderraptov TÒ TPOTAÚVNLO.

yéypaa : 98, 3. '۸‫ ر‬۲۶۵:۸۸ ’Aysdrg[ds] : ,99 ;1 ]vva[ exA ‫‏‬: Satai‫‏‬ Bal6eiviavos : Bai&sımıavös čvapyos eJaupaosv || ‎0‫م‬

dinars

et

«ie

1026:2240: : Exivov aüdjaavros éyw’ mu Abw BaEa:

Pénemos : voir Mapíos TeueXXos : 51, L. 2; 51, 9; 52, 6; 53, 6.

Pepuvos : voir Kiavdios Vépavos : 67, 1. Pvaios : voir Žēpovios Žovirinuos [Vvaíou vids ATA] : 20, 1.

[Alauw : 83, 3.

'Arovis : 98, 1. "Apetos : "Apeiov ‘Opnpinod TomTo? : 37, 5.

'NoxAnrriodóros

ēri|7por(£wļv Onénidos : 36, 3.

31, 1; "lovAías

Aíduuos : TO mpooxÜvopa

Zxvew

29, 18. Voir [00۰ BaA6eddos : BaAeD236s Tò róĝos : 29, 14; Ba-

62205 yevērais uärpos Baoihnidos dupas :

20.15. Täios : voir Y. Jouhtos Atovdatos: 27, 1 et I. (?) Kiavdıos 'Ho[aás ?] : 5, 1.

: voir

“Hliódwpos

Zxvw|vos : 69,

2;

euvnodmv Invwvos : 69, 4. ‘Wuddwpos : 'WDuéówpos fa vos Koroapeias Ila|viddos : 69, 1. “Hvioyos : [2 Hviļoxos : 84, 2.

Hpds : voir Idios KAaddios "Hpds : 5, 1. (Zon

: Ogwvos |‫مر‬‎ "‫لو‬

Vos xa! |MATNP :

27, 2; voir latos Toros Arovuovos : 27, 1. Oddwtos : 10 npooxvvrua Owdsit\ov) : 96, 1. Toute : voir ۱‫ظ‬‎ ۸60۸0 : 31, 1; 28, L. 1; 29, 18;

Bere) Ans, 28, L. 1;

Barbhas d’ Euehev yporra rad’ evaebelos] :

Oodur(ov) |xa? Ardu-

pou |vioū : 96, 2. Arovuoia : Atovvotas tò |npooxuvypa : 66, 1. Auovvaouos : voir I aos "louhtos Atovvatos : 27, 1; pepvnpevos |- - -xai Arovvoi[ov ?] : 5, 8. ‘Eppoyévns : voir Mapxeos ‘Eppoyévns : 39, 1.

Los

lovāias Žarovpvivņs : 65, 1. Tovrıos Auovÿoios : Pos 'lovātos Atovuoe

|dpxidixaorjs : 27,1.

"TovXtos : "1oVĀtos xTA. [éralrévrapyos }eyeñvos :

101, 6.

|

'Iovís : voir Tovoudia : 79, 3.

Kasia Tpeboükia : 92, 1; 93, 1; 94, 1. IOS Karovos : Karovžos rayös | ó Oy6aidos : 21, 4.

232

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

Karuhäeivos : [TodjA:[os] (?) [Ka]ru[A]äeivos (2) : 79, 1. Kékep : Kéhep

orparyyós

: 23,

1; Keep

de

amie: : 23, 6. (Pdiļos(?) Kāavdtos 'Ho[as ?] : 5, 1.

IIvOdšvač : voir Mäpxos Ktivrios Ñusa : 97, 2.

‘PouPdAn : [atv xeóv]ñ ax» Pop : 51, 10; Euruyös |[Pov]P4AA7 [rf] xa: Novysivia : 51, 12.

Käaudros Vépuvos |dpa6dpxns xoi emorpar

|yos

Zaparitv : [Žapaļritv (2) --- : 49, 3. Sarovpvivy : voir Toute : 65, 2.

Žepijvos : voir Žepovios Žovārixios : 20, 1.

Onkaidos : 67, 1. Kédparos : voir AiXovpíov : 34, 5.

Sepovsos : voir 24000105 ZLovArixios : 20, 1.

Ževijpos : Seuñpos Ževnpoļv] : 74, 3.

Mäpxos Kéivtios Ilufva£ : rpoonüvnna M|dpxov)|

Kloivrıov) IlvJavax(ros) : 97, 2.

Sovamiutos

Diaoviavos

33, 1; Aoúxios Douverooväavös

(Dags

:

Xapelouos :

18, 1; sa parenté avec Funisulana Vettulla, 61; Aovxios : 102, 5. Maivios : [Matv]tos (?) : 84, 1; voir C. Maenius Haniochus.

Žovirixios

51, L. 2; éywye VépeX2os : 51, 9; l'(e)ue33os äporkadis č[vða]: 52, 6; Eirvycs |Mapiw epey exarovrldpxn] : 53, 6. Mopxios ‘Epuoyévns : 39, 1; cf. Q. Marcius Hermogenes : 38, 4.

Mapxos : voir Mdpxos Köivros Ivldvač : 97, 1 Moipxos Móvipos : 185. Mérrios : 11, 3 (identifié avec le préfet d’Egypte M. Mettius Rufus). Hatay : Haiwv rad’ čypaļe ‫فکر‬‎ : 11, 3; ¿yo |» 6 Zıdnrns : 12, 1.

Hapdadas : 0 Sapdinvis Hapdaras 222: Herpovsavõs : 72, 1. loov : Mov» xat ||| Ževijpos |Ževypoļv] : 74, 2.

IIrohepatos : voir ’Apreuidwpos Ilrorepalov : 34, 1. IIrohepatos : Tv téxvaw Alkovpiovos tod xai Koļdparov xa! Ilrorepatov ; 34, 6.

|Xepsivos]

)

TepruMeivos : [Tep]ru[^]Aeivos (2) : 79, 1. Tiros : voir Tiros Diaovios 'Artixós : 90, 1. Tovordia : atv Tovoidig ‘lwvids : 79, 3. KaixidMa Tpeloūdda : voir Kama) íz : 93, l et :94, 1; TpebovAäys : 92, 1. Dohepvos : [Tlavra Däkepvos čypayļe : 61, 5. Deidos : Deid xa! | [Paddy : 42, 1; cf. [Aq]uila,

41, 7.

Mapios PéneMos :Evrvxos |Mapio x VeuéAX[o)] :

Tai

: Depovios

20, 1.

Köivros "Arohņyiavts Bondös : 35, 1. Aovyewia : voir "PovP/Ady : 51, 12.

Aovxtos : voir Aovxzos

DE MEMNON

š

Dó) ros : voir Aovxios Dhaoviavis Diummos :

33, 2.

|

Aoúxios Diaoviavos Pirros : Alovxıos) Diaovievòs |Diārrros : 33, 1.

Tiros

Diaovios Arrixös : T{éros) DAlaovios) 'Artixós : 90, 1. Doula : dywv dduapra Dovikiav : 19, 3; aiv | tH yuvauni pou DovXbta : 18, 6. Aoúxios Dovveroovkavös Xapeiosos : Novxios Dovveigovhavos |Xapeioios, orparnyös "Epp|Gelrov Naromodsirov : 18, 1; Dovveirovhavös

evdader [Xa|petatos, |orparnyis "Eppeóvüios Te [xai] Aarov marpys : 19, 1. Xaipfpwv

: Xapnuwov

ó xall---] | TTPATN Y OS

Eplpwvdeirov] Aaromoxe[lirov] : 43, 1. Xapeísios : voir Novxios Dovvercouraves Xapeigios:

18, 1; 19, 1.

INDEX

Ill. NOMS

233

LATINS

Les noms latins transcrits en grec sont cités ici sous leur forme latine. Pour le nom des consuls et celui des Empereurs, voir l'index général des mots latins, s. v. consul et Domitianus, Hadrianus, Nero, Titus, Traianus,

Vespasianus.

Asidonia Galla : femme de Tulius Fidus

Funisulana Vettulla : C. Tetti(i) Afrituni "praef." Aeg uxor, ON LE

Aquila, 41, 9; cf. 1035: ,42, 1.

Attius Musa : prae|f].coh. IIThebaeor., 13, 9. Aurelius Petronianus : cf. 'Avpipuos HMerpwviavds, 72, 1. Caecilia Trebulla : cf. Kanta TpsEoühha, 92, 1; 93, 1; 94, 1. Caesellius : Q. f{il(ius)] - - -, praefectus Gallorum alae, praefectus item Berlenices], 14, 4. Calpurnius Asper : (centurio) leg. XXII,

‎‫دوعر نامر‬

Fulminatae, 2, 2. Julia Balbilla

: 108, 115; cf. Käav-

dios V'épivos, 67, 1. Claudius Maximus (centurio)

leg.

65, 1. Iulius : 82, 1; voir lovAtos, 101, 6.

lulius

90, 1.

Fl(avius) Titianus : praef. Aeg., 24, 1. Fulvia : cf. DovXEia, 18, 6; 19, 3.

19, 1: 61.

cf.

Xapsícios,

Aovxıos

18, 1;

Aguila

[epistr]ategus

[lu] lius Mithridaticus : tribunus XXII Deiot., 46, 1. Julius

Flavianus Philippus : cf. A. Diaoviavos Didinnos, 33, 1. Fl(avius) Origenes : b(eneficiarius) M. Ulpi Primiani, praef. Aeg., 58, 3. Flavius Atticus : cf. T. Di. Arrixds,

Fidus

Thebaidos, 41, 7; cf. Deïdos, 42, 1.

VII (sic) Itur., 26, 1.

Dowversovravös

Brei,

Iulia Saturnina : cf. 'lovAía Žarovpvivy,

Claudius Heras : cf. |Vdfļos (?) Khaddtos “Hofes ?], 5, 1. Claudius Balbillus, prēfet d’Egypte, 85; 90-2. Cornelius VCRPETIANVS : pr. coh.

Funisulanus |Charisius

: cf. 'lovAía

28,1. 1,29; 18; SEST.

XXII, 44, 1; 45, 1.

L.

,soiolepaX

18, 1. Gallus Marianus : cf. Vaä]äos, 36, 3. Haterius Nepos : praef. Aeg., 16, 2-3. Helvius Lucanus : praef. alae Aprianae, 56, 1. Herennius M. f. [Q]ui[r.] Faustus Ti. Julius Clemens Tadius Flaccus : 60, 1-2. [nstuleius Tenax : primipilaris leg. XII

47, 1. Claudius Geminus

sóvaAvowevvoG

Ti

Sex.

Dionysius : cf. Auovéctos ,27, 1.

Vatios

leg.

EIER

Iulius Lupus : pr. Aeg., 3, 1-2. lunius Calvinus : praef. montis Berenic(idis), 4, 1. Licinius Pudens : (centurio) leg. XXII, 10, 1. Maecenas

Lucanus

Lucanus 56, 3.

et

: fils de

de

T. Helvius

Maecenatia

Pia,

Maecenatia Pia : femme de T. Helvius Lucanus, 36, 2-3.

234

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

Maenius Haniochus : domo Corinthi (centurio) leg. XI Cl. p. f. item I

ltal “¡tem TI Tr

4

[? Hvi Joyos, 84, 2. Marcius Hermogenes : praef. Aug.

Alex.,

38,

l;

97

Marius Frontinus

classis

cf. Mopxios

: 85, 1.

Gemellus : cf. Maptos VēpeAdos,

Sl. 2 E523 0 OSO. Maximus Statilius : cf. Maximus, 55, 2

et Statilius Maximus. Mettius Rufus : cf. Mérrus, 11, 3. Minicia

=

Rustica

: femme

Calvinus, 4, 1. Petronius Mamertinus

de L. Junius

> praef Aeg., 40, 1. Petronius Secundus : pr. Aeg., 13, 3. Q(uintius) Pythonax : 97, 2. Quintius Viator : decurio, 2, 3. Sabinius Fuscus : praef. coh. I Hisp., 9, 15,4506.

TORT

Statilius Maximus

Severus : idiologue,

48, 1; cf. Maximus, 55, 2 et Maximus Statilius, 54, 1. Statilius Maximus

Epuoyévns, 39, 1.

Marius

7

DE MEMNON

: vates,

54, 1; voir

Maximus, Statilius. Suedius Clemens : praef. castror., 6, 1. Sulpicius Cn. f. Quir. Serenus : cf. Zé povsos XovXníxios ,20, 1. Sulpicius Similis : préfet d'Égypte, 67. Tanicius L. f. Vol. Verus Viennae : (centurio) leg. III Cyr., 7,1. Tettius Africanus : praef. A(e)g., 8, 2. Tusidia : cf. Tovoudia

Touts, 79, 3.

Ulpius Primianus : praef. Aeg., 57, 1; 58, 2. Valeri(u)s Germanus : 75, 1. Valerius Priscus : (centurio) leg. XXII, 2:2. Vibius Maximus : praef. Aeg., l5, 3. ---p --- Clemens : 1, 1.

INDEX

IV. SURNOMS

235

LATINS

La liste qui suit comprend, sous leur forme latine, les surnoms latins transcrits en grec.

Africanus : C. Tettius Africanus, 8, 2. Apion : cf. Ariwv, 71, 1. Aponius : cf. "Arvis, 98, 1. Apuleianus : cf. Köivros ’Arorniavös, 35, 1. [Aq]uila : Iulius Fidus Aquila, 41, 7; cf. Derdos, 42, 1. Arius : cf. "Apetos, 37, 5. Asper : C. Calpurnius Asper, 47, 1. Atticus : cf. T. DA. "Arrixós, 90, 1. Balbilla : cf. 'louÀ(e Bari,

28, 1; 29, 18;

31, 1. Balbillus : astrologue, 90; Ti. Claudius Balbillus,

| Flaccus : M. Herennius M. f. [Q]ui[r.] Faustus Ti. lulius Clemens Tadius Flaccus, 60, 1-2. Frontinus : Marius Frontinus, 85, 1. Fuscus : M. Sabinius Fuscus, 9, 1; 156; Fuscul|s],

63, 1.

|

Galla : Asidonia Galla, 41, 9; cf. Tain, 42, 1. Gamelius : 76, 1.

Gemellus : [G]eme[llus?], 87, 1; cf. Mapíos Véne-Xos, DL, 2, 7 Geminus : Claudius Geminus, 108, 115; cf. Käa.-

dios T'éuvos, 67, 1. Germanus : M. Valeri(u)s Germanus, 75, 1.

85; 90-2. Balbinianus : cf. BaXCewiavés, 73, 1. Bararo (sic) : équivalent de Bar(b)ar(i)o (*), 14, 6.

Heras : cf. [? Vdiļos Kiaddtos 'Hp[as ?], 5, 1.

Basilides : 86, 1.

Hermogenes

arus:

cf. Mapxıos '"Epuoyévns ,39, 1. lonis : cf. Touord'a "Iovis, 79, 3. Julius : M. Herennius M. f. [Q]ui[r.] Faustus

95, 1.

Calvinus : L. lunius Calvinus, 4, 1. Catulus : cf. KarovXos, 21, 4.

Catullinus : cf. [Ka]ru[MAsivos, 79, 1. Celer : cf. Kédep, 23, 1, 6.

Charisius : cf. Novxtos Dovverooväavis Xapelouos, 18, 1; 19, 1. Clemens : T. Suedius Clemens, 6, 1; Ser. --- p--Clemens, 1, 1; M. Herennius M. f. [Q]ui[r.] Faustus Ti. lulius Clemens Tadius Flaccus,

60, 1-2. Dionysius : cf. Vdios "lodos Avon ‫سمور‬‎ 27, 1. Falernus : cf. Dažepvos, 61, 5. Faustus : M. Herennius M. f. [Q]ui[r.] Faustus Ti. Iulius Clemens Tadius Flaccus, 60, 1-2; Faustus, 96, 1.

Hanochius

: C. Maenius

Hanochius,

25, 1; cf.

[? Hviļoxcs, 84, 2. : O. Marcius

Hermogenes,

38, 1;

Ti. Iulius Clemens Tadius Flaccus, 60, 1-2;

cf. lotos, 101, 6. Longinia : cf. "PowQiAAg d xai Aovyeívia, 51, 10712;

Lucanus : Maecenas Lucanus, 56, 3.

Lucius : cf. Movxtos, 102, 5. [Lļucretianus (?) : 26, 2. Lupus : Ti. lulius Lupus, 3, 1-2. Mamertinus

: M. Petronius

Mamertinus,

40, 1.

Marianus : cf. [VX^]Xos, 36, 3. Maximus

: Maximus, 55, 2; Maximus Statilius,

54, 1; Claudius T. Statilius

Maximus,

Maximus,

44, 1; 45, 1;

48, 1; C. Vibius

Felix : Aug(ustorum) libertus procurator usiacus, 59, 1.

Maximus, 15, 3. Mithridaticus : [lu]lius Mithridaticus, 46, 1.

Fidus : Iulius Fidus Aquila, 41, 7; cf. De?dos,

Monimus : 89, 1; cf. M&pxos Méripos, 185.

42, 1.

Musa : T. Attius Musa, 13, 9.

236

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

Nepos : T. Haterius Nepos, 16, 2-3. Origenes : Fl(avius) Origenes, 58, 3. Petronianus : cf. Atprihtos Ilerpwviavos, 72, 1. Philippus : cf. Novxtos Daoviavds Didurrros, 33, 1.

DE MEMNON

Severus : T. Statilius Maximus

Severus, 48, 1;

cf. Zeuñpos Žeurpolu], 74, 3. Statilius : Maximus Statilius, 54, 1; cf. T. Statiltus Maximus, 48, 1.

Tadius : M. Herennius M. f. [Q]ui[r.] Faustus Ti. Iulius Clemens Tadius Flaccus, 60, 1-2.

Pia : Maecenatia Pia : 56, 2-3. Primianus : 58, 2; M. Ulpius Primianus, 57, 1.

Tenax : A. Instuleius

Primitivus : 86, 1.

Tertullinus : cf. [Tep]ru[A]Acivos, 79, 1. Tiberius : M. Herennius M. f. [Q]ui[r.] Faustus

Priscus : C. Valerius Priscus, 2, 2. Pudens : Sex. Licinius Pudens, 10, 1.

Tenax, 2, 2.

Ti. Iulius Clemens Tadius Flaccus, 60, 1-2.

Quadratus : cf. Kodpīros, 34, 5.

Titianus : T. Fl(avius) Titianus, 24, 1.

Rufilla : cf. 'PovPidAn 5 xa) Aovyeivia, 51, 10, 12. Rufus : cf. Mērrios (M. Mettius Rufus), 11, 3.

Trebulla : cf. Kapu)

TpeŠoürža, 92, 1; 93, 1;

94, 1. VCRPETIANVS: C. Cornelius VCRPETIANVS,

Rustica, : Minicia Rustica, 4, 1.

26, 1; cf. Lucretianus, ibid.

Sabina : cf. Iaßıyva et Xa6siva. Saturnina : cf. Toute Žarovpvivy, 65, 1.

Verus

Secundus : T. Petronius Secundus, 13, 3.

Vettulla : Funisulana Vettulla, 8, 1.

Serenus

Viator : L. Quintius Viator, 2, 3.

: cf. Zepovios

Žovinixios

: L. Tanicius

L. f. Vol. Verus

Viennae,

2

[žepijvos],

20, 1.

Y. ROIS

ET ¡EMPEREURS

Les references aux mots qui figurent sous les rubriques V ā X sont ā chercher dans l’index des mots grecs ou des mots latins.

Augusti.

"Auévolf.

Domitianus.

"Avrioyxos.

Hadrianus.

’Avtwyeivos.

Nero.

AUTONPATWD.

xvptos. Oveomaosavõs. raubacihevs. ‎‫ھ‬6.

Titus.

Baciheus.

Sebasti.

Traianus.

Baoiryis.

Sekaorõs.

Vespasianus.

Kaïcap.

“Adpravõs.

xotpavos.

INDEX

VI. DIEUX

ET

237

HEROS

deus.

Moi.

Memnon. Musa.

Movasior.

Ojpavicr.

`A on (os.

Bios.

"Aris.

feds. @ is. KauGvans.

Ads, voir His. "Aysdreus.

Ilieptdes. Inhetov. Žaparis.

Tiwvós.

dal». dnpuoupyós.

Kpovetow.

Tirav.

Anroidns.

bane).

dlos.

Méuver.

Xapıs.

VII. Aegyptus. Berenice.

NOMS

DE

CIEUX

Eppvvdis.

Berenicis.

Oeoga)ty. Onkaios.

ET

DE

e Neos. No. Ovoxovvr tot.

Corinthus.

OyEats.

Havias.

Galli.

Oy6aixos.

TOMAS.

mons Ber[enicidis].

Oén.

Oceanus.

Zapdinvts. Židyrys.

Vienna.

"Duov. Tradés. Kasoapesa.

Aiyúrrios.

Aarcroheïros.

Alyımros Epuwvbeiros.

Adrwr.

Thebais.

AtBuxés.

Zımösıs. Žrpupwv. Tpoty.

T paos.

238

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

VIII. NOMS adjutor. beneficiarius. consul.

decemvir stlitibus Judicandis. epistrategus Thebaidos. praefectus Aegypti. praefectus Augustalis. praefectus Ber[enices]. praef(ectus) montis Berenic(idis). pr(aetor). procurator usiacus.

centurio.

classis Aug. Al x.

FONCTIONS

q(uaestor) [provinc.]. (septem) [vir epulonum]. sodalis Augustalis. trib(unus) pleb(is). apaSdoxns.

EMITPOMOS.

dpxıdınaarns.

MONTHS.

EMLOTPATNYOS. EMIT POTTED).

undeuwv. VEWXOPOS.

Pacthinos ypapparevs.

ÊTRE.

Bondös.

co$iorijs.

ypappareus. évapxos. émapxos.

arparnybs. ‎‫مت‬

IX. TERMES ala.

DE

DE MEMNON



x) (apyxos.

MILITAIRES

praefectus alae. praef(ectus) castror(um). praef(ectus) classis Aug. Alex.

trib(unus) mil(itum). AAN.

Anıorapıav'].

cohors.

praefectus cohortis.

ENATOVTAPXNS.

decurio.

primipilaris.

EKATÕVTAPYOS.

legatus. legio.

[se]v[ir] tu[rmarum equestr.]. tribunus (legionis).

Aeyenv. ORE (p1.

X. CALENDRIER annus.

Maius.

Aprilis.

Martius.

consul.

Nonae.

Februarius.

Novembres. ‘Ade.

Ianuarius. Idus.

Bret. Ai

Iulius.

ETOS.

Iunius.

| "pap. "uoa.

Kalendae.

Owh. | pmvts ‘Adðpiavoù. Iaxxvv. T36:.

Daušvod. Dappovdi. | Xoiax.

INDEX

AIAMTO

Š

239

5

Cet index rassemble, dans l'ordre alphabétique, tous les mots grecs contenus dans les inscriptions ainsi que les noms

des divinités ou des héros, des Empereurs,

des mois, des lieux ou des peuples. Le verbe eivat,

la

conjonction xaf, les particules uv, dé et rs, et l'article ne figurent pas dans l'index.

a:

wpa a : 98, 1; wpar a : 23, 9; wpas © : 5, 4; evrös »pas|[a?| : 32, 4.

äyakua : où dortummı aehev Töö” Mech dv dyah‫ن‬2

0052©: : aiv TH ASENDI -- -] : 43, 5. ٠ 005265 : eülkapjevos Tots ddsAPovs eoaxoüdas Getou| OOEy(y|paros : 99, 2; euvnodnv Livovos |xai "Aiavoū adehPav : 69, 5. '"Adpravós : peyothw uévos "Aópiavowo] : 30, 7; tov mapCac(Aya

: 28,

3; 6 Zebaorös 'Adpsavis : 28, L. 3; xoípavos "Adpiavós : 28, 9; (ērovs) C “Adpravoü : 18, 7 et 20, 9; (črovs) 4 “Adoravov Kaioapos ToU xvpíou : 23, 9; [Avrļoxporopos Kaicapos | |Adpiaļvot

: 32, 3; Avroxporopos

“Adpsavoü| dxovovros : 33, 5; êtes te “Adpravoū| Kaioapos tot xvpíou

: 34, 6; (čte)...

"Adpiavoū : 43, l; (Érous) d "Adpiavoi : 43, 6; oxo» xOtpdvw 'Adpidvo : 29, 6; xotpatvaXt) "Adpidve RI

S.

dow : Bapkıros [der]oeir de : 83, 4. del : BapErros [dex]oeiv as : 83, 4. AELUVIJOTOS detuvjoro Aw |memv[xļaručvņu düdvaros : Viyan ð’ davarav Aoimov “roca vow : 29, 12. 80:٤۰ : Kaubüoais abeos : 29, 8. (Pērja 0” žžeaxeļv) "Afup elxoct xa. ‘Adve : 31, 6; Gänge

[Add]p y : 70, 7. aïyhn : vivi dv dvréAAgow aliyan» : 101, 2.

: Alyimrov

"Adup

QasoQópos

۸:6316.

Ur’ ‫مالو‬‎

aicÜncis : Mtodnatv apa të Mo

: 93, 7.

aivém : air» : 78, 10. dit : A 6” bioto” éxdon : 30, 8. äxapnvos : Oix dxdpnvos dlp’ dozu [ó ris] Mis viós : 88, l; Oùx dxopnvos dp’ tartv ó tis

Dous viöls : 100, 1. anoltns : Méuvow aiyais me dé 30, 1.

dxļorra[v] :

AXGONTOS

'۸‫ر‬‎ ۸20

: Tov dE polyns dxópyTov

62, 6. anova : dļuxļoev|aoū, Méuvov : 19, 3; Airoxpd33, 6; Tis Topos “Adpıavod |ÄHOVOVTOS

iepäs duovovoa Game Mepvovos : 92, 2; Leidouevw pot dxoŭoar oñs Qawñs : 51, 2; aux d|xovcapev ToU Meuvovos : 30, L. 1-2; Apeiov UTA. AMOUTAVTOS : 37, 6; devrepov axovaada |Mepvovos : 93, 2; typoļa dxovcaca roūde Méuvovos 94, 2; Mēuvovos ,

/

۴

oly, ÜTWS

Dwvnv : 99, 4.

mécupa

Aiyvmros

62, 4. aidnp : dv” aidepos : 28, 5. aide : thie adyai|aiopevos : 28, 2. aiva : Aóyov alua To xäkov : 29, 17.

92, LI,‫‏‬

dyvõs : ayve : 83, 4. dyw : dywv dduapra : 19, 3.

"Adpiaviv d'écidwy

Alyinrios : Baoikev Niyvmaie : 29, 3; Méuvova nuvJavõuav Aiyvnriov : 28, 1.

d’ dxovoerai

>

/

dXOLOETA

23,

2; mods

: 66, 3; [%xjovra Méuvov(os]

:

5, 2; ixov|aa Méuvovos dis 18, 3-4; 20, 8; dis fxouoa [3xouca] |Meuvovos 22, l; #xouoa Méuvo|vos

: 27, 4; fxouoa

ts

Meuvovos : 34, 3; cuolws fxovoa : 35, 2;

jyaorw

[Axouoa] rod Oesora|rov Meuvovos] : 43, 3; HOUTA AVATĀŠOV 67, 3; xai ‫فر وية‬۸‎

31,0

md]

7‫ ںہ ر‬: 76, 7; "Hxovca--- : ‫‏‬,86

240

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

DE MEMNON

1; #xouca à : 69, 3; ijuovoa ‫مم‬‎ : Tl, 2;

avariönpı : dvé[]u |[xe] - -- : 103, 2.

jxovra Méuvovos : 79, 4; [i;xovoja Mé [u-

dap

vov[os : 90, 2; Arwvis

apa a jxovca

dapev

vía

: 28, L. 2;

et" dv

I’ nis

Qalwv

7;

axteivas

ävra : dvra Alos móduos : 29, 2. dvtédMo : durékknot, etc. #uacu

jjxouctv éAÜcw tov 0500 tov nyov : 23, 8.

: 29,

avioyn : 72, 9.

: 74, 1; [Méuvovo]s dis #xouce : 32,

4; öte fxovos ToU Meuvolvo)s

ävnp,| KauGvaais

Aúprduos, Irarss dvnp : 72, 3.

:

98, 2; [Meurlovos jxo[voa) : 107, 6; rxov-

: Bdp6apos

: 101, 2.

&xpos : dxlpw| dopı mAdyeıs : 29, 9. dris : eur dv I’ ‫(کر‬‎‫ وع‬Qaéfewv duteivas dvioyy : 72, 9; dureiou Baddépevos mupivais 13, 8.

"Avrioxos : "Ävrioxos Baotreus : 29, 14 et 16. avtoAn : n|[uepevñ--- dv]rorn rjehi[ot]o : 88, 3;

dàn : [Emapxos ¿Ans Odo] xovvriw[v] : 20, 3.

"Avrwveivos

dus : "Adpıavöls Tor’ dus ddondaaaro xatros : 28, 9.

äktos

682268 : AAN ¿yw

: 29, 11; aa

11, 2; ¿Ma dMa

Dov

où y adres

émaxodol«]

:

: 70, 3;

cU pot Coetv ônpóv, dva£, xpi

72, 4. dhoxos : Tav céuvav dAoxov 29, 6; xovpidiav oyo» aroxw PovPidAn : 51, ana : xal mpooxuvnoav dua

:

oreiyovor : 72, 5.

dv : ANN byw où doxiumm ober Tod’ Dea" dv &yaApa : 29, ll; ov yap nos à» Ovnrès a10 TASE UNXAVOWTO 37, 4; sei dv 7

idos

/

Pacho

dxreīvas

Avioyn

: 72, 9;

vix àv AVTEAA MOL PacoPópos jjuaciv : 101, Aua? : Cadet ônpóv, dvač, xdpiaai : 72, 4. dvamhéw

: avamiewv

: 67,

4; xai

marty] : 67, 6; avanıwaas

dvamAéow

: 36, 2.

dvapllpos : dvapdpa d|n] vor xal dea? và Qüéyyuara

: 94, 7.

: EI

i

mepix)vroū

xai Movowv,

*AvTevvei-

dēla xoi Xapiraw

:

61, 6. kop : ‫ۂءامو‬‎ dope mādyeis : 29, 9. anas : xarà O čayebe kasv dnavra : 37, 3. : Kékep de dryer ED à mali

mļaļpiījy

:

23, 6. dnēpyopai : anepyope : 99, 3. "Ams : “Ami xdxrave Tov Heiov : 29, 10. and : Dwrnv O’ dro merpov čdy|xe| : 51, 8 et 52, 5; Onfatlada” ru

Eadis Za : 51, 9; --- T'(£jueXXos Auoıkadis Arfa] : 52, 6. a IX

: Aundkanrı

vov|[0wļdexdr : 51, 3.

Zeen

notpdva) "Aópidvo : : 30, 6; [ody xeóv]5 10. : 23, 4; 7۱۸۸01 dua

duporos : --- dupor|[os] : 84, 12. "Apévod : Y 'Apévod, Bacicu Alyúrtes : 29, 3. Zuuge : (= riusrepos) : 30, 3; 29, 15. "Appovios : tõ ar vió [Alupovip tod No : 99, 4. äuorbadis : (raūr čypaļa] Eywye Véuerdos duor-

3/78

‎‫مم‬ --- [dļvrokij je) oio : 100, 2. avröros : [övra more dvrohins Gaosija : 51, 7.

Aw

Abw

: 28,

2; ¿ya ru

: 31, 1.

Amodexonaı

Ménveov

aiyais

àme|[dé£ar dulor-

talv) : 30, 1.

dmoppof : vty’ d unrnp|i on xubeioa dguas drļopoij oreļĢei(?) : 19, 5. dmootoluov

atv

: 160.

drordļuva : Um UPpugiv, dv dmorauveı| xa)À(munov Chen» Neïos

: 62, 5.

doa : o)x dxapnvos Ze dozu

: 88,

1; ox

dxdpyvos ao’ čariv : 100, 1.

apa : alaÜncwv apa to Aw : 93, 7. apaßdpyns Käaddios TMēptvos|dpa6dpxns

xoi

emtatpaty |yos Onkaidos : 67, 2.

doxidixaorīfs : BaXGetviavds čvapyos éfaiuarer| dpxıdınaarns : 73, 2; Datos "Todxtos Agut, ٣09 |dpxıdınaorns, Dénvos | dox dixe

ToU vos

xai mato : 27, 2-3. acabas

: dap pa In] vty xa! doa

ypara : 94, 7.

ta QÜéy-

INDEX

aamačopai : xal avddoous mpi$pov donoodeļo ‎‫ ہے‬Ir» oduvav oxo» xoirpdvw ’Adpıd:29, 5; Koipavos "Aópíavo[s ror’d'Ae ۳äonaooaro xairos|Mēuvova : 28, 9; vin ws œuvres xe) Pikovs iandero|Mčuvwv : 93, 5; ds eime ratte Ģidraros T (joamd-

AUT) “Ter, ‫سہرا‬‎ | aura : 35, 4; ---[aļu-

TV : 5, 9; dandadeļo x]abv(av] |rä” aéuvav dhoxov : 29, 5; dordocaro xadros : 28, 9; rota: äulpw) dope mAayeıs : 29, 9. ave : fuoer Gun

doreros : Abos domeros ¿yy [v0:] N[e(Ao]u : 36, 8. &rapOs : drdļp6ys] : 30, 5.

53, 2.

dreliunrov

vos|ra 700: yoga, jv dede KauGvons

94, 6.

| peravaotyv)

"AxiAXeós

20, 7

: 28, l; mpiv

aavros : 51, 5; ---[tled éoéxlvor aùd[noavTo]s : 52, 2.

i aüdav : 28, 7; ode

To

mpócÜsv poüvov éÉaxoloavras : 93, 4; tov M[éu]v EES [E]xAvov avdis : 101, 5. | aurdp: ‫م‬۸07۵‎ SOOT 8 m ÄÜTEG : TOUT autos nutnoev : 19, 7. duty : [ons ēļxĀv[e], Méuvov, dirījs : 36,

(res)y Auro! [xparopo]s Kaioapos Olecraat |[avoid Zeblacroú: 5, 4-5; [Avrļo-

AÜTONPATUP

"Asien

36, 1.

ayas |de\tw : 28, 3. avddw : muevos adds : 72, 7; gČamivas atdac’, à 0” biota’ éy den : 30, 8; a ðdoais np^Qpov : 29, 5; Gra oú y atomes : 11, 2; (Ap. Onevta ae, Meuvov : 12, 1; audyevrı Bei uovouxd dapa didous : 72, 2; Zeiuon avdycavros yw mu Ma Banda] Puvals) Tas betas Ménvovos : 31, 1; ted écéxhvor addr-

avon : In Meuvwv zim

:

Bi ēvrūs | pars B dis: : 33 7; wpas B : 67, 5. Bafjudwifess : [rapa]: Ba [0Jvotvrjevrļaa] Neižov

drep : artpviov xehadijs te drep : 72, 7.

aÿyulaifôueror

: tov de polyns dxópyrov

62, 6.

reris : 1v [Ev Movoeip]| oeirovuevav àrelä|r] :

alyf : Mm

: 37, 3.

"Abos : voir Hs.

aPaipčw : Davy 0' bdupuds jv rar por, Meuvo-

2-290 19, 13.

areiunros : woel tiva

241

:

xparopos Kaícapos [’Adpra]voü ::32, 2; Atzoxporopos' Adpidvoū ‫وس‬‎ ‫سو‬438, 5: ara Oniov &xov in : 30, 4; aUTÓs : ¿Molcar à"[a ev xove? ydp aiti 233: qe? » arû»

X

: dxreigiv Bardspevos SE

209952.

Doc AN

Bdpčapos : BapŠapos mp, |Kaybica:s : 29, 7. Bdp£rros : BdpGrros [detļaeīr de [mó]v, wyve, xpés : 83, 4.

Bacihets : Bacilos Ewou eixdva : 94, 4; Basirev Aiyunrie : 29, 3; 'Avríoyos Baies : 29, 14 et 16; u) xat tor Bacireus xoréay : Nad:

OSA

Leg?

30, 5; dvtoMys facia

: 51, 7; [Baloı-

nd ae Une Kpove/:dE [v]:: 52, 4. Baoihnis: yevērais pārpos Baoiiidos duuas 29, 15; ¿pita uópQa Baoixiidos upas 30, 3; ep*ra: Baa iai rvīd: 7 31; 3:

[Aor] : 30, 2. Boy : xat Bory zl.--] : 19, 11. Bonds : Kdivros "Arolgiavts Bondös : 35, 1.

Bpdxw : ECpaxe zedaleg xeivļov : 36, 7.

aurdv : 100, 3; ûs xXvov autos éyw : 11,

Bporós : 5 806265 : xàv 20 KE y 78, 10;

2; autos dúrnoev : 19, 7; os airs nxets :

:

'Aprepidapos Ilrorepalov, Baciduac Daxós ie! ypapuareds "Epuvücízou xai Aaromo: ÄEITOV : 34, 1; [Sapajríwv|- - - ON Baler, Auxós yplauuareüs) : 49, 4-5. Mann : ds nduw d xa rvīde Iakırya uó

Žagots poūvov TNT pots] : 19, 10; mpòs

19, 11; ards 3 dëi"êw» : 101, 5; sims 7 ard QD raros. Te - 19,89 79

š e A

mapsoioi Bporois : 72, 10. ‫به‬‎ ‫كدر‬ dpa 22:02. : 79, 5; wpasy : 67, 4;; wpas y : opas y : 102, 6; (ērovs) y : 79, 5 16

242

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

yale : yaiav : 103, 1; ex moons y|aíns] : 88, 5; dx rons yatmļs] : 100, 4; fx] yatns mú-

daxpiw : El ye piv ‫هلم‬‎ "Hes roy Ain [Oi ov via daxpuer : 101, 1. dandlw : 11:2 «‫عام‬‎ ¿do acce

anna Ozompemös [£xr]ļ£urovaa : 101, 3.

ydp : abu ds ip^ de xdÜwroi : 13, 1; ev xovei yàp ait :23, 3; edodbees yap ¿pos yēvera : 29, 13; Wa ydp a” ¿pora xin OTTOLOV ydp : 36, 6; où yap nws dv Üvntös dude Tdde unyavowto : 37,

Ga : 30, 3;

mot via :36, 5.

dépas : ei nal AwÉntipes EAunnvarro deuas atv : 11.1

"HS : 61, 3; 2604 Eao yap por : 83, 1. 5 ys : 02026 où y ages : 112. Je 84, 12; arap Š ye: 72, 7; el ye uv ov 'Hos : 101, 1.

yeved : anon EN yevéas 229 17. : eúcébees yap Euoı yēvera >

7

A

Y

7

: 29, 13;

2406۸2۸0۰ yevérais pärpos Baoirnidos dus 12294153

yepaipe : Ierpwviavõs ae yepaipw : 72, 1. yepapós : yepdpw, Meuvov, ma: Tidedvoto : 29, 1. 0/17‎‫ ولام‬: ToU AovmoU Yijpuv amparos évros Eye! : 72, 6 yıyvouas : öte au» tH Zebaorij Dabelvn|ı éyevóunv mapa T9 Meuvov: : 29, L. 2; edodbees yao suo yéveras Toro, T éyévovro : 29, 13; Zeien maici O’ éye|v|v : 28, 12. yoco

:yādagav uév Tot rTuāče : 29; Z

yodw : Meuvovos|ra mon yodoa : 94, 6. ypapuateús : "Apremtdapos roeuatou, Bacidnis ypauparevs "Epuwvleirov xat NaroroAeírov : 34, 2; [Zapa]ricw» - - -ON Gelle Aude Yp|(auparevs] : 49, 5.

ypantés : ypömnara : 28, ll; ypimra rad” : 29, 18.

yeaa

: "AĢpoderrapiov TO NPOOXUVNPA yéypa-

Qalu) : 98, 3; Eypala : 94, 2; [rav £ypada] ¿ywye 51, 9; [Tļatra Däžepvos čypaļe : 61, 5; Naitov rad’ čypaļe : 11, 3. ‎‫ سر‬: oiv| tH yuvauxí pou Dovičia : 18, 6; "Arrow |aptov 13s pījs|yvvaixds : 102, 1. à : 3xovca à : 69, 3.

datums : dis, daīpov, TED €

51, 5.

SEN

EHAVOV

2

/

AVONTAVTOS

:

T|v Hols) rixre|

danap : dywv dduapra Dovkliav : 19, 3; 'AĢpoderrapiov, etc. éuÿs dduapros : 98, 4. “Saw : dal revere "12270

A; xal yàp êye : 53, 4; [xa]: ydp nv

yevērņs

DE MEMNON

di? sj| prop pi oi

‫ز‬‎ 097006 GOV

duas : 19, 5; ei xai AwEntipes ¿Mun vavrļo ócu]as atv : 22, o

déoxouar : oè Ó auriv baaois poivov Ed|pannv épois|: 19, 10. deurepov: devrepov dxovcaca Meuvovos : 93, 2. deürepos : wodwy deirepov nye uérpov : 28, 6. on: dvaplpa dfn] vor : 94, 7. Anıorapıavıy: Aeyeóvos xÜ (Aytorapravis) : 20, 3

dires : ‫م‬272۸‎ maici Deyelv|r’ : 28, 12. dnpoupyós d Ģugis Édwxe dmoupyès drwy : 93, 8. Önpiv : zé vu

dāpov dralp6ns]

TV

: 30, 5; Cost

‎‫ دام رق‬: ,27 .4 did : dv aifepos : 28, 5.

didwpe : povora dapa didods : 72, 2; d5xev zo moivav : 29, 9; aiatnaiw dpa TÒ Aw xai Ģ0£yypara|1) Blois ¿dwxe : 93, 8. ditornyr : psoas diacricas iuépas dúo : 23, 7. dlos : Tat dia" vier PAļupaviņp tod No : 99, 3. dis : jxov |oa Meuvovos dis

22, 1; [Méuvovo]s wpas B ds : 33, xÀvov AÜÕNGAVTOS doxipropu : GAN Eyw où

: 18, 4; dis jxovoa :

dis #xouce :32, 4; ēvrts, 7; dis, daluov, ted

eré

: 51,058 doxipcoļut "295 11.

dUvaros : ws Uvarov» : 28, 4.

duo : Tolls dúo am]de uévas : 42, 2; jupas dvo : 23, 7

dwdéxaros : AuxdEavrı

mepixdrutod 'Avrewveivov|

[dev]óexare : 51, 4. dāpov : povcixa. dapa dtdovs : 72, 2. E: ds Ee Qor Géo : 28, 12; eine (Por : e

Di

28, 4.

INDEX

20/00: : hilos da neos eyy| de] Nletžoju : 36, 8. Sy : Ws 2200 AUTOS eye : 11, 2; ¿yo Mai vó Nıdyans : 12, 1; BX ye où Soxivour 29, 11; éxkvor alidjoavros ¿yo di, T; xdyw 29, l7; xal yàp ¿yo : 53, 4; ‫كوله‬‎ go$iori|s] | v : 61, L, 1; ¿yo atv CE---: 68, 3; éyow [exa]rövrapyos : 101, 6; Bar

Elas 3’ Zuelen : 29, 18; evodbees yap uor yēverau 29, 13; ¿pavos Kaubions pe

tovoe tov Xo» : 94, 3; dehdoučvy pot dxolt: 5l,

2; py por tiv oan

jv €---:

70, 4; ¿Ma od por ‫اس‬‎ ónpóv, dvaë, xapıcaı : 72, 4; éQéyEano yàp por : 83, 1; Dwv à' ūdvpučs 3v maraı por : 94, 5; «‫تان‬‎| TH yuvouni pou 000۸671 : 18, 6. čywye : Eyorye VéneMos : 51, 9. ei : el xai wen rüpss Auunvarro déuas atv : 11,

1; ei xai AwEnrüpes eAuunvarı|o déu]as atv : 22, 3; ei Qüévyn er, AcAnolor| : 70, 1; ei

de mõvov aevyas : 70, 2; el ye pev ov» Hos Tov čov (@ ov via daxpuer: 101, 1. side : pre noi Dowis ae xai ouyias :61, 2;

” süide 28, 11; lorw 602705 “Ounpos 101, 4; [Méuv]wv olde AaXeiv Soon Qnrwp, 0104 Te aiydv : 61, 1. ¡Arm lay) (Qo a à X,éx go xev einoot xai TETTAPA "Adup elxoct xai mēgupa : 31, 6. einiorw TÉNTTO |o uai einooros 5 SH 7 Baidos sou sixóva éxueuaypévor EIHWV 94, 4. 7

7

~

/

avdņoaavros: 51, 5; [rļeū

‎‫ (يرواء‬: TED écéxhvor

datxĀvov aud[noavrols 51.94 eioopde : " Adpíavov à" goldaw toy mauCaciAga :

28, 3. ex : motntov

7

Mapi» Teun

Éxot-

tovt[doxn| : 53, 6. Enarbvrapyos : [éxalrévraoyos heyeñvos : 101, 6. éxeivos : čtpaye tevylex xeivļov : 36, 7; avav

ex yevéas : 29, 17. éxudoow : 60210305 Ewov cixtva éxueuayuévor: 94, 4. enneunw : puxnua Ücompemés [éxmléurouoa 101, 3. enpléyyopar : ovdev £€

EXATOVTAP yns

od

etvexa : IIetepidov eivena : 83, 2. sis : eis aei|o xÀ €s] 219, 7.

cioanoúw

243

52, 6. vids

: artis ó evJad” Sun : 101, 5; Dovveirov-

davis evade! 23, 1.

: 19, 1;

¿vblade!

rap

evi : cf. ev. éviautés : meuntw dentry Ó ēviavry : 31, 5.

~

‫رم‬‎ Movosiov : 37, 5; ex] yains: /

101, 3; xyvwv ex yevéas : 29, 17 èx 5 y[alys] : 88, 5; Ex mons yaly|s 1: 100, 4. >

/

evvenw : THs everoroww |tones : 29, 3; "Ounpos

Ze [tou &[vve |٤8 nöhov : 101, 4. durée : Euros öpas||a ?] : 32, 3; évrès |mpas B 16,

244

INSCRIPTIONS

dis : 33, 6; tod

‫(مت‬‎

yījpvv

DU

COLOSSE

amparos

DE MEMNON Art,

: 31,

Tvīde. Dabıvvaı

3;

BUGS

3A[0o]|v dain : 101, 6.

tvrīts Geer : 72, 6. sEaxovw : xal Seaxoveiv euxöunv : 92, 2; Addis

Ze: û û êre Mēuvwv |Tod Aoımod yñpuv owpa-

To mpóoÜsv uobvov eEaxovoavras : 93, 4.

Tos durée Eyes : 72, 5.

SEamivus : ēčamivas avdac’ : 30, 8.

ēros : (res) n : 5, 4; Sree te : 34, 6; T? airi

doudzen : dë aļuda, Niropai ae : 53, 3.

čra

öös :tov Aën [Q/ Den vía : 101, 1. émaxote : ANA Gwy eraxovo|a:| : 70, 3.

vod : 20, 9; (érous) Ç "Adpiavoū : 23, 9;

: 35, 3; (ree) -- “Adptavod

: 49,

1;

(ērovs) € “Adpravod : 18, 7; (£rous) C Adpia-

Émapxos : Émapxos oneipns - - - : 20, 2; [émap-

(ērovs) 10 *Adpravod : 43, 6; (Erous) y :

xos dins Odoļ|xovvriw|v| : 20, 3; Mäpxos Merr:os "PoüQos érapyos Aiyvrrov : 49. Erei® : ErelĢ s : 23, 9. eri : |Žiuļoevros di dy haus : 36, 6; õuPnv Em: Méuvovos : 21, 1; emi īpa épousa : 83, 3; Kēhep de dme: Q à nduw m[a]osv:

79, 5.

23, 6.

emıyıyvwonw ` Munay

dmiyvots ovdtv e&eQü£y-

Euro : 23, 5.

Onfaidos

: apabdpyns

xal

Emiorparn|yos

: 67, 2; e[mkorpa|rnyols]

ev : ev, Mépvow, 20621‫وی‬‎ 1 70, 4. eps. : of ovpavov evpiv šyovoiv : 37, 2. eugews : evgéGees H

Tis

Onka|idos : 78, 8-9; emiarpdrnyos Onfai-

36, 3.

emi|rpon[ku]v

Onénidos

N

A

Z

29, 18.

eure : ett’ dv. d? duos Gaam

72, 9.

dxreīvas, dvioyy :

: 51,

via : 51, 12; Evruxós |Maple Teun : 53, Ds etyoua : mal eaxovew edycuny : 92, 2; ev[kau]-

evos tods ddsAQods ¿caxoioa:

Beie) QUéy-

[y Juaros : 99.12.

:

eyo : rot. Rowan yfipu» awuaros Evros eyes: 72,

T

6; (Para d êxecxe(») "Afjup eixogi |xoi meovpa : 31, 6; lv Zeg toov ?0£yy1 : 98, 4; unvi axa» rpıoxaldena ēyovri|[paļra :

émírponos : 109; 62, 8.

eparis : dpdra uópQa Bacihnidos duuas : 30, 3; Eparaı Baoiamdt ritos Sabivvas : 31, 3.

5l, 4; - - - t[p}eoxatde[ xa Éyovri]

Epumvdeitos : orparnyis "Epuav|deirou Naromoketrov : 18, 2-3; Bactdinds |ypaunareis Eppwvdetrov

yap Euoı yévetar : 29, 13;

BarélMas à'&usfev ypinra rad” edod€e[os|

dos : 79, 2. Emirponšw : [Ddalros

Z,

evruy@s : Evruxós |Mapiy K Fepēdd[a]

émtonuia : 108-109. emtorapor : oi pev Erıloradluevol: ?| : 100, 5. ēmioTparyyos

3

xol Naromo|Aeírou

devrepov ‫(رى‬‎ pérpov : 28, 6; pas de Tpz-

: 34, 2;

tas duos ye doduos : 31, 4.

orparyyos "Epluwvdeirou] | Aaromoxe[ frou] :

43, 2.

¿ños : 6061:2265 Ewou eixöva : 94, 4.

Eppvvdis : orparnyös ‘Epuwvhos : 19, 2. goxouat : oļi arelyļovas

: 52, 1;

oi odpaviv evory čxovgiv : 37, 2; dpdwv

mpès

vou : 20, 9; (ērovs) C "Adpiavoū : 23, 9.

airtv éx maons

yalnls e|ädeiv : 100, 4; Molgas d? [a eso 30, 4; peptregatv Üxiov, yov im de[aritov|7pžs] AÜTÖV

: (ērovs) [4 ‘Adpiavod : 18, 7; (£rovs) Z ‘Adpia-

£x maons

y[«ins]|

]22008 ?| : 88, 6; üxovaev ‫س‬20‎ tot Oeo tov xov : 23, 8; ŽuPnv Em: Mēuvovos|

jalov : 21, 3; dien Únor Ó éparar Bacı-

Zevs

: Qwyóv mokos

tov

Aröls]

: 29, 2; Zevs

: 19, 9; dura "Hie

: 13;

Atos Zeis

Kdotos : 13. Caw : Zwew, sivan Eër, Meuvova ; 62, 2; ANA od por Cer Ónpóv, dvač, Xapigau : 72, A.

INDEX

245

n: 009 n : 18, 7; |'A)]o n 70, 7; Iaxdv y :

29,1; Avws w mai yaīpe : 83, 1; |ó 755]

5 :

$ Dautvot :

104, 1; M£uvwv 6 mais ‘Hots re xoi Tes

péya Oadua : 37, 1; 7 maha vis beds &vdov :

---vió]s :100, Devoto: 93, 6; ó ege 'H[o?s l; iov "Ha cv pnršpa : 61, 3; [r]öv

37, 2; 7 ‫خ‬‎ Eri Meuvwv : 72, 5.

Has

79, 5.

:

Ausvol) : 29, 3; Ménvovos

Ads vids:88, 2t z|o [0] [veu] vn - - -]| "Eos :

31, 2.

7 :

ndé : months mos coPiolris| : 61, 5.

dus : Juyupñs jõürepov Aahins : 61, 4. yaw : uw : 97, 2; ¿pes de mpvras dios due dpôuos (cf. aussi &xw) : 31, 4. Atos : mpiv adyas |dedi : 28, 4; dipas de mow-

(Soydaururos Hus: 51, 1; ef ye pên ovv "Has tov dén [Pio via daxpver : 101, 1. dnw: upon

aur old: Oahropevov : 62, 3.

avaros : Auypw Danza : 29, 8.

vas ¿duos ye dpipos : 31, 4; Aw adyaı :

Odaaw : OyGdas 29, 2;

28, 1; ---XWN pop ---dyfroñ

Gaipa : 7 péya Vaūpa pou] : 37, 1.

déi ?--|: 70, 6; ñ[uerjehi[os]jo : 88, 3; ipepi-

vn --- [d]vroāji 210

: 100, 2; evr’ dv

I’ rjõhtos Pašdeov axteivas dvioyy : 72, 9; vija hipvņs TEpixa XXE öeldpa ArmövDL, 6. ‫سو‬

Tiute |nor via : 36, 5; Gea podo-

:em|Tpor|twļy On£nidos nuaf|oéoo|ns :‫‏‬

,36 .3

T

|‫‏‬

duor : Nuevos aida : 72, 7. "pop : pare: 31,7; Zuang aypaivei : 72, 10; dvréMyoz, etc. au : 101, 2; unn IIexdv Trpioxaldena ¿xovre | [?paļra : 51, 5.

‫ لکم‬: TA mpwrn "uéoa : 30, L. 1; pévas dia-‫‏‬ oreas nuépas duo : 23, 7.‫‏‬ iuepivos : ]‫ مس زا‬---dvļroāfj weX(odo : 88,‫‏‬ 25 jpepwi ---[&]vvoA8 jektoto : 100, 2. j uérepos : pärpos Bacilfidos upas : 29, 15;

uõpPa Baoikridos dunas :30, 3. ivixa : jve dv 2706+‫ر‬‎

PasoPópos

Naci

:

101, 2; dk? d UTNp : 19, 4. dp : épà d’ emi dea Qépowa |Bapltros : 83, 3. novyla : eidos

xal

61, 2. ix : ds aires

Povñs

veūpa xal javyias:

yeis : 19, 11; cot,

Mēpvov,

ixsaavros : 19, 4; [fyn]oer AMyupis ndurepov Aarins: 61, 4. ūxos : voi 0200 viv ñxov : 23, 8; Tpirov ayo» n : 28, 8; Oniov dyov in : 30, 4.

"Has : Ados nal yepdpw, Méuvov ,mdi "Tifióvoso :

Vavuddw

Hacowv

: [oi de---]

duvra Atos

móNws

760” Zëlaiuoiom Haluluafovres

: 100,

:

épi 5;

Sdaupada : 68, 2; Vavpadev dpyidixaorijs: 73, 1.

Bed : 052 godo(do)ddxruhos “Ho's : 51, 1. Oeivw : [eo |u| é am yodo ixéAn|s] : 36, 4. Getos : Ouvals) vds Jelas Méuvovos y Dautvod: 31, 2; “Amy xdurave tiv diov: 29, 10; iotw

Oetos

“Ounpos

: 101,

4; écaxovca

7 Oöey|y |juaros : 99, 3; Oniov yov : 30, 4; Oetordrov haga: |dun» Ze: K |Abov : 21, 1; ēxXvov Mé] uvovos TOU Vetordrov: 33, 4; #xovoa Meuvovos rot Oetord|Tov : 34, 3; tod ‫٭‬+‫ہوہءل‬:0‎ Meuvovos| : 43, 4.

Aw : ara Ow emaxovoja:] : 70, 3. Deonpenns ` púxmpo Beonperts : 101, 3. Webs : Fe Quiot Odor : 28, 12; |?0eoī]o ruyövs : 100, 6; 7 paha tis Beie čvdov : 37 2; tov Oeoū tov "yov : 23, 8. fee mito) : mepömeooiw

elorkan] : 88, 4; Oec-

rian usps [r fecour `: 100, 3.. Oeooalin : wir evi Oeooakiyi Oéris : civahin Oéri : 62, 2.

: 62, 7.

Dewpss : mapījy Üswpós : 23, 4. Onkatos : Onbaas Bdoawv avta

Atos

modos :

29.2. Onbais :Onkaildos|

rpopa| 0۵. rods duo xy |de|-

pūvas : 42, 2; Kazovdos

Tayts | 6 Onkai-

246

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

Data : ¿Opavas KauGvans : 94, 3.

Dov ‎‫ رر‬dee Kaulvoys : 94, 6. xatantelvw : "Am xdxrave tov Neiov : 29, 10. natarsinw : udv |otdd0 xA Jev ablılyovors, yponnata : 28, 10; narrar Ti dion vids ['Aļupaoviņ tod No demote bw|meUx Jaouévnr Qawnv ^: 99, 3. HATAamıEw : NATATAE : 67, 5. natéyw : nareyes xoupidíav ¿hoxov : 30, 6; xata ‫‏ ”ل‬eileyač (‫ نم‬dmavra ‫‏‬: 31,3. uedvös : [ody xedvļjj Dix ‘Pov@PAn : 51, 10.

Ow : Ovaas 19, 6.

xean

000 : 000 y : 18, 7.

xndepóv : rolüs do xy|de|povas: 42, 2. tupéw :Qon |?) ‫الرسوب‬‎ aliriov ?| : TT, 2. xīdos :eis ocilo xXčos] :19, 7. xÀuTós : Aute Meuvov : 51, 2.

dos : 21, 5; emorparn|yos Onfaidos 62, 2; de (8280 rîs Onkalidos 78, 9-10; ERIOTPATNYos

:

Onfaidos : 79, 2;

emi |rpor[éw]v Onénidos : 36, 3. OyGaixos : Onéailxa mv Abw : 28, 2. Quies : xahimulor da : 62, 5; Owens

Ww

medtotot : 36, 1. Ovyrós : od ydp mws

dv Üvyrès dvp THE unya-

vowro : 37, 4.

1: --- Dalpjuoubel ta : 84, 14; Zeer te "Adpiavoū:

34, 6; (črovs), d "Adpiavoi : 43, 3. idots : Jones dav Tor makdwv idpies : 29, 4.

iepeds: tones pYdwv zou maldev idpies : 29, 4. iepös : THs iepas duovovoa Doviis Méuvovos : 92,

2; iepwrarov Meulv)ova : 99, 1. inui : in Méuvov mov aüdav : 28, 7; Dün dxov in : 30, 4; Mew|vovos---| péos---|

iévros : 104, 6.

‫فا‬‎

ce

[čvov

addījs :

101, 5.

;

i

'"Adpíavos : 28, 9; dAoxov 29,

6;

xorpavart)

"Adpidvw : 31, 5. : 102, 4.

'I7a36s : Aipifāuos, [rads dvnp 72, 3. : Heyedivos x (Aņtorapiavijs) :20, 3; Toe: Xs:

67, 7.

‎‫ امل ره‬: voc pày sopép edd sarnfd: x ,31 .7 (Era)

3; Mopxios Epuoyévns &éXvov péya Qvi -

xorpdva |"Adpixveo

- (0s, 195.

iotopéw: io[rop]10]as] den

Kaicap

21, 4; "ExAvov avdjaavros ¿yw ru Aw Boe : 31, 1; öxhvov Mēļuvovos : 33,

xofpavos : Koipavos

innos : Aeuxoigi de aibepos Immoıs : 28, 5. “sos

x} var: ws xAvov autos eyw : 11, 2; [ons &]x^v[s], Meuvov, dirás : 36, 2; ¿xAwov Hs Kerovos :

cavros Meuvovos : 39, 1; roù M(éu]v[ov]os

"Dron :"Opmpos Ze [۸00 ēļvveļre pido» : 101, 4.

iva : iļva|--- :100, 4.

: OTĒpVAV 72004۸75 TE drep : Tati.

f Acro |[xparopo]s

Kovipiva

Kaicapos

Ovsorao: ||avou Ze6ļaoro

::5, 5; (érous) C

"Adpiavot

XUpíoU: 23,

Kaícapos

TOU

xokogads : sens xovía : ÖT li xóvis :Ev novel xotéw : un nal

9;

[Airļoxpdropos Kaícapos | [‘Adpia|vod : 32,

du mot, 71. up Tadvvoro : 36, 7. yap auth TI Tv Xwudram : 23, 3, tor Baciheus xotgon : 30, 5.

25

Kovambuos

51, 7; Lëaleu gé

34, 7; ---To[ū Kļaicapos : 84, 13.

52, 4.

KÄÄOV 3 29, Ls

KauŠvoys : Kaufvoaıs eos : 29 ‫و‬‎ 8; vow KapGugew : 72, 8; ¿pavos Kauévons : 94, 3;

vids

xparos : [oölv, wyve, 5 : 83, 4. Kpoveitvv : oe 7 Kpovetay |[oixovp]v mõrpov :

2; ret e "Adpiavot |Kaícapos tod xupiov :

Kaiodpeita : Kasoapeias Ila|viddos : 69, 2. xaAA(mUAOs : xaAA(mUAOv dun : 62, 5. aide : a xoda tvids Dakırva : 30, 2; aipa zé

(Tvaiov

Kovipiva) Žepijvos : 20, 1. xovpidtos : xovpidiav dhoyov : 30, 6.

oe

Oñxe

Kpove(t)w|v]

APOXOTETAOS : Ha Tiv prépa tiv xpoxtmenhov : 61, 3. XTUTÉM : roto[v| viv [x]vu||mé]e« Agos : 36, 8.

xiptos:(ērovs)Ç Adpıavov TOU | xupíou 1858; (ērovs) C "Mūpiavot Kallid TOU xuptou E 23,

9;

šrev

we

"Aópiavog | Kaigapos

toù

INDEX xupiov

: 34, 7; ērovs)

xupiov)

if "Adpiavoū

: 43, 6; (šra)..

[ToU

“Adpsavoü | [rod]

xupíou : 49, 2. hayydve : unvwv En yevéas Säin yov alua TÓ xarov : 29, 17. : [Mēuvļov

Maht

l; AdAmo[ov|

olde Xakeiv öoov rrop : 61, : 70, l; ed, Mépvow,

2‫ے‬‎ ‫مورد‬

cas : 70, 5. daid : yups AdAos : Xor

|

^

\

|

\

marpns : 19, 2.

eyed» : [yiÀ (apxos]|| Aeyeavos xÉ (Aņtorapiavijs) : Aeyedwos : 101, 6;

reyılövos)x[ß]--- : 74, 5. Xéyw : bs site T aus : 19, 13; yaipnv eine Foi: 28, 4. zos : 51, 6; Tmrepux a^ Ao ‫غم‬‎‫مء‬10 Arróv[r]os : 52, 3. S LI

62, 4.

Aubuxñiouw

un’

Zëpdem

: Alroual ae : 53, 3.

|

'AxiMéa : 62, 6.

poidias : Tis vú ae todd špeče, Ģiļhov téxos, Odpavivov] |uadıdiws : BS, 2e péyas : éxhvor péya God cavtos Meuvovos : 39, 1; péya Doveiv : 62, 2; uéya Vaūpa 700” ¿Ql0akuoior époual] : 37, 1; vewxöpos ToU ws[yddou] | Žapdmidos : 20, 5; neyaiw uévos "Adpiļavoto| : 30, 7. kopa : Ietepidwv eivexa, Tais péhouar : 83, 2. Meuvwv : à Mēpvov : 11, 3; [Aļidyevīd de, Meuvov : 12, 1; dfxyxjoer | cov, Mépvov : Méuvor,

mdi

"Tilovowo

:

29, 1; [oñs ¿Jxdle], Meuvov, deg: : 36, 2; xAvrē Meuvov : 51, 2; mpóQpov 2|604-

©. :

heyupos : Aryupns ridurepov AaAims : 61, 4. Afos : pe Tõvde tov Gov : 94, 3; Aos dorsros : 36, 8; OnGaiļxjw ru Aw : 28, 2; "ExAvov ajdyoavros ¿yc "mu Mo : 31, 1; Alcünciv dpa të Ada : 93, 7: 0 Mbw |rerrulxjacuévyy Goma : 99, 4. Mpvy : Muvys mepınaddea pepa : 51, 6. Arouaı 7

'"Avrwveivov

Eao ydo uo: | Meufvov] : 83, 2; Meuvova nuvbavönav Aiyyrriov : 28, 1; domaooaro xautos | Meuvova : 28, 10; Zwei, eivarın

Achbavoy : tHs mpöodje Ashpavov tuxns : 94, 8. Asuxós : AsUxoici de aifepos immos : 28, 5. Anroidns : Aaroida : 13, 7. : Atyumrov

:

déulas cov : 22, 3. Xwo6nryp : cf. supra s. v. dvpaivopau. poda : 7 paña tis Heös Évdov : 37, 2. navJavas : Gaar : 103, 3; mavJave : 62, 3; vov de mapa éuablov 2,15.

19, 4; yepapw,

hebreo : [jehlou] Muvns mepixakksa peīdpa Aumóv-

Au6uxós

Euros ya

7256:

Avypós : Xuypw Bavdry : 29, 8. Aundbas : Avudbavri mepixdutod

pdxn : tov dē udyns dxópyTov

ypauparevs

'Epuwvlelrov xat Aaromo|heérou : 34, 2-3; orparnyös ‘Epluwvybeirou] |Auromore|irou] : 43, 3. Adrwv : arparnyos Epudvbiós ze [xo] Notre

20, 3; [éxa]róvrapxos

y9puv awparos

gov : 11, 1; ei xai AEntipes eAuunvarr|o

piv 'Apye : 19, 8; Aaen de Ọn-

: 18, 3; Baoshixös

2927 hotrrós : TOU 1

Avuaivouar : Ei xal AmEnripes Euunvarro deuas

‫(لالہ‬‎ ‫ مو‬Aahtys : 61, 4.

7

7

Aoimov : Vuydv d dfavdrav Aoimov Šowga vow :

[dtvļdexdry : 51, 3.

you 10v A.ó[s] : 19, 9. Maunas : unrpyni Apuros Harmöuevov : 62, 3. Aaós : xata 0 čayele Xaov dmavra : 37, 3. Aaromožeiros : orparnyis "Epuwv |herrov Naromokeitou

247

Meuvova : 62, 2; Méuv [ova] : 84, 4;

iepusrarov Meulv)ova : 99, 1; mapa 7% Mēuvov: : 29, L. 2; [#xjouoa Ménvov[os] : 5, 2; #xouox Méuvovos dis : 18, 4; ¿u@n> £r. Méuvovos : 21, 2; Méuvovos ovx, tms änovoeraı : 23, 2; ijuovoa Meuvo vos : 27, 4; öte

jxovae

toy

Mēuvolvos

: 28,

L. 2; ois ä|xovoausv tod Meuvovos : 30, L. 2; Ouvals, tas betas Méuvovos Y Papéva)

: 31, 2; [Méuvovo|s dis jjxovoe : 32,

4; &uäuov Méluvovos tod Vetordrov : 33, 3;

248

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

jxouca Méuvovos tod Oerord|rou : 34, 3; péya Quwvil|cavros Méuvovos : 39, 2; tov etordfrov Meuvovos] : 43, 4; 7xovoa Méuvovos : 79, 4; [%xovoja Mé|[uvovjos : 90, 2; Tas iepds duovovoa Davis Mépvovos :

92, 2; devrepov dxojcaca

wirnp

DE MEMNON

: yevérous pärpos Baoinidos čupas : 29, 15; on unrerp : 51, 2; &móÜow de, prep : 92, 2; Hd 72v pntépa zua XpoxóTETÀOP

: 61, 3; ‫مس‬6‫ل‬‎ Kaubloew pnrēpi : 72, 8; nv[éx d uWrnp | d

neußönevos

an xuleica adv dēpas as : : 19,

| Mépvovos :

4.

93, 3; dxovcaca Toide Méuvovos : 94, 2;

knrpayos : unrpgine Apuros Oaxrūpevov

Meuvovos

p

| ta man

M[éujo[ov]os

yosoa

: 94, 6; 7ol

[é]xAvow aids : 101,5; Mén|-

0 ron 3i E : 107, 6; © » | Mépvov : 13, 8. Meuvwv |&xvyvovs M eEsOdeykaro : 23, 5; in Mépvov mv aüdav : 28, 7; xU íadov uiv Méuvov oiyais : 30, 1; Ko 30, 7; mpó|Q[pw]v Méuvov =Tpšooais ¿Q0éyEa| 0

Meuvwv

Sa:

[Mé uvov

1942,

Als o pilēt

| tot Xormod yijpvv owuaros 5 12, 5; [Méuv|ev olde dadreiv door

õnrop : 61, 1; Ed, Mépvov, 70, 5; [5 rs]

dcos

"Ads viós, | Méuvov

:

: 88,

2; Meuvwv 6 mais Hols te xoi "Tewfewoio : 93, 6; 6 Ts Hfoūs ---vio]s Mäwov : 100, 25 ‫ئل‬‎ Mépy |[wJy : 103, 4. pēp Popa : pur Kankioew unrepı peuQôuevos: 72, 8. pévos : peydhw uévos ’Adpılavoro] : 30, 7. Epos : adv nee pépos ade xdbnta : 13, 7. pēpoy : pepūregatv Oeļorišav | : 88, 4; VeoniCv ]‫نعمل‬‎ jeroiv: 100, 3. pécos : péoas diaorioas iutpas dúo : 23, 7. peta : pera xal Ts auvGiov

'"Apoivóns : 34, 4;

pero Tv mpoye|ypappévov : 35, 2. ueravdorns : MOEL zua dre[ unto ueravdornv] :

53, 2. ērpov : œpdaw deurepov nye pérpov : 28, 6. / 7 un Ka : un\ xal / zo Barikevs xoTšoy :A por Tv cevynv : 70, 4.

03, 5; ‫ام‬

pnv : pījvos "Auge : 31, 7; unvös 'Adpiavfot] :

43, 7; pn»! "A[0tp] : 5, 6; unvi|r9 aire: 35, 3; un»! Toy aiv sols 4

pure : uyr Evi Topav | Poeyyeodat unt’ ev) Oecoartne : 62, 6-7.

medieu,

: 62, 3. dvnp Tade

: où ydo nws dv Üvnrös unxavöwro : 37, 4. iofrop]no|as] ‚Euvnadn : 102, 4; HHN) duvijadnv Zrfvovos: 69, 4; ueuvnučvos : 5, 7; peuviaopa cel :: 22, 2. uvrody : 174. póvov : ei dà uóvov cevyds : 70, 2; poūvov ¿Enxavotu

XOUTAYTAS

opp : Motsa:

: 93, 4.

pita ‎‫ يهم فد‬sodinhioaB sapud : 30, 3. : [aé] ía xai Movowv

: 61, 6.

: tay [Ev Movoeiy| |aerrovpēvov : 20, 6; ‘Ounpixod moınrod dx Mouceíou : 34, 5.

Movotiov

pougixós : wovotnd la dtdous TA pūbos: 0210٤ ‫ا‬‎ os Trou e[vve]me Hëlen ` 101, 4; dos : 36, 4; ipnes dam TOY mahdev idpies : a 4. pxnpa : puuna Osomperrés : 101, 3. Neos

:

[rapa]! Ba|[Eļudtvnevr[a] Nenov : 36,

2; Neros eXauvöuevos : 62, 5; Albos onsTOS éyy [404] Nfeāoļu : 36, 8 veūpov : sides xal Davis veūpa xol jovyias : 61, 2.

veoxopos : vewxópos ToU ue[y ou] |Xapdmidos : 20, 5. vnAns : vihas "Ami xdxrave Tiv Díos : 29, 10. No : 7%: dia | vidu ['Alupovip tod No : 99, 4. voos : dean O avatar Aoimov Écwoa vow : 29, 12.

vixTaop: Oetordrov vóxrep | öuDnv Ze: Méuvovos | 9A0ov: 27 viv : TO VU ddpov : 30, 5; Tis v) oe tordo” špeče 58;

1.

viv : viv di rapa» ¿uadov : 12, 2; voio|v| viv [xrlu |[melee Aos : 36, 8; viv as avvijdets xai Qikous iordčero

: 93, 5; dvaplpa dfn]

INDEX

viv xai 000617 ta Pléyypuara : 94, 7.

öde : aims rad Eypaye : 11, 3; ypémra Tad : 29, 18; où ydp rus

dv Gvnrös dvnp TAHE

unxavôwro : 37, 4; où doxtuwue ober "‫جلل‬‎ theo? dv dyaXpa : 29, ll; ‫منكم‬‎ Vaūpa 700” 2Oahuoiow popa |: 37, 1; dxovoaca roūde Méuvovos : 94, 2.

öduppös : Gand O üdupuès ñv : 94, 5. oixoupós : ae Nine Kpovefvv |[oixovpš]ļv merpov :

51, 8. oixopat : otxwvrai leie! marpalv] : 100, 6. pe : où doxlpope fer 16d" Oreo dv dyodņa :

29, 11.

Dos

: d QDücıs

Aus

Onpsoupyes

Tov

brow

:

93, 8.

&AoQupopo:

: "Avapüpa dal viv xai doa?

ra

Ddeyynara |ūhoĢipouļaļ: : 94, 8. ‘Opnpinés : "Apeiov "Ounpixoü moro “Opnpos : 06105 "Opnpos : 101, 4.

249

toov : cide AaAsiv cov pntoop : 61, 1; än Zeg toov Pléyyn : 98, 3. ¿dos : bo’ evide "‫دوم‬‎ éaXxovce : 28, 11. d

OTE

d

: OTE

: 28,

L. 2; ¿T cv [xovín]o:

ravvoro : 36, 7; Bee civ tH Žetaorj XaGelvy |+ eyevõunv mapi za Mēpvovi : 29, L. 1; öte tH seen iuépa osx à |xodraper : 30, L. 1; Tirav Pëtr aw, etc. : 28, 5. où : où doxíutopa : 29, 11; oU ydp mws dv Ontos ävip rade unyavõprro : 37, 4; ox à |xovgauev : 30, 2; ox dxopnvos alp’eor|ıv : 88, l; oUx dudpnvos dp’ gory

: 100, 1; aux,

bras axovocta : 23, 2. ‫‏‬rédùo : ‫ لالہ‬406652 ‫ مجم‬: 32, 5.

Odeomaosavis : (frei) y Aro |[xpdropoļs Kaioapos Oieoragi ||avot 526 jaro e oUv : el ye pčv oov Hos : 101, 1. Ovoxovvriot

: 37, 5.

Ai

9XOUC6

20,3.

: [émapxos Zus

Odo)

xovvrio[ | :

oüpavõs : oi opavtv eüpiv éyovow : 37, 2.

polos : Opoltos jxovga peta THY mpoye |ypaupévov : 35, 2.

Otpaviwv

uot : d'Aen Duo 0” ¿parar Bacıkrıdı rvīde Xabi-

ous : ruäte [x]ai dara Bap£apos dyno : 29, 7.

۱

ovoiat : voir procurator usiacus. OŪTos : [taùt čypaļa] : 51, 9; [rlavra Dakepvos

vat 231, 3.

Pr

: Tis vú ce Tod” pee, Pi[Aov téxos,

Ovpavidvov] : 53, 1.

: óuQnv Ze: Méuvovos : 21, 2.

čvopa : marpolev oŭvow Exwv Avodduos : 72, 3.

čypaļe : 61, 5; tour” aros jürnosv : 19, 7;

OEVrovos : aūdav |Gčvrovov : 28, 8.

ToUTOis Tois éhéyous : 72, l; roūrov dé cot

émoios : immolov.

xapače tov arixoļv| : 19, 12.

. . Toio|v] : 36, 6.

Baas : oy, Ems dxovcerai : 23, 2. öpdw : À uéya Daina 100'2Ģ[dadpoīaiv põua] : 37, 1; idaw "Hd jv unrepa : 61, 3. ös : Kédep de deer ¿Pd mov

rļaļpijy : 23, 6;

un por Tiv acıynv jv E---: 70, 4; Pwr, etc. jv Qee Kapbvons : 94, 5; ēpījs dopaptos, nv Eyoru'öoov QUéyyn : 98, 3; čxdvcv de Karovlos : 21, 2; 7 da tis 08۵۶ evdor, ol otpaviv eupüv Šyovow : 37, 2; d ately|ouer : 100, 3; ts ein: 7 alt Píhraros T---: 19, 13; “Ounpos, ts “Titov &[vve]me pitov : 101, 4; IIetepidav

elvexa, Tais oat

83, 2; ۸60771601 Ur’ COpiow,

vei |xaAMmuAov OnEyv

ay àmorap-

Nenos : 62, 4.

öOlaxuös : À uéya Baue 00” LP|Jahyusioiw põpar]: 37, 1. öDpus : Alyumrov ‫بر‬۸6‎‫ ہت‬vm ¿Qpúciv : 62, 4. ¿x0n : [Sip Jõevros |dai ¿x |Oaus : 36, 6. byiyovos : xdAM[m]ev ¿le yóvors |ypórrara : 28, 11. modos : Méuvovos |ra 305 yodaa : 94, 6. mais : yepapw, Mépvov, moe "Tifovowo : 29, 1; Alps à mot yaīpe : 83, 1; mais dän emvvPavõunv 2] : 19, 8; Mēuvwv 6 mats xai Teidevvoto : 93, 6.

Hols

ze

rodar : Pwvy d Gdupues ñ mora por : 94, 5. mahatos : ones uber Tv makdev idpies : 29, 4. ndaw : ¿Pl nadi rļaļpīju : 23, 6; fn Méuvow

250

INSCRIPTIONS

DU

nak avda» : 28, 7; ws madi à uda Tvīde Sabivva pol ‫م‬۸‎ ۱: 30, 2; xa! dvamkéwr r|dAw] : 67, 6.

mapCaciAeUs : Mdptavov ”‫ل‬‎ écidwr tov maukaciAna : 28, 3. Iavias : Karoapcías Ila |viados : 69, 2. MAVTOTE : mdvrore xa! --- : 70, 6.

7077705 : eloébses yàp Euoı VEVETAL TATTOL T éyévovro : 29, 13.

COLOSSE

DE MEMNON ‘Opneinod otro?

: 37, 5; 77011101 EmITpO-

mov : 62, 8.

mow : dxév To moivar : 29, 9. mods : dvra Atos mokos : 29, 2. 02205615 : rod |xis d duovoerat : 66, 2. 70205 : 702261 dua areiyovor : 72, 5. rovéw : mļo| vevp|£vy---|| Ews : 104, 1-2. mõnot : "O momo, 7 péya Oadpa Tod ¿Q[0aApolow põua)

: 37, 1.

mapa : maps 19 Mēuvovi : 29, L. 1; [mapa]: Ba [ļvdivyevī[a] Neikov : 36, 1.

noté : [v]ov Hols) Tixre|mūr via : 36, 5; [vre

Tapert : võis mapeovot Bporois : 72, 10; ¿vda-

npiv : Tû npiv émuvba|vôunr : 12, 2; mplv mp% -

det mapñv : 23, l; rapñv Oswpós : 23, 4; EQ à sain rļa|pijv : 23, 6; viv de mapov &uafjov : 12, 3. mas : dījhov maigi d’ &ye|v]v ds : 28, 12; dx mdans ylains] : 88, 5. < narnp : Oéwvos |dpxıdınaarod vos xal |mato : 27, 4; Tû mdrepos de marnp : 29, 16. rompa : olywavraı m|pès| rarpaļv| : 100, 6; otpatyes "Epuwvdiis te [xai] Adrwv

marpis :

19, 2. marpodev : rarpöljev oŭvow Exam ۸٢‫وعم‬‎ : 72,3. Haywv : uxvi Mayor : 51, 4; Hayov 7 : 79, 5. mediov

: Onéns

dv mediouor

: 36,

l; pr Evi

Topor |Ģ0£yyeada medtwt : 62, 7. Iletepides = Iliepides : Ilsıepidwv eivexa : 83, 2. TĒUTTOS : TÉMTTO: dextīy O 8 viure : 31, 5. TepixaĀdijs : Ange

mepınardea

peīdpa : 51, 6;

[mepix|arrAca peidpa Armöv[rlos : 52, 3. TEPIAAUTÓS : Aundkavrı

mepıxÄurou "Āvrcovetvov |

[do|dexdry : 51, 3. mērpos : [otxovpčļv merpov : 51, 8; Ģewvyv d ano merpov čdy|xe|: 51, 8; Corn ”‫ل‬‎ Art 7727 pou

&[nxe| : 52, 5. IL;Asteov : IInņheiwv ¿dp aooe Tj» "Has Tixre|

36, 5. mAetorovixņs : 'Árricov mäeroroviuns : 71, 1. mor via :

TAjaaw

: GG po| dopi rĀdyeis : 29, 9.

moli : emödovv ce, pñrep : 92, 2. MOLJTYS : MONTS di coĢio( 775] : 61, 5; "Apeiov

nor| dvrokiņs Baca

Mi

t

Tys pas : 18,4; npiv aüyas dew

: 28, 3.

"poypdQw : pera Tov mpoys|ypaupévov

2.

mpopavidrva : Onéai|dos|

: 35,

rpoua| Dën rolüs duo

xy|de|povas : 42, 2. mpis : [mpès] avróv : 88, 5; [oreiy jovot mpis aro» : 100, 3; ofxwvra zleiel marpalv|

100, 6.

:

i

mpöojev : Ts mpöolje Aehbavoy Túxns : 94, 8; ~



^

aūdijs T) mpiaÜsv

7

/

poüvov

EEANOVGAVTAS

93, 4. MPOOKUVEG

: Axelvs] mpooxuvroas

iepwraron

Mép(vjova : 99, 1; xal mpooxuvnowv dua : 23, 4. Tpogxvvņpa : RPOOXVVNUA Tovāias|Žarovpvivņs : 65, 1; Atovvaias 7ù rpoonivnua : 66, 2; /

/

>

/

£

TŠ mpooxvvypa Owdwr(ou) J| : 96, l; npocxv-

vnpa M(apxov) |K. Iluüovax(vos) : 97, 1; "AĢpoderrapiov zb mpooxivnna yéypaQa(u) :

98, 3.

zpiQpov : mp5|ļ|pwļy £?06yša|ro [Mé]uvow . 42, 1; mp>Ģpwv ê |60045. ydp por, |Mép[vov] : 83, 1.

mpsros : pas de mpwras duos nye dpópos : 31, 4; tH Tpit juipa : 30, L. 1; mpv mp5 TS wpas xoi npory

27, 5.

: 18, 4-5; wpas 7005115 :

"ug : deruvnoro Mb |memu|xlaouévnr Pont» . 99, 5.

INDEX

muvavopas : muvÜavouav : 28, 1; Tò Tpiv nuvJa|võunv : 12, 3. muptvos : dxteiow Barhousvos mupivais : 13, 8. Tus : OÙ yap mos àv Üvnrös dup Tade unyavowto : 37, 4.

251

aóv : 22, 3; [od|v, wyve, xpéros : 83, 4. em :€61$4L. 1; ooëoris : "Eye ao$iar/ļs] months joe ooëto rus : 61, 5.

cóQos : 4‫أ‬6:۸۸‫٭ل‬4‫ظ‬‎ ‫و‬T ó có@os : 29, 14. omeipn /

: Žēpovios e

`

Žovžrixios

2

Gs)

^

X72.

/

Emapyos A

pd : 7 ‫مث‬‎êre Meuvwv : 72, 5. pelo : tis vu ae tordo éoe€e : 53, 1. feipov : [meprxjadAéa pipa Armūv|7|0s : 52, 3; Murus ‫م‬‎ Àéa ģeidpa 51,67

ometons--- : 20, 2. orévdw : 0751005 ` 19, 6. otelyw : off oreiyjuot mpès

péos : péos : 104, 5.

arčpvov : artpveov xebadījs te drep : 12, 7.

dieu

: [Mé|o cide Aaien

61

Zeen

pytwo

/

ario

dx maons

yaín|s é]Adeiv : 100, 3. otnAn : xdv [oral xoDQa|m|ev : 28, 10. 7 ‫ہن‬‎ £ 7 z ` / r orixos : Toürov dé cw xapaze tov orixolv|

öododaurukos : Hed ģodo(do)ddxrv)os Hoss : 51, 1. Žačeiva : [Ža]6eīva Sebaovri : 32, 1; civ 7% Sebaorii Sabeivnj.

d

E

: 29, L. 1; 60612۸711091

TUide Dakivvar : 31, 3.

19, 12. otpatnyos : arparyyts

"Epuwv eirov NaroroAeírou : 18, 2; orparnyès Epuwvbiós Te [xa] Adrwov

Zaparis : vewxópos tov pelydžov|| Žapom:idos : 20, 6. Sapdvõs :0 Zapdimrès Hapdažäs = 29.1. Debary : I[Sa)Beiva ebaorn : 32, 4;1; atv Th? Selaorij Zakeivnlı : 29, L. 1. 6 Debaorès “Adpravõs 28.3.95 Žetaoros

marpns

: 19, 2; Kédsp otpa-

Tayès : 23, 1; Xatpypwv à xaļi---| | otpa‘Epluwvdeirou) | Maronokeļirov] TAYÈS

43, 2.

Srpvuow : Sr|plu[uléve(?) : 107, 4. cj : Tepmsı yap 0° Epdra pópQa : 30, 3; (ajud evtd oe, Méuvov : 12, 1; cë $ aiein : 19,

(ēret) y Avro ||xparapo|s Kaicapos Oveora\

10; 03:2 ce Dovrjevra : 51, 1; Baosija ae

gi |[avoi Leb |‫همهم‬‎ 290,

03×۰ Koovetwy : 51, 7; [Baļau aia as Üijus

oepvõs : Täv atuvav dAoyov norpxvw ‘Aðpidvw ‫د‬‎ 29, 6; Tav auvav xaTéxes xovpidiav &hoxov : 30, 6. onpalvo : ypórmara

7 oapaiv|ov|ra

: 28,

11;

Kporeļi)w[v] : 52, 4; rés vú ae Tord)” ¿pegs : 53, l; Āfropal ae : 53, 3; xa) ydp eye ce(?) ECAKAI--- : 53, 4; ce yepatow 72, l; emöhouv

ce,

‫مدعم‬‎ : 92, 3; rev

üuap ompalver : 72, 10. 61, 1; xiodov pev aıydw : oidé Te cuyas Meuvov aiyais : 30, l; ei de póvov ceryas : 70, 2. giy : pol por Tv cevynv nv €--- : 70, 4.

Tód" treo’ dv dyarua

Zidyrns : Naitv

dvač, xdpigai : 72, 4; tev écéxhvor

Tad čypaļe

eyo Ilaiw» ó ‫مرو‬‎

>udyrys : 12%

: 11, 3;

|dei dy¡ars : 36, 6. Suudeus : [Sip ]öevros airē : av [ev Movaeiy| | oerrovuevav : -

2

‫ےک‬‎

ab

oxla : Evi onto : 28, 6. ats : ‫سم‬‎ |à on 19, 5; on prep

20, 7.

: 51, 2;

[oñs Z|xXv[s], Meuvov, dirījs : 36, 2; 7

Va

Davis : 51, 3; déuas cov: 11, 1; atv yap pé

N

pos : 13, 1; atv dēpas

19, 5; [dén Jas

xAéos|

: 29, 11; els cio

: 19, 7; peuvroopas

cel

22, 2;

TOÜTOV OÉ cot xapade tov orixo[v| : 19, 12; älunujoev | cov, Méuvov : 19, 4; ¿Ma ov y audyeıs: 11, 2; ¿Ma ov por Geier ‫لتر‬‎‫مالو‬ : 51,

5; [tled dodukvov : 52, 2; yAdooa pev To. ruāče : 29, 7; un nal Tor Badidevs xotéon : 30, 5. clubs : atv Tovardia Toni tH ‫هنا‬‎ Eis 79, 3; pera xai Ts

auvbiov

'Apowóns š

34, 4; avvŠiļov] : 78, 8.

avy : [cov] AxA? : 5, 3; atv | zg yvvaixi mov Dovičia 18, 5; atv tH Zefaorg

252

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

Začeivņ|: : 29, L. 1; ody +ñ àceMQ[8---] : 43, 5; [atv xedvļī dMóxe : 51, 10; ¿yo civ C€---: 68, 3; oiv Tovaidta

Tori :

79, 3. auvibys : ds ovvnlleis xat Dikovs : 93, 5.

aaa : Wyav 0” dfavdrar ‫(وج‬‎‫¿ مر‬coca vow : 29, 12. cupa : TOU AormoU YÄPUV awparos EVTÖS exer: 72, 6. rayés : KerovAos rayès |à Onfaidos : 21, 4. ravi) : Uv ëv |[xovinjos Tovvoro : 36, 7. TÉXVOY

: perd xa} rîs auvGiov

tov téxvov

’Apowwöns xa |

: 34, 5.

Téxos : [adv xedv]f dénan “PouPirAn xoi texdecow : 51, 10; Ģifhov véxos] : 53, 1. TÉTO : TEPMEL ydp e Epdra uópĝa Bactryidos

¿unas : 30, 3. Teūyos + :

tde : ds ndaw d naha Tuide SZabivva pollos] : 30, 2; oy Duo O ¿parar Baoiaid tude Zabiyvar : 31, 3. vi : el POevyn vi AdAnc[ov] : 70, 1. rim : Onxé ae Povrjevra : 51, 1; [BajorA(5)A oe 07:23 Kpove( (air! : 52, 4; ae Ojxe Kpo-

veiwv | [olxovpö]v merpov : 51, 7; Quviv dane mērpov ¿On[xe] : 51,8; Ģrovyv ”‫ل‬‎ amd merpov čd[ņxe] 252, 5. Tıdavös : yepdpw, Mépvov, mdi Tuvo

: 29,

l; Méuvov û mais Hots te xa) Teihwvoio : 93, 6, rixro : [r]óv Has rixreļ mor vía : 36, 5. del dun.

Tov perava] : 53, 2; 7 uda mis ‫ء‬06۵‎ &vdov : 37, l; Tís vú ce void" See : 53,1. Tirav : Tirav I ¿rr dam Asvaoıcı de aidepos immots : 28, 5.

Talyo : yAdoou pv To Tule : 29, 7. Toiov : rotoļv] vūv [x]ru|[méles Aos

: 36, 8.

Totöode : tis vú os tordo” špeče : 53, 1. tote : Kotpavos

"Adpíavo[s Tov dlls P domdo-

caro xairos : 28, 9, rpew : xe Mépvow tpéooais : 30, 7.

pls : fnovoa Tpís : 71, 2. Tpıonaldena : ym

Maxon

Tpioxalðena

čxovr1 |

[paļra : 51, 4; ---r[plkoxaide[xa Exovrı] : 52, 1. Tpízos : Tptrov dyov in : 28, 8. Tpoín : ¿vi T[poin ‫م‬‎ ]éevros |fr” 5‫هن‬8[‫ةرب‬‎ :

36, 6

`

;

Tpwios : evi Tpgaw |---mediw: : 62, 6. Toe: : Tibi xe : 67, 7.

ruyxavw : |? Oeotļo ruyövres : 100, 6. vide : voir tide : 30, 2 et 31, 3. TUTTA : ds xdAÀxoio túmevt[o]s : 28, 7. TÜxn : Tis mpöolle hekļavov rúxns : 94, 8. Tas : tws Évémownw |ipnes : 29, 3. U6pis : U6piv Kaubioew : 72, 8.

vids : [rjèv Has) zixve| mor vía : 36, 5; tov soy [Ģiļhov via : 101, 1; Sépovios Žovāri-

Boaye redy [ca xeivļov : 36, 7.

tis : Bory Tiw'--- : 19, 11; doef twa

DE MEMNON

xis [Tvalov vids xTA] : 20, 1; [ó 77s] As vids : 88, 2; ó rs Hļfots--- viójs : 100, 1; xal Arddpou | vio) : 96, 3; ta

dan

| vide [A]uuaviw tot No : 99, 4;

Oéwvos | dpyidixaoroÿ vts xol | marılp : 21, 3.

Üpvos : xiQoín (?) üuvov ‫ہائوس‬‎ ?| : 77, 2. duer (= õpod) : ‫ب‬7۸۸‎ duo d" pora Bacıırıdı rvīde Sabivvas : 31, 3. uma : AuËvxñiou Ur’ öPpuow : 62, 4. Parda : rjEhtos Ģačdwv : 72, 9. PacoPópos : PasoPópos : 101, 2. Dapéveo) : Mégvovos d Daptvod : 31, 2; ¿pas y Haus[vor] : 102, 6. Dappovdi : Dafpļpovdet ıa : 84, 14. Qépo : ¿ua Û emi īpa Qépowa | BdpSiros :

83, 3.

6047/۳۸۴۰ AlaÜnciv apa T4 Abw xat POéyyuara : 93, 7; acaba ra Oléyyuara : 94, 7; écaxovoa: Beien | POéy[yluaros : 99, 3.

Dheyyouaı : pyr’ evi Tore | Pheyysodaı rsdin : 62, 7; jv ¿xo Zeen Qéyym : 98, 4; ci POevyn ve AdAnofov---]

: 70, 1;

Diéyéao

mpóQpov

Aaroida

:

13,

7;

INDEX

253

é|QUéyEao ydp por : 83, 1; mpd|Eļpwļ»

xapilw : Laien :‫ل‬‎ ‫ ومناط‬dvaš, xapıoaı : 72, 4.

2002yEa| 7o [Mēļuvwv : 42, 1.

Xapıs : dēla xol Xapitav : 61, 6.

Pidaordós : à Pidaofidts Alan : 83, 3.

xí» : xevoev iwysv|

sw : Fe Bihor Ogos : 28, 12. QíAos : Q([Aov rēxos|] : 53, 1; ri” &v [@élhor

: 104, 1; unrnp

| à ©)

via : 101, 1; de ouvydeis xal Dikous : 93,

xBiadov : yOiodov uiv Méuvaw aiyais : 30, 1. xiMapxos : [xsAlapyos] |Aeyegvos x8 : 20, 3.

5; Ģiāraros T ([jondoaro?)

Xoíax : 34, 7.

: 19, 13.

des : d Quois ¿deme dnpioupyès Tõiv kv 93, 8.

:

Dawew : uéya Quveiv : 62, 2; Dwvnv= Quveiv : 28, 2; péya Povrj|oavros Ménvovos : 39, 1. God : Dwvals) tas Velas Méuvovos 7 Gapévof : 31, 2; Gand J öduppös dn rar por : 94, 5; Goen Quviv : 37, 3; Pov J dei mõrpov ¿On[xe] : 51, 8; Quviv d dmö mérpov

Minne] :52, 5; /:‫ةعيرس‬‎ ‫ هجم‬Xe |memu[x]aoHënn

Dovnv

: 99, 5; dxoūoou

vis : 51, 3; Ģovijs

veūpa xol

| offs Qwnouyias :

61, 2; tis iepás dxovoūda Quvÿs Mépvovos :

922. Goeres : 07:4 ce Ģovievra

: 51, 1.

Qus : (Parla J” Eyeoxelv)

"Aüup eixoot

| xoi

reoupa : 31, 6.

KÕLA : EV novel yap ausm tH TOY XOPATAV : 23, 3.

Vuxx : Viya O davorav

29, 12.

Aoimov Eawaa vow :

ai : w Meuvov : 11, 3; wyve : 83, 4; Atos a mat : 83, 1; w momo

: 37, 1.

7

mde: adv yap uépos dde xabnta : 13, 7. px : (play : 79, 5; px a: 98, 1; copa a: 23, 9; ¿pas a : 5,4; mpiv 770205115 OPAS xai mp Thi : 18, 5; pas--- : 20,8; pas mpwrns :

27, 5; wpas de mpuras duos due dptpos : 31, 4; evrös wpas |[z2] : 32, 3; Evrös| pas B dis : 33, 7; wpas y : 67, 4; @pas B : 67, 5; wpals y?| : 67, 7; wpas y: 78, 10; pas y : 102, 6; par

devrepov

due uérpov : 28, 6.

xoupéo : xaipnv eire For : 28, 4; xaipe : 29,

ds :de xAVOv autres eyw: 11, 2; ds autos jyeīs:

5; AŬws © molt yaipe : 83, 1; yaipov xal

19, 11; de divarov : 28, 4; ds XÄÄHOLO

Tptrov ayov in : 28, 8; à 0” bio’ Eexapn :

rumevr[o]s : 28, 7; fos

30, 8. yorucs : de xdAxow turrevt[o]js : 28, 7; [fewo]ule]vov yax ixéAn[s| : 36, 4. xapdoow : ydpačs ziv oriyolv] s Ip. A

ws (Fle Git

maigi

S” Eyelv]r’

Oga : 28, 12; ds mahu à

xda tide Sabivva puó[Ao] cures nat Pihovs : 93, 5.

: 30, 2; as

doet : dei tiva dreļtuyrcv petavdotyy] : 53, 2.

254

INSCRIPTIONS

DU

COLOSSE

DE MEMNON

XllduMO TS LATINS À l'exception de et, l'index comprend tous les mots qui figurent dans les inscriptions latines, y compris les noms de divinités, d'empereurs, de mois, de lieux et de peuples.

accido : meas quoque auris Memnonis vox accidit,

81, 2-3; [Me]mnonem

55, 1. adjutor : voir Bonos. Aegyptus : voir praefectus Aegypti. ago : egi gratias, 1, 3.

nonem

Memnon[em], 2, 3; v[ocem Memno]nis audi-

lorum al[ae], 14, 4; ala veterane Gallica, 67; annus : anno XI Neronis Imp. n, 2, 4; anno IV Imp. n. Vespasiani Augusti, 4, 5-6; anno II

T. Imp. n., 6, 5; ann(o) III T., Imp. n., 7, 3; anno III T. Imp. Aug., 7, 6; ann(i) eiusdem, 7, 8-9; anno I Imp. Domitiani Aug.,

8, 5; anno III [D.] Imp. Aug., 9, 5; anno IIII Imp. Domitiani Caesaris Augusti Germanici, 10, 2; anno VII Imp. Caesaris Nervae Traiani

auris : meas quoque auris Memnonis vox accidit, 55, l; ...sonor[em]... 'cepi, 14, 3.

bene : vox audita mihi est ter bene Memnonia,

41, 3. beneficiarius : 58, 3 (abrégé en bf); sur la fonction, 144. Berenice ou Berenicis : praefectus. . . Ber[enices], 14, 4; praef. montis Berenic., 4, 2. bis : audi Memnonem...

Imp. n., 16, 1; [an]no V Imp. n. [Ha]driani, 17, 1; anno XX Hadriani Imp. n., 48, 3. ante primam, 40, 5; a. d. XII Kal. Mart.,

bis,

nonem bis, 57, 7; hor. II blis], 63, 8. brutus

: sonor[em]. . .

mi[ssum]

de tegmine

bruto, 14, 2.

48, 3.

Aprilis : VIII Idus Apriles, 7, 8; XIII K. April., 24, 5; XV K. Apriles, 4, 5; XVII K. April.,

2; 4.

camenae

: donat camenas, 54, 2.

canorus : ... sonor[em] ... canorum, Memnonem canorum, 54, 1. capio :

48, 2; Memnonem

14, 3;

...sonor[em] ... auribus ipse meis cepi,

14, 3.

coram audio, 85; audi, 9, 3; 26, 4; heri audi, audi, 1, 3; audi

castra

Memnonem : 3, 3; 6, 3; 7, 2; 10, 4; 40, 2; 45, 2-3; 56, 4; Memnļonem

bis, 7, 6; audi...

9, 5; Dextro (bis) cos, 57, 4; audivi Mem-

ante : ante semihoram, 25, 3; hora(m) dies (sic)

89, 2; [vocem] Memnonis

auribus ipse meis

bf : voir beneficiarius.

Aug. Ger. Dacici, 15, 1; anno V Hadriani

audio,

est, 41, 2.

Voir .‫وو‬‎ Augusti : Aug(ustorum) libertus, 59, 2.

ala Vocontiorum, 67.

: Memnonem

audivi, 46, 3; Mem-

: 17, 6; 59, 5-6; audimus

vimus, 86, 2; vox audita mihi

ala : praef. alae Aprianae, 56, 2; praefectus Gal-

audio

audivit

au]di, 87, 2-3;

: praef. castror., 6, 2

centurio : L. Tanicius L. f. Vol. Verus Viennae (leg. III Cyr.), 7, 2; C. Maenius Haniochus

Memnonem audii, 47, 4; audit Memnonem :

(leg. XI Cl. p. f. item I Ital. item II Tr. £.),

13, 4; 15, 3; 16, 4; 24, 3-4; 38, 2; 41, 8;

25, 2-3; C. Valerius Priscus (leg. XXII), 2,

Memnonem...

canorum...

audit, 54, 2;

audivi : 44, 2; 95, 1-2; audivi Memnonem 4, 3; 8, 3; 25, 3; 57, 5-6; 64, 2; 16, 3-4;

:

2; Sex. Licinius Pudens

(leg. XXII), 10, 1;

Claudius Maximus (leg. XXII), 44, 2; 45, 1;

C. Calpurnius Asper (leg. XXII), 47, 2.

INDEX

cieo : nomen

cieto guisgue vatem

Maximum,

55,21 classis Aug. Alex. : 38, 1; sur la zozapoQuAaxín, 114. cohors : I Flavia Cilicum eq., 46; II Commage-

255

3; Imp. Domitiano

Caesare Aug. German.

XVI c., 13, 2. domus : C. Maenius Haniochus

ego : vox audita mihi est, 41, 3.

39; II I[tur.] eq., 63, 3; III Ituaeorum, 79;

epistrategus Thebaidos

VII

41, 4. exanimus : Memnonis

Itur. (sans existence

établie),

26, 3;

Corinthi,

donare : donat camenas, 54, 2.

norum eq., 156; I Hisp. eq., 9,2; Ituraeorum,

II Thebaeorum, 53; praef. coh. II Thebaeor.

domo

24, 2.

13, 9; II Thracum eq., 156.

: lulius Fidus ...

clarumque

Aquila, sonorem

exanimi, 14, 2.

consul : M. [Aur]el[io] Cott(a) Messalino cos., 1, 2; Imp. Domitiano Caesare Aug. German. XVI c., 13, 2; Vero III et Ambibulo

cos.,

24, 6; Gallicano et Titiano cos., 25, 4; Serviano III et Varo cos., 38, 2; 40, 4; Serviano III cos., 41, 8; Cethego et Claro cos., 56, 5;

Dextro (bis) cos., 57, 4; M. Herennius M. f. [Q]ui[r]. Faustus Ti. Iulius Clemens Tadius

facio

: [Aq]uila [epistrlategus Thebaidos fecit,

Ak Aah. Februarius : pr. Id. Febr., 8, 4; XVIII K. Febr., 114. feliciter : fe[liciter?], 3, 5; feliciter + dat., 58, 1;

voir evtuyws, felix (58, 2). filius : (cum) Maecenate Lucano filio, 56, 3. Galli : praefectus Gallorum al[ae], 14, 4. Graecus : honoravit eum versibus Graecis, 13, 5.

cor : Musa... cordi deis, 54, 2. coram : Memnonem coram audio, 85; voir evJade. Corinthus : C. Maenius Haniochus domo Corinthi, 25412. cum, conj. : cum jam tertio venissem, 8, 6; horam

cum

primam

dam...

cumque

horam

sole secun-

luminat alma dies, 41, 1; cum audit

Memnonem, 41, 8. cum, prép. : audivi Memnonem

gratiae : audi et egi gratias, 1, 3. Hadrianus : anno V Hadriani Imp. n., 16, 1-2; [an]no V Imp. n. [Ha]driani, 17, 2; anno

XX Hadriani Imp. n., 48, 4; Imp. Traian[o] [Had]riano, 50, 1-2. Voir “Adpravõs. heri : heri audi, 89, 2; voir xdıodöv.

honoro : honoravit (Memnonem) versibus Graecis, 18, 5.

Rustica uxore, 4, 3; . . . audit Memnonem...

hora : h[ora---], 2, 4; hor(a)---, 26, 4; hora---, 89, 1; hora p[rima], 3, 4; hora prima, 44, 3;

cum Asidonia Galla uxore, 41, 9; cum Mae-

ho[r]a diei prima, 56, 5; hora I, 13, 4; 24, 7;

cu[m]

Minicia

cenatia Pia uxore, 56, 3. curo : curante T. Attio Musa, 13, 9.

45, 3; [hor.] I, 6,5; hor. I, 48, 2; h. I, 7310: 46, 3; hora prima et dimidia, 25, 5; hora

decemvir stlitibus judicandis : 60, 4-5.

prima semis, 59, 4; 76, 2-3; hora IS, 8, 4:

decurio : L. Quintius Viator, 2, 3.

16, 5; 38, 2; hora diei secunda, 57, 4-5;

deus : Musa nam cordi deis, 54, 2. dies : alma dies, 41, 2; a. d. XII Kal. Mart., 48,

4, 5; 63, 8; h. IL, 7, 7; 9, 5; hora IIS semel

(h)ora II, 95, 2; hor[a] IL, 47, 3; hor. II,

3; hora(m) dies (senti comme indéclinable?)

et III sem[el], 15, 5; I ho[ra---] et tertia,

ante primam, 40, 5; ho[r]a diei prima, 56,

63, 10; I semefl hor.] et III sem[el], 87,

5; eodem die, 25, 4.

3-4; h. IV, 7, 9; hora(m) dies (sic) ante primam, 40, 5; horam cum primam cumque

Domitianus : anno I Imp. Domitiani Aug., 8, 5; anno III [D.] Imp. Aug., 9, 5; anno III Imp. Domitiani

Caesaris Augusti Germanici, 10,

horam 41, 1.

secundam

...

luminat

alma

dies,

256

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

iam : cum iam tertio venissem, 8, 5. Ianuarius : VII Idus. Ian., 7, 6; VII K. Ianuar., 7, 3; XI K. Ianuarias, 10, 2. idem

: XVIII

K. Febr. et IV Non.

easdem

et

V Idus eas., 7, 4; XV K. Mart. et VII Idus

easdem, 7, 7; VIII Idus Apriles ann(i) eiusdem, 7, 8; IV Non. Iunias anni eiusdem, 1, 9. Idus : VII Idus Ian., 7, 6; pr. Id. Febr., 8, 4; V Idus eas. (i. e. Febr.), 7, 4; pr. Idus Mart.,

DE MEMNON

legio : (centurio) leg. I Ital, 25, 3; item II Tr. f£, 25, 3; trib. mil. leg. HIS [Afu[g]., 60, 6; (centurio) leg. III Cyr., 7, 2; (centurio) leg. XI Cl. p. £., 25, 2; primipilaris leg. XII Fulminatae, 2, 2; leg. Aug. leg. XII [Fulminat.], 60, 7; (centurio) leg. XXII, 2, 2; 10, 1; 44, 2; 45, 2; 47, 2; tribunus [l]eg. XXII Deiot., 46, 2. libertus : Felix Augg. libertus, 59, 2. lumino : horam cum primam cumque horam sole secundam...

13, 4; VI Idus Martias, 40, 3; VII Id. Mar., 7, 5; VII Idus easdem

1-2.

(i. e. Mart), 7, 7;

VII Idus Mart., 9, 3-4; VIII Idus Apriles,

Maius

7, 8; III Idus Novembres,

Martius

Novembr., 7, 3. inanimis : Memnonis

6, 4; VII Idus

: XIII K. Mai., 25, 4. : pr. Idus

Mart., 13, 4; VI Idus

Gas, 4003; VIE ...

clarumque

luminat alma dies, 41,

Idus

sonorem

Mart., 9, 4; IV K. Mar., 17, 2; VI

Kal. Martias,

exanimi inanimem, 14, 2.

Mar-

Id Mara 2,155 475085 AE

57, 3; VII Kal. Mart(i)as,

infra

56, 4; VIII K. Mart., 7, 5; a. d. XII Kal.

scriptis, 13, 5-6. ipse : sonor[em] ... auribus ipse meis cepi, 14,

Mart., 48, 3; XII K. Mart., 16, 5; XIII

infra

: honoravit

eum

versibus

Graecis

K. Mart., 7, 5; XIIII K. Mar., 15, 4; XV

3; voir autos.

K. Mart. et VII Idus easdem, 7, 7; Nonis

is : honoravit eum, 13, 5; Fl. Origenes bf. eius,

58, 3. item : item IV Non. Iunias, 7, 9; (centurio) leg. XI

Martis, 38, 2; V Nonas Martias, 59, 1. Memnon

nonis...

Cl. p. f. item I Ital. item II Tr. f., 25, 3;

Iulius : XIII K. Iul., 46, 2. Iunius : XI K. Iun, 41, 8; IV Non. Kalendae

: VII K. lanuar., 7, 3; XI K. lanuarias,

10, 2; XVIII

K. Febr.,7, 4; IV K. Mar.,

17, 2; VI Kal. Martias,

57; 3; VII Kal.

vox,

55,

1; ---[M]emno-

: meas quoque auris Memnonis

dit, 55, 1. sonorem... mitto

Iunias,

1, 9.

54, 1; Mem-

ni[s]---, 63, 4; 105, 2; voir audio. meus

iterum : iterum ... audivi Memnonem bis, 57, 4.

canorum,

clarumque sonorem exanimi, 14,

1; Memnonis

[iltem I ho[ra---], 63, 10; praefectus item Ber[enices], 14, 4.

: Memnonem

milssum]

vox acci-

de

mons

: praef. montis Berenic., 4, 2.

mons

Claudianus

: 13.

Musa

: Musanam

cordi deis, 54, 2.

nam

: Musa nam

cordi deis, 54, 2.

Mart(i)as, 56, 4; VIII K. Mart., 7, 5; a. d.

Nero : anno XI Neronis Imp. n., 2, 4.

XII Kal. Mart., 48, 3; XII K. Mart., 16,

nomen : nomen

5; XIII K. Mart., 7, 5; XIII K. Mar., 15, 4; XV K. Mart., 7, 7; XIII K. April, 24,

5; XV K. Apriles, 4, 5; XVII K. April., 2, 4; XIII K. Mai., 25, 4; XI K. Iun., 41, 8; XIII K. Iul., 46, 2. legatus : leg. Aug. leg. XII [Fulminat.], 60, 7.

tegmine

bruto, 14, 2.

cieto quisque vatem Maximum,

55; 2; Nonae

: No[nas---],

81, 4; IV

Non.

easdem

[ie. Febr.), 7, 14; V Nonas Martias, 59, 1; Nonis Martis, 38, 2; IV Non. Iunias, 7, 9. November : III Idus Novembres, Idus Novembr., 7, 3.

6, 4; VII

INDEX

Oceanus : horam cum primam cumgue horam sole secundam prolata Oceano luminat alma dies, 41, 2. praef(ectus) Aeg(ypti) : Ti. Iulius Lupus, 3, 1-2; C. Tettius

Africanus,

8, 2; T. Petronius

257 sem[el],

semihora

Nepos,

16,

3; T.

Fl(avius)

Titianus, 24, 1; M. Petronius Mamertinus, 40, 2; M. Ulpius Primianus, 57, 1; 58, 2.

praefectus alae : praef. alae Aprianae, 56, 1-2; praefectus Gallorum al[ae], 14, 4.

pr. coh. VII Itur., 26, 3;

75, 3(?); voir &rapxos omeipns. praef(ectus) montis Berenic(idis) : 4, 2. pr(aetor) : 60, 7. pridie : pr. Id. Febr., 8, 4; pr. Idus Mart., 13, 4. : leg. XII Fulminatae,

2, 1; Sue-

dius Clemens, 41. : usiacus, 99, 3; voir émírpomos.

q(uaestor) [provinc.], 60, 6. quater

: [M]emnonem

[audiviļt quater, 17, 6.

qui et : 103; voir 6 xai. quisque : nomen cieto quisque mum,

quoque

quoque

vatem

Maxi-

ter

: vox

auris

Memnonis

audita

nem tertio

ipse

meis

de teg-

versibus

Graecis

mihi

est

ter,

41, 3; Memno-

audii ter, 47, 4.

: cum iam tertio venissem,

JT. lup.

8, 6.

nj*7, 37 anno

II T. Imp. Aug.,

2556. Traianus : anno VII Imp. Caesaris Nervae Traiani Aug. Ger. Dacici, 15, 1-2. tribunus leg(ionis) : 46, 1-2. trib(unus) mil(itum) : 60, 6. trib(unus) pleb(is) : 60, 7. tribus : normalement s.e, 43; Vol(tinia tribu), "ORE usiacus : procurator usiacus, 59, 3. uxor

cu[m]

Minicia

Rustica

uxore,

4, 4;

Funisulana Vettulla C. Tetti(i) Africani praef. A(e)g. uxor, 8, 1-3; cum Asidonia

vox

Galla eum

auribus

Thebais [Aq]uila [epistrJategus "Thebaidos, 41, 4. rūk Titus : anno II T. Imp. n., 6, 5; ann(o) III

accidit, 55, 1. : honoravit

sole

sonorem,

cepi sumsique canorum, 14, 3. tegmen : ...sonor[em]... mi[ssum]

salvus : feliciter salvo Primiano, 58, 2. scribo

clarumque

..sonor[em]...

99, 2.

: meas

semihoram,

mine bruto, 14, 2.

praefectus cohortis Sabinius Fuscus praef. coh. I Hisp. eq., 9, 2; curante T. Attio Musa praelf.] coh. II Thebaeor. 13, 9;

procurator

ante

luminat alma dies, 41, 1.

Memnonis... 14, 1.

sumo

Hermogenes, 38, 1.

primipilaris

et III

semis, 76, 3; voir hora.

sonor

praef(ectus) castror(um) : T. Suedius Clemens, 6, 2; importance de la fonction en Égypte, A]. praef(ectus) classis Aug. Alex. : Q. Marcius

C. Cornelius---

: audivi Memnonem

secundam...

: 14, 4; cf. 4, 2.

IIS semel

(septem) [vir epulonum] : 60, 3. ٠ [se]v[ir] tu[rmarum equestr.] : 60, 5. signum : voir qui et et 4 xat. sodalis Augustalis : 60, 4. sol : horam cum primam cumque horam

praefectus Augustalis : 44-45. praefectus Ber[enices]

hora

25, 3. semis : hora prima semis, 59, 4; hora prima

Secundus, 13, 3; C. Vibius Maximus, 15, 3; T. Haterius

87, 3-4;

sem[el], 15, 5.

uxore,

41, 9; cum

Maecenatia

Pia

uxore, 96, 3. infra

scriptis, 13, 5-6.

semel : Memn[onem au]di I semefl hor.] et HI

vates

: vates... nomen cieto 55, 2.

Maximus

quisque

Statilius,

vatem

54,

1;

Maximum, 1

258 venio

INSCRIPTIONS : cum

iam tertio venissem,

versus : honoravit

(Memnonem)

DU COLOSSE

8, 6.

Vienna

versibus Grae-

VOX

Augusti,

7, 1e

: vox audita

mihi

41, 3; meas

cis, 13, 5.

Vespasianus

DE MEMNON

: anno

IV

4, 5-6;

voir Ovsezaciavás.

Imp.

vetus

n.

Vespasiani

Vespasiani

miles,

est ter bene Memnonia,

guogue

accidit, 55, 1; [vocem]

auris Memnonis vox Memnonis

audi et

egi gratias, 1, 3; v[ocem Memno]nis audivimus, 86, 2.

*

INDEX

XIII. INDEX abréviation : du nom de l'Empereur, bf : voir beneficiarius. Achille

41, 47;

de Memnon, 36, 5; voir ’Aysdeus.

affranchis impériaux : désignés par leur surnom, 145; voir libertus.

Amenhotep III : Memnon tep III : 90, 197.

assimilé

à Amenho-

datif ou du génitif, 39, 170; voir annus et Eros.

Antinoopolis inscription relative à @®eidos "Axy)as, 118. Antonin : voir 'Ávzwveivos. Aphrodite : noms théophores en Égypte, 196;

voir AĢpoderrdp:ov. Apion le grammairien : voir 'Azíov. arabarque : 28; 7011-5 d’archidicastes, 79; “¿os

TovAtos Atovvotos, Ocwv, 27, 1-2; Barbevıavös, 733 compétence et siége de l'archidicaste, 168; voir dpx:dixaorrfs. Arctinos de Milet : l'Ethiopide, 110.

culte dans

Memnon,

: désigné par un sigle, 132; voir cen-

Césarée Panias

: les différents noms de la ville,

le culte de Pan, 162. chants memnoniens : voir Memnon. Colosse : allusions

à sa mutilation,

11, 53, 68,

90, 136, 167, 191; brisé par un tremblement de terre, 165; considéré comme un étre animé, 71; restauration du Colosse, 31, 148; peint en rouge (?), 177; Colosse du Sud, 198; voir Memnon, xo2ocoós,

Rios. consul : datation des inscriptions par le nom des consuls, 29; ancien

consul

en

peleri-

nage ä Thebes, 60; voir consul. cryptographie : 97, 102; valeur religieuse du cursus : dresse dans l’ordre direct, 148.

: Balbillus, 90; Ti. Claudius

syllus, 91. Aurore : sa parenté avec

tardive, 191; voir 7.

chiffrement, 208.

Ascalon : ville de Syrie, 34. astrologue

reflet de son

103; voir Afžovptov.

turio, Enarovrapyns.

Amon : le divin fils d'Amon, 197-198.

: famille

chatte,

Bérénice : les inscriptions de la région, 37; le préfet de Bérénice, 37, 56; L. Iunius Calvinus, 4, 1; Caesellius, 14, 5; extension et

centurion

: fils de Hapou, son culte, 73.

année : indiquée par un sigle, 39; emploi du

archidicaste

Bast : déesse

disparition de la préfecture de Bérénice, 56. Cambyse : sa légende, 90; théme répété dans les épigrammes, cp. 29, 72, 94; la tradition

: 67.

aile : voir ala, oreipn.

Aménothés

GÉNÉRAL

l'onomastique,

: allusion à sa mort, 23, 154; vainqueur

Agriophages

259

Thra-

11-12, 118,

179, 189, 201, 204; les pleurs de l'Aurore,

64, 204, 210. Voir Has. basilicogrammate : importance de la fonction, 103; origine grecque des b.; "Aprewidapos IIroheuatov, 34; son adjutor, 35; [Xapa]Tiav, 49.

Dakhleh (oasis de) : temple de Deir el-Hagar, 52. datation : d’après l’écriture, x11; d’après la place des inscriptions, 10; des épigrammes, 15; étude chronologique, 29-31. Deir el-Bahari : voir Hatshepsout. désinence : souvent omise dans les papyrus, 193. dialecte : 20; 13; 28-31

(Balbilla); 36, 51, 83,

101. 18

260

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

diminutif : reflet d'un milieu populaire, 196; voir 'AĢpoderrdpiov. Dion Chrysostome : son voyage en Egypte, son témoignage sur le Colosse, 31. Domitien : surnommé Germanicus, 45; titulature

abrégée, 47; martelage

de son nom, 45,

52; voir Domitianus.

épigrammes : sur le Colosse, 15-24; danger des restitutions dans les épigrammes, X1; restitutions

abusives

de Kaibel, 5; surtout de

DE MEMNON

Hadrien : son culte de Zevs "H)uos, 13; culte de Memnon, 18-19; son pélerinage auprés de Memnon, à Thébes,

politique 120,

30, 83; date de son arrivée 84;

d'Hadrien,

154; titulature

de

: voir Hadrianus

de la mention

du gén.

69; à l'époque ptolémaique, 121; ses titres,

lacc.,

exception,

121, 159,

cir-

heure, préférée

de Memnon,

160; les signataires

du phénoméne

sonore,

: sa

fonction

à l'époque

174; ses tournées

conscription,

108-109,

romaine,

dans

sa

du Colosse, 26 (régne d’Hadrien); 27 (aprés Hadrien); 28 (inscriptions non datées) : Karovros (Catulus) 21; [T A]Aos (Gallus Marianus ?), 36; Iulius Fidus Aquila, 4142; Statilius

Maximus,

54-55;

sa

suite,

183; KAaddios D '‫يسمع‬‎ (Claudius Geminus),

67; inconnu, 78; [Ka]ru[ä]äežvos ou [Tep]TulA]Acivos, 79; femme des épistratèges, 120, 174, 176. Voir epistrategus, em:otpdT1705. femmes : en pelerinage aupres du Colosse, 45; procurateurs accompagnés de leur femme, 120; voir Asidonia

'Apoiwón,

Funisulana

Žarovpvivy, tica,

Galla,

Maecenata

‘Pou@iin

d sai

'AQpoderrapro»,

Vettulla, — 'loyAía Pia, Minicia RusAovyeıvia,

Sabina,

Tovordia "Iovis, DoviÉla; femmes-poštes : 26, 28 (cf. Balbilla, Atovvoia, [Aļapw, Trebulla); proscynémes de femmes dans les

Syringes,

64,

174.

Voir

aussi

uxor,

dAoxos, yuri, dduap, súvis, et lindex des nomina et des cognomina. Gaulois : voir ala Callorum et ala Vocontiorum. Gebel Dokhan

: dédicace à Zevs "HX:os, 13.

Gebel Fatereeh : dédicace à Zevs "HXvos, 13.

Gebel Toukh : graffite d''Hvtoxos, 76.

et

nēmes d’AMovpia, 103; de Xaupriuam, 0292 12; emploi

épistratége

123;

l'Empereur,

"Adpiavós. Hatshepsout : proscynéme de Keep, 73; sanctuaire des dieux guérisseurs, 73; proscyheure : importance

W. Peek, 7. Voir index XIV.

le mois

administrative

par

ou

de l'heure,

du dat., 39; de

74;

la premiére 100;

heures

200. Voir hora et

Opa. Homère

: emprunts

64, 108-109,

à Homère,

110-111,

22-23,

132-133,

48, 53,

136,

154,

181, 204, 209; centon homérique, 37. Voir

"Ounpos. idiologue : ’loÿluos Hapdadas, 71; T. Statilius Maximus

Severus,

127,

138; les adjoints

de l'idiologue (procurator usiacus équestre et affranchi), 146. inondation : dégradation du socle du Colosse, 11; dans la plaine de Thébes, 73.

isopséphie : sa valeur religieuse, 208. Jérusalem : siége de J., 39. Koptos : importance économique, 160. lapicide erreurs de transcription, 47, 79; lettres ou mots

redoublés, 47, 146; lettres

omises, 7, 2, 98, 110, 116, 171; rareté des erreurs, 109; lettres fautives, 192; travail

du lapicide, 134, 177 (peinture des inscriptions), 165. Latopolis : dénomination de la ville, 64; voir Nor». légion : voir legio, Xeyewv. Letorzec : 113. ligatures : 40, 1; 75, 5, Louxor : dédicace du Sarapieion, 13. martelage : du nom de Domitien, 45, 52.

INDEX

Memnon :son chant : étrangeté du phénoméne,

: 134, 177.

204 (uvxnua); chants répétés : 165, 184;

Philae : un Bon0ós dans une épigramme, proscynéme d'Héliodore, 162.

: 55,

Memnon

de

Mort

de

132, 191; rheteur, 150. roi d'Orient Oracles de Memnon : 201. Personnalité de : humaine,

Memnon

18, 20; divine : 19,

103, 180, 188, 201; fils de l'Aurore : 1112, 90, 118, 179, 189, 201, 204; assimile

ā Amenhotep Vimmortalité

III : 85, 90, 197; promis ā : 90, 118. Silences de Mem-

: architrave

et dédicace

du temple, 13.

Péon de Sidé : 49, 50, 69.

Platon

173, 209. Noms

110.

: double nom, 90; 31, 2; 105, 2;

Memnon

poétes

: écho de Platon

dans une

189. : poétes officiels, 24-25,

105;

épigramme,

154, 177; voir

Ilaiov 6 Xidz5s, 11, 3; 12, 1; 6 Zapdinvos llapdaräs,

22,

1; Darepvos,

61, 5;

'Aoxhyriodūros, 62, 1; "Apews, 37, 5; Iezpoviavós, 72, 1; poétesses : cf. Balbilla, Atovvota, [A]au, Trebulla. préfet de Bérénice : 37, 56. préfet de cohorte

: voir praefectus

cohortis

et

émapxos oneioys.

de Memnon,

prefet d’Egypte : signataires du Colosse, 25-27,

115. Tradition littéraire concernant Memnon, 84-85. Voir Colosse, Memnon, Mép-

49; Ti. Claudius Balbillus, 90-91; Ti. Iulius Lupus, 3, 1-2; C. Tettius Africanus.

VWV.

8, 2; Mápxos

non : 83, 85, 96, 164. Tombe

Musée : oi év Movosi» arrovpevoi, 67, 112. néocore de Sérapis : Zépovios XovXmóuos, 67; Iovātos Očwv, 79. Neron : inscriptions du temps de Néron, 31; titulature : voir Nero. Nil : remontče du fleuve, 108, 114, 160; police

de la navigation, 115; appelē «mer», 132; rive droite et rive gauche, 154; voir Neiioe,

No : nom égyptien de Thébes, 198. : Hermonthite-Latopolite, voir gTparyyós.

122;

nu : chute du nu final, 198.

: décret

des technites

dionysiaques

en

l'honneur de T. Aelius Alcibiade, 50-51.

ouadi Fawākhir : proscynéme de Mapxos Möv:pos, 185. Oxyrhynchos : fréquence du nom 'Amohlovapiov, 207.

paléographie x

: critére

insuffisant

T. Petronius

Mérrios Secundus,

“PoiGos,

11, 3;

13, 3; C. Vibius

Maximus, 15, 4; T. Haterius Nepos, 16, 3; T. Fl(avius Titianus, 24, 1; M. Petronius Mamertinus, 40, 2; M. Ulpius Primianus, 57, 1; 58, 2; conventus, 160. Voir

praefectus Aegypti. prēfet du camp : voir praefectus castrorum. procurateurs imperiaux : accompagnés de leur famille, 120; cultives, 154. Voir procurator,

64, 103,

Nout : 198.

Pan

des inscriptions

Péluse

73; offrande (?) des pēlerins,

Nysa

peinture

55; son musical : 65, 85, 109; cri (dir) : 108; voix : 136, 196; bruit sourd : 111, heure du chant : cf. hora, wpa. Culte rendu à Memnon : sous Hadrien, 13, 19,

nome

261

de datation,

31;

: son culte à Césarée Panias, 162.

ETTÍTPOTOS. proscynéme : fait pour un absent, 207; démotique (?), 213; cf. Hatshepsout, Syringes, TPOTAUVÉ(, mpoaxüvnua. rhéteur : distingué du sophiste, 150. Sarapieion : de Louxor, 13. Septime Sčvēre : restaurateur du Colosse, 31, 148. Sérapis : voir néocore. Sicca Veneria : patrie d'origine de Iulius Fidus Aquila, 118. sigle : désignant l'année, 39; le centurion, 132. sobriquet : introduit par 6 xa? et qui et, 103. 18,

262

INSCRIPTIONS

DU COLOSSE

socle : inscriptions gravées sur le socle, 9, 31; endroit vulnérable, 11; utilisé tardivement,

153. soleil : orientation

|| |

DE MEMNON

Xapamiwv, .129; suruxos, 137; proscynéme de T. Statilius

Maximus,

idiologue,

138;

feliciter, 144; signatures de Dahspvos, 151;

le soleil

de Arovvoia “Hoaxdsiwrns, 158; d'HIuéco-

levant, 11-12, 100; orientation des inscrip-

pos, 162; de Ževijpos et de Ilicwr, 169; dAydsvs, 197; "mpooxivyua ToU dzīva,

tions,

12-13,

du Colosse 123,

124,

vers

132, 134

154;

cadran solaire, 85; levée du soleil, 118; cultes solaires en Égypte, 13, 162; chant de Memnon au soleil levant, 85 (voir «wpa et hora); voir sol, die,

sophiste : valeur du mot, 150. stratége

: administrant

deux nomes à la fois,

61, 103; portant un nom grec, 61; Aouxios

Doyvsioovkavis nomes

Napsiows,

stratēge

Hermonthite-Latopolite,

18,

des 19;

Kasp, 23; Xaupynam, stratēge des nomes Hermonthite-Latopolite, 43; voir orparyyós. Syringes : signatures de femmes, 64; de Ilapdadas Iapdıands, 70; famille de voyageurs, 102; grafite d'Artémidore,

102;

d'Aixov-

pito», 103; d'Aeee, 112-113; d” Eppoy6ms “Avagevs, 115; de Xaæpriusw, 122; de

207; û dzīva Euvnobn TÒ xpooxuvņua,

201;

ioröpyoas, 208; s0ayuaca, 161; ge, 194. Talmis : épigramme latine, 116; proscynéme de Kaārodprios, 127..

gum

dionysiaques : décret de Nysa, 50.

Thébes

: exhaussement du sol de la vallée, 11:

escale de l'épistratège, égyptien, 198.

160;

son

nom

titulature des empereurs : cf. Augusti, Nero, Vespasianus, Titus, Domitianus, Traianus,

Hadrianus et "Aópiavós, Avrwveīvos, Odeo‎‫جه‬ tourisme : dans l'antiquité, 31. Trajan : titulature, 57; voir Traianus.

Vespasien : voir OJsoraciavós et Vespasianus. Vienne : sur le Rhóne, 43. Voconces : aile des Voconces, 67.

INDEX

XIV.

EPIGRAMMES

263

CLASSEES

PAR

«INCIPIT»

[Alüdrevrd ae, Meuvov, eyo Maio!» ó Zudicas : 12, 1-2. ۸027: to mpbodev poūvov Ešaxovoavras : 93, 4-8. Avws xai its Meuvov, roi Tidxvoto : 29, 1-18. Avws à mdi ‫لو‬‎ TOC e| 6/4 ‫يدم‬‎ yap pos :83, 1-4. 'AĢpoderrapiov TÖ 7rpocxúÚnA yéy paba(u) : 98, 2-3. BadGewavds Evapyos Edaunarev|dpxıdınaarns :73, 1. Atovvatas To | mpooxvvnpa ` TOMA‫روگ‬‎ Odxovaerou : 66, 1.

"Elpavoe Kau6iays pe tovde tov ‫ب‬۸۷00‎ : 94, 3-8.

Ei ye pêv odv “Has tov &v [Ģf]Xov vía doxpiei : 101, 1-6. El xal AwEntipes éAupilvavro Juas oly : 11, 1-3. Ei Pdévyn zt, AdAno|ov] --- : 70, 1-6. "ExAvov aüdrjoavros ¿yw "mu Ow

‫ء‬4365003‎ : 31, 1-7.

Ze, elvan Otri, Méuvova xoi uéya Dwveiv : 62, 2-7. Oerororov vüntwp |ípQnv. ¿mi Mépuvovos |Abov : 21, 1-2. OxEns Ev medio [rapa]! Ba! [0]udivrrevr[a] : 36, 1-8. Ofxé ce Ģaovievra ed ģodo(do)dduružos

"Hais : 51, 1-10.

Kēdep orparnyis évbladel Tapi : 23, 1-9.

Mapxıos "Eppoyevys £xXvov péya Gan. œavros : 39, 1-2. Meuvova muvlJavõpav Alyúrtiov ¿Mew ayar : 28, 1-12. [Meuv]av olde Maci Ocros prrwp, 0104 te oıyav : 61, 1-6. 0 Sapdinvös Ilapdažās dis fxouoa : 22, 1-3.

Otx dxdpyvos Ze gor]: |[0 viis] "Ads vids :88, 1-13. Ovx dxapyvos dp’ ‫عوج‬‎ à tis H[oös --- viöls : 100, 1-6. Tis GEN dxovouca Qwvijs Méuvovos : 92, 1-2.

Tis xú ae tod” tpeče, Pov véxos, O. ere 53, 1-4, Tovrois vois éhéyous Herpoviavõs ae yepaipw : 72, 1-10. ------ t[plioxatde[x’ Exovrı) : 52, 1-6. Deidy xai|[V] ‫مذ‬‎ |Ploov]v €?0£yša |ro[Mejuvow : 42, 1-2. ‎400‫ م‬Naroida, aiv yàp pēpos dde ndyta: : 13, 7-8.

Dovveroovkavös vade} [Xalpeiosos : 19, 1-13. n QUE. lesch07 de odi: ME 1-2. O méro à péya Hana Tod” ET M. Ak : 37, LA Horam cum primam cumque |horam sole secundam : 41, 1-3. Meas guogue auris Memnonis vox accidit : 55, 1-2. Memnonem

vates canorum Maximus

Memnonis ---- |clarumgue sonor[em]

Statilius

: 54, 1-2.

: 14, 1-4.

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TABLE

DES

PLANCHES

La disposition des planches, ā partir de la planche XIII, reproduit, dans la mesure

du possible, celle des inscriptions sur les jambes du Colosse. En feuilletant les planches ā la suite, le lecteur peut ainsi se rendre compte de la facon dont les inscriptions se suivent, de haut en bas. La consultation des diagrammes (pl. LXX-LXXIIT) et des clichés d'ensemble (pl. III-VII) permet de situer exactement telle inscription et d'apprécier sa hauteur par rapport au niveau supérieur du socle. Le frontispice et la planche II donnent une idée du cadre grandiose dans lequel se dresse le Colosse.

Le numéro qui accompagne l'indication de la jambe (D. — jambe droite, G. — jambe gauche) est celui de la position. L'inscription la plus haute, sur chaque jambe, porte le numéro le plus petit (ex. : D. 1 est l'inscription située le plus haut sur la jambe droite). Nous avons adopté la numération de Letronne, en ajoutant, quand il le fallait, des numéros bis ou ter, afin de faciliter les comparaisons avec les planches de Atlas de Letronne, qu'il peut étre intéressant de consulter.

Le numéro de l'inscription suit toujours l'indication de la position, pour rendre plus aisé le repérage des inscriptions. Frontispice....

La montagne de Thébes.

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1. Les deux Colosses.

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La meme inscri1p tion vue de pr es (52) A

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(88) 17 G.

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G. 18 (90) : la pierre.

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Pr. XLVII

G. 22 (28) : l'estampage.

PL. XLVIII

G. 23 (29) : Vestampage.

Pr. XLIX

G. 24 (30) : la pierre.

G. 24 (30) : Pestampage.

G. 26 (27) : l'estampage.

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G. 46 (31) : partie supérieure droite (la pierre).

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PL. LXV

G. 46 bis (104) : l'estampage.

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G.

47 (105)

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LXVI

G. 47 (105) : partie droite.

PL. LXVIII

G 50 (107) : la pilerre.

G.

48 (106)

: Pestampage.

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G. 49 (36) : la pierre.

G. 49 (36) : l'estampage.

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La jambe droite. L'échelle indiquée est celle des croquis dont la planche ci-contre et celles qui suivent sont des réductions à des échelles variables.

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